7 vies

Die (26), France đŸ‡«đŸ‡·

MĂȘme si j’ai une lĂ©gĂšre prĂ©fĂ©rence pour les chiens, j’aime beaucoup les chats
 Trois chiens ont partagĂ© une partie de ma vie et avec la compagne avec qui je suis restĂ© 21 ans nous avions Ă  la fin 9 chats. Chaque animal a jouĂ© un rĂŽle particulier et important dans ma vie. C’était tous des maĂźtres. D’ailleurs, j’appelais mon ami-chien Boubou parfois mon maĂźtre-chien
 Etant passĂ©s dans ma vie, ils ont tous bien mĂ©ritĂ© leur repos. đŸŒș

Je me compare souvent avec un peu d’humour aux chats. Peut-ĂȘtre que je leur ressemble plus que je ne l’admets. Ils sont doux, autonomes, cĂąlins, souples, puissants, intelligents, rĂ©ceptifs et je trouve que mĂȘme les mĂąles sont grĂące Ă  leur caractĂšre fĂ©lin trĂšs fĂ©minins. Ce que je partage avec les chats Ă©galement ce sont mes sept vies distinctes. đŸ˜»Â 

Une des croyances que les chats ont 7 vies remonte Ă  la civilisation Ă©gyptienne. Ce fĂ»t en Égypte que naquit la premiĂšre thĂ©orie en relation avec le concept oriental de la rĂ©incarnation. Les anciens Ă©gyptiens Ă©taient convaincus que le chat partageait cette particularitĂ© avec l’homme, et qu’au terme de sa sixiĂšme vie, pendant la septiĂšme, il se rĂ©incarnerait sous forme humaine.

Une autre thĂ©orie dit que les chats sont des crĂ©atures magiques et spirituellement Ă©levĂ©es, et utilisent l’expression “les chats ont sept vies” au sens figurĂ©, afin d’exprimer une certaine capacitĂ© que possĂšdent ces animaux, au niveau sensoriel, pour percevoir les changements vibratoires dans sept niveaux diffĂ©rents, ou pour dire qu’ils possĂšdent sept niveaux de conscience, une capacitĂ© dont l’homme est dĂ©pourvu. 

Une derniĂšre hypothĂšse est liĂ©e au numĂ©ro 7 en tant que tel. De nombreuses cultures prĂȘtent une signification propre et particuliĂšre aux chiffres. Le numĂ©ro 7 est considĂ©rĂ© comme le nombre chanceux, et ces fĂ©lins au caractĂšre sacrĂ© furent reprĂ©sentĂ©s par ce chiffre au sein de la numĂ©rologie. 

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Chaque pĂ©riode de mon existence Ă©tait tellement diffĂ©rente, au point que je perçoive chaque tranche comme une vie bien distincte. Quand je repense Ă  chacune d’entre elles je me reconnais Ă  peine. J’ai l’impression de voir Ă  chaque fois une autre personne, dans une histoire Ă©trange et familiĂšre Ă  la fois, qui me donne la mĂȘme sensation que quand je raconte un rĂȘve
 C’est tellement loin, j’avais des personnalitĂ©s et des sensations tellement diffĂ©rentes. Je sais que chaque vie parle de moi
 pourtant
 đŸ‘œ

Peut-ĂȘtre que ça vient du fait que chaque tranche de vie se passait dans un nouveau pays, concernait un nouveau mĂ©tier, de nouvelles expĂ©riences, une nouvelle compagne ou des nouveaux amis et que les changements Ă©taient tellement radicaux que le nouveau balayait totalement l’ancien au point de ne laisser aucune trace
 ou presque. đŸ‘šđŸ»â€đŸŽ€đŸ‘šđŸ»â€đŸŽšđŸ‘šâ€âœˆïžÂ 

PremiĂšre vie : Israel
C’est le pays oĂč je suis nĂ© dans une ambiance de fraternitĂ© entre les survivants de l’holocauste. Une vie en apparence paisible et heureuse qui se minait malgrĂ© tout dĂšs le dĂ©but par des traumatismes de guerre, des disputes entre mes parents et l’intrusion des deux grand-mĂšres. En partant Ă  6 ans, mon pĂšre m’a vendu Ă  ma mĂšre contre une pension alimentaire, j’ai perdu tout ce que j’aimais et mon chien est mort devant notre porte refusant de se nourrir.  

