Obligation familiale ~ Family obligation

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Fabienne de Toulouse, France 🇫🇷 

Je suis arrivĂ©e hier pour une obligation familiale qui me stressait depuis quelques jours, avec l’intention de voir oĂą j’en Ă©tais et aussi d’en faire le plus possible mon miel.

Le stress venait du fait que j’ai bougĂ© et que, ça fait des annĂ©es que je connais le fonctionnement des personnes avec lesquelles j’allais me trouver. Je connaissais par cĹ“ur ce qui allait se dire et les rĂ©actions en rĂ©ponse.
Depuis quelques temps dĂ©jĂ  j’avais pris mes distances car, ne sachant que faire avec ça et les conditions de vie Ă©tant proche du moyen-âge, je n’avais plus envie d’y aller.

Les attentes auxquelles il ne me fallait pas dĂ©roger me mettaient mal Ă  l’aise.
Je me sentais comme dans une pièce de théâtre qui ne laisse aucune place Ă  l’improvisation, coincĂ©e. Comme mon miroir du 5 aoĂ»t qui me disais que j’Ă©tais Ă©triquĂ©e.

De plus, il y a un espèce d’obligation dictatoriale qui remonte Ă  la nuit des temps qui dit que l’on doit boire Ă  tous les repas et mĂŞme entre et que l’on ne mange que de la viande aux repas. J’ai dit il y a longtemps que j’aimais certaines choses et depuis, Ă  chaque, visite, j’y ai droit sans jamais rien changer. Ça n’a pas changĂ© mais j’ai quand mĂŞme rĂ©ussi Ă  ne pas boire d’alcool jusqu’au bout. J’ai mangĂ© ce que l’on me proposait.
J’ai Ă©coutĂ© ce qui se disait sans vraiment participer.
J’ai observĂ© le manège habituel.

Je vois surtout que j’ai bougĂ© puisque les «humiliations» que l’on voulait me faire parvenir n’ont eues aucun effet hors celui de les voir et de me dire qu’avant j’aurais Ă©tĂ© blessĂ©e.

J’ai aussi constatĂ© que personnes n’Ă©coutait ce que j’avais Ă  dire ce qui a eu pour effet de me retirer et d’observer d’autant plus.

Tout ce que j’ai vu je le connaissais dĂ©jĂ  mais avant j’Ă©tais trop impliquĂ©e Ă©motionnellement pour ne pas en souffrir. Aujourd’hui ça n’a plus de prise sur moi. Je ne sais pas encore refuser ce genre d’invitation mais au moins les « attaques », « humiliations » et autres gentillesses de ce genre n’ont plus d’impact. Alors pourquoi refuser ?

C’est une vrai victoire !

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Depuis que je suis rentrĂ©e, je dors comme si j’avais Ă©tĂ© piquĂ©e par la mouche tsĂ© tsĂ©. Peut-ĂŞtre parce que j’ai besoin de rĂ©cupĂ©rer ? De quoi ? De ce travail d’intĂ©gration et d’une autre Ă©tape vers moi ?
Je ne sais vraiment pas, mais comme mes miroirs de ces derniers jours me demandaient de lâcher-prise, je laisse aller.

Et je me sens merveilleusement bien.

Aujourd’hui j’ai eu une conversation avec un homme proche de moi.
Habituellement il réussissait à me rabaisser, à me faire sentir petite, bête …

Lors de cette conversation, j’ai eu la joie de me rendre compte que rien de tout cela se passait. Bien sĂ»r, il ne pouvait pas faire autrement que ce qu’il faisait d’habitude, mais lĂ  rien. Je me suis trouvĂ©e spectatrice.

Je voulais partager avec vous la joie que procure cet Ă©tat dans lequel je suis spectatrice et non plus victime ou autre de ma vie.

Après l’expĂ©rience prĂ©cĂ©dente, j’ai l’impression que quelque chose est en train de s’ancrer en moi. Comme si la vie me permettait de me dĂ©lecter de cet Ă©tat pour comprendre la diffĂ©rence avec avant, waou que c’est bon.

Alors maintenant j’ai envie de sauter dans tous les sens, de crier mon bonheur au monde, de laisser Ă©clater ma joie comme un feu d’artifice.

Je vais faire attention Ă  ce qui se prĂ©sentera Ă  moi. Les miroirs s’affinent, j’ai chaque jour un peu plus de facilitĂ© Ă  les voir partout et dans tout. Et mĂŞme si je ne suis pas encore autonome, car il me faut encore de l’aide, ma vision s’éclaircit.

Fabienne




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Fabienne from Toulouse, France 🇫🇷  

I arrived yesterday for a family obligation that had been stressing me for a few days, with the intention of seeing where I was and also to make as much as possible my « honey ».

The stress came from the fact that I moved and that for years I have known the functioning of the people I was going to find myself with. I knew by heart what was going to be said and the reactions in response.
For some time now I had distanced myself because, not knowing what to do with it and the living conditions being close to the Middle Ages, I no longer wanted to go.

The expectations I shouldn’t deviate from made me uncomfortable.
I felt like I was in a play that leaves no room for improvisation, stuck. Like my mirror of August 5 which told me I was cramped.

In addition, there is a kind of dictatorial obligation that goes back to the dawn of time which says that we must drink at all meals and even between and that we only eat meat at meals. I said a long time ago that I liked certain things and since then, with each visit, I am entitled to them without ever changing anything. It hasn’t changed but I still managed not to drink alcohol until the end. I ate what was offered to me.
I listened to what was being said without really participating.
I observed the usual merry-go-round.

I see above all that I have moved since the “humiliations” that they wanted to send me had no effect other than seeing them and telling me that I would have been hurt before.

I also found that no one listened to what I had to say which had the effect of me withdrawing and observing even more.

Everything I saw I already knew but before I was too emotionally involved not to suffer. Today it no longer has a hold on me. I don’t know how to refuse this kind of invitation yet, but at least the “attacks”, “humiliations” and other kindnesses of this kind no longer have any impact. So why refuse?

It’s a real victory!

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Since returning home, I have been sleeping as if I had been bitten by the tsetse fly. Maybe because I need to recover? About what? From this work of integrating and another step towards me?
I really don’t know, but since my mirrors from the last few days have been asking me to let go, I let go.

And I feel wonderful.

Today I had a conversation with a man close to me.
Usually he managed to put me down, to make me feel small, stupid …

During this conversation, I had the joy of realizing that none of this was happening. Of course, he couldn’t do anything other than what he usually did, but nothing there. I found myself a spectator.

I wanted to share with you the joy that comes from this state in which I am a spectator and no longer a victim or other of my life.

After the previous experience, I have the impression that something is taking root in me. As if life allowed me to revel in this state to understand the difference from before, wow it’s good.

So now I want to jump in all directions, to shout my happiness to the world, to let my joy explode like fireworks.

I will pay attention to what presents itself to me. Mirrors are becoming more refined, every day I find it easier to see them everywhere and in everything. And although I am not yet independent, because I still need help, my vision is clearing up.

Fabienne

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