Finie la discrétion

Taillefer (09), France 🇫🇷

Une belle journée de printemps avant l’heure s’annonce. Il est à peine 10 heures et il fait déjà agréablement chaud. En passant de stabulation en stabulation, seul ce matin, mon blouson, même ouvert, m’était presque de trop. Selon l’application météo de mon iPhone la température va monter jusqu’à 19°. Wow, et ça en plein mois de février… 🌞 

Après avoir été assez dégoûté de me lever tôt depuis mon enfance pour toute une vie, je découvre enfin le plaisir tant attendu de me réveiller quand la lumière commence à apparaitre tôt le matin, puis de me lever à l’aurore quelques instants plus tard. Je me sens un peu comme dans des films à l’eau de rose où la vie des princesses est toujours beaucoup trop parfaite par rapport à la réalité. 🌅

J’aime prendre le temps d’écouter les oiseaux, sentir les odeurs de la nature, rencontrer les poneys… Je le vis comme un privilège, une grâce. Surtout que je n’ai absolument rien d’autre à faire. Ça fait déjà des années que j’ai acquis suffisamment de liberté pour me permettre de choisir mon rythme et la manière d’occuper ma journée. Ce n’est que maintenant que je sens que j’ai assez intégré cette liberté pour enfin la vivre. 🌈

Et là, comme par magie je reçois au réveil par sms un beau poème qui me correspond parfaitement :

« Je n’ai plus rien à prétendre,
Plus d’amis à rechercher,
Plus de causes à défendre,
Plus de desseins à cacher :
Je ne saurais plus rien craindre,
Rien déguiser ni rien feindre.
Après avoir tout quitté,
J’ai trouvé ma liberté.
Aussitôt qu’à cette perte
Mon esprit s’est préparé,

Ma poitrine s’est ouverte,
Et Dieu s’en est emparé :
Sus, monde, quittons la place,
Rien que Dieu, rien que la grâce.
Après avoir tout quitté, j’ai trouvé ma liberté. »

Alexandre Piny, Cantiques spirituels, Paris, 1654

Quand l’expéditeur l’a vu, il a pensé à moi, disait son petit mot qui accompagnait le poème. Ça m’a mis en joie. Je me suis senti vu pendant un instant. J’avoue que j’aime quand quelqu’un me VOIS. Quand je suis en relation avec quelqu’un qui au delà de ses filtres arrive à capter qui je suis, ça me touche profondément et je m’ouvre tout seul comme une fleur… permettant peut-être aux abeilles de faire leur miel avec moi. 😍

Le contraire est vrai aussi. Avec certaines personnes je constate que je me ferme doucement. Je ne les refuse pas… je ne peux pas, mais mon être sensible réagit ainsi à une multitude de stimuli qui semblent l’incommoder. Ce n’est pas nécessairement évident pour elles, car elles ne savent la plupart du temps pas pourquoi je réagis comme ça. Et, je ne peux pas leur expliquer… ça fait tout simplement partie de ce tri naturel qui se fait entre tout ceux qui viennent “au rendez-vous” et le peu d’entre eux qui sont réellement prêts. 🍀

Je sens que je recule ou que je me ferme quand quelqu’un, en effet, ne me voit pas. Il y a plusieurs symptômes qui me montrent quand c’est le cas, comme par exemple quand quelqu’un fait des interprétations ou des jugements hâtifs et erronés me concernant… quand quelqu’un cherche à me mettre dans une “case”… quand la personne parle de moi, au lieu d’elle-même… quand quelqu’un cherche à me thérapeuter avec des techniques à deux balles… quand la personne entre systématiquement dans mon territoire sans y être invitée… quand une personne cherche tout le temps à se comparer avec moi… quand elle joue avec moi, consciemment ou inconsciemment des jeux psychologiques ou des jeux de pouvoir… quand quelqu’un me manque de respect… et j’en oublie ! 😅

