La tempête ~ The storm

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Michael à Fort-de-France, Martinique 🇲🇶 

Les tempêtes sont vraiment fréquentes ici. Toutefois, le titre de mon article du jour ne fait pas allusion à une tempête climatique… mais à une tempête covidienne… une tempête qui résulte de notre incapacité à vivre harmonieusement et durablement en communauté. Même si j’ai l’habitude de me trouver au centre des désaccords, ça m’embête quand-même d’être régulièrement à leur origine. Ceux qui me connaissent bien, savent que depuis que je suis jeune, la Vie m’utilise pour mettre à jour des dysfonctionnements, un peu comme un chien de chasse qui lève le gibier.

Ce phénomène devient de plus en plus fréquent et fort avec le temps, puisqu’au fur et à mesure que mon intégrité à l’Etre grandit, ma capacité à m’adapter à la bêtise humaine diminue. Ce n’est donc pas quelque chose que je fais volontairement. C’est tout le contraire, puisque j’aime l’harmonie et la bonne entente entre mes amis-humains-cohabitants-de-notre-planète. La plupart du temps, c’est ma simple présence qui suscite déjà des problèmes. Je suis différent et souvent mal- ou incompris. Ainsi, je suscite facilement jalousie, intolérance et conflit. C’est une des raisons pourquoi j’ai fini par aimer rester seul… c’est plus simple, plus tranquille…

Ma présence est en fin de compte, vue de ma fenêtre, clairement réparatrice et corrige des anomalies liées aux conditionnements et dysfonctionnements individuels ou collectifs. J’exerce une espèce de résistance naturelle et pacifique involontaire de plus en plus forte, face à tout ce qui est illogiquement pathologique dans notre société. Même si je reste calme, je sens au fond de moi qu’il ne faut pas « trop faire chier Toto ». Tant qu’on ne vient pas trop me confronter directement, je peux rester tranquille dans mon coin et laisser passer la violence de la tempête que j’ai levée.

Généralement, les gens ne voient pas que je suis à l’origine de ce qu’il leur arrive… et c’est également le cas en ce qui concerne le bénéfice final de mon passage. La plupart du temps, il attribuent les effets à eux-mêmes ou aux circonstances quelconques. Moi, je sais très bien quand je suis à l’origine de ce qui se passe… Ça fait des années que j’observe le phénomène et que j’ai appris à reconnaitre les détails du mécanisme de cause à effet dont je suis à l’origine. Ainsi, j’ai vu des organisations disparaitre, des groupes se dissoudre, des relations cesser, des gens partir et toute sorte de situations exploser… pour voir naitre des individus plus alignés, souverains, authentiques et heureux.

Le défi est bien évidemment de ne pas me laisser détruire moi-même dans le processus, mais de bien rester connecté et conscient au centre de la tempête. Malgré tout, je me trouve souvent à la fin de l’histoire au bord de la route en train de me ramasser et à panser mes blessures. La situation m’expulse, je suis poussé à passer à autre chose et je m’imagine que les gens m’oublient rapidement. C’est difficile pour l’être sensible, fidèle et affectueux que je suis, mais j’ai fini par m’y habituer. Toutefois, en même temps que j’écris cela, je sens vivement la douleur dans le ventre, que je connais si bien. J’ai appris à ne pas insister, ni résister à la fin d’un Coup de Balai Divin et à reprendre la route courageusement pour aller vers l’endroit, ou la personne, suivant qui m’appelle subtilement. Parfois, quand j’arrive à voir la beauté de ce que vis, j’aime me comparer à Michael Landon dans Les routes du paradis…

Vous avez bien compris que si j’en parle aujourd’hui, c’est qu’il y a quelque chose qui se passe en ce moment. Certes, ce n’est pas quelque chose à grande échelle, mais important à mes yeux quand-même… puisque ça concerne l’histoire de ma partenaire. Depuis un mois, je me trouve parachuté dans sa vie où chaque élément avait auparavant trouvé une place bien solidement ancrée. Quand j’étais encore en Israël et que nous parlions par téléphone de notre envie réciproque, il était très clair que nous avions chacun besoin de l’aide de l’autre. Moi, j’avais besoin d’elle pour remettre ma vie en mouvement… et elle avait besoin de moi pour retrouver sa santé.