DeuxiĂšme vie : Amsterdam
Une ville que j’ai fini par adorer mais oĂč le dĂ©part Ă©tait rude. Toutes mes blessures ont Ă©tĂ© activĂ©es Ă  l’arrivĂ© en 1962. Je ne parlais pas la langue, j’Ă©tais juif… et la lutte pour me faire accepter a commencĂ© lĂ . Mes cheveux blonds et lisses se sont rapidement 
assombris et bouclĂ©s comme pour s’adapter Ă  mon armure. J’y ai connu 4 Ă©coles, 6 activitĂ©s professionnelles et 4 filles dont j’Ă©tais fou amoureux… J’y ai fait du feu, j’ai volĂ©, je me battais souvent et j’y Ă©tais athlĂšte et jeune motard. RĂ©trospectivement, j’Ă©tais dĂ©chirĂ© entre le garçon sage de sa maman et le rebelle face Ă  l’autoritĂ©…  

TroisiĂšme vie : L’armĂ©e
Loin de ma ville, loin de mes amis et loin de ma mĂšre… je me suis trouvĂ© pendant presque 8 ans projeté dans un monde Ă©litiste hiĂ©rarchique et masculin. Tous des athlĂštes de haut niveau… liĂ©s par les mĂȘmes Ă©preuves… tous rivaux et en mĂȘme temps des frĂšres et des pairs. Mon travail sur soi prenait forme grĂące à des Ă©tudes de psychologie et sociologie. L’armĂ©e a remplacĂ© mon pĂšre, m’a donnĂ© une structure et du courage… C’est grĂące Ă  cette Ă©poque que je sais me relever aprĂšs une chute…    

QuatriĂšme vie : Le fitness
De retour Ă  Amsterdam… Pendant que j’Ă©tais encore dans l’armĂ©e, j’ai commencĂ© Ă  visiter un centre de mise en forme, un fitness club. J’Ă©tais d’abord client et rapidement entraineur
 et manager de la salle. J’ai connu un succĂšs fou. En quelque jours je suis passĂ© d’un cour d’essai… en vedette. J’apportĂ© une nouvelle mode Ă  l’Ă©poque de la gloire de l’aĂ©robic. L’audace de quitter ma carriĂšre d’officier annonçait aussi le dĂ©but de ma libertĂ©… et enfin l’arrivĂ©e des femmes. Je partais avec mon ami Maarten Ă  l’aventure. PremiĂšre destination : Miami. Nous sommes dĂ©jĂ  revenus aprĂšs quelques mois… pour repartir rapidement en voiture en direction d’Israel. Par manque d’argent, le voyage prenait fin Ă  Cagnes sur mer oĂč le succĂšs nous a poussĂ© Ă  rester… C’Ă©tait l’Ă©poque oĂč ma blessure d’abandon et mon masque de dĂ©pendance a commencĂ© Ă  devenir la source de toutes mes souffrances… Je suis parti  dans une chute vertigineuse libre… 

std_1969_vw_181_-02La voiture avec laquelle je suis arrivĂ© en France en 1985… une Kubelwagen 181

