Allers retours

Taillefer (09), France 🇫🇷

Ce matin, mon énergie est un peu plus basse que d’habitude. Ça fait partie du scénario que je répète depuis environ 4 ans maintenant. Dans mes allers et retours alimentaires, entre les liquides et les solides, je passe systématiquement par les mêmes phases. Je pourrais, si je le voulais, me forcer et être pranique à 100% dès aujourd’hui, si je le voulais. ✌️

J’ai remarqué que la plupart des gens qui deviennent praniques trouvent leur motivation inconsciemment dans leurs blessures. C’était le cas pour moi aussi. Alors, dans mon désir d’être aussi transparent, authentique et intègre que possible, j’ai décidé, il y a quelques années, que je n’irai pas vers le Prana de cette manière-là. 💧

De toute façon, ce n’est pas l’état pranique que je cherche, mais c’est l’état d’Amour. Pour moi, la capacité à me nourrir de l’Amour, de Prana, me dit uniquement, comme un baromètre, où j’en suis sur mon chemin. La facilité avec laquelle je passe de plus en plus de la nourriture solide aux liquides, m’indique que j’avance. Même si c’est à chaque fois un peu plus facile, je passe systématiquement par le sevrage. 🍼 

C’est le moment où je suis confronté à la réalité, où je compense mon vide existentiel avec de la nourriture. Puisque je ne m’en donne pas, automatiquement mon mental cherche à se nourrir ailleurs. Comme il n’y a rien, il scanne mes relations amoureuses révolues et se morfond. Généralement je me sens abandonné, mon ex me manque, je me sens seul et l’envie de tout lâcher est au rendez-vous aussi. 👩

C’est intéressant de voir comment mes sentiments fluctuent de manière prévisible d’un jour à l’autre, alors qu’au fond rien n’a changé… à part l’absence de nourriture, bien évidemment. Avec le temps, la force du sevrage est devenue moins importante. Quand c’est là, comme aujourd’hui, j’ai deux possibilités. Soit je tiens bon, je reste aux liquides et je continue progressivement vers de plus en plus de léger… soit, je donne la tétée à mon bébé intérieur et c’est reparti pour un tour. ♺

Comme je ne veux pas non plus m’exclure de la société, ni être rigide, à un moment ou un autre quelqu’un m’invite… et je coupe ma pause alimentaire pour recommencer le processus de toute manière. Je n’ai pas envie que la nourriture soit ni une priorité, ni un problème, alors, je me laisse porter par ce qui se présente. Je pense que le moment venu, la séduction gourmande ne sera plus assez forte pour me sortir de la sérénité que la pause alimentaire m’offre. 🥛

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Ça fait une semaine que je suis en pause. Ma manière de l’aborder change tout doucement. Je suis de moins en moins interpelé par mon souvenir gourmand… et de moins en moins d’aliments me tentent. J’ai l’impression que mon enfant intérieur, le blessé ET l’autre, ont fait à peu près le tour de tout ce qu’ils ont pu vivre comme privations, limitations ou autres brimades. En même temps, l’importance même de la nourriture disparait progressivement et quand je mange je m’autorégule de plus en plus facilement. 🍔

Pour retourner en pause alimentaire c’est simple. J’ai besoin du jus de pamplemousse, du coco zéro, du lait de soja au chocolat et quelques tablettes de chocolat au lait ou au chocolat blanc. Il s’agit pour moi surtout de me sevrer du salé. Le sucré n’est pas trop mon truc, donc ma gourmandise est moins sollicitée. Quand la journée commence, je reste à jeun aussi longtemps que possible. Quand je commence à avoir faim, le coca peut faire l’affaire. Parfois il me faut du chaud et je prends un thé ou simplement de l’eau chaude. Je garde le jus de fruit pour le début de la soirée et le chocolat liquide ou en tablette quand ma gourmandise devient plus pressante… souvent quand je regarde un film ou dans la nuit quand je n’ai plus de maitrise sur mon mental. 🍟 

