La juste mesure ~ The right measure

Michael à Fort-de-France, Martinique 🇲🇶 

Je ne savais pas trop quoi écrire quand je me suis réveillé ce matin. Pourtant, il y a plein de sujets qui me traversent l’esprit durant une journée. Avant, je les notais au fur et à mesure et quand le moment était venu pour écrire je n’avais qu’à choisir dans ma liste. J’ai abandonnée cette pratique, parce que ça avait un petit goût de peur que je cherchais à masquer en cherchant à maîtriser un vide éventuel. Ça manquait de naturel et de spontané. Certes, du coup je ne sais parfois pas quoi écrire, mais de ne pas anticiper me maintient dans l’ici et maintenant et m’oblige à chercher ce qui est présent pour moi sur l’instant et qui a besoin d’attention. En lisant les textes reçus ce matin de mes co-exploratrices, par mail et WhatsApp, j’ai trouvé mon sujet du jour. 💬

Depuis plusieurs semaines, entre co-explorateurs, nous échangeons beaucoup autour du phénomène du contrôlant. Celui qui porte ce masque de protection a vécu de la trahison et cherche à éviter d’être trahi à nouveau en cherchant à maitriser les choses, les événements et les gens. J’ai déjà écrit sur ce sujet à plusieurs reprises pour des raisons différentes. Il semble important pour moi en ce moment de cesser tout ce qui reste de mes réflexes de vouloir maitriser ma vie. J’ai même l’impression que si je n’y arrive pas, je m’empêche carrément de vivre mon rêve. Me libérer du besoin de garder la main est une étape essentielle dans mon évolution. Je sais que tant que je garde le moindre contrôle, la Vie ne peut prendre librement le gouvernail pour m’emmener à bon port. ⛴

Aldo a environ 20 jours.
Ses yeux se sont ouverts depuis à peu près une semaine et ses oreilles viennent de se décoller.
Je le trouve attachant et rigolo.
Il fait intégralement partie de la maisonnée…
même si les chats se lèchent régulièrement les babines.

Je sais aussi que tant que je cherche à contrôler, je recevrai en boomerang toute sorte de manifestations en retour, m’indiquant ce que j’ai moi-même envoyé auparavant. Le masque du contrôlant est une expression de la peur et il est clair pour moi que la où est l’Amour-véritable-avec-un-grand-A, la peur n’a pas sa place. Depuis que la Vie me guide avec le bâton et la carotte, j’ai remarqué qu’elle me pousse clairement vers l’Amour en m’incitant à affrontant mes peurs l’une après l’autre. L’Amour est un état de conscience où je sais que je suis moi-même créateur de tout ce qui m’arrive et que nous formons tous ensemble cette unique énergie créatrice. Si je ne suis pas dans cet état de conscience, j’ai véritablement de quoi avoir peur ! 😳

Il est facile de reconnaitre les contrôlants. Comme ils ont tous développé un regard d’aigle qui cherche à dénicher la trahison, nous les trouvons dans des métiers de management. Chaque chef est quelqu’un qui a vécu la trahison. Son niveau dans l’entreprise indique la force de la blessure… et le choix de son métier-même indique comment il a vécu la trahison. Les autres blessures vont influencer et déterminer si, par exemple, il va être dans une grande structure ou devenir auto-entrepreneur solitaire ou s’il va être un manager doux ou despotique. Le contrôlant a besoin de briller, de gagner, de frimer, de séduire, de sauver et de se trouver au centre de l’attention… mais à la tête d’une activité. Il passe son temps à dire comment il faut faire les choses, à convaincre, à anticiper et même à manipuler pour arriver à ses fins. Il a toujours raison et il sait toujours mieux… 🤓

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Il a généralement un physique d’athlète avec les hanches et/ou les épaules larges, car il a même besoin de maitriser son corps. Il contrôle tout et tout le monde et souvent il ne s’en rend même pas compte. Pour lui, ce qu’il fait est le minimum nécessaire. Tant qu’il gère simplement sa propre vie, tout va bien. Mais, il cherche surtout à gérer la vie des autres… ses enfants, ses parents, ses partenaires, ses voisins, ses patients, ses employés, ses collègues, ses élèves, ses disciples, ses animaux, etc. Si ça ne se passe pas comme il pense que ça devrait, ça va forcement mal se passer. Alors, sous le prétexte d’aider et d’aimer, il induit son propre état, avec tous ses manquement, erreurs et blessures chez ceux qu’il cherche à protéger. On ne peut pas enseigner ce que l’on n’a pas appris, n’est-ce pas ? 👀

