Le prix à payer ~ The price to pay

🇬🇧 For English scroll down till you see the Union Jack…

Modi’in, Israël 🇮🇱

Il est à peine 9 heures 30 quand je commence mon écriture du jour et il fait déjà presque 20 degrés dehors. Pour aller chercher mes boissons, avant la fermeture des magasins pour le shabbat, j’ai mis mon short et mon t-shirt. Le printemps est déjà dans l’air… il s’annonce chaud !

J’avoue que depuis que j’ai ajouté une traduction en anglais sous mes textes, je me sens un peu impressionné et moins tranquille. Jusque là, en écrivant en français et en partageant mes réflexions personnelles avec mes amis francophones, je me sentais « entre nous » et un peu protégé. En ajoutant l’anglais, j’ai l’impression que je m’ouvre au monde entier et que j’expose ma vulnérabilité à la vue de TOUS. Brrr…

Même pas peur ! Et aujourd’hui j’ai envie de partager un inconfort important que je vis quand j’accompagne. Ne vous méprenez pas, j’adore accompagner. Je suis un accompagnant né et j’ai toujours accompagné. J’ai commencé à aider très jeune déjà. Mes premiers souvenirs datent d’autour de mes 21 ans. Bien évidemment que j’ai « oeuvré » à partir du niveau dans lequel je me trouvais à ce moment-là. Mais, l’accompagnement est toute ma vie et je le ferai toujours, peu importe la situation ou l’état dans laquelle je me trouverai. 

Puis, la Vie-même m’a formé. Même si j’ai appris quelques bases de manière scolaire, je me considère surtout « habilité par la l’expérience », car je partage et j’enseigne ce que j’ai moi-même appliqué pour me sortir glorieusement de mes enfers… et que j’ai pu vérifier par la suite maintes fois avec d’autres.

firefighters-115800_1920

Depuis mes 21 ans, je me suis systématiquement amélioré et encore aujourd’hui je peaufine tous les jours ma manière de m’y prendre. C’est une histoire sans fin, car quand j’accompagne quelqu’un, ce n’est rien d’autre que moi qui m’accompagne à travers mon interlocuteur… afin de découvrir comment devenir systématiquement la version suivante la plus divine de moi-m’aime.

J’ai plusieurs dons. Ils se manifestent quand ils le veulent. Je ne maitrise rien. Ils sont « donnés », alors je les accueille quand ils viennent et je m’adapte à la situation telle qu’elle se présente. En tant que « Facilitateur en Alchimie », ce que je suis en fait depuis toujours, je me suis déjà vu chaman, initiateur, clairvoyant et sentant, canal, catalyseur, alchimiste… et j’en oublie. Quand j’accompagne, mon cerveau égotique fait un pas de côté et mon être entier se met au service de l’Etre… et de la Personne en face de moi.

Quand je suis « en fonction », je vois, je sens, je sais… au-delà de ce que ceux en face de moi peuvent s’imaginer. Et, avec tout l’orgueil que je me dois, je ne me trompe pas. Je suis à la maison. Je sais exactement où chacun se trouve sur son chemin vers la Source et comment faire pour le faire avancer. Je ne suis dupe d’aucune manipulation, qu’elle soit volontaire ou involontaire, consciente ou inconsciente. Quand j’oeuvre, je suis moi-même le pantin que la VIE utilise pour faire passer l’information adequate au moment parfait.

man-700066_1920

D’un côté, mon vécu est WOW !!! Il n’y a pas de mots pour décrire ce que je ressens quand soudainement je me trouve avec chaque pied dans un monde différent… que je sens les énergies de vie chez mes interlocuteurs… que je perçois ce que mon corps peut provoquer chez mes co-exploratrices… que je sens ma connection avec notre culture ancestrale… que j’entre en mode « canal » et que je perds la tête… que mes sens prennent le dessus et que ma tête se met de côté… qu’instinctivement je sais ce que je dois dire ou faire… que je me sens être pris par ma folie divine… et que je vois le résultat chez ceux que j’accompagne… IL N’Y A PAS DE MOTS… c’est de la magie pure… une grâce que je reçois et qui vient de je ne sais pas où. 

