De l’eau dans l’essence

Les Anses-d’Arlet (97), Martinique 🇲🇶

Hier nous sommes allé chercher les quatre bateaux que Sébastien a du mettre à l’abri de Maria. Ils se trouvaient dans un port naturelle magnifiquement situé près de l’aéroport au Lamantin. Avec des amis qui étaient venus pour l’aider, le voyage de retour commençait bien quand tout à coup en donnant un coup d’accélérateur au moteur 300 chevaux de notre bateau, il s’arrêtait net. 🚤

Le cadrant électronique nous informait qu’il y avait de l’eau dans l’essence. Pas la peine donc d’insister si nous voulions pas causer des dégâts matériels plus importants. Nous avons été tracté vers le point de départ pour recommencer le voyage dans un bateau plus petit et moins performant. Bien évidemment, c’était une bonne source pour râler, ou pour tout simplement se demander ce que la vie nous disait à travers de cette panne.💧


De l’eau dans l’essence, donc ! Mmmm… Dans mon référentiel, l’eau symbolise l’Amour. Alors, tout d’abord je pensais qu’il s’agissait du fait qu’en étant trop gentil avec mon entourage, une gentillesse trouvant son origine dans mes blessures, je m’empêchait d’avancer, de décoller… de réussir. Le miroir que je voyait autour de moi semblait affirmer cette idée. 🐌

Et c’est peut-être vrai aussi. C’est même très probable. Mais, en regardant ce dernier film que j’avais sur mon téléphone, je pensais à l’opération escargot d’hier. Vous trouverez ce film sur le site où je vais habituellement. J’ai beaucoup aimé, même si par moment je me sentais gêné par la jeu une peu trop évident avec lequel le personnage principal cherchait à séduire la femme de son associé. 🤔

Par contre, j’ai adoré la manière avec laquelle « la femme américaine pressée » apprend doucement à ralentir et savourer des bons moments grâce au « français fin gourmet insouciant ». De l’eau dans l’essence, donc… de l’Amour dans le carburant de vie… de l’espace pour soi dans le rythme effréné de l’illusion. Ralentir encore et encore… et arrêter souvent sur le chemin pour savourer le moment de délice qui est là. S’arrêter, encore et encore… à en oublier notre destination. Notre destination peut attendre ! 🥅

Je viens de reprendre un peu de cannabis et dès que j’aurais mis « mon article du jour » sur mon blog, j’irais m’asseoir à l’entrée de ma chambre, à l’ombre, afin de savourer intensément ce moment présent dont parle tant Eckhart Tolle. 🙏

Belle journée ou soirée à tous, où que vous soyez… 💓

 

13 réponses

  1. Catherine

    C’est la connection avec le monde esprit des animaux. Il m’est arrivé aussi de me relier avec l’aigle, et avec la panthère, mais moins fort. Et aussi avec l’esprit des plantes. Je pense que nous avons tous cette capacité, mais que nous la perdons quand nous protégeons notre coeur des souffrances et que nous entrons dans les peurs. Merci pour ton partage Alain. Il y aurait beaucoup à dire mais ce n’est pas le lieu, je rends sa page à Michael, Très belle journée à tous les deux et à tous les autres……

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  2. Catherine

    Je ris en lisant que « l énergie zoomorphe se manisfestant pour un individu est constitutionnelle de sa personnalité psychique profonde » car lorsque parfois il m’arrive d’entrer en transe aux sons de certaines vibrations, je suis un gorille ! j’intégre sa posture, son pas, son énergie sa puissance, c’est surprenant et plutôt agréable ! mais pas très sexy pour une femme hi hi ! Après, si nous descendons du singe….. c’est peut-être aussi une régression aux forces animales primitives.

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    1. Alain

      Oui c’est très intriguant ces manifestations zoomorphes. Je pense que cela correspond à ce que d’autres nomment l’ « animal totem ». Je suis Dragon, comme Michaël, et comme un autre français croisé au Pérou. À chaque transe la rencontre se poursuit, se développe.

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  3. Alain

    Rien à voir avec ton article, mais je souhaite partager ici un extrait de texte lu à l’instant :

    « La prégnance de la dimension corporelle est particulièrement visible lors de la manifestation de la personnalité psychique de l’individu, lors de sessions d’ayahuasca, de façon zoomorphe.
    Lors de ces états modifiés de conscience, l’individu se ressent lui-même habité par une forme animale précise, il se sent cet animal tout en gardant sa conscience humaine. Il en adopte les mouvements, les postures, les réflexes, les instincts, même si cet animal n’appartient pas à son univers habituel. Il s’agit généralement d’une expérience exaltante que de se sentir fort comme un ours, fin comme un félin ou doté de la vue de l’aigle. L’énergie zoomorphe se manifestant pour un individu est constitutionnelle de sa personnalité psychique profonde et donc invariable. Au demeurant, elle surprend souvent l’individu sans correspondre à ses fantasmes éventuels ou sa sympathie pour certaines espèces. Ce vécu est impossible à produire par simple imitation et dénote des relations insoupçonnées entre l’espèce humaine et les animaux. On se trouve là bien loin d’une symbolique abstraite ou de créations mentales. »
    Extrait de « Le sorcier, le fou et la grâce » du Dr Jacques Mabit.

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  4. Catherine

    Interessant Alain, j’avais aussi fait le lien entre l’eau et le feu de l’essence. Pourquoi les voir comme des opposés ? L’eau éteint le feu, quand le feu ne s’accueille pas lui-même dans tous ses aspects positifs et négatifs. Idem pour l’eau. Si le feu et l’eau sont complémentaires en nous, alors il n’y a plus de choix à faire entre l’un et l’autre, entre l’amour et la conscience, entre l’intérieur et l’extérieur. Tout devient fluide.
    Hey, j’dis pas que j’y suis arrivée hein… !!! mais en chemin… Inch allah !

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    1. Alain

      Je ne sais pas si l’eau et le feu sont si complémentaires que ça.
      Il y a une citation de l’Evangile de Thomas qui m’interpelle pas mal : « Celui qui est près de moi est près du feu. Et celui qui est loin de moi est loin du Royaume. »

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  5. Alain

    De l’eau dans l’essence qui empêche de poursuivre son chemin.
    C’est l’opposition de l’eau et du feu, puisque l’essence au final, c’est du feu.
    Il y a donc un élément perturbateur qui vient éteindre le feu.
    Ce feu sexuel qui permet l’émergence du Dragon.
    Y a-t-il un choix à faire entre un amour extérieur et le feu intérieur ?

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      1. Alain

        Je ressens en moi un tiraillement entre ce désir fort que j’ai d’une relation amoureuse avec une femme, et cette crainte que j’ai par ailleurs de me tromper en cherchant au dehors ce que je dois peut-être trouver au dedans.

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  6. Catherine

    Souvent un petit grain de sable entre deux éléments vient gripper le mariage vers l’unité. Quand ça m’arrive, je ressens quel est l’élément que je n’aime pas encore totalement, que je ne me suis pas encore approprié intérieurement, que je n’ai pas accueilli pleinement.Merci pour ton partage, toujours si sensible.

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