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Pour moi, ça se passe plutôt bien. Sans avoir eu besoin d’un effort particulier, ma vie est beaucoup plus plaisante et apaisante qu’en Israël. A deux c’est plus doux, plus complice et plus satisfaisant. Après tant de temps passé seul, la simple présence d’une partenaire fait toute la différence. Pour elle, s’est moins évident, je m’imagine. Pour retrouver sa santé, il est essentiel de s’aligner aux messages que son corps lui envoie depuis si longtemps. De mon point de vue, son corps lui montre surtout qu’elle a passé beaucoup de son temps à se défendre et à se protéger contre les intrusions et les agressions diverses. A force de lutter, son corps s’est encombré de plus en plus et elle vivait de la douleur physique tout le temps.

Alors, depuis que je suis arrivé, elle désencombre très courageusement sa vie. Je l’admire beaucoup puisqu’elle manifeste une force et une détermination que je n’ai plus. Elle désencombre sa maison, son temps, son ordinateur, sa tête, son corps… et, bien évidemment, ses relations. Et là, il y a quelqu’un de très proche, qui semble avoir beaucoup de mal avec ces changements. De ma fenêtre, elle prend enfin la liberté à laquelle elle aspire depuis si longtemps et ça semble vraiment déplaire à certaines personnes. Pour ne pas faire du tort à qui que ce soit, je ne peux pas m’étaler plus. 

Va-t-elle finir par penser à elle-m’aime et continuer son élan vers sa santé ? Ou va-t-elle succomber à la pression que cette personne exerce sur elle et revenir dans un confort, qui semblait quand-même mortel ? Construire ou détruire ? Vivre ou mourir ? C’est un moment décisif pour elle… et donc pour moi aussi. Ça se joue aujourd’hui et dans les jours qui viennent. Elle va décider de SA VIE… et de là va découler la suite de son histoire, et donc aussi de la mienne. Est-ce que du coup mon travail ici est terminé ? Quel impact va avoir sa décision sur notre relation ? Vais-je rester ici avec elle ? Allons-nous partir ensemble ? Vais-je continuer mon chemin seul ? Je ne sais pas… et c’est très excitant de me trouver à nouveau face à l’inconnu. Je sais seulement que je dois rester au centre de la tempête et garder la juste distance entre elle et moi, pour pas l’influencer injustement. Puis, je dois faire très attention à ne pas me laisser embarquer par mes émotions. Après une tempête, tout est généralement à reconstruire… Mmmmmm… à suivre…

Je nous souhaite une magnifique journée de fin d’été… ∞❤️∞ 

Je triche ~ I cheat

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Michael à Fort-de-France, Martinique 🇲🇶

Au moment que je dis que je triche, je ne triche plus… puisque tout le monde est au courant. Je triche au niveau de la nourriture et même si je ne le fais pas ouvertement, ma partenaire le sait. Son corps a perdu du poids, ses douleurs ont quasiment toutes disparues, son énergie est montante et son état d’esprit de plus en plus clair et positif. Mais, je ne suis pas dans le même état d’urgence qu’elle et je n’ai pas la même force ou volonté non plus. Alors, par moment je mange quelque chose. Comme je ne veux pas interrompre son élan vers la santé, je le fais en cachette, sans lui dire.

Elle s’approche rapidement vers un état de bien-être. Chaque jour, je lui prépare son jus du soir. Quand son corps va se stabiliser au niveau de son poids, c’est à ce moment-là que j’ai envie de la rejoindre. Tant que son poids ne se stabilise pas et qu’elle élimine, je peux encore jouer et tricher un peu. Même si je ne me sens pas vraiment à l’aise et que chaque aliment solide crée de la fatigue inutile, je ne peux pas résister. Je vois bien que je compense quelque part un manque par de la nourriture solide !

