La grande famille

Taillefer (09), France đŸ‡«đŸ‡·

Hier, en rĂ©action sur mon article, quelqu’un m’a demandĂ© plus de dĂ©tails sur La Grande Famille. Certes, j’en parle souvent et j’ai mĂȘme deux vidĂ©os en ligne sur le sujet. Mais, j’avoue que ce n’est pas Ă©vident d’avoir toute l’information si quelqu’un ne suit pas fidĂšlement mes articles. Il suffit peut-ĂȘtre de taper le mot clĂ© “famille”, “tribu” ou “rĂȘve” dans la module de recherche Ă  droite de la page d’accueil
 mais, j’ai considĂ©rĂ© la question comme une occasion de plus d’en reparler. 😍   

Mon rĂȘve est simple. Il aurait pu se rĂ©aliser ici Ă  Taillefer. Le cadre est parfait, ou presque. Je n’ai pas vraiment d’image finie. Dans mon esprit c’est une co-construction progressive et Ă©volutive. L’expĂ©rience a d’ailleurs dĂ©jĂ  commencĂ© par deux rencontres d’une dizaine de jours chez quelqu’un Ă  Noirmoutier. Taillefer semblait l’étape suivante
 qui s’est avĂ©rĂ© finalement une pause. 😌

Le principe est simple. Il faut avant-tout un lieu oĂč je peux me poser et rester pendant un temps
 et oĂč il y a de l’espace pour recevoir des visiteurs. Je pense Ă  une piĂšce commune pour des activitĂ©s, un dortoir et/ou quelques chambres, un espace pour poser des tentes, des sanitaires
 mais aussi de la nature pour se promener et faire des choses Ă  l’extĂ©rieur. ☘

Allons créer la grande famille !

Au dĂ©part je proposerai des pĂ©riodes de rencontres pour pouvoir ĂȘtre assez nombreux, mais mon intention est qu’avec le temps chacun vienne au moment et pour la durĂ©e qu’il veut. Apprendre Ă  vivre ensemble en harmonie et crĂ©er un mode de vie permettant Ă  chacun de trouver et de dĂ©velopper sa particularitĂ©, sa folie personnelle, comme j’aime bien l’appeler. Le dĂ©fi sera de savoir vivre avec des gens qui ne pensent pas nĂ©cessairement de la mĂȘme maniĂšre et de faire de nos diffĂ©rences une richesse. đŸ’«

Pas de rÚglement intérieur, mais une structure simple et souple. Voici un point de départ possible : 

  • Au dĂ©marrage, des familles sont formĂ©es et chaque nouvel arrivant est accueilli par une famille. 
  • Chaque famille choisit son “ancien”, celui qui la reprĂ©sente. Le groupe d’anciens veille sur l’aspect Ă©volutif de l’ensemble et prend des dĂ©cisions en cas de dĂ©saccord ou conflits importants. 
  • Chaque famille a une mission simple liĂ©e Ă  l’évolution de chacun de ses membres : partage, prĂ©sence, soutien, encouragement.
  • L’apprentissage de la gestion du territoire de chacun au quotidien sera la garantie que l’harmonie rĂšgne. Mon rĂŽle est de familiariser chacun avec ce phĂ©nomĂšne.
  • Pour prendre des dĂ©cisions liĂ©es au fonctionnement de l’ensemble, chaque famille se consulte
 puis les anciens tranchent. 
  • En cas de conflit, chaque partie choisit 1 ou plusieurs confidents, en fonction de la gravitĂ©, pour trouver une solution ensemble. Aider Ă  discerner fait partie aussi de mon rĂŽle.     
  • Chacun peut proposer des activitĂ©s, qui sont toutes facultatives.
  • Une rencontre par jour pour partager progrĂšs, prises de conscience, le miroir en grande famille.   

Au dĂ©part, j’aiderai Ă  lancer la machine. Je pense au fonctionnement des anciens, la gestion des conflits, la maniĂšre de prendre des dĂ©cisions, la gestion des activitĂ©s
 mais surtout Ă  la partie que nous avons perdue et qui m’importe le plus : faire de la grande famille un terreau fertile, propice Ă  l’évolution de chacun et Ă  l’énergie de circuler Ă  nouveau librement. J’aiderai Ă  redonner Ă  la vie son sens, en la transformant en un grand processus initiatique continu vers l’Amour et l’UnitĂ©.âšĄïž

