L’argent

Fayence (83), France 🇫🇷 

Hier après-midi je suis arrivé dans cette région que je connais si bien. J’ai vécu à plusieurs endroits de rêve entre Cagnes sur mer dans les Alpes Maritimes et Callian dans le Var, pendant presque trente ans, dont seize à peine à une dizaine de kilomètres d’ici. Je trouve le lac de Saint Cassien, les villages perchés de la vallée de Montauroux et les paysages pas seulement beaux mais ils me donnent une sensation de calme très agréable par rapport à ce que je pourrais trouver ailleurs en France. 🇫🇷 

Il fait bon vivre ici. Il parait que c’est le département le plus boisé du pays et la proximité de la montagne et la mer offre une large variété d’activités. Skier en hiver c’est facile, les pistes ne sont pas bien loin… et les plages non plus. J’aime beaucoup Cannes, Mandelieu, Fréjus et Saint Raphaël. Il y a du monde, mais pas trop encore… ☺ 

Voilà, ça c’était ma page de pub… Revenons à nos moutons. Après avoir écrit un article je me demande souvent ce que je pourrai bien trouver comme sujet pour la prochaine fois. J’en ai écrit déjà tellement. Mais, comme il ne s’agit pas d’écrire “juste comme ça”, mais de mon journal et que la vie ne s’arrête pas, il y a toujours de quoi relater. Souvent, le matin quand je dors encore à moitié, quelque chose qui me préoccupe fait surface et des phrases commencent à se former. Ça me pousse à prendre mon ordi et à les poser sur ma page de Notes prévue pour ça. 😍 

Cette fois-ci, le déclencheur était un message SMS que j’ai reçu hier d’une potentielle co-exploratrice. Elle abordait la question de l’argent, ce qui est logique à un moment donné. Pour que la place que je prends auprès de ceux et celles que j’accompagne soit claire, il est important qu’il y a un échange financier pour rémunérer mes services. Surtout que mes propositions peuvent être très intimes et le lien très affectif… et il est facile de confondre “l’homme” et le “professionnel”. 🤔

Sur la page Participation  j’explique comment je fonctionne financièrement et je pensais que c’était clair. Pourtant, depuis quelque temps je sens un inconfort grandissant quand certaines personnes me donnent leur “participation libre”. Pareil après la dernière retraite où les organisateurs ont déterminé un prix fixe. Je ne comprenais pas trop pourquoi… jusqu’à ce matin au réveil. 😌

Je n’ai pas besoin de beaucoup d’argent pour vivre comme je le fais en ce moment. Je n’ai pas non plus besoin d’une somme d’argent précis pour connaitre ma valeur profonde. J’ai déjà dépassé ce stade il y a longtemps. Je pense que chaque thérapeute y passe un jour ou l’autre. Et même si j’aime beaucoup recevoir de l’argent, ça ne me dérange pas quand quelqu’un me donne peu ou pas du tout. Je sais que la Vie est juste… et que tout ce passe toujours pour le mieux. 😎

Je le formule comme ça sur le blog : 

“Toutefois, mes services ne sont pas « gratuits », ni « bon-marchés ». Je considère que mes animations sont d’une grande valeur. Je laisse simplement le soin à chacun de déterminer le prix qui est juste pour lui en fonction de sa situation financière, de la valeur qu’il accorde à son cheminement et de l’appréciation de ce que je propose.”

Alors qu’est-ce qui a déclenché l’inconfort à l’arrivée de ce sms ? En plus, ce n’était pas un cas isolé car je l’avais déjà ressenti à la réception d’autres messages quand il fallait aborder l’aspect financier. Les gens qui font appel à moi pour un accompagnement sur plusieurs jours savent qu’ils vont prendre en charge mon trajet aller-retour en train et l’hébergement. Peut-être la partie “participation” n’est pas assez claire pour eux. 😌

Malgré ce que j’ai pu dire auparavant, je constate que ça coince quand je constate qu’ils minimisent la participation qu’ils me donnent, ou prévoient de me donner, pour mes services. J’ai compris que ce qui me touche là-dedans ce n’est en effet pas la valeur que je ME donne, mais la valeur que LES AUTRES me donnent à travers l’argent… puis la différence entre les deux quand il me semble trop grand. Ça correspond à la dernière partie de mon texte “la valeur qu’il accorde à son cheminement et de l’appréciation de ce que je propose”. 🤨

Dans ma propre histoire j’ai énormément dépensé d’argent pour des thérapeutes et de stages. Parfois je n’avais vraiment pas ce qu’il fallait pour payer. Mais comme c’était important pour moi, important pour ma vie, pour ma santé et pour mon bien-être, je trouvais les moyens… Peut-être que je compare ce qui se passe en ce moment avec ça. Je me dis que si quelqu’un me donne relativement peu, alors ce qu’il ou elle vient chercher chez moi n’a pas beaucoup de valeur à ses yeux !!! 😏

Et c’est ça qui me touche… ce n’est pas l’argent… mais le manque de motivation ou de l’importance de ce que je peux offrir qui transparait à partir de la “participation” de la personne. Et bien évidemment, ça enlève chez moi l’envie de l’accompagner. Car pour moi, ce que je propose est réellement unique… et essentiel… et très engageant… et je ne connais personne autour de moi qui fait la même chose, qui va là où je vais… Même si certains pensent le connaitre…😅

Je le sens quand la personne a considéré les 3 aspects liés à la participation avec conscience: sa situation financière, l’importance de son cheminement et de l’appréciation de mes services. Je sens à quel point il les prend au sérieux… et quand il est dans le “juste” pour lui, je le sens aussi et dans ce cas sa participation sera également “juste” pour moi.