Comme il a besoin d’être vu, considéré, respecté et admiré, il va chercher à exceller dans son sport, son métier et ses hobbies… il va prendre une voiture et une maison que l’on remarque… le ou la partenaire qui rend les autres jaloux… des vacances qui en jettent… et il veut montrer à tout le monde à quel point il est heureux et que sa vie est meilleure que celle des autres.  S’il réussit, il frime et commercialise ses acquis… s’il ne réussit pas, il critique, se rebelle, s’oppose et sabote. Un contrôlant vivant avec ses blessures devient au mieux un bon manager. Un contrôlant qui transcende ses blessures peut devenir un vrai leader. Un contrôlant qui ne se soigne pas est souvent vécu comme quelqu’un de despotique… un contrôlant qui se libère peut devenir un vrai ami et un vrai maître. 😅

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Même si je peux donner l’impression de donner un cours, en réalité je parle de mon expérience personnelle. Je le sais parce que je l’ai vécu ! J’ai pu reconnaitre les mécanismes de mon comportement seulement après mon expérience d’éveil. Grace aux livre de Lise Bourbeau, que j’ai surtout utilisé pour les autres, j’ai eu un début d’inventaire me permettant de vérifier où j’en étais moi-même. Malgré la paix que mon éveil m’avait provoqué, je voyais clairement le boulot que j’avais à faire sur moi. Aujourd’hui, après 20 ans, je considère que mes blessures sont très peu actives et que j’ai seulement à faire attention à mes réflexes résiduels. En même temps, et mon article du jour parle de ça, je suis donc invité à trouver la juste distance et la juste mesure entre les autres et moi. 📐

Certes, je dois complètement lâcher le contrôle. Pour cela j’explore autour de moi encore et encore pour découvrir où j’en exerce encore sans m’en rendre compte. Je passe dans chaque recoin de mes habitudes comportementales. Pourquoi ? Parce que le moindre contrôle que j’exerce sur les autres peut être vécu comme despotique et violent… et je n’ai plus envie de recevoir cela de retour en boomerang. Dans les textes que j’ai lus ce matin, j’avais remarqué que mes Amies étaient bel et bien conscientes de leur blessure de trahison et le masque de contrôlant qui l’accompagne. Par contre, elle ne faisaient pas le lien entre le despotisme de ceux en face et celui qu’elles émettaient inconsciemment et involontairement elles-mêmes pour protéger leur enfant, partenaire ou ami. Vouloir aider et protéger quelqu’un, surtout sa propre progéniture, est considéré comme quelque chose de complètement normal. Je pense que peu de parents se rendent compte à quel point ils sont despotiquement en amour avec leur propre enfant. Surtout si l’enfant ne l’exprime pas. 🙊

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Pour moi, il est clair qu’un jour ou l’autre, par simple effet de la loi d’attraction, chaque violence, aussi amoureusement distribuée, me reviendra violemment par retour de manivelle. Ce n’est pas la peine d’agir contre ce coup… car il n’est que l’effet de ma propre émission précédente. Si je veux que ça cesse, il va falloir que je découvre où et comment j’agresse toujours les autres inconsciemment, que je ne prends pas la mouche face au boomerang que je reçois et que je me force à me comporter autrement, même si ça me déplait ou me heurte. Je pense que la chose la plus dure qui puisse exister pour une mère est de cesser de protéger son enfant et devenir un vrai accompagnatrice… et de transformer l’éducation en initiation. Exposer son enfant aux risques et aux douleurs de la vie et lui permettre de vivre ses propres expériences, afin de créer ses propres repères, doit être quelque chose d’insurmontable pour une mère. Ça me semble logique qu’elle voit plutôt les risques et les dangers et non pas les richesses et les bénéfices. En plus, trouver la juste mesure… pas trop loin, ni trop proche… sachant que l’on ne peut pas se fier à ses sensations, ni à ses repères mentaux, ni aux demandes de son enfant, me semble extrêmement difficile.  ☢️

Je me trompe peut-être, mais j’ai l’impression que j’ai déjà bien avancé sur mon chemin et qu’il ne reste plus grand chose du contrôlant-rigide intraitable que j’ai été un jour. Je considère mes lectures matinales comme des piqûres de rappel à ne plus jamais revenir en arrière… et de privilégier le respect du territoire de l’autre, plutôt que ma propre peur que mon enfant (lisez : partenaire, co-explorateur, ami) va droit dans le mur… même si la distance de respect peut être vécue comme un abandon ou un désengagement. Moi, je sais que c’est en réalité un retour vers le Naturel d’Origine… qui impose des sevrages tout au long du chemin. Je vois clairement comment le tracé sur lequel je me trouve progresse sur le chemin le moins fréquenté et comment il se dirige clairement vers l’état d’Amour Pur. J’ai vraiment très envie de connaitre cela de mon vivant… alors, je continue courageusement à suivre les indications bâton-carotte de la Vie. 🥕🏏

Je vous souhaite une journée, soirée ou nuit complètement libre… où que vous soyez… ∞❤️∞ 

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