La tribu

Je compte beaucoup sur les activitĂ©s que chacun pourra proposer comme source de nouveaux rites et rituels. Je pense que nous avons besoin de chanter, manger, danser et Ă©tudier ensemble
 et de crĂ©er nos propres passages initiatiques. Je pense que beaucoup d’entre nous ont gardĂ© des traces du passĂ© dans notre mĂ©moire. Il suffit juste de crĂ©er le contexte permettant de faire Ă©merger tout ça. Sinon, tout peut se rĂ©inventer. Je pense qu’il faut juste un bon coup de manivelle au dĂ©part. Une fois que tout fonctionne, je me mettrai en retrait en gardant juste mon rĂŽle de garant de l’harmonie. ☘

Mon but n’est pas de crĂ©er une communautĂ©, mĂȘme si je n’exclus pas cette possibilitĂ©. Dans mon rĂȘve, Ă  part juste quelques personnes qui restent sur place, je vois surtout des gens de passage qui viennent pour apprendre, se ressourcer, trouver une voie de passage, partager leurs richesses et reconstruire ensemble ce qui a Ă©tĂ© dĂ©truit jadis. Je m’imagine mĂȘme qu’il peut y avoir d’autres endroits comme ça par la suite. Des lieux permettant Ă  notre culture ancienne Ă  rĂ©-Ă©merger comme un phĂ©nix. 🏜

Une particularitĂ© devrait ĂȘtre la participation libre et en conscience pour rendre la co-crĂ©ation accessible Ă  tous. Pas besoin de dĂ©penser des fortunes, ni d’aller en Inde d’ailleurs. Nous pouvons crĂ©er ce qu’il nous faut ici, dans notre langue, avec nos coutumes, avec nos particularitĂ©s. Ce que j’ai envie de co-crĂ©er devrait ĂȘtre Ă  mon avis tellement simple, que mĂȘme un enfant pourrait comprendre et participer ! đŸ‘¶đŸ§’

Belle journĂ©e Ă  tous âœŒïžđŸ’–â˜˜ïž

21 commentaires sur « La grande famille »

  1. Bonjour Michael
    « Des gens qui ne pensent pas nĂ©cessairement de la mĂȘme maniĂšre »… hier je voulais partager justement, quand tu posais la question, « peut-ĂȘtre ça n’intĂ©resse personne aujourd’hui » , que c’est l’espace que je n’ai pas (encore) trouvĂ© ici
    -parce que tu as beaucoup beaucoup Ă©crit que « la plupart des gens sont… ne sont pas… ne comprenne pas que … »… et que toi tu as trouvĂ©, tu sais …
    -qu’ici c’est ton journal et qu’au mieux tu dĂ©poses un smileys quand tu ne partages pas ou quand la personne ne sait pas / comprend pas qu’elle n’est pas dans son territoire mais dans le tien et que ça plus Jamais.

    Alors je ne m’autorise que trĂšs rarement de commentaire authentique et je poursuis ma lecture rĂ©guliĂšre, souvent miroir, et pour cela merci. 😍
    Pour un plus grand partage, je sens que j’ai besoin justement de plus d’accueil et moins de certitudes de ton cĂŽtĂ©. Comme un chemin vers, une aspiration commune d’ĂȘtre et non un but Ă  atteindre parce que l’un d’entre nous sait et que je ne sais pas.
    â˜€ïžđŸ˜

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    1. Et tu as raison FrĂ©dĂ©rique… Quand tu dis que TU as besoin DE MOI ceci ou cela… Tu es CHEZ MOI… au lieu de parler de toi…

      Et, en effet, dans ce cas je renvois chacun, et toi aussi, dans son histoire avec la phrase : tu ne te trompera jamais sur moi, TE concernant…

      En effet, la plupart des gens ne se rendent pas compte quand ils intrusent. Et, en effet, ici c’est mon journal, dans lequel vous ĂȘtes dĂ©jĂ  accueilli d’emblĂ©e…

      Et, en effet, si quelqu’un ne sais pas s’exprimer sans le tututu qui tue… je prĂ©fĂšre qu’il s’abstient…

      J’ai choisi plutĂŽt d’expliquer ce que je vis dans mes articles… du coup je n’ai pas besoin d’entrer en confrontation dans les commentaires.

