J’habite ici

Modi’in, Israël 🇮🇱 

Je ne connais aucun pays où les gens sont autant focalisés sur la consommation avec la nourriture, les gadgets, les achats et la recherche du dernier cri. En contrepartie, si tu cherches quelque chose de particulier, tu peux être sûr de le trouver ici. D’ailleurs, je viens de faire mon tout premier achat, un étui pour mon téléphone tel que je l’ai cherché pendant longtemps en vain en France et aux Pays-bas. 

Le garçon derrière son stand dans le “Mall”, le nom que l’on donne ici aux centres commerciaux, était sympa comme tout et très bon vendeur. Il m’a attrapé au vol, alors que je cherchais seulement une place quelque part pour me poser et écrire. J’ai même su bredouiller un peu d’hébreu. Je constate que j’ose. Je dis les mots et les phrases que je connais et je remplis ce qui manque par l’anglais.

IMG_5634

Duolingo… 

Après 7 jours en Israël, c’est la première fois que je sors seul. Mon intention est de m’assoir régulièrement par-ci et par-là et de m’inhiber de la langue grâce aux passants. En même temps, je mets les mots que je ne connais pas et que je vois un peu partout sur des écriteaux ou des devantures des magasins, dans mon dictionnaire pour les reconnaitre par la suite les mémoriser avec le temps. Je le vois comme un jeu et je sens que mon corps et mon cerveau sont réceptifs et même volontaires à l’apprentissage. En percevant que je retiens progressivement de plus en plus de mots, je sens de la joie à l’intérieur de moi. 

Je suis à ma place, je le sens, je le sais. Tout me le montre. Hier ou avant-hier, quand quelqu’un m’a demandé où j’étais en ce moment, j’ai répondu pour la première fois spontanément que j’habitais ici… au lieu de dire que j’étais en train de migrer. La douleur dans ma jambe disparait aussi rapidement depuis que je suis ici. Il n’en reste quasiment plus rien. Ça me confirme ce que je sens. Certes, il y une Amie qui me soigne parfois à distance, mais il est clair que je ne suis plus déchiré entre mon désir d’être à deux endroits en même temps. Puis, je n’ai pas faim. Je n’ai même pas encore mangé du houmous, ni des falafels. Je me sens nourri par le simple fait d’être là…

Mes seules préoccupations sont d’apprendre ma langue, de suivre tranquillement le processus administratif, de vivre en toute simplicité à mon rythme et de rester attentif et souple… afin de suivre la guidance de la Vie, au lieu de me fatiguer en luttant avec ma propre volonté et force. Je sens tout le travail que j’ai accompli. Je me sens zen et en harmonie tout le temps. Je suis dans ce monde, mais je ne m’accroche pas à l’illusion qui motive mes frères et mes soeurs à courir et à vivre de la pression et des émotions presque tout le temps.  

∞💜∞

2 réponses

  1. Isabelle

    Souplesse oui, je sens que ça vient pour moi. Et quand je repars dans mes « je veux, j’ai raison » je me souviens de la douceur du lien avec mon homme dès que je retrouve ma place d’accueil.

    La route sera sûrement longue, d’y être me mets en joie. Et c’est très bon !

    Merci Michael, aussi de la curiosité et du plaisir à te lire.

    Aimé par 1 personne

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s