La jeune fille et son aigle

Quimper 29000, France 🇫🇷

Aujourd’hui, avec mon amie Josiane dans la fonction de guide touristique bénévole, j’ai fait un petit tour dans les environs de Quimper. Il faisait frais et j’ai du ressortir mes jeans et baskets dont j’ai pensé ne plus avoir besoin. Même la doudoune n’était pas de trop ! ❄️

La perspective du diner de demain m’a donné envie de manger déjà et quand j’ai réalisé que j’étais dans le pays des crêpes j’avais envie d’en profiter  ! Du coup j’ai pris deux crêpes au fromage, oeufs et chorizo. Miam… délicieux ! Bien évidemment, une fois l’appétit ouvert, après le ciné… pizza ! Une bonne pizza à pâte fine avec plein de fromage, et… chorizo. Qu’est-ce que j’aime ça !!! 🍕

Oui, nous sommes allé au cinéma et le film que nous avons choisi m’a tellement touché par sa beauté que j’avais envie de vous en parler. Je vais essayer de ne pas trop en dire… Peut-être vous aurez envie d’aller le voir par vous-même. 🎞

C’était un film-documentaire. Quelque chose qu’habituellement je n’aime pas trop mais là ça donnait plutôt un « plus » à l’histoire. Je me suis permis de copier le synopsis que j’ai trouvé sur le web :

Un magnifique voyage en terres inconnues

Il sort chaque semaine, souvent discrètement, des films documentaires à la pelle sans que l’on se presse dans les salles obscures pour aller les voir. « La Jeune Fille et son aigle » mérite indubitablement le détour. Cet incroyable documentaire tire le portrait d’une famille mongole nichée dans une yourte au cœur des montagnes et qui vit en pleine harmonie avec la nature. C’est si vrai que cette famille perpétue de génération en génération la chasse à l’aigle : une technique qui voit l’homme dresser le majestueux rapace pour former un duo de chasseurs hors-norme ! Et quand on précise ainsi l’homme, c’est uniquement parce qu’aucune femme n’a jamais tenu ce rôle, le chasseur à l’aigle étant une coutume enseignée aux garçons de chaque famille. Pourtant l’une d’entre elles va aujourd’hui briser la tradition et transmettre cet héritage… à une jeune fille.

« La Jeune Fille et son aigle » est un témoignage de plus sur l’émancipation de la femme qui intervient aux quatre coins du monde, y compris dans des contrées reculées traditionnellement patriarcales, comme c’est le cas ici dans les familles nomades de Mongolie. L’égalité des sexes, l’accession de la femme à des métiers d’homme, voilà des sujets auxquels ces populations ne sont pas habituées et les témoignages recueillis auprès des sages, chefs de famille ou dresseurs d’aigles, en sont de parfaites illustrations. L’incongruité qu’ils révèlent de par leur côté « vieilles paroles d’antan à mille lieues de la réalité sociétale d’aujourd’hui » prête forcément à sourire, sans vouloir leur manquer de respect. Ces aînés restent pied au plancher dans le passé ou le folklore et n’ont juste plus l’âge de se tourner vers une autre modernité…

La modernité est donc incarnée par Aisholpan, une jeune mongole de 13 ans, qui a très tôt rêvé de faire comme son père : dresser des aigles à la chasse aux renards. Le film suit donc l’incroyable destin d’Aisholpan, première femme dresseuse d’aigle ! Le réalisateur découpe alors son documentaire en quatre parties : d’abord la capture de l’aiglon suivie des premiers contacts entre la jeune fille et le rapace, vient après l’apprentissage des rudiments de chasseurs suivi de la préparation au concours national des dresseurs d’aigles, ensuite la compétition en elle-même où Aisholpan se retrouve seule fille face aux meilleurs dompteurs de rapaces, et enfin la chasse en milieu naturel. « La Jeune Fille et son aigle » n’oublie donc aucun passage de cette « histoire historique » pour cette nation !

Et il en sort un film qui n’est finalement plus trop documentaire, tant le spectateur est transporté dans un film d’aventures, aux magnifiques paysages et vues aériennes, au suspense insoutenable, à la tension palpable… L’histoire et les personnages principaux sont dignes d’une grande fiction sauf qu’Aisholpan et son aigle existent bel et bien et que toute cette histoire est vraie. On sort de la projection enchanté, dépaysé et ravis d’avoir été les témoins privilégiés de cet étonnant et stupéfiant récit qui parlera aux plus jeunes tant elle pourrait être une histoire que l’on raconte aux petits avant d’éteindre la lumière de la lampe de chevet… Plus qu’une simple histoire vraie, un magnifique conte sur une fille courageuse qui croyait en ses rêves !

Ce qui m’a surtout touché et même fait verser des larmes à plusieurs reprises c’était le soutien, les encouragements et la bénédiction systématique des parents que Aisholpan recevait. Si seulement tous les enfant pouvaient vivre ça… 🌸🌺🌼

Bien évidemment, si ce film m’a touché à ce point c’est parce que je n’ai jamais connu cette qualité de présence de mes parents. Pourtant ça me semble tellement évident qu’un parent encourage son enfant dans ses élans vers l’expression de sa singularité et lui donne sa bénédiction au moment crucial de son envol. 🦅

En même temps je comprends très bien à quel point les conditionnements, les obligations et l’importance de produire ont pu prendre le dessus et que les adultes peuvent ne plus voir l’intérêt de leurs enfants mais qu’ils voient plutôt leurs propres intérêt pour les enfants. Dur dur… Je ne juge personne. Je comprends tout à fait… Je pense seulement que cela mérite réflexion. 🙏🏻

Je vous souhaite une belle journée de pâques demain 🐰

4 réponses

  1. gil'

    Je me fais chaque jour le cadeau d’encourager les enfants. Soit les miens (4 !), soit les élèves de mon collège, soit ceux que je rencontre. Ils sont tous tellement porteurs d’espoir et d’avenir !.
    En réparation de l’enfant maltraité que je fus … miroir, miroir … n’est-ce pas mon frère ?

    Aimé par 1 personne

  2. cocojosphine

    m’occupant beaucoup de mes deux petits-enfants, je découvre le bonheur de l’apprentissage par le jeu. En ce moment j’apprends à nager à mon petit-fils, 5 ans et demi ! Quelle joie de le voir s’étonner de ses progrès, lui qui pense que ses petits copains sont plus forts que lui ! Ce sont des encouragements constants que je lui fais, et dans tous les domaines de sa jeune vie.
    Jolies Pâques à toi, Mickael…

    Aimé par 1 personne

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