J’apprends…

Bressols (82), France 🇫🇷 

J’apprends ! Je ne suis pas en “mode échec”. J’apprends ce que, de mon point de vue, peu d’entre nous ont la grâce d’apprendre. J’apprends à vivre ma liberté. Je suis comme un chien qui a réussi à se libérer de son collier, sa niche chaude et sa gamelle pleine et qui est redevenu un loup. Je suis comme le gladiateur qui s’est affranchi mérité de ses chênes après des maintes combats glorieux. Je suis comme le prisonnier qui après 60 ans d’emprisonnement ferme est remis en liberté sans connaître le monde qui l’attend.

J’apprends à être libre dans un monde où la liberté se trouve enfermée par des lois, des réglementations, des interdictions, des limitations, de l’homogénéisation, de la moralité et un contrôle social sans faille. Le tout est renforcé par un but commun fictif, crée par quelques uns au pouvoir, sur lequel nous avons appris à mettre toute notre attention, en devenant depuis notre plus jeune âge compétitif, productif, efficace, rapide, serviable, poli et soumis.

J’apprends à vivre une vie pleine de sens dans un monde où les seuls sens honorés sont encore ceux de l’ego et de l’instinct conditionné. Il n’y a pas de place pour des être réellement libres comme moi. Je suis en train d’apprendre comment être un loup parmi les chien, un lion parmi les moutons, un HOMME parmi les hommes. Pour l’instant, la seule place que j’ai trouvé se trouve à la marge de la société. Il va falloir que je trouve ma véritable place et que je retourne dans les arènes, mais cette fois-ci en homme libre, comme Garricus dans l’histoire de Spartacus, afin d’aider, à ma manière, ceux qui le désirent, à s’affranchir également. 

LE LOUP ET LE CHIEN

Un Loup n’avait que les os et la peau ;
Tant les Chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.
L’attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l’eût fait volontiers.
Mais il fallait livrer bataille
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l’aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu’il admire.
Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, haires, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée.
Tout à la pointe de l’épée.
Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons (6) :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse.
Le loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
Qu’est-ce là  ? lui dit-il.  Rien.  Quoi ? rien ? Peu de chose.
Mais encor ?  Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ?  Pas toujours, mais qu’importe ?
Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.

Pour y arriver j’ai besoin de l’aide de la Vie. Je ne peux pas faire ce parcours tout seul avec la force de ma petite volonté. Il va falloir que je La suive fidèlement ET de mon plein gré en choisissant systématiquement pour l’AMOUR vrai et non l’amour appris ou la peur. Je vais commencer tout de suite. J’ai pris ma décision hier déjà. Depuis, ma douleur a disparu, les liquides me suffisent à nouveau et les portes s’ouvrent. Mais… il va falloir sauter dans le vide, sans filet de sécurité. 

Les signes me guidaient à juste titre vers l’est, mais pas pour aller sur la côte comme je le pensais. C’était pour rejoindre Julien à Valence. Je vais passer un ou deux jours avec lui, chez sa grand-mère dans l’Ardèche, avant de monter vers le nord. J’ai compris qu’il serait d’accord de vendre ma voiture pour moi et je partirais de chez lui seulement muni de mon sac à dos. Peut-être je ferai encore une halte à Paris, mais ça ne dépend pas de moi. Ensuite… Amsterdam. 

Je resterais chez Ruben et Marion, avant de prendre l’avion vers la terre qui m’appelle. Les événements me montrent qu’il va falloir prendre des risques, affronter mes peurs et voler de mes propres ailes vers l’inconnu. Une fille qui était dans le même lycée que moi, juste quelques classes en dessous, a un appartement à Netanya qu’elle est prête à me louer pour le budget que j’ai. Je serais tranquille jusqu’en février. Une occasion à ne pas manquer, n’est-ce pas ? La magie opère… YES !!!

CAD

En même temps, il y a toujours l’Amie, avec qui j’étais dans la même classe, qui me contactera dimanche et qui saura peut-être me trouver une place dans un kibboutz. Mon Amie diplomate m’aidera à nouveau avec mon Alyah une fois que je serais sur place. Selon lui ce sera plus simple. Je peux le faire sans Alyah, mais c’est un aide financière, sociale et administrative très importante. Il y a aussi un autre copain de mon enfance qui a réagi sur le message Facebook d’avant-hier. Il a fait son Alyah il y a quelques années et il aide d’autres à son tour. J’attends son coup de fil en ce moment… Qui sait ?

Alea yacta Est ! Les dés sont jetés ! Mais, comme toujours, je reste attentif. La Vie peut me pousser dans une direction sans vouloir que j’aille jusqu’au bout. Ça peut bifurquer ou s’arrêter à n’importe quel endroit. Mon écran radar d’humain est petit. C’est souvent au dernier moment que je comprends où la Déesse-mère me pousse à aller. 

Bien évidemment, je n’ai pas bien dormi. Pourtant, je me sentais bien, au chaud, dans mon sac de couchage haut de gamme. Non, des scénarios très variés traversaient sans cesse mon esprit et m’empêchaient de trouver le sommeil. La partie ordonnée et contrôlante en moi aimerait bien connaitre exactement ce qui m’attends. Bien évidemment, je rejoins la Vie-même pour lui faire un bon pied de nez. Vous vous souvenez : « Si tu veux faire rire Dieu, fais des projets ! »

∞💜∞ 

2 réponses

  1. Carron

    Je suis content que ta vie et toi avancez, Michaël 👍

    Mais a ta place je laisserais quelque part ma voiture au lieu de la vendre.
    Car si la vie te le demande il vaudra mieux pouvoir en disposer rapidement, que ce soit en europe ou ailleurs.
    Tu pourrais la louer (je suis pret a etre un loueur pour des WE)

    Un abrasso 🤗 mon frère !

    Aimé par 1 personne

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