Cagnes-sur-Mer (06), France 🇫🇷
J’ai un état d’esprit à apprendre en permanence. À l’école, je n’étais pas un bon élève. Ce n’était pas par manque d’envie. C’était tout simplement parce qu’à mon arrivée aux Pays-Bas, les rythmes, la langue et l’environnement social n’étaient plus du tout les mêmes. J’avais d’emblée une sorte de retard chronique que je n’ai jamais réussi à rattraper. Je n’étais pas bête, je pense en tout cas. C’était comme si mon esprit n’arrivait pas à capter de l’information qui manquait de logique ou de sens pour moi. Apprendre par cœur était carrément le pire. En même temps, c’étaient les problèmes d’adaptation, l’absence de ma mère et le manque de mon père qui ont dû stimuler mon envie de comprendre et d’apprendre comment faire partie de mon nouveau monde. 🌍
Rétrospectivement, je me rends compte que je ne savais pas faire grand-chose par moi-même. Avant mon arrivée aux Pays-Bas, en Israël, si j’en crois mes souvenirs, tout me semblait facile, naturel et évident. Les choses coulaient de source et je n’avais aucun souci pour me fondre de manière naturelle dans le décor social. Je me souviens qu’aux Pays-Bas, je regardais tout le temps comment les autres faisaient les choses. L’absence de mon père m’a obligé à observer attentivement les autres garçons, même pour savoir comment m’habiller normalement. L’œdipe avec ma mère m’a poussé à admirer et à observer les filles à partir d’une distance rassurante, pour moi, bien évidemment. J’observais et j’apprenais… ce qui est devenu une habitude. 😳

Ma dernière création… ☺️
Je dis bien « j’observais », car j’ai toujours gardé du mal à savoir comment participer normalement dans un groupe et trouver ma juste place. Mon hobby est donc devenu la photographie… logique, car le photographe observe sans participer. Quand je sortais, je ne savais pas aborder les femmes, je n’osais pas danser et comme je ne fumais pas, et ne buvais pas non plus, je regardais de loin ce qui se passait pour autres. Je pense qu’avec le temps ça a dû aiguiser mon sens d’observation. J’observais et j’apprenais… et je n’ai jamais cessé d’avancer ainsi. Je pense que c’était surtout après ma scolarité que j’ai réellement commencé à apprendre. En l’absence de parents ou d’enseignants capables de m’expliquer la vie, il fallait bien que je découvre par moi-même comment ce monde fonctionne. 😥
Poussé par mes blessures, ma solitude et un mal-être chronique, j’ai cherché encore et encore comment être tout simplement bien dans cette vie si compliqué et compétitive. Oh, bien évidemment que de l’extérieur rien ne se voyait. À part que ma mère et ma grand-mère soupçonnaient que j’étais gay, personne ne s’est vraiment rendu compte. Je riais, je faisais des bêtises, je participais comme je pouvais et jouais au mieux mon rôle. Grâce à mon inadaptabilité, mon sens de l’observation et le fait que mes diplômes ne valaient rien en France, j’étais poussé à devenir autodidacte et j’ai appris la plupart de mes métiers tout seul… comme, par exemple, donner des cours d’aérobic ou être cuisinier dans un centre d’accueil. Il est logique que j’ai fini par faire de mon plus grand problème mon métier ma spécialité. 🥰
Pour détendre l’atmosphère… 🤣
Pour survivre, j’étais obligé de trouver comment la vie fonctionne… et j’estime que ça a marché. J’ai carrément fini par enseigner aux autres la Vie, son sens, son fonctionnement, les relations humaines, la sexualité, et encore. Je suis allé tellement loin dans ma recherche que j’ai dû percer quelque part en chemin la voile de notre quotidien superficiel… ce qui m’a permis de trouver nos racines véritables. Et je continue toujours à apprendre. Tous les jours, comme un pionnier j’observe et j’explore, car j’ai compris que ce n’est jamais fini. Comprendre et apprendre comment la Vie fonctionne, comment Elle évolue, comment accompagner consciemment les changements, comment rester au diapason avec la Vie et comment vivre ma propre transformation ne s’arrête jamais. 🥴
J’apprends ces derniers temps surtout comment vivre dans un corps qui prend de l’âge, comment le nourrir, comment prendre soin de lui, comment respecter ses limites, comment m’abandonner à la Vie et comment vivre intensément avec moi-même. Je suis tout le temps sur mon qui-vive, car il y a tout le temps quelque chose qui me stimule afin d’apprendre encore un peu plus… me permettant d’aller un tout petit peu plus loin, un tout petit peu plus profondément. J’observe, j’explore, j’apprends… et je me prépare pour le prochain événement, situation ou surprise. Mon plus grand apprentissage est peut-être que tout ce voyage, tous mes efforts, toutes mes expériences ne m’ont servi uniquement à vivre ma « mort » de mon vivant… c’est-à-dire vivre QUI JE SUIS VRAIMENT de mon vivant. Quelle aventure magnifique… ❤️
Je vous souhaite une délicieuse journée, soirée ou nuit… où que vous soyez… ∞❤️∞
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Bonjour Michael
je lis attentivement ton texte, ton écrit du jour qui me touche plus particulièrement Apprivoiser mon cœur à trouver la paix avec lui avec ce corps dont je suis en guerre depuis déjà plusieurs années.
je ne vais pas plus me dévoiler ici ce n’ ai pas l endroit, j’ai juste envie de partager que ton écrit du jour me redonne l’espoir peut-être également de passer autodidacte aussi car mon corps ne me permet plus d’exercer mon métier d’assistante maternelle même si je suis encore pas trop vieille mon corps lui à beaucoup plus.
donc merci merci de l’espoir, que ton écrit que tes paroles me redonnent ce jour merci
florence
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Oh ouiiii !! 🥰🙏🤗🕊
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