Les jours avançant, je bois de moins en moins. Il me faut environ 2 semaines pour arriver à me nourrir uniquement d’un peu d’eau. Là, aujourd’hui, après une semaine, je n’ai déjà plus envie de croquer et resterai certainement aux liquides. Si j’arrive à rester dans un état d’Amour et à me nourrir de ce qu’il y a… la nature, les poneys, les odeurs, les amis, la vue, les films, les livres, mes sensations, etc… dans peu de temps je serai à l’eau. Si toutefois, je vis un choc émotionnel, qu’une blessure se ravive ou que je panique intérieurement pour une raison quelconque, il se peut très bien que je prenne mon camion direction SuperU, la pizzeria juste à côté ou le MacDo qui se trouve à 20 minutes d’ici. 🍕

Mes allers et retours alimentaires vont donc main dans la main avec mes aléas du quotidien. Des allers et retours encore et encore. A chaque passage je cherche et j’explore mes voies de passage. A chaque fois j’arrive à peaufiner quelque chose et à avancer un peu plus sur mon chemin vers ma source, vers ma maison. Chaque aller-retour est comme un élan que je prends, encore et encore… jusqu’au moment où je peux faire un saut vers “autre chose”. 💨💨💨🎈 

Le cercle hier autour du miroir parlait pour moi de ça… ces allers et retours. Ça parlait d’aller jusqu’au bout maintenant, de sortir du confort inconfortable et de ce mouvement de va et vient incessant. Ça parlait surtout de l’exploration permettant de trouver justement ce qui permettrait de passer outre. J’ai compris que pour cela il est absolument indispensable de n’alimenter que la lumière et rien, absolument rien d’autre. Plus facile à dire qu’à faire… mais, j’en fais mon affaire. 🔥

J’accueille donc mon état du jour et je vais chercher à me nourrir de ce qui est là… en toute simplicité. Le silence m’appelle, la sieste aussi… Mmmmmm… Ça ressemble beaucoup à ce que font les chats. Allez, je serai Chat-man aujourd’hui et j’en ferai un Chat-bath… 😉 

Merveilleuse journée à tous ❤️💛💚💙💜🖤   

6 réponses

  1. Pierre

    Ces allers et retours. Ces mouvements délicieux entre incarnation et lumière. Entre peurs et amour. Entre blessures et pureté. Mais n’est ce pas cela notre chemin. Ce ressac : n’est il pas là pour nous faire ressentir ? N’est ce pas inhérent à cette Vie ci. J’ai le sentiment que c’est ce mouvement, ces allers et retours qui d’une part me permettent de continuer à « sentir la température » et à m’orienter dans mon chemin et d’autre part il me permets en conscience de faire des choix pour poursuivre ou tout abandonner. Et il me semble que si je le fait en conscience alors c’est OK, en écoutant les signes que la Vie me donne, en écoutant ce que les autres me renvoient. Nous avons l’éternité pour faire le chemin. Pourquoi se presser ?
    🤗

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  2. florence arnaud

    Bonsoir Mickaël
    Aller retour motivation démotivation
    Jour nuit tout est en action
    Les chocs ou événements émotionnels qui me font chuter dur ensuite pour se relever
    Mais voilà c est la vie dans une perpétuelle spirale..
    Je n ai qu’ à accepter pour vivre
    Bonne soirée douce nuit cha man..
    Lol

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  3. Daniel

    Bonjour Michael, cela me parle beaucoup et je m’y reconnais bien. Les allers et retours alimentaires, le mental et les émotions qui « me coupent » de la source, les chocs émotionnels qui me font à nouveau « plonger » dans la compensation pour revenir enfin à l’essentiel et me nourrir de ce que la vie me présente…Merci pour ce partage du coeur. Un beau dimanche printanier je te souhaite.

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