En regardant autour de moi, je vois plusieurs personnes agressives, tristes, jaloux ou victimes de leur situation. Je reconnais ces états aussi en moi. En jouant avec mes mots ce matin, j’ai partagé des choses avec ma partenaire qui montraient bien que moi aussi j’ai encore une source de colère en moi et qu’il ne faut pas grand chose pour que cela sorte. Un peu dans le style « faut pas trop faire chier Toto ». J’ai bien vu que la colère était alimenté par toutes les choses qui m’étaient imposées dans le passé et que j’ai acceptées à l’époque sans broncher. La source de mes états différents confondus se trouve clairement dans la non-reconnaissance que j’ai subie des autres durant toute ma vie. Il semble qu’encore aujourd’hui, malgré mes acquis, à mes propres yeux, je n’ai pas vraiment de la valeur ni de l’importance.

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Entre la compensation alimentaire et mes états divers, il est clair qu’il y a un problème commun à la racine de ces manifestations. Il suffit que je regarde ce qui s’est dit dans les quelques derniers rendez-vous d’accompagnement et que j’en fasse une synthèse pour moi. Il semble donc que je ne m’aime et que je ne me respecte pas… que je ne fais donc pas ce que j’aime… et que je fais trop en fonction des autres… que je n’habite du coup pas assez mon territoire… et que je ne me donne pas assez de temps. C’est très clair, non ? Tant que je ne m’aime pas assez, les autres seront toujours mieux et donc plus importants que moi. Il est logique que je n’aurai pas ce dont j’ai vraiment envie, puisque je ne le mérite pas !

Certes, j’aime accompagner… mais pas n’importe comment, ni n’importe qui. Dès que j’ai deux engagements dans la journée, je sens que j’ai déjà atteint ma limite. Pourtant, parfois je me trouve avec 3 ou 4 engagements et je sens vraiment que c’est trop. Depuis le temps que je suis les indications du miroir, il m’est devenu très clair que l’être humain n’est pas fait pour travailler. Le Naturel devient de plus en plus présent en moi et je sens que mon enfant intérieur a vraiment besoin de beaucoup de temps pour s’amuser, glander, se détendre ou juste perdre son temps selon son choix. Oser donner à mon enfant intérieur ce dont il a besoin, c’est affronter les regards et les jugements des autres… et en même temps une preuve d’Amour que je me donne à moi-m’aime !

Si je veux me libérer de de ma colère latente, de ma jalousie, de ma tristesse et de mon état de victime… puis de mon besoin de compenser par la nourriture, j’ai besoin de me trouver dans un espace d’Amour avec moi… dans un état où je n’ai pas peur d’être entièrement fidèle à Qui Je Suis Vraiment… peu importe si ça peut gêner quelqu’un… et peu importe les conséquences. Je sens que mon agenda et ma manière de le gérer est primordial dans cette histoire. La gestion de mon temps précieux détermine la valeur et l’importance que je me donne et la manière dont je me positionne vis-à-vis des autres. Qui est le plus important dans ma vie ? Certes, nous sommes tous fondamentalement UN, mais de me donner priorité est peut-être LA manière pour me montrer l’Amour que je me porte, la valeur que je me reconnais et l’importance que j’ai à mes propres yeux.

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Une partie de moi aimerais bien accompagner d’avantage ici, organiser des causeries, participer à des sorties OVS, faire des randonnées, créer des groupes de paroles mixtes et pour hommes, relancer les retraites de la Grande Famille, faire du bénévolat pour redistribuer de la nourriture, m’inscrire à la Biodanza et participer aux cours de Salsa ou du théâtre… En même temps, tout en écrivant cette liste magnifique et non-exhaustive, je sens que mon enfant intérieur indigo hurle avec toutes ses cordes vocales NOOOOOOON ! Il me dit très clairement que pour m’aimer, il faut que je cesse de chercher à me faire aimer des autres… et que je dois cesser de vouloir être utile, reconnu ou important aux yeux de ceux qui pourraient éventuellement me valider.

