Discrétion

Paris (75), France 🇫🇷

Avant, je me sentais vite “de trop” quand j’étais invité chez quelqu’un. Ça trouve certainement sa source dans ma blessure de rejet… et avec le temps ça n’a pas beaucoup changé. Je fais juste plus attention et j’accepte uniquement les invitations de ceux qui m’apprécient vraiment. Si je sens que je suis réellement le bienvenu, il n’y a aucun souci. ☺️ 

Je suis simplement très sensible et je perçois tout, alors quand je sens au bout d’un certain temps que je provoque le moindre dérangement, je préfère m’en aller, si je peux. Sinon, je me fais tout petit dans une pièce de la maison. Une blessure ne nous quitte jamais… elle devient seulement moins active si nos réponses aux stimuli sont divines. 😌

Bien choisir mes Amis est pour moi la solution parfaite. Ça m’évite de fuir ou de me mettre dans un état d’hyperactivité pour plaire. Avec le temps et l’accalmie de la blessure je n’ai plus besoin de me sentir aimé de tout le monde. Je me sens de mieux en mieux avec moi-même et je suis fier d’oser enfin choisir mes amis, au lieu de me laisser envahir ou utiliser par tout le monde. Je suis heureux avec les quelques amis qui me restent… 😍

Du coup, étant moi-même de plus en plus discret, l’indiscrétion des autres me touche. On pourrait croire que je voudrais qu’ils soient comme moi. Peut-être est-ce le cas… mais je ne pense pas, même si ce serait beaucoup plus simple. Quand tout le monde fait attention, la vie à plusieurs devient plus agréable. Je me rends compte qu’en ce moment c’est l’endroit où mon regard et mes jugements se portent. 🤓

Je pense qu’il est important de savoir respecter les autres et leur territoire… jusqu’au petits détails : la sonnerie d’un téléphone, les bruits sous la douche, les portes de la maison qui claquent, les tiroirs de la cuisine que l’on ferme bruyamment, etc. De mon point de vue, comme nous y participons presque tous, ces petits dérangements du quotidien sont devenus normaux.  😅

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Et alors, où est le problème ? En fait, il n’y en a pas. Les bruits font partie de notre vie… Je constate par contre que les bruits que certains d’entre nous font, sont le résultat de leurs blessures. Le besoin de se faire remarquer, de se montrer, d’exister, de prendre de la place, de déranger, de se révolter… 😏

En tout cas, je vois à quel point quasiment tout ce que j’ai pu faire dans le passé était en effet uniquement pour me faire remarquer : le sport, les blagues, les bêtises à l’école, l’achat de mes motos, mes études à l’Académie Militaire, et plus encore… Parfois je disais à juste titre que le seul don que j’avais était celui de me faire remarquer. J’étais quelqu’un de bruyant, je pense, et très centré sur ma petite personne… Et tout ça, pour masquer ma différence, ma timidité, mes incertitudes, mes traumatismes et mes complexes, bien évidemment. 🤪

Alors, je pense que tous ces gens bruyants que je vois dans mon miroir au quotidien sont là pour m’inviter à quitter le besoin d’exister pour quelqu’un d’autre que moi et mon soi… La Vie me dit à travers les autres, et avec insistance, d’arrêter de faire autant de bruit, d’arrêter de me faire remarquer, de devenir tout discret et de m’installer tranquillement dans l’anonymat du quotidien, comme la plupart d’entre nous. 😌

Je le vois bien… et au fur et à mesure que je me re-connecte avec moi-même, que j’habite mieux mon propre territoire et que je m’occupe uniquement de ma propre verticalité, je constate que je me plais dans cet anonymat. Il reste encore quelque chose qui me titille quelque part au fond de moi… une partie qui réclame, malgré tout, sa part du gâteau, son dû, sa place sur la scène… si on peut dire cela ainsi. Mais à part ce petit résidu, j’aime voir comment je me fonds dans la foule et que je n’existe plus pour personne. Surtout ici à Paris, avec autant de monde, c’est facile pour moi de sentir ça. 🗼

Je ne pense pas qu’il s’agisse vraiment de disparaitre en ce qui me concerne. Il se peut que ce soit ça, mais je pense plutôt que c’est juste une sensation que j’ai… qui est très relative. Il s’agit à mon avis de retourner tout simplement dans une normalité comportementale, après avoir vécu un excès bruyant qui a duré plusieurs décennies. Si un jour j’avais la grâce de vivre mon rêve, l’homme que je me m’imagine être, aurait besoin d’avoir retrouvé cette normalité… ce comportement calme sans blessure ni masque. 🎭

Belle journée ou soirée à tous 🌞🌚🌞🌚🌞🌚

10 réponses

  1. Gilles

    Cela fait 2 matins que je me réveille sans plus la peur au ventre. Peur à laquelle je me suis accroché pendant 26 ans à l’éducation nationale. Des années à me mettre en avant devant les élèves, puis les personnels, à me mettre en danger pour croire que c’était là ma place…
    Adieu la peur, bonjour la joie ! Stop the pillory, enjoy the pillow !
    Bonne route Michaël, beaucoup de joie pour toi également.

