Certificat médical ~ Medical certificate

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Michael à Fort-de-France, Martinique 🇲🇶

Nous sommes confinés ici, en Martinique, et je passe la plus grande partie de ma journée à la maison. Je peux aller à Leclerc à pied pour faire mes courses, mais pour aller plus loin je dois me faire moi-même une attestation en ligne, où je déclare sur l’honneur que ma sortie est nécessaire et justifiée. Pas le droit de se promener ou d’aller se baigner à la mer. Grande alors, était ma surprise quand S est rentrée l’autre soir avec deux certificats médicaux indiquant la nécessité de nous baigner dans la mer sur une base régulière… 

Alors, ce matin nous sommes allés à la plage de l’Anse Madame, qui se trouve à environ 6 kilomètres de la maison. Nous y sommes allés très tôt parce que la permission de se baigner n’est valable qu’entre 05h30 et 08h30. A part pour faire des courses ou des analyses médicales, c’était ma première sortie en Martinique. A notre surprise, nous n’étions pas seuls. Il y avaient plein de voitures sur le parking et l’eau était parsemée de martiniquais âgés flottants. J’ai pris du temps pour entrer dans l’eau. Elle n’était pas aussi chaude que j’avais pensé. Elle était même plus fraiche que la Méditerranée à Netanya.

Le temps que j’entre dans l’eau, S était déjà partie avec ses palmes, masque et tuba pour explorer les fonds marins de la côte. Je n’avais pas trop envie de nager et rapidement je me suis mis à échanger avec une autochtone du pays et une autre femme qui habite ici depuis 14 ans mais qui vient à l’origine de la Syrie. Je me suis régalé ! Quel contraste avec mon expérience en Israël. Que c’est bon de retrouver ma normalité relationnelle. La fermeture des Israéliens m’a beaucoup impacté. Ma nature profonde est de rentrer facilement et simplement en relation avec ceux que je rencontre. Un simple sourire peut faire l’affaire. Là, je me suis nourris à fond. 

Rapidement, la conversation prenait une tournure spirituelle et j’ai passé une heure super-chouette avec ces deux femmes vraiment ouvertes à l’échange. Alors que la mer berçait tranquillement mon corps blanc et un peu décharné, nous parlions de la signification de nos noms, de la permission de se baigner et du contrôle policier, de l’expérience de mort imminent qu’une des deux avait vécu et de sa manière de vaincre le diabète qui menace sa jambe, du besoin de rester libre et de vivre vraiment au lieu de survivre, du sens profond du Covid, de la beauté de la terre… puis, de l’importance de rester en harmonie avec les autres…

Bref, j’ai vraiment passé un bon moment et avec S nous avons l’intention d’y retourner de manière régulière, au réveil, pour démarrer notre journée en beauté. Tout baigne donc en ce moment. Je constate que je me sens mieux dans mes accompagnements et que je ne m’énerve plus. Je pense que ma manière d’accompagner n’était plus adéquate depuis quelque temps et qu’elle ne me correspondait plus. Il m’a fallu du temps pour m’apercevoir d’où venait réellement mon agacement. En changeant ma méthode, je me suis mis au diapason avec mon état intérieur et avec mon niveau de conscience.

En aidant chacun à devenir un véritable explorateur autonome, je n’ai plus besoin de mâcher tout le travail et de corriger autant. Du coup, je m’investis un peu moins et je prends un peu plus de distance émotionnelle. Je recommence carrément à ressentir le plaisir d’accompagner revenir. Je continue à faire attention quand-même, puisqu’il n’y a pas question que je m’encombre la vie à nouveau. Ma propre exploration reste prioritaire et pour que mon accompagnement reste plaisant pour moi, je dois faire attention de ne pas prendre trop de rendez-vous.

Voici où j’habite maintenant… avec des mangues juste devant l’appartement…
et Doudou au frais…

J’ai besoin du temps pour moi… de beaucoup de temps. Du temps où je ne parle pas, où je m’ennuie, où je me repose, où je regarde mes films, où j’écris, où je fais un peu de ménage ou encore où je joue au Scrabble, au Sudoku ou au Solitaire en ligne. Avant, les autres prenaient tout mon temps et ça m’a fait beaucoup de tort. JE me suis fait beaucoup de tort, puisque les gens n’y étaient pour rien. C’était moi, mon égo avec ses blessures qui cherchait à être aimé, à se valoriser ou à appartenir à un groupe, qui n’arrivait pas à se poser comme il en avait besoin. Aujourd’hui, quand je sens que je n’ai pas assez de temps pour moi, je sens rapidement cette pression si connue m’envahir.

C’est grâce à mes 6 burn-outs que j’ai appris par la manière dure où se trouvent vraiment mes priorités. C’est en vivant tranquillement à l’intérieur des frontières de mon territoire physique et psychique que je peux  trouver, puis renforcer, le lien direct avec la Source. De m’occuper trop des autres empêche cela complètement. La servitude induite par les religions fait tout le contraire de ce que les gens pensent. La plupart de personnes pensent que pour avancer spirituellement il faut servir les autres. Que nenni… c’est uniquement en prenant soin de moi, de mon Soi, dans la lenteur, l’authenticité et la simplicité, que je sers sans effort la Grande Vie dont les autres font partie.

Je nous souhaite une délicieuse journée… ∞❤️∞ 

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