      Toutefois, dans mon rĂȘve oĂč les gens viennent, la diffĂ©rence ne peut que s’accueillir si justement chacun respecte son territoire… et je suis prĂȘt Ă  expliquer et apprendre Ă  chacun comment faire… â˜ș

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  2. Mon tirage du jour (carte des anges) me dit « Profondeur ». La teneur de ton article et de tes rĂ©ponses aux commentaires m’ont donnĂ© envie de te les partager. Je vais utiliser mes techniques pour ressentir Ă  fond la « Profondeur » et je vais observer comment moi-mĂȘme et mon environnement changeons suite Ă  çà.

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  3. Je ne vois /ressens aucune confrontation. Seulement un partage en effet de ce que JE ressens et non une remise en cause … un souhait de mieux comprendre car s’il y avait jugement je ne serais plus ici Ă  te lire attentivement…
    Quand je lis que « la diffĂ©rence ne peut s’accueillir Que si … » j’entends qu’il est nĂ©cessaire d’avoir un comportement abouti pour pouvoir ĂȘtre accueilli » et non pas un apprentissage, c’est bien ça ?
    Je veux bien que tu expliques oui. Il n’est pas possible de parler de toi (je le comprends parfaitement), mais pas de moi non plus car je suis CHEZ TOI comme Ă©crit en capitales… ?

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    1. Quand je dis que tu es chez moi, ça veut dire qu’en parlant DE moi, tu fais intrusion dans MON territoire. Tu es la bienvenue de parler de TOI ici sur mon blog, si tu peux le faire sans le tututu.

      J’utilise le smiley de politesse, comme je l’appelle, justement en rĂ©ponse Ă  ceux qui ne savent pas le faire et qui posent des commentaires… et pour Ă©viter ainsi des polĂ©miques stĂ©riles sans fin.

      Dans les habitudes verbales, les gens ne se rendent pas compte Ă  quel point l’intrusion est devenue normale. MĂȘme quand tu dis « Je veux bien que tu… » Quand tu regardes bien, tu formulent un « gentil » ordre. En soi ce n’est pas grave. Mais, c’est intrusif quand mĂȘme… surtout pour des gens sensibles comme moi. Alors, qu’une formulation style « Je ne comprends pas, serais-tu okay de m’expliquer » ressemble pour moi plus Ă  une vraie demande…

      A partir du moment que je me mets en accord avec quelqu’un sur la maniĂšre de respecter le territoire rĂ©ciproque, il reste de la place pour l’erreur. Il s’agit d’un petit geste anodin avec la main que j’ai pris de la plongĂ©e sous-marine et qui veut dire « Ă§a ne va pas ». A partir de lĂ , il suffit de se reformuler… et d’apprendre ensemble comment se rencontrer sans pression.

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  4. Je complĂšte
    Quand j’écris « j’ai besoin » je ne demande rien et surtout pas de changer tes plans, projets et attentes. Je rĂ©ponds, pour moi uniquement, Ă  ta question posĂ©e quelques jours sur qui pourrait/ne pourrait pas ĂȘtre intĂ©ressĂ© par ton projet.

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    1. Je te comprends trĂšs bien ton intention positif… C’est tout dans le choix des mots.

      Quand tu dis : « j’ai besoin justement de plus d’accueil et moins de certitudes de ton cĂŽtĂ© »… Tu dis malgrĂ© tout « J’ai besoin que tu… ».

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  5. « Je veux bien que tu expliques » Ă©tait une rĂ©ponse Ă  ta derniĂšre phrase « je suis prĂȘt Ă  expliquer ». ! Si tu y vois un gentil ordre, je comprends de moins en moins.
    Je retourne Ă  mon silence et au miroir qui Ă©tait finalement le choix le plus adaptĂ© pour moi. đŸ˜Šâ˜€ïž