Comprenez-moi bien, je ne leur en veux pas. Je ne pourrai pas, je les comprends, je vois QUI ils sont et OÙ ils sont et je les aime comme ça, ça me touche et m’attendrit. Ça fait partie de mon “truc”, de les VOIR. Je ne suis simplement plus là pour ça, le jeu qu’ils cherchent à rejouer avec moi. Le temps de mes blessures est révolu… le temps où je me sentais obligé de participer à une espèce de quête commune de pseudo-spiritualité, n’est plus, depuis bien longtemps déjà. 🦋

J’ai enfin la grâce de pouvoir choisir sans me faire influencer par mes blessures. Mon miroir me montre que mes choix ne sont quasiment plus portés par la peur et que c’est de plus en plus mon côté “Amour” qui s’exprime. Je vis le privilège de respirer juste parce que j’en ai envie… d’être encore là, juste parce que je l’ai choisi… de choisir de qui je m’entoure… et de vivre uniquement ce pourquoi je suis venu. Le reste ne m’intéresse pas.🔥   

Quel orgueil Michael !!! Eh non, pas d’orgueil… mais de la fierté pure et simple. Fier d’avoir acquis la liberté de dire “merde”. Et je ne me cacherai plus jamais. Je ne ferai plus jamais “la pute” en me reniant ou en reniant mes qualités et mes valeurs. Ceux qui n’aiment pas l’être que je suis, qu’ils passent leur chemin… que ceux qui ne me voient pas, passent leur chemin également… et que ceux qui me trouvent réellement orgueilleux et me jugent, qu’ils passent leur chemin avec les autres. On se retrouvera peut-être plus tard, quand ils seront capables de reconnaitre et accueillir une perle offerte… 😍  

Que restent ceux qui veulent danser et rire ensemble, qui aiment la simplicité sans conflit, qui osent montrer leur puissance mais aussi leur vulnérabilité. Que restent ceux qui aiment jouer ensemble pour évoluer, qui savent rester dans leur territoire ou sont prêts à l’apprendre, qui sont assez curieux pour explorer avec moi, à se reconnecter à la nature, à vivre la tribu et la Grande Famille. Mais, que restent surtout ceux qui aspirent à sortir de cette pseudo-spiritualité dénuée de sens, de ce commerce thérapeutique autour du malheur et de la survie avec pour seul but l’entretien de l’espèce… afin de restaurer ensemble une vie simple, connectée, riche en sensations et en Amour… ❤️ 

En attendant je vous souhaite déjà une journée riche en chaleur solaire 🔥🌞🔥🌞🔥🌞

7 réponses

  1. Carron

    Parfois, des gens disparaissent. Cette envie peut venir chez chacun, par lassitude, par incapacité à faire changer les choses comme on le voudrait.

    Partir comme s’effacer…
    L’envie de sortir de toute attente. De toute charge.

    Merci à David Dubois de la transmission de ce très beau texte du XVII ème siècle.

    « Je n’ai plus rien à prétendre,
    Plus d’amis à rechercher,
    Plus de causes à défendre,
    Plus de desseins à cacher :
    Je ne saurais plus rien craindre,
    Rien déguiser ni rien feindre.
    Après avoir tout quitté,
    J’ai trouvé ma liberté.
    Aussitôt qu’à cette perte
    Mon esprit s’est préparé,
    Ma poitrine s’est ouverte,
    Et Dieu s’en est emparé :
    Sus, monde, quittons la place,
    Rien que Dieu, rien que la grâce.
    Après avoir tout quitté, j’ai trouvé ma liberté. »

    Alexandre Piny, Cantiques spirituels, Paris, 1654

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  2. florence arnaud

    Bonjour Mickaël j’avance doucement j’avance et je commence à comprendre la projection mon miroir et envie très forte envie de continuer à avancer un peu plus rapidement jusqu’à pouvoir arrivée à danser ce ressenti je l’éprouve dans tes mots et envie de te le partager Namasté chaleureux…

    Aimé par 1 personne

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