Oh, c’est quelque chose sur lequel je travaille depuis bien longtemps. L‘Amour et l’Estime Naturels que j’avais à ma naissance m’ont été progressivement dérobés par mes parents et mes éducateurs. Les récupérer est quelque chose de difficile, laborieux et très chronovore. Ne vous faites pas d’illusion. Mon expérience de vieux loup aguerri en thérapie montre que c’est un travail de longue haleine. Une fois qu’un connard vous a mis dans la tête que vous êtes moche, bête, nul ou sans valeur ça s’inscrit de manière quasiment indélébile dans votre subconscient. C’est un peu comme l’acquisition d’une réputation. Nous savons très bien qu’il faut des centaines, voir des milliers de bons avis pour créer une bonne réputation à un restaurant. Pourtant, il suffit seulement d’un avis contraire pour tout détruire.

C’est exactement pareil pour l’idée que nous avons de nous-mêmes. Une fois que la mauvaise graine est plantée, peu importe ce que les autres gens peuvent dire de positif sur nous. La seule voie que je connais est de me donner sans cesse des preuves d’Amour, en m’offrant le temps dont j’ai besoin et la priorité que je mérite. Il est également important de changer les critères sur lesquelles je détermine moi-même ma valeur ! Au lieu que cela soit ma productivité, mes diplômes, mon intelligence, mes richesses ou mon niveau dans les rangs sociaux… je préfère me mesurer à partir de mon aptitude à aimer, ma manière d’être présent à l’autre, mon adaptabilité, ma souplesse intérieure, mon empathie, mon courage d’avancer malgré tout, ma curiosité, la place que je donne à mon enfant intérieur et mon courage à être intègre et authentique… A mon avis, ça change tout !

Je nous souhaite une délicieuse journée de plus… ∞❤️∞ 

Joli !!!

Enfermement ~ Confinement

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Michael à Fort-de-France, Martinique 🇲🇶

Vous avez vu la traduction du mot « enfermement » en anglais ? Vous entendez le langage des oiseaux quand vous le dites lentement ? L’enfer me ment ? Nous sommes confinés ici en Martinique et le sens profond de cette mesure a jusque là pour moi été une invitation à une introspection en profondeur, avec l’intention de provoquer un changement d’attitude et de comportement radicaux envers nous-mêmes et les autres. Pour moi, le Corona n’est que la manifestation physique de notre incapacité de vivre harmonieusement ensemble. Et ça se voit… Nous sommes enfermés chez nous, avons l’interdiction de nous approcher trop les uns des autres, ne pouvons pas acheter n’importe quoi et sommes dans l’obligation de porter une masque qui cache bien notre sourire et ressemble bien fort à une muselière.

Et je le fais ! Depuis le premier confinement imposé en Israël, je travaille plus fort sur moi que d’habitude. J’obéis aux restrictions, que je considère avoir créées moi-même, et j’introspecte ! Je nettoie, je clarifie, je désencombre, je libère, je lâche, j’allège, j’assouplis, j’adoucis, je change… et je me prépare au pire. J’ai passé aux moins 2/3 de mon temps en Israël dans ma chambre et je n’ai pas beaucoup vu de mon pays de naissance. Et là, rebelote… je suis en Martinique et à nouveau confiné… enfermé. Certes, je pense que je suis loin d’avoir terminé mon travail personnel de transformation… mais, je pense que l’état de mes co-habitants terrestres est bien pire. A chaque fois que les restrictions sont en vigueur, c’est toujours encore « chacun pour soi »… et dès que les mesures sont levées, chacun retourne dans ses habitudes comme si de rien n’était.

