Par le sourire

Modi’in, Israël 🇮🇱

Parfois c’est gros comme une maison et je vois de loin où la Vie veut m’emmener. Mais, la plupart du temps je le comprends seulement après-coup. Pourtant, ma vie tourne depuis très longtemps autour du fait d’entendre les signes et de les suivre. Après toutes ces années d’exercice je me trouve encore régulièrement bouché et je constate à quel point nous sommes devenus vraiment sourds et aveugles concernant notre connexion avec le Vivant.

J’ai bien compris qu’en ce moment j’apprends à perfectionner mon accueil féminin et à contenir davantage mon élan masculin. La puissance masculine tourne autour de l’action juste après avoir bien capté l’information avec son féminin. La puissance féminine est autrement plus importante et impressionnante. Savoir mettre sa structure interne et externe au service et par cela se contenter avec l’offrande et l’accueil demande un niveau de conscience bien plus grand.

Certes, une structure sans intention ou direction est inerte et stérile… comme un élan sans contenant n’est que du vent. Imaginez-vous un instant ces puissances réunies… Extérieurement ça peut se voir dans un couple où chacun trouve sa place et son rôle. Grâce à cela, une complémentarité divine peut s’opérer. Serrure et clé, arc et flèche, contenant et contenu… assurent un tissage glorieux vers l’Amour.

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Arriver à le vivre de plus en plus extérieurement veut dire que chaque partenaire est en train d’intégrer ses deux polarités grâce à l’autre. Et attention, pas besoin d’être en couple. Chaque homme, chaque femme me permet d’assimiler ce qui m’a manqué, peu importe la profondeur de la relation. Un voisin, un membre de la famille, un ami, un commerçant ou tout simplement quelqu’un que je croise brièvement dans la rue. C’est la seule raison pour laquelle j’ai créé toutes ces personne qui se présentent devant moi tout au long de la journée. Et plus ils sont différents de moi, mieux c’est !

Devant la porte de David, je me trouve en train de fortifier ma structure féminine. Offrir sans rien attendre et accueillir sans résister. Je pense ainsi à un client qui m’a partagé qu’il trouvait le bâtiment moche. J’ai simplement dit qu’il avait raison. Pour moi, la priorité est la relation, non pas la vérité d’une information. Je comprends très bien que c’est SON opinion et quand je dis « vous avez raison », je ne fais que accueillir son goût… indépendamment de ce que je peux penser moi-même. 

De la même manière, je lâche prise maintenant quant à ce conflit lié à mon nouveau poste, même si je me trouve un peu serré dedans. Je ne suis pas là pour l’hôtel, ni pour réveiller ou alimenter les rudiments de mes blessures. Je suis là pour moi, pour faire de moi une meilleure version encore. Bien évidemment, il est possible que le jour où j’arrive à ma perfection, je quitte la scène… GAME OVER ! Same player shoots again… 

UN SOURIRE

Un sourire ne coûte rien
et produit beaucoup.

Il enrichit ceux qui le reçoivent,
sans appauvrir ceux qui le donnent.

Il ne dure qu’un instant,
mais son souvenir est parfois éternel.

Personne n’est assez riche pour pouvoir s’en passer
et personne n’est trop pauvre pour ne pas le mériter.

Il crée le bonheur au foyer, est un soutien dans les affaires
et le signe sensible de l’amitié.

Un sourire donne du repos à l’être fatigué,
rend du courage aux plus découragés,
console dans la tristesse.

Cependant il ne peut ni s’acheter,
ni se prêter, ni se voler.

Car c’est une chose qui n’a de valeur
qu’à partir du moment qu’il se donne.

Et si quelquefois vous rencontrez une personne
qui ne vous donne pas le sourire que vous méritez,
soyez généreux, donnez-lui le vôtre,
car nul n’a autant besoin d’un sourire que celui
qui ne peut pas en donner aux autres.

GHANDI

Il m’ont pris car ils ont deviné ma qualité d’accueil. Mes collègues et les clients semblent apprécier de trouver un visage souriant devant la porte. J’ai déjà reçu maintes remarques positives. Hier, je n’ai pas pris de pause du tout. Je me suis entraîné toute la journée à être aussi accueillant, souriant et authentique que possible. J’ai vu qu’avec l’attitude intérieure adéquate, même des mots considérés médiocres deviennent puissants et chaleureux.

Aujourd’hui, j’ai fait 5 heures de trajets en bus vers Jérusalem pour voir mon étudiant dentiste. Il m’a gardé 2 heures et demi et la prochaine fois nous commencerons les soins. J’ai adoré les trajets. Il faut chaque fois jongler pour arriver à destination. Il m’a fallu au total 5 bus et un tramway… et bien évidemment pas ceux que j’avais prévus. C’est sur le chemin du retour que j’ai pris conscience de ce que la Vie semble me demander.  

Ça fait de nombreuses années que je souris presque en permanence. Parfois je plaisante en disant que c’est une crampe. Je sais très bien que ce n’est pas vrai et que c’est simplement mon coeur qui s’exprime par mes lèvres. Ce sourire m’a valu beaucoup d’interactions inattendues et surprenantes. Souvent, les gens me sourient en retour en pensant que je les connais. Avec les petits enfants c’est à chaque fois le jack-pot. 

 

Fragments de Vie-l matinaux…

Hier encore, il y avait une cliente de l’hôtel qui tenait un enfant d’à peine 1 an dans ses bras. Je sentais l’élan en moi venir de loin… j’ai fait contact avec les yeux et par le sourire… puis j’ai présenté ma main pour se la toper. Je pense que vous pouvez vous imaginer les frissons qui m’ont parcouru quand l’enfant à répondu spontanément par le même geste. Tout à l’heure dans le bus, un jeune soldat, Boas, s’est adressé à moi, me disant qu’il me connaissait de quelque part. Du coup, nous avons échangé. Ça aussi, ça m’arrive souvent…

En sortant du bus, j’ai compris. Il s’agit de jouer… encore plus… en conscience… un contact par les yeux… rencontrer et voir l’autre réellement pendant un instant… offrir un sourire franc, sincère, présent et authentique… soutenu par mon énergie de Vie, par ce que je suis profondément… et relationner ainsi avec autant de monde que possible que je croise. Je le faisais déjà par intermittence, mais je n’avais pas autant conscience de l’importance de ce geste simple quand il est fait en conscience.

Ça ne me demande plus vraiment d’effort. Je le vois quand je suis dans mon rôle de Doorman. Je constate que sourire et dire par-ci et par-là quelque chose d’agréable me vient de manière complètement naturelle. J’ai toujours connu ça chez moi quand j’étais plus jeune, mais jamais à ce point. Je pense que je peux le faire parce que je n’ai pas besoin d’exister… Du coup, je peux avoir toute l’attention pour l’offrande et l’accueil. Mmmmmm…   

∞💜∞  

8 commentaires sur « Par le sourire »

  1. « Offrir sans rien attendre et accueillir sans résister » : je note ta formule pour me guider cette année !
    Pour « faire de moi une meilleure version encore ».
    Et sourire, oui.
    Merci !

    Aimé par 1 personne

  2. Il y a un sexe féminin, une mandorle, sur ta casquette noire de (Va)Doorman 🙂
    Et à l’intérieur un joli symbole phallique 🙂 🙂 🙂
    Du coup ça fait un peu Dark Vador du sexe 🙂 🙂 🙂

    Aimé par 1 personne

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