Saturé ~ Saturated

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Michael à Modi’in, Israël 🇮🇱 

Je pense que j’ai touché à mes limites pendant les cours d’hébreu à Tel Aviv. Je sais que je dois être très attentif à ce qui est bon pour moi. J’ai vécu déjà 5 saturations, ou burn-outs, dans le passé. Comme j’avais la tête dure, il m’en fallait autant pour m’apprendre à me calmer, à ralentir et à ne plus obéir aux conditionnements qui ont fait de moi un perfectionniste performant et efficace.

J’en doutais bien quand j’ai senti la tristesse venir pendant les cours il y a quelques semaines. Je connais bien les symptômes. En obéissant à la pression, à ce qui n’est pas bon pour moi, mon corps répond par des mécanismes de protection qui l’empêchent de continuer avec l’élan forcé du départ que je m’oblige à maintenir. On appelle cela la dé-pression. La tristesse en était le précurseur…

Du coup, je n’arrive pas à me mettre aux études. Dès que je commence, je sens une malaise dans le ventre et la tristesse qui monte. C’était trop… trop de matière, trop vite et avec trop de pression. Du coup, je compense d’avantage avec des films et de la nourriture. Comme je n’ai pas réussi à vraiment lâcher la pression depuis le début des vacances, dès que je sens que c’est possible, je travaille un petit peu dans mon cahier d’exercises que j’ai eu l’intention de terminer avant la fin de mes congés.

Dans une semaine j’ai un test à l’école, ici à Modi’in, à 4 kilomètres de l’appartement, pour déterminer mon niveau pour la reprise ici. J’ai peur que si je ne fais rien, je perds mes acquis et je me trouve dans une classe inférieure… alors, j’ai entretenu la pression involontairement jusqu’à ce jour. Si j’écris aujourd’hui dans mon journal, c’est parce que je sens que j’ai tort et j’ai envie de le partager ouvertement.

En même temps que je sens ce désir si fort de parler la langue que j’ai perdue quand j’étais encore petit, j’entends la voix de mon enfant intérieur qui hurle à la mort et qui m’incite à lâcher prise. Je le vois aussi dans les projections où la Vie me dit de m’occuper de moi avec douceur, sans anticiper et m’adapter aux besoins imaginaires des autres. Je le sens aussi quand je fais mes mini-shabbats, une ou deux fois par jour. J’ai vraiment besoin de décrocher !

Je n’ai absolument aucune raison de me mettre la pression. Je ne vais nulle part, je n’ai pas de projets et je ne suis pas pressé. Je ne travaille pour pour un diplôme, mais pour moi-même, pour mon plaisir… parce que que je n’ai absolument rien de mieux à faire et parce que ça semble le bon moment. Et ce n’est pas grave si je dois descendre d’un niveau ! Les cours ne sont en fin de compte qu’un support me permettant d’intégrer ma langue. J’apprendrai toujours de nouvelles choses.

De toute manière, au cours du peu de contact que j’ai avec les autochtones, je comprends doucement de plus en plus et je m’exprime de mieux en mieux. Alors, je vais obéir à la Vie et affronter ma peur et mon inconfort. Pour le temps qui me sépare de la reprise, presque deux semaines, je vais lâcher la pression entièrement et je vais mettre l’hébreu de côté. Je m’y mettrai uniquement si je sens une envie authentique et véritable… Je m’y engage !

Je vous souhaite une délicieuse journée ou soirée… ∞❤️∞ 

Michael




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Michael in Modi’in, Israël 🇮🇱 

I think I reached my limits during Hebrew classes in Tel Aviv. I know I have to be very careful about what is good for me. I have already experienced 5 saturations, or burn-outs, in the past. As I had a hard head, I needed just as much to teach myself to calm myself, to slow down and to stop obeying to the conditioning that made me a successful and efficient perfectionist.

I doubted it when I felt the sadness come during class a few weeks ago. I know the symptoms well. By obeying the pressure, which is not good for me, my body responds with protective mechanisms that prevent me from continuing with the forced momentum of departure that I force myself to maintain. This is called de-pression. Sadness was the precursor …

Suddenly, I am not able to study. As soon as I start, I feel a discomfort in my stomach and sadness that rises. It was too much … too much material, too fast and with too much pressure. So, I compensate now with movies and food. As I haven’t been able to really let go of the pressure since the beginning of the vacation, as soon as I feel it is possible I work a little bit in my exercise book which I intended to complete before the end of my vacation.

In a week I have a test at the school, here in Modi’in, 4 kilometers from the apartment, to determine my level for the new season here. I’m afraid that if I don’t do anything I will lose my skills and find myself in a lower class … so I have involuntarily kept the pressure on to this day. If I write today in my journal, it is because I feel that I am wrong and I want to share it openly.

At the same time that I feel this strong desire to speak the language that I lost when I was still little, I hear the voice of my inner child which screams at death and which prompts me to let go. I also see it in the projections where Life tells me to take care of myself gently, without anticipating and adapting to the imaginary needs of others. I also feel it when I do my mini-shabbats, once or twice a day. I really need to let go!

I have absolutely no reason to put pressure on myself. I am not going anywhere, I have no plans and I am in no rush. I’m not working for a degree, but for myself, for my own pleasure… because I have absolutely nothing better to do and because it seems like the right time. And it doesn’t matter if I have to go down a level! The courses are ultimately only a support allowing me to integrate my language. I will always learn new things.

Anyway, during the little contact I have with the locals, I slowly understand more and more and I express myself better and better. So I’m going to obey Life and face my fear and my discomfort. For the time between now and the resumption, almost two weeks, I’m going to let go of the pressure entirely and put Hebrew aside. I will only do it if I feel an authentic and genuine desire … I commit myself!

I wish you a delicious day or evening … ∞❤️∞

Michael

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