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Je suis persuadé que le Corona est censé nous faire changer… mais changer vraiment ! Je le vois un peu comme un couronnement après des siècles de rébellion de la terre sous forme d’épidémies diverses, d’extinction des espèces, des guerres de plus en plus sanglantes, la décimation des peuples, la pollution et le réchauffement de la planète, des désastres naturels, etc… Même si j’aime profondément l’être humain, je pense que notre souffrance n’est pas encore assez forte, ni assez répandue pour qu’un changement de conscience global puisse faire son apparition. Le Covid est à mon avis là, pour nous pousser à retrouver le sens profond de notre existence… et de cesser cette vie superficielle et violente que nous entretenons tous ensemble. Il faut peut-être encore une variante 5, 6, 7 et 8 avant que nous cessions notre mouvement involutif de masse et commençons à penser autrement…  

En même temps, je suis conscient que ces confinements répétitifs me conviennent très bien quelque part. Je l’avais déjà constaté dans le passé et il me semble même avoir écrit déjà à ce sujet. Toutefois, avec le temps les choses deviennent progressivement de plus en plus limpides. Aujourd’hui, je sais que ma sensibilité meurtrie par mes souffrances du passé a provoqué une fuite en avant vers 2015… où j’ai vécu vraiment une sorte de coup de grâce. J’ai progressivement fermé des portes, bloqué des comptes et évité d’aimer à nouveau… pour surtout ne plus sentir les déchirements si typiques pour les trahisons, les rejets, les humiliations, les injustices et surtout les abandons. Quand les confinements ont commencé, je vivais déjà comme un ermite replié sur lui, soit dans une yourte, soit dans une chambre chez une amie ou carrément seul dans mon camion, perdu quelque part dans la brousse de la France profonde. Ça me soulageait de voir que tout le monde était soudainement obligé de faire comme moi ! Ça m’enlevait une pression que je sentais et qui venait de l’invitation discrète mais insistante de la Vie à sortir à nouveau, à me mélanger aux gens et à reprendre des risques.

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Oui, je suis encore dans un enfermement. De moins en moins, certes… mais, en lisant les textes de mes soeurs co-exploratrices-rapporteuses, je vois que c’est encore bien actuel. En même temps, cette fuite en avant a été tellement riche, tellement profonde, que je ne regrette absolument rien. Elle a fait partie intégrante de mon chemin vers l’Amour et la Puissance. Mon ego a déjà vécu aux moins 4 ou 5 fois des espèces de morts symboliques à des niveaux de conscience différents. Le dernier, comme toujours je pense, a bien évidemment été le plus puissant et le plus intense. J’ai réellement frôlé la fin de mon expérience terrestre cette fois-ci. Je pense que j’aurai pu encore tenir quelques mois, mais mon corps avait déjà bien commencé la descente douce vers le repos à Sa Source.

Je n’ai jamais perdu ma conscience ou mon discernement en chemin. Tout ce que j’ai vécu faisait évidemment partie du Grand Plan que la Vie avait pour moi… car je n’ai jamais cessé de suivre mon GPS,  ni de regarder dans le miroir pour savoir où aller ou comment changer. Retrouver mon état originel avec ma simplicité, ma lenteur, ma folie douce et ma connexion retrouvée ne se fait clairement pas en un claquement de doigts ou juste parce que je l’ai décidé. Pour lâcher toutes ces choses auxquelles je tenais tant, la Vie a dû me faire vraiment violence. Si je constate tout ce que j’ai dû endurer pour ME retrouver enfin, je me demande vraiment si mes co-habitants terrestres arriveraient un jour à changer quoi que ce soit en masse. Combien de souffrances faut-il que la population de la planète subisse en tant qu’entité globale avant de se mettre à co-créer quelque chose ensemble de manière complètement différente ??? Une grande partie de moi n’y croit vraiment plus ! C’est uniquement mon enfant espiègle intérieur avec son rayonnement indigo qui me rit au nez en me rappelant que tout, absolument tout est possible… parce que la Vie est Magique… tout simplement…

Je nous souhaite une douce magie pour ce jour de presque fin d’été… ∞❤️∞

Le bon moment ~ The good moment

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Michael à Fort-de-France, Martinique 🇲🇶

