L’art pour l’art

Amsterdam, Pays-Bas 🇳🇱

Je me suis levé tard et dès mon réveil j’ai suivi mon envie, mon ressentie. De quoi est-ce que j’avais envie ? Quel moyen de transport allais-je prendre ? A quel moment de là journée est-ce que j’allais quitter le nid douillet chez Marion et Ruben ? Et d’autres questions angoissantes pour quelqu’un qui cherche à sortir de ses routines. 😉

J’ai pris le vélo de Marion et en montant dessus j’ai tourné plusieurs fois en rond sur place avant de suivre un élan qui donnait une direction. Je me suis trouvé au bord de l’Amstel, la rivière à laquelle la ville doit son nom. Au départ, Amsterdam s’appelait Amstelodammum, puis Amstelredamme. Et quand j’ai vu une belle terrasse, j’ai posé le vélo et là je suis en train de vous écrire devant un verre de menthe fraiche en infusion et une chanson de Bob Marley en animation musicale de fond. 🎶

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L’art pour l’art est une des deux expressions dont je me souviens des cours de philosophie à l’école. Je n’ai jamais oublié ces mots. Déjà je trouve que ça sonne joliment et ce matin j’avais envie de développer un tout petit peu de quelle manière cette phrase prend une place importante dans ma vie aujourd’hui. 🌻

Pendant toutes les années que j’ai accompagné des gens, j’ai remarqué que rare étaient ceux qui faisaient ce qu’ils faisaient pour le plaisir de la chose elle-même. Peu importe qu’il s’agissait d’une activité professionnelle, de loisir, ou même d’une passion. Quasiment toujours, en « grattant » un peu, je trouvais la source de la motivation dans les bénéfices secondaires, comme le gain d’argent, la popularité, le pouvoir, le bienfait pour le corps, le regard des autres, etc. 🤔

Et quand je partageais à l’époque mon observation avec des amis ou avec ceux qui étaient concernés, j’avais toujours le même style de réaction : « ah non, avec moi ce n’est pas comme ça ». Pourtant, il suffit de chercher un peu et la vraie motivation monte à la surface.  Personne n’y échappe… 👀

Je l’ai vu chez moi aussi, dans chaque métier, chaque hobby, chaque sport, chaque activité tout court. C’est en devenant vraiment libre que j’ai vu que mes motivations restantes partaient et à quoi elles étaient liées. Je n’avais plus besoin de quoi que ce soit, alors je n’avais plus envie de faire quoi que ce soit comme effort. J’en ai même fait une vidéo pour partager le phénomène. 🎞

« L’art pour l’art » veut dire ça, faire quelque chose pour le simple plaisir de le faire. Et comme je l’ai déjà dit, la plupart d’entre nous ne se rend simplement pas compte des motivations cachées derrière une action ou une activité. La plupart d’entre nous en pratiquant notre art, sport ou profession sont persuadés que nous le faisons avec un certain degré d’amour pour la chose. Grattons pour voir !? 😉

Même aujourd’hui, que je suis libre… et avec une liberté grandissante encore, je me rends compte qu’il me faut souvent malgré tout une « raison » pour faire quelque chose. Par rapport à ce que j’ai écrit dans mon article de hier, mon défi est justement de faire les choses « juste pour le plaisir de les faire ». L’art pour l’art est pour moi l’art d’être dans mon « instant présent », mon « ici et maintenant ». 😅

Je fais donc du vélo, juste pour le plaisir de pédaler. Et même si j’en profite pour regarder la beauté de la vie autour de moi, je n’ai pas de destination particulière. Je m’assois sur une terrasse, juste pour savourer la vue et quelques rayons de soleil. J’écris juste parce que ça me plait d’écrire. Peu importe qui me lira. D’ailleurs, vous êtes très peu, donc je ne pense pas qu’il s’agit de rechercher à augmenter ma popularité. Surtout que demain les articles seront déjà du passée. Mais qui sait, si on gratte un peu ? Mon ego est malin… 📝

