Seulement compagnon ~ Only companion

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Michael à Fort-de-France, Martinique 🇲🇶

Quand j’ai vécu mon expérience d’éveil en 2001, j’ai acquis instantanément le discernement pour savoir quand un comportement, une attitude, une pensée ou une action venait des blessures et de l’ego, ou de l’Amour et de l’Etre. Je voyais tout ce qui était engendré par l’Amour et l’Etre comme une sorte d’évidence naturelle. Malheureusement, quand j’ai essayé de clarifier cela auprès de ceux qui venaient me solliciter, ça s’avérait totalement incompréhensible et flou. J’ai dû recourir au livre des 5 blessures de Lise Bourbeau pour faire comprendre que quasiment 100% de nos intentions et interactions venaient de notre conditionnement, de la peur qui le maintient en place… et tout un système de compensations et de défenses qui en suivent.

Depuis cette expérience, j’ai passé tout mon temps à chercher à redevenir cohérent avec ma méga-prise-de-conscience. Après un éveil, l’histoire n’est pas terminée, ce n’est pas un fin en soi. Il y a tout un chemin à parcourir à partir de ce moment-là, afin de manifester dans la matière ce qui a été compris… et d’atteindre sa réalisation. Il est facile d’enseigner de la théorie après avoir vécu un éveil. C’est ce que font la plupart de ceux qui ont vécu cette expérience. Toutefois, la théorie est stérile si elle n’est pas suivi ou accompagnée par une mise en pratique au quotidien. Les derniers vingt ans je n’ai pas cessé d’affronter mes peurs conditionnées, à devenir de plus en plus cohérent avec la notion d’Unité et de l’Amour et à me libérer des fausses identifications dont mon ego avait besoin pour survivre dans notre illusion dualiste.

Au début, j’était bien plus jeune, plus fort et, malgré l’expérience d’éveil, encore bien sous influence d’une personnalité colorée par une domestication de longue durée. Au fur et à mesure que je me libérais de mes chaines, de ma camisole et de mon enclos, mes intentions, motivations, expressions et expériences changeaient également. Au fur et à mesure que j’ai appris à me porter moi-même, je portais moins les autres… au fur et à mesure que j’habitais mon espace à moi, j’habitais moins celui des autres… au fur et à mesure que je m’approchais de l’Essentiel, l’éphémère s’éloignait. Faire et Avoir devenaient de moins en moins importants et Etre le devenait de plus en plus. J’intègre de plus en plus la réalité qu’au fond je n’ai vraiment rien à faire, nulle part à aller ni aucun niveau à atteindre… 

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Je deviens de plus en plus comme la Vie Elle-même… en mouvement permanent, paisible et discret… sans avoir besoin de laisser mes traces, d’influencer mon entourage, d’être reconnu, de produire quelque chose, d’avoir des possessions, de laisser un patrimoine… ou de chercher un semblant de sécurité au sein d’un entourage amical, familial ou professionnel, d’un compte bancaire ou d’une habitation fixe. En fait, je deviens de plus en plus comme un animal qui naît de manière incognito, passe sa vie discrètement et meurt sans que personne s’en souvienne. Plus je trouve cet état simple et naturel, mieux je me sens. Je trouve que nous, les humains, à cause d’un enseignement spirituel erroné, prenons une place injuste en haut de la chaine alimentaire où nous détruisons complètement l’écosystème… et cela à une vitesse époustouflante. Nous nous sommes bien éloignés de notre culture ancienne où nous nous fondions respectueusement dans l’harmonie de la Nature.

Mais… mais… je n’y suis pas encore. J’ai encore un long chemin à faire si je veux retrouver ma pureté d’Etre de mon vivant. Ma manière d’avancer s’est simplifiée avec le temps, avec mon expérience et surtout avec mes progrès. L’effort que j’avais l’habitude de faire au quotidien s’est fait remplacer par un abandon à la Vie… mes outils multiples se sont centrés autour d’un seul, le territoire… les qualités que je prône, que j’entretiens et que je développe désormais sont surtout l’enseignabilité, l’adaptabilité, la simplicité, la réceptivité, une exploration vers l’Amour sans fin et l’audace d’être authentiquement fou, original et différent. Intuitivement, je dirais que je suis encore réactif à environ 10% de mes blessures. C’est vraiment dérisoire et j’en suis très fier. Je suis uniquement touché encore quand je donne le bâton pour me faire battre… ce qui m’arrive quand je quitte mon territoire inadéquatement. 

