Je t’aime ~ I love you

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Michael à Netanya, Israël 🇮🇱 

Je suis convaincu depuis longtemps que nous n’avons pas besoin d’être amoureux pour se mettre ensemble et tisser l’Amour. Je pense que c’était normal dans notre culture ancestrale que les partenaires étaient choisis par les parents, la tribu ou un chaman. Peu importe le prétexte, que cela soit le territoire, la richesse ou la sécurité, le choix fait par les anciens était en quelque sorte le choix de la Vie. Puis, suivre le choix de la Vie c’est suivre l’Amour. Le lien avec la source était direct pour chacun et les blessures n’existaient pas… Tisser l’Amour, oeuvrer pour faire UN au quotidien, était normal, banal peut-être même… 

En détruisant nos cultures anciennes un peu partout, les humains ont perdu leur connexion avec la Source. Il fallait un prêtre pour officier vis-à-vis d’un dieu impotent inventé… et les relations « horizontales » (avec les autres) sont devenues de plus en plus importantes. Il fallait bien compenser le vide d’un lien existentiel perdu par quelque chose, non ? L’importance des autres, les attentes, la vitesse de vie qui augmentait et les malentendus qui en suivaient ont créé les blessures. Avec la naissance des blessures, la notion de « tomber amoureux » a du naitre aussi… puisque ce n’est rien d’autre qu’une manifestation logique de cette séparation avec la Source, qui enclenche dans la petite enfance la blessure d’abandon.

J’ai tissé déjà avec plusieurs femmes dont je n’étais pas amoureux. La Vie nous a mis ensemble et à chaque fois il était évident pour moi que c’était celle-là avec qui il fallait que j’évoluai pendant un temps. D’ailleurs, toutes mes histoires d’amour qui ont démarré par un état amoureux ont fini en catastrophe et me laissant au bord de la route dans des douleurs atroces. En revanche, les relations qui ont commencé autrement, ont toutes été des vraies réussites. Avec les histoires amoureux, je pataugé dans mes blessures… avec les autres, je vis du vrai tissage et des l’explorations à deux. Les 6 dernières années, j’ai surtout expérimenté cela…

C’est ainsi que j’ai découvert et que j’ai appris autant. Ça ne m’étonne donc pas du tout que la Vie m’a choisi une partenaire que je connais à peine. Certes, nous ne savons pas si ce partenariat va être temporaire ou définitif. Ce qui me plait chez S, c’est qu’elle semble vraiment prête à explorer la relation avec toutes ses facettes et à tisser vers l’Amour ensemble. Nous échangeons de plus en plus et semblons voir cela carrément de la même manière. Sans s’être vu, nous savons que nous allons être compagnons de Vie pendant un temps non-défini.

Quand quelqu’un qui est amoureux dit « je t’aime », il faut comprendre que ce n’est vraiment pas l’Amour en lui qui parle, mais la dépendance. Sa déclaration veut plutôt dire « dis moi que tu m’aimes » ou « j’ai besoin de toi ». Je suis moi-même très conscient de ça. Je me souviens de presque chaque fois que j’ai osé dire à une femme, ou un homme d’ailleurs, que je l’aimais. Je me souviens de ce besoin de fusionner, d’appartenir et même d’exister à travers l’autre grâce à une dépendance réciproque. Comme il ne s’agit vraiment pas d’Amour, avec le temps, les partenaires se rendent compte que l’autre ne comble pas ce vide existentiel et finissent par dire « je ne t’aime plus »… alors que ça n’a jamais vraiment été le cas. Souvent c’est seulement les enfants ou l’interdépendance matérielle qui maintiennent le couple encore ensemble. 

Quand je dis aujourd’hui à quelqu’un « je t’aime », ça veut dire toute autre chose. Quand je le dis, je dis en vérité : « Je reconnais le divin en toi… Je reconnais en toi ma féminité intérieure, manifesté en face… La Vie nous à réuni et je suis conscient que c’est pour intégrer mes deux polarités… Alors, je suis prêt à tisser jusqu’à l’Amour avec toi et même à m’engager pour le faire… ». J’aime croire que les engagements étaient jadis de cet ordre. Pour moi, la partenaire avec qui je suis est mon co-pilote, mon co-voyageur, mon co-explorateur… elle devient un support, un vaisseau, une porte ouverte… et aussi avec le temps une confidente, une complice… et la moitié complémentaire manifesté de mon mariage intérieur. 

Pour ne pas créer de malentendus, la première fois que je dis « je t’aime » à quelqu’un, je suis quand-même un peu obligé d’expliquer ce que je veux dire par là. Mais, pour moi c’est évident. L’AMOUR n’est pas un sentiment… c’est un état d’être. C’est un état qui vient avec la conscience que nous sommes tous UN et qu’il n’y a pas de séparation entre l’autre et moi. Cette conscience change complètement notre attitude et notre manière de faire avec les autres. Nous devenons pas nécessairement plus gentils, puisque l’autre peut être là pour des raison diverses. l’AMOUR n’est pas gentil… l’AMOUR ne connais pas les blessures, ni la peur… il est par définition juste dans toutes ses manifestations.

Ensuite, il est plus facile de comprendre pourquoi deux partenaires s’engagent en public… jusqu’à ce que la mort les sépare… et pourquoi ils sont censés ne pas commettre adultère. Car il s’agit de garder les éléments nécessaires pour tisser vers l’Amour efficacement. C’est comme une cocotte minute. Si je lâche la pression, les aliments ne seront pas cuits comme prévu. Si à chaque pression un partenaire cherche à décompresser ailleurs, le tissage restera superficiel ou non-achevé. Pour que le mariage intérieure se fasse, les deux polarités doivent être intégrés chez chaque partenaire. Transcender les blessures ensemble est un travail à plein temps. Personnellement, je n’ai pas le temps de tisser avec plus qu’une seule personne… puisque le tissage concerne chaque facette de la vie à deux et se pratique à chaque instant. 

Bon, je m’y prépare ! C’est simple en théorie mais pas facile dans la pratique. Même si je sais que tout est parfait à chaque instant et que je suis certainement parfait pour ce qui m’attend, exactement tel que je suis actuellement, j’appréhende un peu. Mon corps a pris un sacré coup de vieux ces derniers mois. Quand je sors, je transpire beaucoup et mon coeur bat la chamade. J’ai visiblement tout lâché. Ma préparation consiste à m’alléger. Sans nourriture solide, mon corps s’allège. Quand mon corps s’allège, mon coeur a besoin de faire moins d’effort.

En même temps, il est clair pour S et moi que nous avons besoin de la même chose. Nous nous sommes dits que nous allions nous accepter dans l’état où nous sommes actuellement. Nous allons faire un « reset » ensemble et tisser simplement à partir de là. C’est très agréable pour moi. Ce qui se passe est très inattendu et je me vois comme un énorme paquebot virer doucement de bord pour changer radicalement de direction. J’étais tranquillement en train de quitter cette vie pour trouver l’AMOUR par le chemin le plus court… et finalement je vais me remettre en selle… certainement pour terminer mon tissage jusqu’à l’AMOUR, de mon vivant… ce qui est en fin de compte, de mon point de vue, la mission à nous tous. 

Je nous aime… ∞❤️∞ 

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