Peut-être faudra-t-il juste que je sois plus clair ? Aborder plus profondément l’aspect financier ? Déjà cet article est quelque part une lettre ouverte pour ceux que j’accompagne en ce moment et aussi pour ceux que j’ai prévu d’accompagner prochainement. Car j’ai besoin d’être clair comme du cristal dans ma pratique sur tous les plans. Je n’accompagnerai que des gens qui voient la valeur de ce que je propose et qui comprennent aussi l’importance de la contre-partie financière. 💥  

Voilà, en attendant l’accompagnement du couple chez qui je suis a commencé. C’est très prenant, très intense, alors je vais me reposer jusqu’au rendez-vous suivant à 18 heures. Méditer un peu, regarder un film… Ecrire un peu peut-être aussi pour clarifier… ☺     

Belle journée à tous ❤💛💚💙💜🖤

14 réponses

  1. Catherine

    Un travail mérite rétribution. L’amour se donne et ne se paie pas, ce serait pour moi dénaturer la source même de la vie. La grande question serait donc de savoir nommer dans l’accompagnement ce qui véritablement mérite rétribution ? question ouverte……..

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  2. Deronzier Valerie

    Bonjour, pour moi la rétribution libre m a toujours dérangé . Je crois que si l on instaure cette aléa de paiement, il faut pouvoir accepter que la somme soit petite ou grande sans pour autant que cela vienne mettre en avant la qualité du thérapeute. Je préfère connaître la somme a payer avant et si je décide de m engager c est mon choix et je l assume. Pour moi ne pas instaurer une somme de prestation c est ne pas être en capacité de légitimer mon travail ou ne pas me crédibiliser… Je ne parle que de mon ressenti face à ma profession et face à cette problématique. Belle journee michael

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  3. Suzanne

    Bonjour Michaël.

    Si je me place du côté de l’échange de l’énergie ou énergétique, il est clair que le thérapeute donne quelque chose (invisible le plus souvent) et doit recevoir quelque chose d’équivalent. C’est un circuit qui doit être bouclé. L’argent est là pour montrer la valeur du don reçu. Tout comme toi, j’ai fait des stages, des thérapies et parfois c’était « engageant » côté financier. J’ai toujours joué le jeu sinon je ne faisais pas, tout simplement. Plus tu seras clair, peut-être en instaurant une somme fixe « engageante » pour tes prestations, mieux ce sera à mon avis. Je sais pour l’avoir fait que le jour où j’ai fixé une somme pour des prestations, les choses ont changé pour moi. Je me reconnaissais et c’était le premier pas vers moi… Bises et bonne journée Michaël

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  4. Pas simple pour moi quand l’argent et l’affect sont associés, et quand il s’agit de l’intime, là c’est encore très confus!
    Je peux encore me dire quand il s’agit de thérapie, je paye « déjà » de ma personne, c’est dur pour moi, et je dois aussi payer en argent !

    Et pour autant, s’il m’est encore difficile de déterminer ma participation libre, ta position Michael, la clarté de tes explications sur ces pages, m’ont donné l’occasion de vivre un peu plus en responsabilité, en liberté, et c’est ce qui me semble le plus important.

    C’est aussi ta proposition de participation libre qui m’a permis d’expérimenter « en vrai » la loi de l’attraction. Une belle occasion de vérifier mon choix du UN, de mettre en pratique ce qui jusque là n’était que théorique. Et j’y ai trouvé de la joie.

    Et je n’aime pas l’idée de revenir en arrière, alors avancer en clarifafiant c’est parfait pour moi.

    Merci Michael pour tes partages, et belle soirée à toi

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  5. Dans d’autres spheres on a le « benevolat ». Je donne et je reçois. Parce que je le « veux bien » et non pas je le « vaux bien ». Sans argent dans le circuit. Il y a aussi les  » économies solidaires » les  » echanges de savoirs » . Peut-être les gens dont tu tˋoccupes ont ils quelque chose à rapporter. Ne serait ce que le gîte, le couvert et leur confiance et leur amitié. Ça n’a pas de prix. C’est si rare.

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  6. Alain

    Salut Michaël,
    L’argent est de mon point de vue, l’instrument le plus puissant de création de dualité.
    Laisser le choix à ton interlocuteur de choisir la somme à payer est selon moi voué à sans cesse alimenter la blessure d’injustice, pour toi comme pour la personne en face.
    Alors en méditant sur la question, une autre approche m’est venue à l’esprit, et je t’en fais part :
    Ne plus réfléchir en termes de valeur de la prestation.
    Simplement te demander : quel est mon objectif de vie aujourd’hui ?
    En répondant à cette question, tu peux répondre à la question suivante :
    Quelle est la somme d’argent mensuelle dont j’ai besoin pour répondre à cet objectif de vie ?
    En te fixant un objectif raisonnable de 3 accompagnements par mois (à toi de voir si + ou -), tu divises ton besoin par ce nombre et ça te donne le prix à demander hors frais.
    Ainsi il n’y a plus de jugement de valeur de ta prestation, juste un projet de vie à financer, et ça me parait sain.

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