Un poids nié ~ A denied weight

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Netanya, Israël 🇮🇱 

Il y a quelques jours, en me voyant devenir rond comme une bonbonne, le réflexe de l’ancien athlète s’est réveillé, et comme un imbécile j’ai fait quelques pompes. Ça m’a valu une petite douleur au poignet droite et je me suis promis de ne plus jamais recommencé avec des bêtises pareilles. Les exercices sont pour ceux qui ont du mal à aimer leur corps tel qui est… ce qui n’est pas mon cas. J’aime mon corps… j’aime me voir changer et même vieillir. J’aime mes cicatrices qui comme une carte du temps ont laissé des souvenirs un peu partout sur mon corps. C’est bizarre de me sentir comme un gamin de 20 ans dans un corps d’homme plus que mûr… avec le ventre doux, les muscles flasques, les fesses aplaties, les poils incontrôlables, les membres minces, les seins qui tombent, les cheveux qui blanchissent de plus en plus et les tâches de vieillesse sur le front…

La douleur n’était pas très forte et n’a duré qu’un jour. C’était juste assez pour que je me demande quel est le message derrière tout ça. Le côté droit correspond pour moi au masculin, à l’expression, à l’action. Il est clair que la douleur m’empêchait pendant cette journée de « faire » des choses. Mais, entendez-vous le langage des oiseaux quand je dis le mot « poignet » ? C’est un exemple classique du genre… le « poids nié » ! Ça veut dire en fait que j’ai un poids que je nie… et qui m’empêche donc d’agir, de bouger et de faire. Le fait que je le nie veut dire que je sais qu’il est là, mais que je ne veux pas le voir, le reconnaitre ou l’admettre. Oh, je sais déjà depuis quelques semaines ce qui se passe. Il m’a fallu malgré ça jusqu’à ce matin pour faire le point.

Un signe qui indiquait où regarder était, entre autres, les prélèvements pour mes cours d’hébreu qui ne passaient pas. Pour l’instant je n’ai encore rien déboursé, même si l’état m’a déjà remboursé 2/5ème du montant. Un autre signe était ma tristesse et mon désarrois pendant les 2 matinées des cours d’hébreu. Ensuite, il y avait le stress entre les cours. Je passais tout mon temps à décompresser et à essayer de sortir du vide dans lequel je me trouvais à la fin de chaque session. Je n’avais même plus d’énergie pour me promener ou écrire. Un autre signe était que je n’arrivais plus du tout à étudier. Je me sentais dégouté, démotivé et découragé. Il m’était même impossible de faire mes cours simples en ligne pour entretenir mon niveau. Ensuite, en sortant de mes cours, je ne pouvais pas m’empêcher de manger pour compenser. Et enfin, quoi que je dise au prof ou à l’organisme, les cours ne changeaient pas. Je n’ai jamais eu de cours d’aussi mauvais qualité et une prof avec aussi peu d’écoute ou d’empathie professionnelle.

J’étais conscient que j’étais systématiquement placé dans la même situation qu’au lycée… face à des études qui me dépassaient. Je ne suis pas bête, mais l’enfant en moi a besoin de temps, de lenteur, de simplicité, de douceur, de plaisir et d’un relation vrai et constructive avec l’enseignant… et surtout à être rencontré où il est dans sa progression et de comprendre la matière avant de pouvoir continuer. Face aux attentes de ma mère et le regard de mon entourage, j’ai toujours essayé de fournir un effort qui ne me correspondait pas. Je n’ai jamais vraiment réussi et au lycée j’étais un élève médiocre qui a passé son bac à 3 reprises. Je suis sur qu’il m’ont laissé parti uniquement pour ne pas m’avoir dans leur pattes encore 10 ans de plus. Par la suite, j’ai fait des études trop poussées encore, comparable au niveau de l’école polytechnique… 

Oui, ce sont mes cours d’hébreu qui me pèsent… en tout cas, la manière dont ils sont enseignés. Depuis mes premiers cours à Tel Aviv, il y a 14 moi, je semble avoir le défi de trouver la solution adéquate… celle que je n’ai pas réussi à trouver quand j’étais adolescent. Depuis que je suis face à ces enseignants-bulldozers, j’ai tout essayé… sauf une dernière chose… c’est-à-dire, arrêter, tout simplement ! Certes, je l’ai fait à la fin du premier cycle, mais pas correctement. J’ai juste envoyé un mot au prof, sans plus revenir au cours par la suite. Cette fois-ci, je vais le faire proprement. Demain matin, au lieu d’aller en cours, je vais aller au bureau, deux étages en dessous et sans accuser qui que ce soit, je vais leur expliquer pourquoi je ne continu pas et payer ce que l’état m’a versé. Une fois la chose réglée, j’enverrai un petit message en hébreu au groupe WhatsApp où se trouvent les 3 autres élèves et le prof pour les mettre au courant, les remercier et les souhaiter bonne chance.

Dans ma tête, uniquement en pensant à cet acte de libération, je sens déjà revenir un doux envie de me promener et d’étudier. La Vie est maligne. Je n’ai pas vu cette pression s’immiscer subtilement dans mon quotidien. Il y a quelques temps il n’y en avait vraiment plus. Malgré ma présence avisée, ça m’a échappé. Je ne sais pas combien de temps je resterai encore en Israël. Je ne sais pas non plus si je vais encore revenir un jour. Je sens seulement depuis quelques jours l’importance de savourer le temps qui me reste. Quelques mois, quelques semaines… ou peut-être juste quelques jours ? Car, du coup, je suis déjà libre… et prêt à reprendre la route, si la Vie m’y invite… Allez, un dernier petit rendez-vous à l’école demain matin donc, à 9 heures… c’est bête, j’ai déjà fait mes devoirs !

Je nous souhaite une douce journée de plus… ∞❤️∞ 

 

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