CinquiĂšme vie : La cuisine
Je l’appelle ainsi car c’Ă©tait surtout une Ă©poque de transformation. J’Ă©tais rĂ©ellement cuisinier, dans un centre 
d’accueil… mais j’ai connu dans la pĂ©riode entre mes 36 et 45 ans pleins d’autres petits mĂ©tiers… ainsi que le chĂŽmage et des difficultĂ©s financiĂšres importantes. Ma vocation de thĂ©rapeute me poussait Ă  choisir un mĂ©tier qui permettrait aux gens de se livrer plus facilement. Tout le monde parle Ă  un cuisinier… Alors, je cuisinais, je les cuisinais, je me cuisinais… la vie me cuisinait ! Je vivais dans un lieu de rĂȘve et j’avais une nouvelle compagne Ă  la hauteur pour ĂȘtre Ă  mes cĂŽtĂ©s dans cette Ă©poque si difficile. Je perdais mes illusions, ma fiertĂ© et j’ai lutté jusqu’à l’Ă©puisement… La perte de mon maĂźtre-chien, mes difficultĂ©s intimes, 17 ans de magie noire et un acte de courage ont clĂŽturĂ© cette pĂ©riode de dĂ©-construction par une expĂ©rience d’Ă©veil.  

SixiÚme vie : La thérapie
Pendant mon ascension intĂ©rieure j’Ă©tais avec la mĂȘme compagne… J’accompagnais, je m’accompagnais, nous nous accompagnions et je me rĂ©parais sur tous les plans rapidement. La loi d’attraction s’appliquait en m’apportant abondance, bonheur et paix. Nous savourions… voyages, sorties, cadeaux. J’appliquais ce que j’enseignais et l’application de ma propre mĂ©thode me poussait de plus en plus vers l’authenticitĂ©, l’intĂ©gritĂ© et la vĂ©ritĂ©. Mes pathologies ont toutes fini par disparaitre. J’ai fini par oser aussi enfin affronter mon problĂšme le plus important : l’absence de mes parents… Je suis devenu mon propre pĂšre, ma propre mĂšre… au point de prendre la route et ainsi ma vie en main… J’ai tout quittĂ© pour la éniĂšme fois Ă  l’Ăąge de 55 ans.  

SeptiÚme vie : La liberté
C’est ma vie depuis 3 ans… Je me sens de plus en plus libre, puissant et souverain. Le processus est toujours en cours et je dĂ©couvre chaque jour des nouvelles facettes d’une vie sans limites. Je suis en train d’aller jusqu’au bout de ma cohĂ©rence avec l’unitĂ©… et je me trouve dĂ©jĂ  de plus en plus face Ă  l’Amour lui-mĂȘme. Je le vois, je le sens… je le suis… de plus en plus… C’est ma 7Ăšme vie… et en mĂȘme temps j’ai l’impression que c’est ma toute premiĂšre et que les autres n’ont servi qu’a permettre Ă  celle-ci d’exister… C’est une grĂące sans fin… merci, merci, merci ❀   

Je vous souhaite une trĂšs belle journĂ©e… Chat-l’homme…Â đŸŒžđŸŒ»đŸ’›  

5 réponses

  1. SERGE CAMBORIEUX

    Pour moi, et mĂȘme si j’observe mes propres Ă©tapes de vie aussi radicalement diffĂ©rentes, je sens une continuitĂ© dans tout celĂ , une espĂšce d’ossature interne qui reste intangible. Je ne crois pas que l’on change fondamentalement, je pense que l’on Ă©volue sur son propre chemin.
    En revanche, au yeux de l’autre, des autres, oui, ils nous voient changer!
    Je vis avec ça, et c’est bien comme ça…
    Merci pour ton bel article et je t’embrasse,

    Aimé par 1 personne

  2. Isabelle

    J’aime ta conscision aussi dans l’Ă©criture du dĂ©roulĂ© de ta vie jusqu’Ă  ce jour…
    Et ça me donne envie de regarder la mienne, en observatrice,sans laisser la place à la victime, à la despote, et à tous les autres masques.
    Juste regarder de lĂ  oĂč je suis aujourd’hui, sans jugement, et en bienveillance.
    Merci Michael pour cet Ă©lan.
    Douce aprĂšs midi Ă  toi.

    Aimé par 1 personne

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