Mon territoire d’animateur

Mirepoix (09), France 🇫🇷

Je peux devenir très virulent quand quelqu’un entre dans mon territoire physique, psychique ou même énergétique sans y être invité. J’ai subi l’intrusion pendant toute ma vie sans m’en rendre compte. Le phénomène m’était inconnu jusqu’au moment où ma compagne me disait que j’étais intrusif, il y a quatre ans environ. 😏

Je ne comprenais pas du tout de quoi il s’agissait. J’avais vécu auparavant avec une femme pendant 21 ans sans aucune forme de conflit de ce genre. Même après avoir vécu la rupture de mon tendon d’Achille suivi par un staphylocoque doré je ne voyais pas l’immensité du problème. Le staphylocoque symbolise pourtant « l’intrusion malsaine ». 😅

C’est avec la compagne suivante que j’ai découvert ce qu’intrusion voulait dire. Cette fois-ci c’était moi qui subissait. L’apprentissage de la gestion de mon territoire et la mise en place de mon positionnement m’a coûté mon couple et j’ai même perdu pas mal d’amis dans le processus. Aujourd’hui il est évident pour moi que l’intrusion dans le territoire de l’un et de l’autre est la source principale de tout conflit. Je me suis rendu compte que tout le monde intruse tout le temps mais que peu de gens s’en rendent compte car c’est considéré comme normal dans notre société. Je pense que le plus grave est l’intrusion des parent chez leurs enfants, au nom de l’Amour. 😳

C’était pour cette raison que c’était si difficile d’établir les frontières invisibles autour de moi. J’avais l’impression que les gens ne comprenaient pas ce que je faisais, de quoi il s’agissait. Encore aujourd’hui il me faut pas mal de mots pour que ceux qui cherchent à comprendre voient l’évidence. Mais, j’y arrive… et au fur et à mesure que j’avance et que j’occupe mieux mon espace, mes relations deviennent de plus en plus paisibles et belles. 😍

La retraite que je viens de terminer ici à Mirepoix tournait autour de ça, l’intrusion du territoire et la réparation du viol et la violence que cela a engendré. Ce n’est pas moi qui détermine ce que nous allons explorer pendant le weekend. J’observe en permanence le besoin de chacun et propose les structures (exercices) en fonction de ce que je perçois ou à partir d’une demande d’un participant. Un déroulement se découvre ainsi au fur et mesure dans l’ici et maintenant. Il y a toujours un thème et un dénominateur commun qui se présentent petit à petit. C’est magnifique et je m’épate moi-même de ma capacité d’inventer des structures sur place. 🙃 

Dans ma vie quotidienne il est facile aujourd’hui pour moi de respecter le territoire de chacun et le mien est respecté également. Bien évidemment, en tant qu’animateur j’apprends encore, j’ai encore du chemin à faire. C’est plus difficile quand je suis dans ce rôle, puisque je suis amené à intervenir dans l’histoire de l’un ou de l’autre. ☺️

Je découvre doucement comment animer sans intruser, comment accompagner tout en restant « chez moi ». Je suis en permanence vigilant au choix de mes mots, de mon attitude et de mes actes. Je ne me suis jamais senti aussi respectueux des territoires que pendant cette dernière retraite, même si je me suis trouvé à un moment donné dans une situation où « l’appel à l’ordre par la force » était incontournable. 💪

La responsabilisation de chacun est la seule règle que je pose au début de la retraite. La gestion du territoire de chacun et le positionnement est une évidence qui en découle. La prochaine fois je dois être juste un peu plus vigilant dès le début que chacun reste bien « chez lui »… parler de soi, pas d’accusations, pas de sauvetage, pas d’enseignement. Pas toujours simple, mais quelle paix quand nous y arrivons ! 😇

C’est la deuxième fois que je demande à des gens de repartir. Nous étions 20 au début et 14 à la fin de la première journée. Je dois absolument vérifier que chacun vient pour les bonnes raisons. Je propose du Prana-Tantra et certains pensent pouvoir venir que pour le Prana ou seulement pour la partie Tantrique. L’ensemble des deux c’est du nectar ! Bon, dans les deux cas ce n’est pas moi qui a eu les gens au téléphone mais ce n’est effectivement pas quelque chose que quelqu’un d’autre peut faire à ma place. Mmmm…  le territoire, toujours le territoire… 😏

Il est 6h15… je ne vais pas tarder à me lever. J’ai dormi dans une tente pendant mon séjour ici. J’ai même commencé ma nuit dernière à la belle étoile, jusqu’à ce que le vent souffle trop fort. La retraite a eu lieu chez des amis qui avaient participé à une retraite à Saint Cyr sur mer, dans un domaine magnifique de 40 hectares en pleine nature. Je vais revenir ici en août pour animer à nouveau. 🤗

Aujourd’hui je pars à Beauvène pour accompagner quelqu’un pendant quelques jours et re-démarrer son processus pranique. La suite de mon aventure m’appelle… Délicieux journée à tous. 🖤❤️💛💚💙💜 

 

4 réponses

  1. Alain

    Le problème du territoire est un problème permanent qui ne va pas aller en s’arrangeant.
    Nous sommes 7.5 milliards d’humains, et la folie démographique se poursuit.
    C’est intenable en termes de ressources collectives, et c’est intenable en termes de territoire idividuel.
    Territoire physique, et territoire psychique.
    Le simple fait d’avoir des voisins bruyants, qui hurlent, ou marchent comme des éléphants, est une intrusion que je ne supporte plus.
    C’est pour cela que j’aspire à vivre loin des foules car les gens ne changent pas.
    Soit on fait avec, soit en s’en va. Je choisis de partir.
    D’ailleurs, je sens au fond de moi l’évidence que mon territoire est ailleurs.
    À propos de dormir à la belle étoile, j’ai la chance en ce moment de dormir dans un logement avec un velux au dessus de ma tête.
    Quand je me couche le soir, c’est génial, j’ai vue sur l’univers !
    ça réveille quelque chose de profond en moi, comme si quelque chose loin là haut était en relation avec quelque chose au dedans.
    ça rejoint mon attraction pour une vie en tipi.
    Contempler le feu de la terre le soir, puis les multiples feux de l’univers la nuit.

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  2. J’aime en général la notion de territoire telle que tu en parles. Une nouvelle idée me vient, un élargissement (ou approfondissement) de cette notion… Mon territoire n’existe pas, au sens où le cosmos est le territoire. Moi-même ne suit, en quelque sorte, qu’un terroir, un lopin dont j’ai la charge. Si je peux, je le cultive, l’entretien. J’y ai mis des clôture, pas trop dures pour laisser passer la lumière et l’air dans les deux sens. Cette clôture est dotée d’un portail, que j’ouvre et ferme à volonté. J’invite ou pas, en fonction de ce qui pousse.

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