Unfinished business

Modi’in, Israël 🇮🇱 

Je me suis réveillé tard par rapport aux femmes, très tard. Tellement tard, que ma mère pensait que j’étais gay. Par contre, quand ça a commencé, il y en a eu beaucoup, vraiment beaucoup. C’était comme des vagues dont chacune représentée une phase que je devais certainement vivre pour devenir qui je suis aujourd’hui.

Les premières vagues de filles et de femmes ont plutôt renforcé mes complexes et mes incapacités liés à ma problématique de castration psychologique oedipienne. C’est avec Patricia, avec qui j’ai vécu pendant 21 ans que tout a pu se calmer. Tant d’années pour retrouver la sécurité et une forme de stabilité. Quand nous nous sommes séparés, j’étais prêt à ouvrir mon coeur que j’avais fermé 25 ans auparavant pour cesser de souffrir de ma blessure d’abandon. 

Ayant déjà perdu jeune mes parents, mon pays, mes amis, mes animaux, mes possessions et mes maisons, chaque rupture était une déchirure de plus dans ma chair émotionnelle déjà tellement meurtrie. Après chaque rupture j’avais besoin d’aux moins 3 ans pour me reconstruire un petit peu. Les deux partenaires que j’ai eues après Patricia m’ont secoué encore plus.

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La première m’a permis d’ouvrir mon coeur à nouveau… juste avant qu’elle me quitte. J’étais au bord du précipice et il m’a fallu toutes mes forces pour ne pas sombrer. J’ai réussi à garder mon coeur ouvert. Beaucoup grâce à la suivante. Une relation où je me suis vraiment investi et qui m’a permis de protéger mon coeur, de me positionner et d’habiter mon territoire. Cette dernière relation a cessé, il y 5 ans environ… et c’est celle qui m’a demandé le plus de temps pour remonter à la surface.

Mes itinérances de ces dernières années avec toutes les femmes que j’ai connues en chemin, m’ont complètement réparé et même plus. Bien évidemment, avec chacune il y avait une fusion suivie d’une dé-fusion, ce qui était très réparateur pour ma blessure d’abandon. Mais au-delà de ça, avec chaque femme j’ai avancé sur le chemin vers l’Amour vrai, m’éloignant de l’amour-attachement habituel lié aux blessures. C’était un parcours initiatique extraordinaire. Pour comprendre vraiment ce que j’ai vécu, il faudrait commencer par la vidéo numéro 1, suivi de la première page de mon blog afin de suivre mes traces. 

Les dernières femmes que j’ai accompagnées m’ont permis d’atteindre des sphères dont j’ignorais l’existence, même après avoir vécu une centaine de stages de tantra. Elles m’ont aidé à dépasser les limitations de la théorie et la pratique des stages commerciaux et m’ont carrément fait connecter avec notre culture ancienne païenne. L’ensemble m’a permis de mettre progressivement tout à sa juste place, ce qui a ouvert la voie vers ma maison intérieure… ainsi que celle sur cette terre.

Depuis quelques années, je ne vis plus les relations comme avant. Je ne souffre plus. L’Amour vrai que je porte en moi est tellement grand, que je n’ai plus besoin de compenser un vide quelconque par une relation extérieure. Je suis réellement libre, et sur ce plan là également. Je suis tellement bien avec moi-m’aime et dans ma relation privilégiée avec le divin et la divine, que je peux me permettre de dire uniquement OUI à celles qui m’emmèneront plus loin, plus haut ou plus profondément encore. 

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Mais, il est clair que je ne peux pas démarrer cette neuvième vie si j’ai encore une zone d’ombre d’une affaire non réglée. Il s’agit de la dernière femme avec qui j’ai eu une relation « officielle ». Celle avec qui j’ai fais mes premiers pas vers le respect de moi. Depuis la séparation, maintenant presque 5 ans, je n’ai pas cessé de l’aimer, malgré la douleur qui a suivi, malgré nous, à cause de quelqu’un d’autre. Ma fuite en avant a été constructive. Elle m’a ramené chez moi dans tous les sens.

Hier soir, j’ai vécu des belles retrouvailles avec une autre ex, quelqu’un avec qui j’ai partagé quelques mois il y a presque 35 ans et que j’ai retrouvée tout à fait par hasard sur Facebook. Juste après avoir chatté un bon moment avec elle par Messenger, je vois que la dernière, celle que j’évite depuis si longtemps, me demande en ami. Choc émotionnel, doute, envie de fuir, pas envie d’avoir mal encore. Ça fait à peine quelques mois que j’arrive à parler d’elle, à lire ses textes ou à voir son visage sur le web, sans dépasser mon seuil de tolérance de souffrance.

Alors, quoi faire ? Je ne me sens pas encore prêt, pas encore assez détaché. Mais je ne peux pas continuer à fuir non plus, surtout qu’une toute nouvelle vie est en train de se déployer miraculeusement devant mes yeux et mes pieds ! La Vie semble avoir décidé que c’est le moment de régler cette affaire non classée. J’ai laissé passer la nuit sachant bien que je n’avais pas vraiment le choix. Alors, ce matin j’ai affronté mon inconfort et j’ai cliqué sur le bouton « accepter ».

Même si j’appréhende, je me sens déjà plus libre. Mon acte a dû mettre des choses en mouvement, car en me promenant vers le coiffeur dans le mall ce matin, j’ai reçu un coup de fil de Yaki, mon voisin et meilleur Ami qui habitait à côté de chez nous ici à Kyriat Ono, quand j’étais tout petit. Il vient me chercher ce soir pour passer un moment ensemble chez lui ou à Tel Aviv. Nous avons beaucoup à nous dire… Je me réjouis !

∞💜∞

 

8 réponses

  1. agnes caullery

    Bonsoir Micky, je découvre ton blog, et je te vois en vidéo cela fait du bien, te retrouver tu es celui qui est dans ma mémoire, le temps n’existe pas……seul le présent est…

    Une extrême sérénité se dégage désormais de ton Ame, ces yeux rieurs et ce sourire, juste Toi un ETRE EXTRAORDINAIRE…….je t’embrasse Agnès

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  2. Alain

    Les femmes font partie du mystère de la vie.
    Ma compagne depuis bientôt 2 ans m’a emmené sur des chemins insoupçonnés.
    Elle m’a accompagné loin dans ma folie. Une folie enfouie au plus profond de moi et que je n’aurais jamais pu atteindre sans elle.
    Elle n’a aucune spiritualité revendiquée, aucune théorie.
    Elle est naturellement « connectée ».
    Elle est arrivée dans ma vie au bon moment.

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  3. Maryse

    Encore une fois, ce que tu partages, résonne en moi.
    Mon Amoureux n’est pas revenu pour les fêtes comme cela avait été évoqué au moment de son départ en octobre. J’ai même cru qu’ainsi il m’incitait à mettre fin à notre relation…
    Le « choc » passé, je réalise que ce que je vis avec cet homme qui part, chaque année, pour de longs mois à l’étranger, m’a aidée à soigner, voire à vraiment guérir, ma « blessure d’abandon » : je n’ai plus peur d’être abandonnée, je ne ressens plus cette douleur même physique au niveau du coeur.
    Moi-même je ne l’abandonne pas, je ne le rejette pas : je l’attends sans être dans une attente mortifère.
    Je suis même étonnamment « joyeuse »!
    Car, oui, c’est une  » libération » d’être dans une telle relation.
    Et je ressens qu’il le ressent également, bien sûr.

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