La tempête ~ The storm

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Michael à Fort-de-France, Martinique 🇲🇶 

Les tempêtes sont vraiment fréquentes ici. Toutefois, le titre de mon article du jour ne fait pas allusion à une tempête climatique… mais à une tempête covidienne… une tempête qui résulte de notre incapacité à vivre harmonieusement et durablement en communauté. Même si j’ai l’habitude de me trouver au centre des désaccords, ça m’embête quand-même d’être régulièrement à leur origine. Ceux qui me connaissent bien, savent que depuis que je suis jeune, la Vie m’utilise pour mettre à jour des dysfonctionnements, un peu comme un chien de chasse qui lève le gibier.

Ce phénomène devient de plus en plus fréquent et fort avec le temps, puisqu’au fur et à mesure que mon intégrité à l’Etre grandit, ma capacité à m’adapter à la bêtise humaine diminue. Ce n’est donc pas quelque chose que je fais volontairement. C’est tout le contraire, puisque j’aime l’harmonie et la bonne entente entre mes amis-humains-cohabitants-de-notre-planète. La plupart du temps, c’est ma simple présence qui suscite déjà des problèmes. Je suis différent et souvent mal- ou incompris. Ainsi, je suscite facilement jalousie, intolérance et conflit. C’est une des raisons pourquoi j’ai fini par aimer rester seul… c’est plus simple, plus tranquille…

Ma présence est en fin de compte, vue de ma fenêtre, clairement réparatrice et corrige des anomalies liées aux conditionnements et dysfonctionnements individuels ou collectifs. J’exerce une espèce de résistance naturelle et pacifique involontaire de plus en plus forte, face à tout ce qui est illogiquement pathologique dans notre société. Même si je reste calme, je sens au fond de moi qu’il ne faut pas « trop faire chier Toto ». Tant qu’on ne vient pas trop me confronter directement, je peux rester tranquille dans mon coin et laisser passer la violence de la tempête que j’ai levée.

Généralement, les gens ne voient pas que je suis à l’origine de ce qu’il leur arrive… et c’est également le cas en ce qui concerne le bénéfice final de mon passage. La plupart du temps, il attribuent les effets à eux-mêmes ou aux circonstances quelconques. Moi, je sais très bien quand je suis à l’origine de ce qui se passe… Ça fait des années que j’observe le phénomène et que j’ai appris à reconnaitre les détails du mécanisme de cause à effet dont je suis à l’origine. Ainsi, j’ai vu des organisations disparaitre, des groupes se dissoudre, des relations cesser, des gens partir et toute sorte de situations exploser… pour voir naitre des individus plus alignés, souverains, authentiques et heureux.

Le défi est bien évidemment de ne pas me laisser détruire moi-même dans le processus, mais de bien rester connecté et conscient au centre de la tempête. Malgré tout, je me trouve souvent à la fin de l’histoire au bord de la route en train de me ramasser et à panser mes blessures. La situation m’expulse, je suis poussé à passer à autre chose et je m’imagine que les gens m’oublient rapidement. C’est difficile pour l’être sensible, fidèle et affectueux que je suis, mais j’ai fini par m’y habituer. Toutefois, en même temps que j’écris cela, je sens vivement la douleur dans le ventre, que je connais si bien. J’ai appris à ne pas insister, ni résister à la fin d’un Coup de Balai Divin et à reprendre la route courageusement pour aller vers l’endroit, ou la personne, suivant qui m’appelle subtilement. Parfois, quand j’arrive à voir la beauté de ce que vis, j’aime me comparer à Michael Landon dans Les routes du paradis…

Vous avez bien compris que si j’en parle aujourd’hui, c’est qu’il y a quelque chose qui se passe en ce moment. Certes, ce n’est pas quelque chose à grande échelle, mais important à mes yeux quand-même… puisque ça concerne l’histoire de ma partenaire. Depuis un mois, je me trouve parachuté dans sa vie où chaque élément avait auparavant trouvé une place bien solidement ancrée. Quand j’étais encore en Israël et que nous parlions par téléphone de notre envie réciproque, il était très clair que nous avions chacun besoin de l’aide de l’autre. Moi, j’avais besoin d’elle pour remettre ma vie en mouvement… et elle avait besoin de moi pour retrouver sa santé.

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Pour moi, ça se passe plutôt bien. Sans avoir eu besoin d’un effort particulier, ma vie est beaucoup plus plaisante et apaisante qu’en Israël. A deux c’est plus doux, plus complice et plus satisfaisant. Après tant de temps passé seul, la simple présence d’une partenaire fait toute la différence. Pour elle, s’est moins évident, je m’imagine. Pour retrouver sa santé, il est essentiel de s’aligner aux messages que son corps lui envoie depuis si longtemps. De mon point de vue, son corps lui montre surtout qu’elle a passé beaucoup de son temps à se défendre et à se protéger contre les intrusions et les agressions diverses. A force de lutter, son corps s’est encombré de plus en plus et elle vivait de la douleur physique tout le temps.

Alors, depuis que je suis arrivé, elle désencombre très courageusement sa vie. Je l’admire beaucoup puisqu’elle manifeste une force et une détermination que je n’ai plus. Elle désencombre sa maison, son temps, son ordinateur, sa tête, son corps… et, bien évidemment, ses relations. Et là, il y a quelqu’un de très proche, qui semble avoir beaucoup de mal avec ces changements. De ma fenêtre, elle prend enfin la liberté à laquelle elle aspire depuis si longtemps et ça semble vraiment déplaire cette personne. Pour ne pas faire du tort à qui que ce soit, je ne peux pas m’étaler beaucoup plus. Je peux peut-être juste dire que cela a fini par mettre en jeu la relation entre ma partenaire et sa propre fille-chérie… et que c’est moi qui se trouve, encore une fois, à la place du « méchant ».

Va-t-elle finir par penser à elle-m’aime et continuer son élan vers sa santé ? Ou va-t-elle succomber à la pression que cette personne exerce sur elle et revenir dans un confort, qui semblait quand-même mortel ? Construire ou détruire ? Vivre ou mourir ? C’est un moment décisif pour elle… et donc pour moi aussi. Ça se joue aujourd’hui et dans les jours qui viennent. Elle va décider de SA VIE… et de là va découler la suite de son histoire, et donc aussi de la mienne. Est-ce que du coup mon travail ici est terminé ? Quel impact va avoir sa décision sur notre relation ? Vais-je rester ici avec elle ? Allons-nous partir ensemble ? Vais-je continuer mon chemin seul ? Je ne sais pas… et c’est très excitant de me trouver à nouveau face à l’inconnu. Je sais seulement que je dois rester au centre de la tempête et garder la juste distance entre elle et moi, pour pas l’influencer injustement. Puis, je dois faire très attention à ne pas me laisser embarquer par mes émotions. Après une tempête, tout est généralement à reconstruire… Mmmmmm… à suivre…

Je nous souhaite une magnifique journée de fin d’été… ∞❤️∞ 

2 commentaires sur « La tempête ~ The storm »

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