Comme en France

Modi’in, Israël 🇮🇱 

Ça fait seulement cinq jours que je suis en Israël. Avec tous les repas et les rencontres, j’ai l’impression que ça fait beaucoup plus longtemps. Je me suis déjà adapté à plusieurs changements : le jour de repos de dimanche vers le samedi, l’absence de Saint Nicolas et Noël, la différence de température et… le tempérament vraiment différent des habitants de ce pays en pleine expansion. 

Depuis hier, j’ai mon numéro de téléphone Israélien. C’est une étape symbolique importante pour moi… surtout que j’ai déjà jeté ma carte sim française. J’ai affiché mon nouveau numéro à droite de ce blog, sous la carte qui indique où je me trouve. La fin du numéro affiche ma date de naissance, ce qui compense largement la perte du numéro français que j’ai eu depuis toujours. Je suis donc à nouveau joignable et j’avoue que ça me fait tout bizarre de pouvoir utiliser mon téléphone en Israel pour la toute première fois comme je l’ai toujours fait en France. 

J’ai déjà aussi retrouvé en grande partie mes repères et mes rythmes comme avant mon départ. Après tout, peu importe où je suis, ma quête est toujours la même. Ce qui m’entoure n’est que le décor me permettant de faire mes choix, de me définir… et de constater grâce à l’effet miroir où j’en suis précisément. Je me couche et je me lève aussitôt que je le peux juste après le soleil, j’ai repris mes pauses alimentaires entre les invitations, j’observe attentivement les signes et le miroir et je continue à écrire pour structurer, clarifier et partager le chemin sur lequel je me trouve. 

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Alors, mon miroir me dit de faire attention à ce que je peux dire et à rester positif en toute circonstance et à ne pas juger, ni me plaindre. Bien évidemment que mon pays n’est plus comme avant et qu’il a subi l’influence incontournable de ceux qui veulent en faire un pays occidental « moderne ». C’est ainsi ! Au lieu de regarder ce qui ne correspond pas à mes aspirations nostalgiques, je tourne mon regard vers l’intérieur et vers ma transformation à moi, sachant que de toute manière, par définition, tout est toujours parfait… même si en apparence je peux avoir l’impression du contraire. 

Bon, je perçois que je comprends tout doucement de mieux en mieux l’hébreu. Surtout si les gens ne parlent pas trop vite. Ce qui peut freiner mon apprentissage est que beaucoup de monde ici aiment parler anglais. Alors, dès que je sens que ma tête peut l’encaisser, je me mets à travailler sur Duolingo. J’ai décidé de ne pas me stresser et de laisser le temps au temps, même si pour trouver un travail il est indispensable de bien parler la langue locale.

Hier, je suis allé avec John à la mairie. Ils m’ont déjà inscrit pour l’Ulpan, les cours très intensifs d’hébreu, pour le mois de février. Par contre, pour démarrer le processus d’immigration, l’Aliyah, nous n’étions pas au bon endroit. Les employées étaient adorables et nous ont pris un rendez-vous avec le bureau d’immigration adéquat à Ramlah pour dimanche prochain. Ce sont eux qui vont me délivrer le document qui me donne le statut de Katine Chozer (un enfant qui revient au pays) et qui enclenchera le déroulement du processus d’immigration… avec mes droits et tutti quanti.

J’ai donc jusqu’à février pour me préparer avec Duolingo à ces cours très réputés d’ivrieth (l’hébreu en hébreu). Pas la peine de chercher du travail avant, surtout que je vais en avoir pour six mois, avec des cours chaque matin, 5 jours sur 7… et du devoir pour les après-midis. J’ai rencontré des gens qui l’ont fait et d’autres qui n’ont pas pu le faire. La différence est énorme… Je suis impatient de savoir à nouveau parler cette langue que j’aime tant et que j’ai enterré quelque part dans mon cerveau, pour ne pas souffrir de mon départ quand j’ai eu 5 ans et demi. 

∞💜∞ 

4 réponses

  1. Alain

    ça doit faire bizarre ce changement de jour de repos du pays ramené du dimanche au samedi.

    C’est un beau programme que de te consacrer plusieurs mois à l’appren-tissage 🙂 de ta langue natale.

    Je pense à toi ces jours-ci par rapport à l’alimentation.
    Tu vas faire comment avec toutes ces invitations ? Liquide en semaine, et solide les jours de shabbat ?

    J’ai acheté un extracteur de jus et le matin désormais, je me prépare un jus de fruits et légumes pour la journée.

    Lors de mon dernier voyage, j’ai passé un sale moment du fait que mon estomac était plein.
    J’ai débuté mon voyage vers 22h.
    Je n’avais pas mangé le soir, mais steak frites le midi au boulot, et à 22h, j’avais toujours une sensation de ventre lourd, plein.

    Je me demande de fait si tes états d’extases se produisent uniquement dans les phases de nourriture liquide ou si tu connais aussi ces états durant les phases de nourriture solide ?

    Aimé par 1 personne

      1. Alain

        Ok.
        Je vais essayer d’être plus à l’écoute de mon ventre.
        Il me renvoie souvent une sensation de trop plein, de saturation.
        Et je me rends compte que je mange même quand mon ventre réclame du repos, juste parce que c’est l’ « heure de manger ».
        Je vais essayer de suivre ta piste.
        Objectif, mieux être, mais aussi, je veux voir si je peux approcher ainsi des états tels que ceux que je connais par les plantes.

        Aimé par 1 personne

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