Domination, soumission ou compromission…

Cagnes-sur-Mer (06), France 🇫🇷

Depuis que je n’utilise plus le traducteur Google pour corriger mes textes, je sens le plaisir d’écrire rapidement revenir et augmenter. Parfois, je perçois même l’envie d’écrire une deuxième fois dans l’après-midi. Utiliser le traducteur pour me corriger était vraiment chronophage et dénaturait mes phrases. Ça a dû petit à petit créer des contrariétés que je n’ai pas perçues et qui ont fini par me faire décrocher de l’écriture. Un peu comme le choix de l’horaire pour les réunions de La Table Ronde sur Zoom par le passé. Après une certaine heure, pour moi, le temps appartient au féminin, au calme, aux sensations, aux partages silencieux et subtils. Je sentais clairement la différence ce dernier samedi pendant la réunion hebdomadaire à 14h. Encore une preuve que ce n’est toujours pas aussi simple que ça de détecter les subtils besoins de l’enfant intérieur en moi… 👦

Dans une heure, j’ai un rendez-vous d’accompagnement. En pensant à la personne que je vois tout à l’heure, le titre pour mon écrit du jour a spontanément émergé dans ma tête. J’accompagne les gens afin de les ramener vers l’harmonie intérieure avec eux-mêmes, leurs partenaires et leur entourage. Pour moi, le couple est l’unité la plus petite permettant d’évoluer vers l’état d’Amour. Si quelqu’un arrive à trouver l’harmonie à deux et à comprendre comment tisser ensemble, trouver sa place dans un groupe plus grand devient du gâteau. En même temps, aider les gens à retrouver et à vivre le sens profond du couple m’aide, moi aussi, par procuration. Trouver cette complicité dans le tissage est à mon avis le défi le plus difficile qui existe, car ça exige beaucoup de ressources chez les partenaires… et souvent il n’y en a simplement pas assez. 🤷‍♂️

La résistance la plus grande se trouve face à la cohérence avec la notion d’Unité et l’Amour. C’est-à-dire, se reconnaître dans l’autre… prendre conscience de ses propres schémas répétitifs… constater que chaque contrariété vécue vient de soi-même… donc ne plus pouvoir accuser ou régler ses comptes avec son partenaire. Dans notre monde dualiste, nous avons pendant trop longtemps appris que tomber amoureux est une expression de l’amour, alors que c’est en réalité une expression de de l’abandon, de la dépendance, et même de la séparation avec la Source. Nous avons tellement appris, intégré et adopté les normes et valeurs autour du couple liées à la dualité, qu’il est quasiment impossible de revenir au sens profond et originel de la relation. En plus, le contenu sacré du lien n’existe quasiment plus. Une fois ensemble, la relation tourne autour de deux choses… d’abord autour du factuel et la survie, donc le métier, les enfants, la maison, les loisirs, la retraite, etc… puis, les règlements de comptes inconscients, grossiers ou discrets, liés aux blessures de l’enfance qui occupent le reste du temps. 🫣

Ce qui m’a toujours le plus embêté dans des thérapies un peu partout est le fait que le cadre de référence utilisé se base sur la société malade. Les praticiens aident souvent, inconsciemment, leurs patients à s’adapter à la société et devenir un bon mouton, au lieu de les aider à se libérer de leurs entraves. Souvent ils ne font qu’utiliser des outils sans avoir assez de vécu, ni d’expérience, ni de conscience nécessaire, ce qui rend la pratique tout simplement stérile. Les thérapies sont trop souvent psychologiques, alors que le monde est profondément spirituel, ce qui rend l’approche inadaptée et inefficace. Les pratiques se basent sur une dualité, par définition conflictuelle. Les seuls résultats que deux egos trouvent faisant face à face ne peuvent être que la domination, la soumission ou la compromission. Deux egos qui cherchent à aller bien ensemble ne trouveront jamais de solution qui comble les deux partenaires et qui fonctionne dans la durée. A part peut-être sous forme d’une co-habitation respectueuse ou une interdépendance pathologique empêchant de se quitter. 😒

Beaucoup de couples se rendent trop tard compte de leurs incompatibilités apparentes, car après les noces amoureuses vient la création du nid, puis l’éducation des enfants, les carrières professionnelles à assurer… et les problèmes au quotidien à régler. Souvent ce n’est qu’à la retraite d’un des partenaires que le couple devient enfin conscient des problèmes relationnels masqués jusque là… puisqu’il ne reste que ça. La chose la plus difficile à apprendre pour les partenaires est de sortir de “je veux” ou “j’ai besoin” et de comprendre que pour arriver à créer le lien véritable avec l’autre, il faut devenir conscient de quelle manière nos envies sont basées sur nos blessures. Je l’ai vu trop souvent. Quand les blessures se désactivent, les motivations changent ou disparaissent tout simplement. Le “je veux” dans un couple normal ne peut qu’aboutir à la domination, la soumission ou la compromission. Un couple conscient va chercher qui doit lâcher et de quelle manière, par rapport à ses blessures, ses croyances limitantes, ses conditionnements ou ses peurs. 🫣

Lâcher le “je veux” et “j’ai besoin” peut devenir tellement contrariant qu’une des partenaires, ou même les deux, vont se réfugier chez un thérapeute qui caresse dans le sens des poils. Dans ce cas, la fin du couple n’est pas loin. Je l’ai trop vu dans les stages de Tantra animés par des psy qui manquaient de l’expérience dans la dimension spirituelle. Les couples se formaient et se séparaient à vue d’œil. Moi-même, j’ai perdu ma compagne de longue date et 2 autres par la suite. L’expérience m’a appris que le cadre de référence spirituel qui fonctionne se base sur les normes et valeurs de jadis, de notre culture ancestrale et de la notion d’Amour d’origine et Inconditionnel. Celui qui veut trouver l’état d’Amour, seul ou avec son partenaire, ne peut pas y aller avec tout ce qu’il a ou ce qu’il est. Les choix que la Vie impose sans cesse et qui mènent vers l’Amour demandent d’affronter ses peurs, de transcender ses blessures et de se défaire de toutes les identifications, possessions ou relations fausses et encombrantes. Ça a l’air compliqué, non ? Pourtant, une fois compris le mécanisme et décidé de faire le voyage, c’est simple, passionnant et magique ! Mais, qu’en sais-je ? 😉

Je vous souhaite une délicieuse journée, soirée ou nuit… où que vous soyez… ∞❤️∞


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