Sur un pied d’égalité ~ On an equal footing

Michael à Muret (31), France 🇫🇷

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Même si mes écrits peuvent faire croire le contraire, j’aime profondément mes frères et soeurs humains. Je suis conscient que nous sommes tous UN et que chaque chose que je dis sur les autres me concerne. Depuis que je suis tout jeune, j’ai cette faculté de comprendre chacun à partir de son point de vue. C’est la raison principale pour laquelle je n’ai voté qu’une seule fois dans ma vie. Chaque point de vue est vrai, juste et bon pour celui à qu’il appartient. 👀

Le contraire a toujours été plus difficile. Me faire comprendre a toujours été une galère. Quand j’étais jeune, à cause de l’absence de mes parents, j’avais très peu de références, et les normes et valeurs avec leurs limites étaient très brouillées pour moi. Pour être accepté et être sûr de ne pas sortir du lot, je suis devenu plus sage que sage. Au bout du compte, ça n’a jamais empêché de vivre ma différence comme un problème et de connaitre de près l’antisémitisme et l’intolérance à la différence. 🙅‍♂️

J’ai toujours été le chef naturel des groupes dont j’ai fait partie… ou j’étais carrément en dehors. C’est rare que j’étais un simple participant lambda. Je pense que ma différence venait de mon passé familial lourd, de mon arrivée d’un pays étranger, de ma judaïcité, de ma force physique et de mon caractère. Plus tard, en France, la difficulté n’a fait qu’augmenter, car j’avais du coup une double différence culturelle. Ça m’a attiré beaucoup de malentendus et de conflits. Logiquement, je me suis toujours rapidement accroché au peu de gens qui me comprenaient. C’était une denrée rare pour moi. 💞

