Parole automatique ~ Automatic speech

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Michael à Fort-de-France, Martinique 🇲🇶 

Je sais que je me répète régulièrement dans ce journal. D’une part, ça fait tout simplement partie de qui je suis vraiment. Je le fais aussi dans la vie quotidienne. Je suis un vrai bavard et me redis souvent, comme si j’avais besoin d’être sûr que l’autre m’ait bien entendu et compris. Je suis conscient que cela fait partie des tics du contrôlant, celui qui a vécu la trahison. Il a systématiquement besoin de vérifier si ses propos ont bien atterri chez l’autre comme il faut. Il vérifie souvent, comme moi d’ailleurs, avec des questions style : « Tu as compris ? ». D’autre part, je me répète aussi dans mes écrits ici, parce que parmi les lecteurs de ce blog, il n’y en a que très peu qui me lisent presque depuis le début. Me répéter me semble nécessaire pour remettre mes propos dans un contexte compréhensible.

J’ai vraiment besoin d’écrire. Avec le temps c’est devenu presque aussi important pour moi que de respirer. Mettre en phrase ce qui m’arrive, comment je l’interprète et ce que j’en fait est très très riche pour moi-même. C’est comme si je me donnais du temps et de l’espace préférentiels pour capter l’information si importante que l’Univers m’envoie au quotidien. C’est pareil quand je parle en live à quelqu’un ou que je fais une causerie devant une assemblée. En ouvrant la bouche ou en mettant les doigts sur le clavier, c’est comme si je siphonnais directement dans un réservoir infini de connaissances… et les mots viennent tout seuls. Du coup, ça me donne vraiment la sensation de m’enseigner moi-même. Tout en restant ainsi intensément avec moi-même, je découvre sans cesse des choses que je ne savais pas encore.

C’est vraiment étonnant, surtout quand je pense à ma jeunesse, où parler en public était un vrai calvaire et une source de stress insurmontable. Okay, ça fait vraiment longtemps maintenant que j’observe mes projections et que je suis les signes, mais écrire ce que j’ai perçu me permet de poser les choses, de mettre de l’ordre et d’y mettre de la conscience. Quand parfois je n’écris pas, j’ai l’impression de naviguer à l’aveugle et de me fermer à la Vie. En vous écrivant cela, je pense carrément que j’ai ce que l’on appelle « la parole automatique ». Quand je parle assez longtemps, de manière consciente et à un public réceptif, je me sens porté et les mots viennent tout seuls. Il suffit, en plus, que dans l’assemblée se trouvent une ou deux femmes avec une énergie de Vie très forte, et je bascule carrément dans un état de transe. Quand ça m’arrive, je n’ai plus accès à mon savoir habituel, je ne sais plus qui je suis, où je suis, de quoi je parle, ni qui sont ces gens en face de moi. Je sais seulement que je dois continuer à parler et rester calme.

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En 17 ans, je me suis trouvé dans cette transe spontanée environ une trentaine de fois. Je ne le maitrise pas du tout. Au départ, je pensais que j’avais un problème physique et que je manquais des vitamines ou des minéraux. Il m’a fallu quelques années pour comprendre que j’entrais en réalité dans un espace d’hyper-conscience. Quand ça m’arrive, c’est comme si je suis dans deux réalités en même temps, celle que nous connaissons… et celle où nous sommes tous UN. J’ai compris il y a quelques année que la première est gérée plutôt par l’hémisphère cérébrale gauche et l’autre par l’hémisphère droite… et inversement pour les gauchers. Depuis le temps que cela m’arrive, je n’ai jamais cherché à maitriser cet état. Je le vois comme un cadeau, comme un don, et j’ai compris que cela arrive à point tout simplement à chaque fois que j’en ai besoin.

Je me souviens encore de la toute première fois. C’était en 2004, pendant une soirée « Ecoute & Partage » que j’organisais une fois par quinzaine dans le cabinet de ma compagne au Cannet. Nous étions environ 13 et il me semble que je parlais de la blessure d’abandon. Tout en parlant, j’ai senti soudainement comme si des tiroirs dont je puisais l’information se fermaient l’un après l’autre. Je me rendais compte que perdais la maitrise de mes propos, que je n’arrivais plus à me souvenir des noms de mes amis en face, ni même de quoi je parlais. J’avais l’impression de parler comme une poule sans tête. D’une côté, je sentais un inconfort venant de la pression que je me mettais, puisqu’il fallait bien rester productif et donc dans le contrôle… et de l’autre coté, j’ai adoré me trouver dans cet état cotonneux où mes sens étaient décuplés. Quand à la fin de la soirée j’ai demandé à mon Ami Manuel si je n’avais pas dit trop de conneries, il m’a répondu que c’était tout le contraire… 