Quant à l’écriture, c’est plus fort que moi en ce moment. Les sujets se bousculent souvent dans ma tête et il faut absolument que je les pose sur l’écran de mon ordi pour me sentir tranquille. Chaque jour un sujet plus ou moins passionnant me donne envie de le développer. Déjà ça m’aide à structurer mes pensées, ma journée et mon cheminement. Mais en même temps je sens bien qu’il y a une raison « invisible » que je ne connais pas encore. 🎁

Un peu comme quand j’ai commencé à organiser des rencontres entre hommes et un peu plus tard des rencontres tantriques « autogérés », c’est à dire sans animateur. Je ne savais à l’époque pas vraiment pourquoi je le faisais. Les signes, le miroir, la Vie m’avaient dirigé vers la mise en place de ces activités, comme ça m’arrive depuis un certain temps quasiment en permanence. Je ne sais souvent pas pourquoi je démarre quelque chose. J’obéis simplement à la vie et c’est seulement plus tard que je découvre l’importance et la place que prend mon élan du moment. 💡

Mmmm… l’art pour l’art… Je vais terminer mon verre, juste pour le plaisir de le terminer… Continuer à savourer le vélo, la ville… suivant mon ressenti afin de garder cette qualité de présence. Mon « baromètre » ? Simple, si je suis dans l’instant présent, je me sens nourris et je n’aurais pas besoin de manger. Peut-être juste un peu de chocolat, juste pour le plaisir du chocolat. 🍫

Délicieuse journée à tous 💓💓💓

6 réponses

  1. marycolibrivinois

    Oui je te lis et je suis ton cheminement avec intérêt parce qu’il ressemble étrangement au mien avec les mêmes interrogations sur qui je suis où je vais etc, moi la nomade comme toi eh depuis plus longtemps que toi ne t’en déplaise puisque je suis sur ton territoire et que comme tu le dis si bien j’ai l’art de faire de la surenchère, entendu maintes fois à Saint Cyr mais est-ce une façon d’exister et d’avoir ma place parmi les autres voilà une question qui me vient à l’esprit et que j’ai le devoir d’y répondre 🙂 alors la lecture de tes posts me bousculait tellement que je les zappais et allais directement aux tirages de cartes que tu proposes. J’aurais pu les mettre sur mon ordi sans passer par ta page mais bon je n’y suis pas arrivée 🙂 ou mon inconscient me l’interdisait façon de rester en contact avec toi sans que tu le saches? Va-t-on savoir 🙂 Lors de mes années d’insouciance , j’ai travaillé avec élan dans la créativité: créer le beau à travers la décoration d’intérieur, la création de vêtements , d’objets et même de la cuisine créative…Toute cette créativité m’a sauvée et fut pour moi l’art de survivre dans un monde ordinaire peuplé de morts vivants. Alors l’art pour l’art je crois connaître car c’est créer au temps présent l’art d’être en paix avec soi-même. à l’aide de mes mains non avec mon mental..Je parle pour moi bien sur 🙂
    Bises de Bretagne
    Mary Colibri

    Aimé par 1 personne

  2. Catherine

    Partage : Quand je peins, je suis dans un élan du coeur, et le désir de pouvoir matérialiser du Beau, le Beau que je sens en moi. Et à l’instant précis où sur ma toile, la couleur juste, l’harmonie, apparaît, sans que je la cherche, je suis dans la Joie et je me sens reliée au Tout, ça me nourrit. Et si, par hasard, un autre en voyant ma toile, partage ma sensibilité, c’est juste cadeau et je me sens alors reliée à cet autre.
    Quand mon coeur est fermé ou trop encombré par mes blessures d’attachement, mes jugements, mes peurs etc…. le désir de peindre s’éteint. Alors il me faut du courage, de la persévérance, et de l’amour pour entretenir le Feu. Et parfois il m’est nécessaire de me forcer à me mettre à la tâche pour que l’élan réapparaisse. Il réapparaît toujours. Voila ce qu’est l’art pour moi.

    Aimé par 2 personnes

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