ALZHEIMER

« Je me suis rendu au centre commercial et sur le chemin du retour, une gentille dame m’a demandé où se trouvait la clinique médicale la plus proche.
Tout en lui donnant des instructions, elle semblait bouleversée, alors je lui ai dit que j’irais à la clinique avec elle.
Lors de notre promenade, elle m’a dit qu’elle avait la maladie d’Alzheimer et qu’elle oublie facilement les choses.
Elle m’a dit son nom, Mary, et qu’elle venait d’Écosse.
Elle m’a parlé de sa fille grincheuse et de son fils serviable.
Elle m’a raconté sa vie avant que la maladie d’Alzheimer ne lui ôte la mémoire.
Elle m’a raconté des blagues.
Elle m’a dit pourquoi elle avait besoin d’aller à la clinique.
Elle m’a montré son sifflet fou et bruyant avec les doigts et qu’elle pouvait aussi bien siffler avec ses pouces !
Elle pouvait me dire beaucoup de choses, mais avait déjà oublié où nous marchions.
À ce stade, j’ai réalisé que la clinique ne la verrait probablement pas sans sa famille, mais nous y sommes quand même allés et avons attendu une demi-heure pour voir le médecin.
Elle s’est rendu compte qu’elle n’avait pas son téléphone avec elle après avoir cherché partout, nous ne pouvions donc pas appeler la famille.
Le médecin m’a dit qu’un membre de la famille devait venir et qu’il ne pouvait pas la soigner aujourd’hui.
Mary a dit qu’elle savait comment rentrer du centre commercial et m’a invité à prendre un thé avec elle chez McDonald’s.
Elle a dit que tout le monde la connaissait au centre commercial parce qu’elle y allait tous les jours.
Elle marche de la maison au centre commercial par le même itinéraire, donc c’est maintenant dans sa mémoire à long terme pour qu’elle puisse s’en souvenir.
Chez McDonald’s, tout le monde l’appelait par son nom.
À un moment donné, alors qu’elle revenait à table, elle ne m’a pas reconnu et m’a demandé si nous étions assis ensemble.
J’ai expliqué comment s’était passé notre après-midi.
Elle m’a donné le numéro de téléphone de sa fille, alors je lui ai téléphoné et lui ai dit que j’étais assis avec sa mère au centre commercial et que j’attendrais qu’elle vienne la chercher car je voulais m’assurer qu’elle rentre chez elle en toute sécurité.
Non merci… la fille a demandé à parler à sa mère.
Elle ne venait pas la chercher.
Mary a pleuré après avoir raccroché le téléphone avec sa fille.
Elle ne se souvenait plus du numéro de téléphone de son fils.
Après avoir digéré le fait que sa propre jeune fille adulte ne viendrait pas chercher sa mère, j’ai dit à Mary que je rentrerais à pied avec elle.
Nous avons parlé un peu plus en buvant du thé.
Mary est gentille, douce, confuse, amicale, bavarde et tellement affamée de connexion humaine.
Elle était reconnaissante d’avoir quelqu’un avec qui parler et avec qui passer du temps.
Elle m’a dit qu’elle m’aimait beaucoup et qu’elle ne faisait pas souvent un compliment comme ça.
Elle a demandé pourquoi nous marchions ensemble.
Elle a demandé comment elle est arrivée au centre commercial.
Elle avait complètement oublié.
Je l’ai accompagnée jusqu’à sa porte ; sa fille est sortie et a levé les yeux au ciel pendant que j’expliquais que je rentrais à pied avec Mary alors que c’était sur le chemin du retour et que je voulais m’assurer qu’elle y arriverait en toute sécurité.
Je lui ai aussi parlé de la clinique et de la façon dont Mary et moi étions ensemble depuis quelques heures.
J’ai été accueilli avec plus de roulements d’yeux et aucune chaleur du tout.
Il n’y avait pas de merci, rien.
Je ne vis pas avec une personne atteinte d’Alzheimer donc je suis sûre que c’est compliqué et difficile.
J’ai pensé au genre de vie que Mary devait avoir maintenant.
Le ne pas se souvenir.
La dépendance aux autres.
L’impatience des soignants.
La perte des souvenirs.
La perte de la mémoire à court terme.
La difficulté d’aller quelque part de nouveau.
Les sentiments effrayants.
Le sentiment de nervosité dont elle m’a parlé quand elle sait qu’elle devrait se souvenir de quelque chose mais qu’elle ne le fait pas.
Ses mains tremblantes.
Elle se sent stupide parce qu’elle ne se souvient pas comme elle le devrait.
La façon dont certaines personnes la traitent, même la famille.
La tristesse qu’elle ressent.
Comment elle s’accroche à la fierté qu’elle a ressentie lorsqu’elle a une fois conduit un énorme bus vers l’Arizona et que tout le groupe y est parvenu vivant.
Je ne voulais pas partir.
Je voulais rester là-bas avec Mary.
Je voulais la protéger et la faire se sentir aimée, nécessaire et appréciée.
Mary a souri et je lui ai fait le plus gros câlin et lui ai dit quel bel après-midi j’avais passé.
Alors que je m’éloignais, la laissant avec sa fille, j’ai fondu en larmes et j’ai pleuré tout le chemin du retour… 25 minutes, j’ai pleuré.
Je pleure encore en écrivant ceci.
Marie ne se souviendra pas de moi.
Mary ne se souviendra pas de la conversation que nous avons eue, pourquoi elle est allée à la clinique ou qu’elle est allée à la clinique du tout, ou que nous avons passé trois heures ensemble cet après-midi.
Mary ne s’en souviendra pas… mais MOI OUI. »

Melinda Howlett Gill

Pour lire d’autres histoires de sagesse, cliquez ici ! 