Quand je suis dans cet état si particulier, je perçois des choses qui en temps normal auraient pu m’échapper. Je sais exactement ce que les gens vivent, où ils en sont sur leur chemin et comment il doivent faire pour avancer. Et je le perçois de loin, comme un laser. Je n’ai même pas besoin d’être proche de quelqu’un ou de lui parler. En temps normal c’est déjà ma spécialité… mais quand j’entre en transe, tous mes sens sont aux aguets, mes perceptions sont plus précises, plus profondes et dans mon fort intérieur je sais que je ne peux pas me tromper. Quelques années plus tard, j’ai expérimenté pour la première fois du Cannabis. C’était pour comprendre ce que vivait un jeune homme que j’accompagnais et qui était resté coincé dans son état « high » après son retour d’Amsterdam. A part les visions, j’ai découvert que l’état que la marihuana provoquait chez moi était tout à fait semblable à ce que je vivais en transe. Du coup, je n’ai pas besoin de prendre des drogues, mais quand je prends du Cannabis, je sais exactement comment faire pour que la plante m’enseigne…

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J’ai ainsi « perdu la tête » pendant des causeries, pendant des journées nature, pendant des stages, pendant des animations, pendant des rendez-vous individuels… et bien évidemment pendant des explorations énergétiques avec mes partenaires. J’aime bien dire « perdre la tête », parce que ma tête est vraiment mise momentanément de côté et il y Autre-Chose-Qui-Est-Plus-Grand-Que-Moi qui prend le relais. Maintenant, je sens quand ça vient et il suffit que j‘arrête de parler pour que le processus cesse doucement. Toutefois, si je continue, il me faut toute une nuit pour revenir dans mon état habituel. Si je peux, j’évite actuellement de partir en transe. Pour le faire, j’ai besoin de me sentir en sécurité… car c’est très inconfortable et parfois même violent de partir en transe quand ceux qui m’entourent ne comprennent pas ce qui se passe. Ça m’est arrivé ainsi à Moulès… où mon co-animateur ne m’a pas pris au sérieux et que je me sentais vraiment mal et perdu. En revanche, quand j’étais à Paris pour animer une conférence chez mon Amie Nathalie de Piment Rose, et que je me suis senti partir, elle m’a tout de suite rassuré par sa présence et j’ai passé une soirée délicieuse.

Il y a deux petites particularités que je trouve assez rigolo quand je perds la tête. La première est que je me trouve dans un espace-temps unique. Je suis vraiment dans l’ICI et MAINTENANT. Toute notion d’ailleurs, du passé ou du futur disparait. Je suis sur un point très précis sur la ligne du temps et de l’espace. Plus je suis dans le moment présent, plus je peux perdre le fil de mes propres propos. Quand je vois que ma tête est train de se mettre de côté, j’averti l’audience de ce qui est en train de se passer, je cesse la causerie sous sa forme du moment et je les invite à poser de questions courtes… auxquelles je donne des réponse courtes. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’en étant bien dans l’instant présent, à la fin d’une phrase, je ne sais plus comment elle a commencé ! La deuxième particularité est que je perds toute retenue ou frein et que j’ose dire et faire ce que en temps normal je ne me permettrais pas. Soyez rassurés, je ne suis jamais devenu violent, ni dangereux. Ça a toujours été plutôt rigolo. J’ai ainsi commandé une fois d’emblée deux pizzas pour moi seul en même temps…  

J’aime parler et il m’a fallu du temps pour m’accepter aussi bavard. Dans ma jeunesse, je me suis toujours senti brimé. Aujourd’hui, les Amis qui restent près de moi sont ceux qui m’aiment comme ça. J’ai compris que beaucoup chez moi passe par la parole. C’est une véritable richesse et vecteur qui me facilitent la connexion avec la Source. Je n’ai jamais vu ça comme ça chez quelqu’un d’autre et je pense que c’est vraiment typique pour moi. Je pense que c’est une véritable voie de passage que j’ai encore à explorer. Certes, il ne s’agit pas de dire n’importe quoi, ni n’importe quand, ni à n’importe qui. Il s’agit de parler simple, direct et vrai. Parfois, ça peut venir de la tête, parfois de mes tripes… l’importance est d’oser me dire en toute vulnérabilité et dans ma vérité du moment aussi profondément que possible. Puis, soudainement, tout en parlant, c’est comme si un fil invisible se présente, qui m’accroche comme un tire-fesses et m’entraine en me faisant oublier tout ce qui m’entoure… Les mots se présentent ensuite tout seuls l’un après l’autre dans ma bouche.

Je nous souhaite une délicieuse nouvelle journée… ∞❤️∞ 

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