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  2. Isabelle

    Je crois que je connais bien ces bruits quotidiens.
    Lorsque j’ahabitais seule avec mes enfants, nous étions bruyants et pour moi ça me semblait naturel : c’était « ça » être vivants !

    Et puis j’ai hébergé un ami une semaine par mois, et il a pointé tous ces bruits produits, avec bienveillance : les tirroirs de la cuisine, les portes, nos échanges d’un étage à l’autre… et là encore il m’a fallu un peu de temps. Je me disais que c’était pour aller plus vite, que j’en avais besoin… Jugeant cet ami un peu trop plan-plan, et en plus il n’avait pas d’enfant !

    Pourtant peu à peu j’ai baissé le son.
    Et je fais le lien avec mes blessures : besoin d’être vue, d’être entendue, d’avoir une place ! Et peut-être aussi couvrir les bruits dans ma tête dont je ne savais que faire.

    Et même si je suis encore loin du silence, la différence pour moi c’est que je suis bien dans moins de bruit. Bizarrement ça laisse moins de place à mes blessures. je me sens plus juste, et plus en lien avec les autres quand j’y arrive. C’est un peu une façon de rester « chez moi ».

    La discrétion ? Un beau défi quotidien pour moi !

    Merci Michael de le mettre en mots, c’est un pas de plus pour moi.

    Douce et discrète journée à toi.

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  3. Catherine

    Pour moi, cela se traduit « vestimentairement » cela peut paraître idiot a certains mais cela représente les codes qui m ont été inculqués depuis mon plus jeune âge…c est mal coupé, c est chez, c est commun, voilà les réflexions que je recevais lorsque j étais prise en flagrant délit de « mauvais goût « !!
    J’ai mis des années à trouver le juste milieu …un vêtement simple, assez classique mais suffisamment décontracté pour ne pas me faire trop remarquer mais qui ne me trahisse pas non plus…tout une histoire qui se termine en ce moment ou le jean et le tee-shirt et les converses sont quasi ma pelure quotidienne !! Depuis peu j ai l impression réelle d être un esprit bienveillant (du moins je l espère 😃👀) dans un corps incarné et non l inverse …un esprit qui se penche incognito sur tout ses semblables et qui sourie en voyant tous les aspects différents de notre belle unicité (..whaou quelle bavarde …encore un truc à assumer..😱🤩) 😘 bonne journée..!

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  4. Catherine

    Bonjour Michael, j’ai dû relire ton article à deux fois avant de comprendre, comme si mon cerveau buggait. Et en général, quand mon mental buggue, ça veut dire que les mots touchent un truc émotionnel enfoui en profondeur. Je me suis toujours faite très discrète, depuis toute petite, comme si je ne m’autorisais pas le droit à exister vraiment. Chez moi ça ne se traduisait pas par un comportement bruyant, au contraire, je ‘disparaissais’ aux yeux du monde, j’ai ainsi développé très jeune une forte capacité à me nourrir de mon Soi et de mon intérieur. Ce qui pendant de longues années suffisait à me rendre heureuse et les gens autour de moi aussi. Et puis un jour ça n’a plus suffit, j’ai eu besoin de découvrir le Monde, de donner plus. Et ça m’a épuisée ! comme si mes yeux s’ouvraient devant toute la souffrance de ce monde. J’ai pourtant continué à donner donner, jusqu’au burn out !. Peut-être que je ne sais pas recevoir, je ne sais pas encore vraiment pourquoi. Peut-être parce je cherche à recevoir ce que je donne… ? ou alors parce que je ne mesure pas encore bien que ce que je donne, ce n’est pas ‘moi’ qui donne, ‘ça’ passe juste à travers moi pour aller là où ça a besoin d’aller, et c’est comme si je cherchais à recevoir la même chose de l’autre ?…. affaire à suivre…
    Belle journée à toi, et merci pour tes mots qui me font cheminer !

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  5. Deronzier

    Bonjour Michael j aime à te lire depuis tout ce temps pour finalement pouvoir dire qu’il serait important de se ren contrer. J aimerais bien faire partie d’un groupe que tu animés sur tisser l amour ensemble mais le fais tu encore cet été ? Belle journée monsieur vous

    Aimé par 1 personne

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