Un mur administratif

Saint-Thomas-de-Conac (17), France 🇫🇷 

Hier, juste avant le shabbat et les fêtes de souccot, j’ai reçu un coup de fil de “mon” contact au consulat d’Israël à Marseille. C’était bref… J’avais l’impression qu’il appelait rapidement tous ceux qui l’avaient contacté pendant son absence, juste pour avoir l’agenda vide et le coeur libre pour les célébrations à venir. Le sms d’instructions qui a suivi m’a gardé éveillé une grande partie de la nuit.

Certes, je fais tout pour me sentir à la maison là où je suis. Je le fais depuis longtemps. Peut-être même depuis que j’ai quitté mon pays natal. C’était beaucoup plus facile quand j’habitais dans un logement fixe et que je travaillais. Depuis que je suis libre et que je me trouve dans un camion en plein milieu de nulle part, ça me demande un peu plus d’effort. Je sens donc une tension et un désir de changer ma situation. Peut-être que je cuve l’espoir que l’herbe sera plus verte en Israël.

Au fond de moi, je sais que c’est faux. Tout se passe toujours ICI et MAINTENANT. J’emmènerai forcément tous mes questionnements, mes doutes, mes problèmes et ma personnalité avec moi… où que j’aille. Mais, peut-être que le retour dans ce pays de mes origines boucle extérieurement mon histoire intérieure. Peut-être que le déplacement extérieur vers ma source correspond quelque part aux retrouvailles avec ma source intérieure.

Après le coup de fil, j’ai reçu un sms avec des instructions. Télécharger un formulaire, que je n’ai pas trouvé, le remplir et l’envoyer par mail, accompagné d’une copie de mon passeport et l’explication de ma situation, à trois adresses mail… puis, appeler un numéro en Israel pour connaitre mes droits. J’ai l’impression de recommencer la même démarche qu’il y a vingt ans. Je trouve ça compliqué… un vrai mur administratif.

Je me demande comment ils ont fait avec les éthiopiens ? Ou avec les russes ? Ils étaient très nombreux, n’avaient pas internet et ne parlaient pas nécessairement l’hébreu, ni l’anglais. Certes, ce n’est pas très compliqué ce que le gars me demande. Mais le simple fait que le formulaire soit introuvable ou qu’il se soit peut-être simplement trompé d’intitulé, me remet à nouveau face à une bureaucratie où ça manque de simplicité et d’humanité. 

Je suis prêt à aller à Marseille pour me trouver face à quelqu’un qui est prêt et en mesure d’enclencher le processus d’Aliyah pour moi. Dans ma tête ça doit être très très simple. Une rencontre, quelques coups de fil, des affirmations, une signature, un billet d’avion… et pouf, je suis parti ! Peut-être vais-je profiter de la fermeture de l’administration pour m’approcher un peu plus de Marseille. Je vais voir ça tout à l’heure… 

En même temps, je ne considère pas tout ça comme un problème. C’est juste une porte qui reste fermée ou qui va s’ouvrir. C’est une piste comme une autre. A moi de trouver l’attitude adéquate, sans forcer avec mes blessures, ni à partir de ma peur. Alors, je laisse parler mon enfant intérieur. Je vais recontacter le monsieur du consulat demain par sms pour voir si je peux le rencontrer en live. J’ai déjà mis l’ami qui travaille au ministère en Israël au courant de ce qui se passe et de mes sentiments. 

Je suis devenu un homme simple, très simple… trop simple peut-être pour ce monde. C’est comme s’il n’existe plus que mon enfant intérieur qui s’exprime… visité par moment encore par le fantôme de l’enfant blessé qu’il a été. Je me sens en paix malgré tout ça, car avec le temps la distance entre notre vie ici et LA VIE diminue… et l’importance d’être sur cette terre devient de plus en plus relative. 

∞💜∞ 

8 réponses

  1. Carron

    Ma croyance sur la complexité du monde:
    D’après la cosmogonie hindoue nous vivons à l’âge dit du kali yuga (âge du fer ou âge des conflits)
    Cet âge demande volonté et combativité pour amener plus de lumière, de conscience et d’amour en nous et dans le monde.
    L’archange Mickaël est là pour ça et m’aide dans certains de mes combats.
    Actuellement gràcecà lui, je mène un combat pour faire condamner un escroc qui croit pouvoir impunément abuser et tromper des gens en ne les payant pas pour des services rendus ou bien dans mon cas pour m’avoir vendu des billets de tombola pour laquelle, le lot a gagner ne lui appartenait pas (ford Mustang de 1967) et pour laquelle, il n’a pas fait proceder au tirage au sort par huissier comme prévu dans le rêglement du jeu…

    Aimé par 1 personne

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