Quand j’étais jeune, ma mère me disait souvent : « Ce que tu as dans la tête, tu ne l’as pas dans le cul ! » La phrase faisait un peu moins grossier quand elle le disait, puisque elle remplaçait le mot « cul » par son équivalent en jiddish-hébreu, « tochus ». Et c’était vrai, quand je voulais quelque chose, il me le fallait tout de suite. Comme je ne recevais pas d’argent de poche, j’ai commencé à travailler déjà à 13 ans, quand j’étais encore au lycée. J’ai commencé avec ma propre affaire de lavage de voiture à domicile avec laquelle je gagnais beaucoup d’argent pour un garçon de mon âge. J’avais une trentaine de clients, dont certains m’attendaient systématiquement chaque samedi et d’autres j’appelais le vendredi soir pour prendre rendez-vous. A la fin d’une journée de dur labeur, je rentrais à la maison avec à peu près 40 florins, l’équivalent d’environ 20 euros. Selon un calculateur d’inflation sur internet cela correspondrait aujourd’hui à 170 euros.

Je pouvais m’acheter quasiment tout ce que je voulais. Alors, je mettais la majeure partie de mes recettes de côté pour pouvoir m’acheter mes multiples vélos et, bien évidemment, mon premier vélomoteur dès que j’allais avoir 16 ans… et ma véritable moto plus tard à 18. Comme je mangeais beaucoup, je m’achetais presque tous les jours des frites et des croquettes (une délice croquante hollandaise farcie au ragoût) pendant mes pauses-repas à l’école. Je me souviens encore du supplice de l’attente entre mes 15 et 16 ans, puis plus tard entre mes 17 et 18 ans, pour avoir l’âge adéquat et pouvoir rouler enfin en vélomoteur et en moto. C’était une vraie souffrance. J’étais tellement impatient que la veille de mon anniversaire de 18 ans, le fils du concessionnaire m’a ramené chez moi, derrière sur ma propre moto, afin que je puisse monter dessus légalement, mais seul, le lendemain.

La patience n’était vraiment pas mon fort. Tout ce que j’ai acquis dans ma jeunesse était grâce à ma force et mon endurance physiques, soutenues par une volonté et une motivation très développées. Je ne savais pas mieux. Je ne savais pas que tout venait en réalité de mon ego et que les ressources de ma petite personne étaient en fait très très limitées. J’étais fort comme un boeuf quand j’ai eu mon premier lumbago à 18 ans. Tout le monde me connaissait comme quelqu’un de fort, souple, habile et très performant en tant qu’athlète. Ce premier lumbago était une première manifestation précurseur de toute un processus par où la Vie m’a fait passer pour casser ma volonté personnelle egotique. J’avais la tête dure et pour comprendre, il m’a fallu beaucoup de maladies, de séparations, des pertes… et de temps.

Ce ne sont pas les miens. J’avais les premiers de leur série. Ils semblent toujours rouler !

J’ai appris par la manière dure que la Vie Elle-même avait une volonté et des projets pour moi et qu’il valait mieux que je cesse de résister et que je me fasse à l’idée qu’Elle savait mieux que moi ce dont j’avais réellement besoin. Au fur et à mesure que je comprenais et que j’intégrais cette leçon primordiale, les choses s’amélioraient. Les maladies disparaissaient progressivement, la qualité de mes relations s’amélioraient, l’argent rentrait plus facilement et ma vie devenait plus belle. L’apprentissage m’a pris des années ! Comme je l’ai déjà dit hier, je n’ai aucune mérite quant à l’homme que je suis devenu. J’ai juste cherché à éviter les coups de bâtons que je recevais dès que je laissais trop de place à la volonté de mon ego… avec ses peurs, son besoin de pouvoir, ses réactions basées sur les blessures et ses multiples identifications illusoires dont il avait besoin pour exister. Je me suis laissé dompter par la Vie comme un petit chien par son maitre !