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  6. J’entends dans tes paroles et dans ta proposition de vivre la grande famille, le dĂ©fi qui m’est proposĂ© : oser aller vers moi VRAIMENT, dans un cadre Ă  la fois trĂšs sĂ©curisant et qui me dĂ©stabilise en mĂȘme temps, car cette proposition me demande d’entrer pleinement dans mon autonomie affective.
    Et pour moi, la proposition est Ă  la fois souple et exigente.
    La souplesse, c’est la grande libertĂ© intĂ©rieure que j’ai ressentie lors de ces moments vĂ©cus Ă  Noirmoutiers. Me sentir ĂȘtre, sans avoir de compte Ă  rendre Ă  personne d’autre qu’Ă  moi ; me sentir en pleine capacitĂ© d’accueillir ce qui est, quoi qu’il arrive, parce qu’il n’y a aucun jugement sur ce qui doit ou ne doit pas ĂȘtre ; ne plus avoir Ă  rĂ©pondre Ă  des injonctions de l’extĂ©rieur qui ne me correspondent pas (en bref, ne plus ĂȘtre intrusĂ©e…)…
    L’exigence porte sur la dĂ©licate question du territoire, du choix des mots et du comportement pour n’enfermer personne dans des rouages que je ne connais que trop bien. Or, pour que cette libertĂ© intĂ©rieure puisse advenir, j’ai bien Ă©tĂ© obligĂ©e de constater que le respect total et sans concession du territoire Ă©tait vital car tellement libĂ©rateur…
    Et c’est une exigence Ă  la fois Ă©vidente et inconfortable car trop mĂ©connue. Pour avoir longtemps cheminĂ© Ă  tes cĂŽtĂ©s, je sais Ă  quel point cette attention portĂ©e sur cette question a Ă©tĂ© LIBERATRICE de ma propre puissance de femme. Oui, il m’a fallu oser faire le premier pas : entendre lĂ  oĂč je n’Ă©tais pas Ă  ma juste place ; oser poursuivre : entendre encore et encore ce que mon ego blessĂ© ne voulait pas reconnaĂźtre comme une intrusion ; oser tenir sur la longueur, oser me tromper et oser vouloir recommencer et poursuivre encore…

    La question du territoire est devenue pour moi, un Ă©lĂ©ment fondamental de ma vigilance, sachant que je suis en grande difficultĂ© pour ne pas intruser chez les autres avec mes mots. Je les entends qui accrochent et qui heurtent sans que personne ne s’en rende compte. Mais moi, je m’entends. Et je m’entends hĂ©siter et essayer de trouver des mots qui n’intrusent pas et je m’entends trĂšs souvent Ă©chouer… Alors je tĂątonne et j’essaie encore et encore. Pendant longtemps, j’ai culpabilisĂ© sur ces Ă©checs apparents. DĂ©sormais, je me dis systĂ©matiquement que je fais de mon mieux.
    Mon terrain d’entrainement c’est de l’entendre chez l’autre et de me questionner Ă  chaque fois sur ce que j’aurais pu dire si j’avais Ă©tĂ© Ă  sa place… je ressens donc trĂšs fortement l’intrusion des autres Ă  mon Ă©gard, alors que leurs intentions se veulent trĂšs souvent bienveillantes.
    J’ai constatĂ© Ă©galement que pour ĂȘtre moins intrusive, il me suffit tout simplement de me taire et de scanner mon besoin, ou ma demande potentielle, vis-Ă -vis de l’autre… Et ma question rĂ©currente devient alors :  » As-tu vraiment besoin qu’il/elle fasse cela pour toi ? », « Peux-tu le laisser ĂȘtre/faire selon ce qu’il pense juste pour lui et non par rapport Ă  ton besoin Ă  toi ? » … Du coup, j’entends ma parole devenir plus spartiate et d’une certaine façon, plus neutre. Avec le temps, l’effet sur moi, est de me sentir plus autonome, et encore plus Ă  l’Ă©coute de mon vrai besoin, un besoin qui quitte la peur….
    Bien Ă  toi,
    Aude

    Aimé par 2 personnes

  7. Quelques jours passĂ©s Ă  Noirmoutiers dans la famille. Pas prĂ©parĂ©e, pas prĂȘte mais un appel et une Ă©vidence de vous rejoindre. Ma phrase du sĂ©jour  » rien Ă  prouver  » , juste ĂȘtre prĂ©sente et lĂ .
    Et cependant des changements subtils et un retour avec une grande Ă©nergie, surprenant mon entourage.
    Une semaine Ă  Taillefer et le mĂȘme bonheur de prĂ©sence, une consigne pour quitter ma zone de confort ,suivie sans difficultĂ©, joie de vivre et partager ces moments avec vous. la rencontre du soir et le miroir me permettait d’avancer et d’entrevoir une voie de passage.
    Mais comme il est difficile d’avancer et de garder le cap seule…plus facile de retrouver ses conditionnements et fonctionnements habituels.
    HĂąte de retrouver la grande famille.
    Douce journée à toi, Michaël.

    Aimé par 1 personne

  8. Hello Michaël,
    Je viens de partager sur facebook et dans certains groupe choisis de fb, cet article sur
    « La grande famille » en espĂ©rant interesser des co-crĂ©ateurs qui auront peut-etre le lieu adĂ©quat et/ou l’envie de faire exister ce rĂȘve que tu portes depuis longtemps….

    Aimé par 1 personne

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