Mes problèmes sont devenus tellement importants vers mes 27 ans, qu’ils m’ont poussé sur le chemin spirituel et thérapeutique. Et, ça a marché ! Mes maladies ont commencé rapidement à disparaître, ma vie s’est améliorée et la magie est devenue quelque chose que j’ai commencé à voir au quotidien. Pendant un bon bout de temps, même si c’était soutenu par mes blessures et le besoin profond d’être accepté et aimé, juste après mon expérience d’éveil, je me suis trouvé au centre de l’attention… et j’en ai profité au maximum pendant plusieurs années. Par contre, je sentais bien que pour y rester, je devais me forcer un peu, que quelque chose n’était pas vraiment naturel. 🤷‍♂️

Quand, vers 2004, j’ai compris que pour trouver ma puissance d’homme il fallait que je me guérisse de mon traumatisme principal, mes difficultés intimes, un chemin de dépouillement a commencé. Le clash avec mon père en 2010 en était le signal de départ. Ensuite, il y a eu la rupture de mon tendon d’Achille et de plusieurs relations d’Amour importantes pour moi… puis le reste a suivi et ma vie s’est vidée de tout ce qui m’empêchait d’être profondément et authentiquement moi-m’aime. L’adage « Vaut mieux être seul que mal-accompagné ! » est devenu réalité pour moi… 😅

Mais, je sens bien que je ne suis pas fait pour être seul. Pourtant, je ne peux pas retourner avec les autres comme le Michael d’avant. Je ne peux et ne veux pas brader les acquis précieux de ces dernières années. Il n’est pas question que je déforme mon identité profonde juste pour être accepté et apprécié. J’aime profondément les gens, mais grâce au petit groupe Zoom d’hier soir, j’ai compris que je ne sais pas comment être avec eux de manière simple et sur un pied d’égalité. A force d’être le chef, le sauveteur ou à l’extérieur, je ne sais faire que ça. 🤨

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Puis, à force de cheminer et d’avoir vu la magie de l’existence de près, les histoires redondantes et limitées des autres m’ennuient rapidement. Même chez ceux que j’apprécie. En plus, avec mon hypersensibilité, je sais souvent d’avance ce qu’ils vont dire et où se trouve le hic dans leur vie. Me retirer est la réponse la plus simple, mais ce n’est pas cohérent avec mon besoin profond d’être avec les autres, ni avec la notion d’Unité et d’Amour. La Vie m’invite clairement à retourner dans la société, autrement certes, mais d’y retourner tout de même ! 🤪

Je sais comment faire. Je l’enseigne depuis longtemps et vous savez peut-être déjà qu’on enseigne principalement ce que l’on a besoin d’apprendre ! La réponse que je vois pour le moment, et que j’applique depuis longtemps, mais pas assez, est d’écouter les autres en prenant toute information pour moi… jouer avec le miroir, quoi. Leur comportement, leur histoire, leurs problèmes, leurs maladies, leurs solutions, tout ce qu’ils peuvent dire sont des indicateurs me parlant de moi. Ce n’est pas nécessairement simple, car je dois malgré tout apprendre la patience et plus de tolérance. 😇

Je dois apprendre à m’intéresser aux choses qui ne m’intéressent pas ou plus vraiment. Par Amour pour l’être humain je dois dépasser le fait qu’il peut parfois m’ennuyer au plus haut point. Si je veux atteindre l’état d’Amour et si je veux un jour vivre l’Unité avec les autres, il s’agit de les inclure  et non pas de les exclure ! Oh certes, c’est le b-a-ba de la spiritualité… mais si je veux trouver un jour cette place qui m’est réservée, je dois l’intégrer jusqu’au bout. Je vais me laisser guider, puis explorer et apprendre… Je n’ai que ça à faire, n’est-ce pas ? 😉 

Je vous souhaite une magnifique journée, soirée ou nuit… où que vous soyez… ∞❤️∞ 

2 commentaires sur « Sur un pied d’égalité ~ On an equal footing »

  1. Écouter avec mon PIED fracturé la et maintenant ton écrit me parle plus profondément
    Je vais apprendre ce que cet arrêt dans mon chemin de vie est venu m apprendre Namasté

    Aimé par 1 personne

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