Pourtant, je ne suis pas devenu un « toutou » comme on aurait pu le croire. C’est justement tout le contraire ce qui s’est passé. En perdant les « qualités » de mon ego, ma véritable identité a pu émerger. Au fur et à mesure que mon ego lâchait sa structure conditionnée, quelque chose de plus doux, de plus paisible, de plus naturel et de plus évident pouvait retrouver sa place en moi. Certes, je n’ai pas la Vie dont j’ai rêvais quand j’étais plus jeune… mais je ne troquerais pour rien au monde la conscience, la paix, la foi, ni la puissance que j’ai acquis à la place. Je n’ai plus besoin de forcer quoi que ce soit, ni même de faire vraiment un effort quelconque… je n’ai qu’à suivre un espèce de fil rouge que la Vie me tend discrètement devant mes sens multiples… et faire confiance.

Je peux encore parfois sentir les rudiments de mon impatience. Je ne sais pas si c’est de la sagesse, mais j’ai fini par comprendre qu’il a un moment parfait pour chaque action et chaque élan. Il suffit de laisser la place au temps et utiliser cette espace pour observer les signes multiples que la Vie nous envoie. Quand une chose est adéquate, il y a un moment qui s’impose par lui-même… même parfois après une très longue attente-écoute. Je n’ai pas besoin de décider avec ma volonté à moi. En fonction des engagements déjà existants, de ma disponibilité, de mon état, de l’état de mes interlocuteurs et d’autres paramètres plus ou moins subtils, si je jongle comme il faut, chaque chose trouve sa place parfaite sur la ligne du temps. De laisser le temps au temps, de laisser le temps à la Vie crée un espèce d’harmonie où le bon moment se trouve automatiquement en convergence avec le bon endroit, les bonnes rencontres, les ressources nécessaires et les circonstances parfaites. Mais, attention… laisser ainsi la place à la Vie, ne donne pas nécessairement les résultats attendus !!!

Je nous souhaite une belle et lente journée… ∞❤️∞ 

Mouvement perpétuel ~ Perpetual motion

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Michael à Fort-de-France, Martinique 🇲🇶

La situation de hier s’est déjà clarifiée et ma tristesse dissipée. J’ai vu comment mes tripes ont pris les commandes sur mon corps. Ça ressemblait beaucoup à l’état que j’ai connu tant de fois dans le passé et qui était lié à mes blessures et ma manière de les gérer. Je subissais des agressions, me sentais envahi par des émotions et pour survivre intérieurement je me fermais au monde. Aujourd’hui, ce n’est pas tout à fait pareil, même si ça se ressemble beaucoup. Maintenant, c‘est plutôt un positionnement intérieur auquel je suis forcé à rester fidèle. Quelque chose en moi refuse de se conformer à quelque chose qui ne lui correspond pas. Avant, c’était le victime-coincé-dans-sa-situation… aujourd’hui, c’est le rebelle-libre-de-suivre-sa-voie-peu-importe-les-conséquences…

Du coup, j’ai vécu une première journée tranquille avec ma compagne et sa fille, comme une vraie petite famille. Okay, nous sommes toujours confinés ici en Martinique et ma vie se déroule plutôt à l’intérieur de l’appartement. C’était un dimanche paisible que j’ai passé avec ma partenaire en regardant Outlander pour une deuxième fois. Je suis conscient que la vie a dû être violente à l’époque où se déroule l’histoire. Toutefois, je me sens très attiré vers la simplicité d’antan… d’une vie proche de la nature… où il n’y avait pas de surpopulation, ni de surconsommation ou de surinformation… ni non plus de parasitage au quotidien des multimédia… ni tant de bruit. Toutefois, tout en étant admiratif et désireux de vivre comme à l’époque, je doute de ma capacité de vivre autrement que je ne le fais actuellement.