Mais, il y a un autre côté à l’histoire. Mon hypersensibilité me permet certes d’être qui je suis… mais elle me rends aussi perméable aux réactions violentes de ceux qui me sollicitent. Quand j’oeuvre, tout mon être s’harmonise et j’accueille, je comprends, j’explique et j’aide la personne que j’accompagne aussi bien que je le peux à voir les liens entre les éléments de sa vie… et cela implique que je montre, que je pointe, que je fais remonter à la surface, ou même que je dénonce des choses. Et bien évidemment, ça peut appuyer sur des boutons chez mon Ami en face.

En fonction de la situation, et de ce que la Vie semble vouloir provoquer, cela peut réveiller des douleurs importantes chez la personne que j’accompagne. Je deviens du coup le représentant de son bourreau de toujours. Je vois bien que la situation de douleur et de conflit dans lequel je peux me trouver par moment est incontournable pour le processus. Et j’avoue que je déteste ça. Je souffre à ce moment-là autant que la personne avec qui je suis. Je souffre pour elle, mais aussi pour moi, par rapport à ce que je représente à ces yeux sur le moment.

fairy-tale-forest-4606645_1920

Je n’aime pas faire mal. Je suis un doux, un tendre et un hypersensible. Je n’ai pas l’intention, ni le temps, ni l’intelligence pour faire mal de manière volontaire. Et je peux expliquer auparavant tout ce que je veux pour anticiper une « collision » éventuelle… mais, je vois bien que la plupart du temps c’est inévitable. Souvent, je le vois carrément venir de très loin. Alors, je le gère au mieux. Même à distance, je reste en lien avec l’Ami que j’accompagne et parfois, quand je sens qu’il y a quelque chose qui ne va pas, je vérifie par téléphone ou WhatsApp et au besoin je passe du temps avec lui ou elle pour clarifier et apaiser.

Moi, intérieurement, je ne peux que m’abandonner à ce qui se passe et accepter la douleur de l’autre, et de la mienne par affiliation. Je dois accepter qu’il peut choisir d’en rester là… et accepter d’être la pantin de la vie qui provoque des rires comme des pleurs. Pour traverser des situations comme ça, je dois me rappeler systématiquement pour qui j’oeuvre. Je suis conscient que je peux être juste un maillon dans une chaine et que ce que je provoque doit faire son chemin. Je ne peux qu’accepter que je peux aux yeux de celui qui m’a fait confiance devenir « l’ennemi à abattre ».

Je l’ai déjà vécu à plusieurs reprises dans mon parcours d’accompagnant. Dans ce cas, j’observe discrètement au loin la suite des événements pour la personne concernée. Parfois, j’ai des nouvelles par des connaissances communes, parfois je peux voir ce qui se passe grâce aux réseaux sociaux. J’ai toujours vu, sans exception que les graines que j’ai semées ont fini par éclore, même si la relation directe peut parfois être perdue pour toujours. C’est tout simplement le prix que je paye pour être au service de la Vie… Je l’accueille avec gratitude…

Douce journée à tous… ❤️ 




union-jack-1027898

Modi’in, Israël 🇮🇱

It is barely 9:30 am when I start my writing for the day and it is already almost 20 degrees outside. To get my drinks, before the stores close for Shabbat, I put on my shorts and my t-shirt. Spring is already in the air … it promises to be hot!

I admit that since I added an English translation under my texts, I feel a little impressed and less calm. Until then, writing in French and sharing my personal thoughts with my French-speaking friends, I felt « among us » and a little protected. By adding English, I have the impression that I open myself to the whole world and that I expose my vulnerability to the sight of ALL. Brrr …

Not even afraid ! And today I want to share a significant discomfort that I experience when I accompany. Don’t get me wrong, I love to accompany. I am a born companion and I have always accompanied. I started helping very young already. My first memories date from around the age of 21. Ofcourse, I « worked » from the level where I was at that time. But, accompaniment is my whole life and I will always do it, regardless of the situation or the state in which I find myself.

Then, Life itself formed me. Even if I learned some basics in an academic way, I consider myself above all « empowered by experience », because I share and I teach what I myself have applied to get myself gloriously out of my « hells ». … and which I have been able to verify many times with others.

firefighters-115800_1920

Since my 21 years, I have systematically improved and even today I refine my way of accompanying every day. It’s an endless story, because when I accompany someone, it’s no one else but who accompanies myself through my interlocutor … in order to discover how to become systematically the next most divine version of myself.