Mes miroirs et les signes répètent encore un fois l’importance d’apprendre à occuper adéquatement mon territoire et de quitter ainsi de plus en plus celui des autres. Depuis que j’ai commencé cet apprentissage, en 2014, j’arrive de mieux en mieux. Mais, la Vie joue tout le temps avec moi et m’induit en erreur, me séduit, me tend des pièges et crée des embuscades… me permettant ainsi de me tromper, d’explorer, d’apprendre, de comprendre et de recommencer jusqu’à l’intégration de Ses leçons de Vie si essentielles. Le plus simple pour éviter les déboires, les échecs et les frustrations est de vivre seul sur une île. Mmmmmm… en écrivant cela, je me rends compte que je suis réellement sur un île… toutefois, je ne vis pas seul… et j’ai de quoi faire pour avancer…

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Si le miroir insiste tant sur la notion du territoire, alors que j’estime que je m’y prend vraiment comme un pro, c’est à mon avis à cause de mon double rôle avec ma partenaire. Je suis en même temps son compagnon ET son accompagnant. C’était quelque chose sur lequel nous nous étions mis d’accord au départ, compte tenu sa demande initiale, mais qui n’est peut-être plus souhaitable. Pour elle peut-être encore, mais pas pour moi… Tant que tout glissaient et que les choses se passaient souplement dans cette période de démarrage, tout allait bien. En tant que compagnon, tout est okay pour moi. Je suis cool et il m’est facile de respecter les frontières… par contre, en tant que accompagnant, je ne laisse rien passer… surtout quand l’enjeu est important… ce qui est le cas.

Au fur et à mesure que nous avançons ensemble, nous rencontrons forcement des résistances. C’est normal. L’accompagnant intervient et insiste… mais c’est le compagnon qui est impacté et qui trinque. Ceux qui me connaissent bien savent que la résistance-au-bonheur de ceux qui me sollicitent me tue. Je n’ai plus l’étoffe d’un vrai thérapeute. Je suis un explorateur qui partage ses acquis… et la résistance des autres me freine sur mon propre chemin. Mes propositions ou conseils d’accompagnant ne sont pas facultatifs. Chaque outil et chaque changement proposé s’inscrit dans un ensemble où tout est inter-relié et inter-dépendant. L’ensemble ne peut pas changer si certains élément restent figés. Alors, pour rester dans mon territoire, je vais être certainement obligé de dissocier mes rôles et en choisir seulement un. Ce que cela donne par la suite reste bien sûr à découvrir…

Une chose est sure. Tant que l’état et la sensation d’Amour Véritable ne sont pas retrouvés, je me mettrai en question et je bougerai. Je tisserai jusqu’à l’Amour… seul, à deux, en famille, en groupe… peu importe… ou je mourrai en essayant. Ce que l’expérience de compagnon-accompagnant m’apprend en ce moment est que je peux uniquement quitter mon territoire si j’y suis invité de manière tacite et que ma partenaire joue le jeu sans résister. Décider de rester à l’intérieur de mon territoire et lâcher le rôle d’accompagnant veut dire que je cesse d’influencer, de manipuler, de stimuler, d’anticiper, de former, d’adapter et d’initier et que je suis prêt à accepter qu’une situation n’est pas ou ne sera plus adéquate pour moi… ce qui peut provoquer des changements importants. Désormais, mon envie du moment est de simplifier ma situation et de pacifier mon état en restant à l’intérieur de mes frontières… et d’être uniquement compagnon. Cela serait-il possible ? A suivre…

Je nous souhaite une journée délicieusement paisible et harmonieuse… ∞❤️∞ 

2 commentaires sur « Seulement compagnon ~ Only companion »

  1. Bonjour Michel, en te lisant, je me demande pourquoi c’est si important pour moi de vouloir éclairer l’autre ? et est-ce que c’est juste ? Je sens fort en moi ce besoin de remettre de l’ordre et de l’harmonie là où je sens le désordre, et j’ai du mal à discerner ma part d’orgueil de mon désir de perfection; Belle journée à toi
    Catherine

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