Pourtant, j’ai vraiment connu des circonstances de vie très variées et rien ne me fait vraiment peur. Justement, j’envie parfois ces gens qui ont vécu et travaillé toute leur vie au même endroit et qui ont partagé leur existence avec leur famille, avec le même partenaire et les mêmes amis. Cette sensation de faire partie d’une communauté me manque souvent. Ma vie est tout sauf ça. Elle se caractérise plutôt par le changement, le mouvement… et une évolution sans cesse. Douze belles histoires d’amour… plus de vingt expériences professionnelles différentes… une grande collection de pathologies plus ou moins importantes… une itinérance avec un nombre de déménagements impressionnant… puis, un état physique, financier et relationnel qui changeait en fonction de la partenaire, du métier, du lieu d’habitation et d’autre paramètres…

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Et, on dirait que ce n’est pas fini ! J’ai 64 ans et je viens encore fraichement de changer de vie… dans un nouveau lieu, avec une nouvelle compagne et une nouvelle perspective de vie. Pourtant, ceux qui me connaissent bien, savent que je suis un vrai pantouflard et que j’aspire beaucoup à m’installer une fois pour tout, sans plus jamais bouger de mon fauteuil. Ceux qui me connaissent mal diraient peut-être que j’ai choisi cette vie. Mon impression est tout le contraire. J’ai la sensation de ne pas avoir eu vraiment le choix. Quand ma vie allait au plus mal, vers 1986/7, et que j’ai compris par magie que chaque choix était motivé par la peur ou par l’absence de peur… puis, que les choix à partir de la peur m’apportaient de la souffrance et que les affronter m’apportait du bien-être, de la liberté et de la santé… il me semble logique d’avoir choisi autant que possible d’affronter mes peurs et mes inconforts…

Ce n’était pas vraiment un choix équitable et je n’ai donc pas vraiment du mérite ! Je me sens comme un petit animal qui s’est fait dresser par la Vie. Il y a pour moi une différence très claire entre les choix qui me font souffrir et ceux qui me libèrent et je vois depuis longtemps comment la Vie me guide étape par étape, puis un état particulier qui me correspond. Il m’a fallu de longues années pour apprendre à décoder le language subtil de la Vie. C’est très intime et très personnel. J’ai l’impression d’avoir une conversation avec la VIE et d’être en communion avec Elle, avec ma Source, avec le Vivant, en permanence. Pour l’instant Elle me pousse à bouger encore et encore. Je m’adapte sans cesse aux nouveaux stimuli. Bien sûr que cela alimente l’idée que la Vie EST mouvement… et c’est certainement vrai…

En même temps, je vois une évolution très précise… et je me dis que si je suis amené à bouger autant et cela depuis si longtemps, c’est peut-être parce que je m’étais vraiment beaucoup éloigné de ma Source et que j’étais trop têtu et trop lent pour rentrer plus vite à la Maison. En même temps, je vois rétrospectivement toutes les étapes par lesquelles je suis passé pour arriver là où je suis aujourd’hui. Il y a clairement un ordre, une constante, une direction, un rythme et une intention… et si je pouvais tirer une ligne qui retrace toutes mes expériences du passé, puis que je la projette ensuite dans le futur… elle atterrirait à mon avis à l’endroit où se trouve l’Unité et l’Amour pour moi. Je me demande seulement si j’ai encore assez de temps et d’endurance pour y arriver de mon vivant… puisque j’ai passé beaucoup d’années à faire beaucoup d’effort, pour n’obtenir finalement que des changements minuscules.

Je pense que le mouvement qui caractérise tant ma vie, se calmera quand je me trouverai au centre de l’Amour, au centre de l’Etre, où je serai de toute évidence l’expression de Son plein potentiel… puisqu’il est évident que la Vie me guide sans cesse vers Ça. Depuis que je suis les signes et que je me transforme avec le miroir en face, la Vie me dit clairement de faire de moins en moins, de rester de plus en plus dans mon espace vital personnel et de m’abandonner de plus en plus à ce qui est. Tous les messages, depuis toujours, ne tournent qu’autour de ça. Tant que je n’expérimente pas l’Extase de l’Amour et la Conscience du UN, la Vie ne me laissera jamais tranquille. C’est rigolo de constater que pour arriver à l’état d’Amour où je m’abandonne complètement à la Grande Vie,  j’ai besoin en même temps de rester enseignable comme un enfant, souple comme un roseau, réceptif comme une femme puissante…  donnant ainsi le mouvement perpétuel à l’homme que je suis…

Je nous souhaite une délicieuse journée… à demain ! ∞❤️∞