I have several gifts. They manifest themselves when they want to. I have no control. They are « given », so I welcome them when they are there and I adapt myself to the situation as it comes. As a « Facilitator in Alchemy », which I have always been in fact, I have already seen myself being shaman, initiator, clairvoyant and feeling, channel, catalyst, alchemist … and even more. When I accompany, my ego brain steps aside and my whole being puts itself at the service of the Being … and the Person in front of me.

When I am « operational », I see, I feel, I know … beyond what those in front of me can imagine. And, with all the falls pride I allow myself to have, I don’t make mistakes. I’m at home. I know exactly where everyone is on their way to the Source and how to they need to move to get closer. I am not fooled by any manipulation, whether voluntary or involuntary, conscious or unconscious. When I work, I myself am the puppet that LIFE uses to give the right information on the perfect moment.

man-700066_1920

On one hand, my experience is WOW !!! There are no words to describe what I feel when suddenly I find myself with each foot in a different world … when I feel the life energies in my interlocutors … when I perceive what my body can provoke with my co-explorers … when I feel my connection with our ancestral culture … when I enter into « canal » mode and I lose my mind … when my senses take over and my head stands aside … when instinctively I know what I should say or do … when I feel taken by my divine madness … and when I see the result of those I accompany … THERE ARE NO WORDS … it is pure magic … a grace which I receive and which comes from I do not know where.

But there is another side to the story. My hypersensitivity certainly allows me to be who I am … but it also makes me permeable to violent reactions of those who solicit me. When I work, my whole being harmonizes and I welcome, I understand, I explain and I help the person I am accompanying as good as I can to see the links between the elements of his life. … and that implies often that I show, that I point, that I bring to the surface, or even that I denounce things. And of course, that can press buttons with the friend I am with.

Depending on the situation, and what Life seems to want to cause, it can awaken significant pain in the person I am accompanying. I suddenly become the representative of his everlasting executioner. I can see that the situation of pain and conflict in which I can find myself in at times is essential for the process. But, I admit that I hate it. I am in pain myself  in that moment as much as the person I am with. I suffer for him or her, but also for myself, for what I represent in their eyes at that moment.

fairy-tale-forest-4606645_1920

I don’t like to hurt. I am gentle, tender and hypersensitive. I have neither the intention, nor the time, nor the intelligence to intentionally hurt. And I can explain beforehand everything I want to anticipate a possible « collision » … but, I see that most of the time it is inevitable. Often I see it coming from far away. So, I manage it at best. Even remotely, I stay in touch with the Friend I am accompanying and sometimes, when I feel that something is wrong, I check by phone or WhatsApp, and if necessary I spend time with him or her to clarify and soothe the situation.

Me, internally, I can only surrender to what is happening and accept the pain of the other, and mine by affiliation. I must accept that he can choose to stop there … and accept to be the puppet of Life that can cause laughter as well as tears. To get through situations like this, I have to remember systematically who I serve. I am aware that I can just be a link in a chain and that what I cause must go its way. I can only accept that I can, in the eyes of the one who trusted me, become the « enemy to be shot ».

I have already experienced this several times in my life as therapist. When it happens, I discreetly observe from a distance the sequence of events the person goes through afterwords. Sometimes I hear from common acquaintances, sometimes I can see what’s going on through social media. I have always seen, without exception that the seeds that I sowed ended up by blooming, even if the direct relationship can sometimes be lost forever. It is simply the price I pay to be at the service of Life … I welcome it with gratitude …

Sweet day to all … ❤️

4 réponses

  1. Catherine

    Synchro du jour avec une phrase qui m’est ‘tombée’ dessus ce matin alors que je m’introspectais sur mon être ‘accompagnant’ et que j’ai envie de te partager : « Quand j’ignore qui je suis, je te sers, quand je sais qui je suis, je suis toi »

    Aimé par 1 personne

  2. florence arnaud

    rien a dire j’aime bien le papillon du thème que tu as choisi !
    doux moments a toi Michaël, Namasté de ton écrit qui valide mon chemin de vie ou là plutôt mon envol papillonnant sur un horizon inconnu enivrant que j’acceuille telle une enfant Namasté de cela .

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s