Tisser malgré tout ~ Weave in spite of everything

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Isabelle de Muret, France 🇫🇷 

Je butte aujourd’hui sur la poursuite du couple que je forme avec mon compagnon depuis 11 ans.

Je suis en paix avec mes deux parents, et je sens le calme qui se pose dans mon quotidien.

Je regarde où j’en suis de mon couple, je vois comment mes blessures de trahison et d’humiliation sont venues s’imbriquer dans celle de rejet et d’injustice de mon compagnon. Autour de moi certains couples semblent trouver un équilibre dans cet assemblage, ce n’est pas mon chemin. D’autres couples épuisés de se combattre, s’éloignent, cohabitent avec aigreur ou se séparent. J’aimerais trouver une autre route.

 Je vois comment sortir du poids de ma lignée en lâchant ma colère, et ma propension à sauver l’autre.

J’ai expérimenté ces derniers jours la simplicité paisible que je vis lorsque je trouve cet endroit en moi sans blessure et sans peur, et que j’accueille l’homme de cet espace, lui laissant toute sa place.

Je réalise que tout le chemin parcouru ces derniers mois, les outils, les personnes rencontrées, ne sont là que pour me permettre de vivre ma puissance en tissant l’amour avec mon compagnon.

Et pourtant, il m’est difficile de l’accueillir, d’explorer avec lui. Je tourne autour. Je retrouve l’Isa abandonnée, rejetée, qui attend que l’autre vienne la chercher, la choisir. La petite fille trahie qui se dit « alors c’est encore à moi de faire tout le boulot ? Et lui il va en récolter les fruits sans rien faire ? »

Je vois quelques petits filets d’eau qui pourraient me conduire vers l’océan d’Amour que pourrait être mon couple : échanger en communication vulnérable, être dans la gratitude de ce qui est là, être consciente que j’ai créé les situations qui se présentent et me poser la question « et si j’étais sans peur et sans blessure, dans l’Amour, je ferais quoi ? », continuer à pratiquer le miroir pour éclairer ma route…

Et il y a l’exploration, par le toucher, l’énergie, la sexualité. Et j’en suis là, sans élan pour m’y engager.

Je sens une lassitude, une envie que ce soit lui qui fasse ce chemin vers moi, je glisse vers cette dépendance à l’autre que je connais bien, ce statut de petit enfant qui attend impuissant le sein de sa mère. Son seul outil ? Sa voix, pour hurler sa faim et son besoin de l’autre. Et moi justement depuis quelques années, fatiguée d’être forcée ma voix me lâche, ou plutôt je lâche ma VOIE.

Ma voie aujourd’hui va vers l’expression de mon énergie de femme en tissant l’Amour avec mon compagnon. Je vois les barrières, les pièges, et je garde l’envie d’aller avec le courant, de me retrouver dans l’océan.

Et je sais que ça passe par les explorations.

Comment je vais faire ?

Continuer à pratiquer les outils que je connais, et mettre en priorité l’accueil de mon compagnon.

Trouver chaque jour comment simplement l’accueillir, posée dans mon espace de liberté, celui où je suis une femme en paix, heureuse de l’arrivée de mon homme.

Lâcher l’exigence d’arrivée quelque part, faire simple.

Je commence demain. J’ai rdv à 18h pour 45mn de tissage.

D’ici là je vais imaginer, rêver, organiser…

Et je reviendrais vous raconter.

Je nous souhaite une malicieuse journée,

Isabelle




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Isabelle from Muret, France 🇫🇷 

Today I am stumbling over the pursuit of the couple I have formed with my partner for 11 years.

I am at peace with both my parents, and I feel the calm that arises in my daily life.

I look at where I stand in my relationship, I see how my wounds of betrayal and humiliation have come to be interwoven with that of rejection and injustice of my companion. Around me some couples seem to find a balance in this assemblage, it is not my path. Other couples, exhausted from fighting each other, move away, bitterly cohabit or separate. I would like to find another route.

I see how to get out of the weight of my lineage by letting go of my anger, and my propensity to save others.

Over the past few days, I have experienced the peaceful simplicity I experience when I find this place within me without injury and fear, and welcome the man of this space, giving him his place.

I realize that all the way I have come in recent months, the tools, the people I have met, are only there to allow me to live my power by weaving love with my companion.

And yet, it is difficult for me to welcome him, to explore with him. I turn around. I find the abandoned, rejected Isa who waits for the other to come and get her, to choose her. The betrayed little girl who thinks to herself, « So it’s me still doing all the work? And he will reap the benefits without doing anything? »

I see some small trickles of water that could lead me towards the ocean of Love that my couple could be: exchange in vulnerable communication, be in the gratitude of what is there, be aware that I have created the situations that come forward and ask myself the question « and if I were without fear and without injury, in Love, what would I do? » », Continue to practice the mirror to light my way…

And there is exploration, through touch, energy, sexuality. And here I am, with no momentum to engage in it.

I feel a weariness, a desire for him to make this path towards me, I slide towards this dependence on others that I know well, this status of a little child who helplessly awaits his mother’s breast. His only tool? Her voice, to howl her hunger and her need for others. And I have just been for a few years, tired of being forced, my voice lets go, or rather I let go of my WAY.

My path today is towards expressing my energy as a woman by weaving Love with my companion. I see the barriers, the traps, and I still want to go with the current, to find myself in the ocean.

And I know it goes through explorations.

How will I do ?

Continue to practice the tools I know, and prioritize welcoming my companion.

Find each day how to simply welcome her, placed in my space of freedom, the one where I am a woman at peace, happy with the arrival of my man.

Let go of the requirement to arrive somewhere, keep it simple.

I start tomorrow. I have an appointment at 6 p.m. for 45 minutes of weaving.

Until then, I will imagine, dream, organize …

And I would come back to tell you.

I wish us a malicious day,

Isabelle

Jom Kippur

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Michael à Modi’in, Israël 🇮🇱 

Nous sommes le 10 Tichri 5781 a.m. (après Moïse !) et c’est Jom Kippur aujourd’hui. Cette journée me semble être une des plus importantes dans la tradition judaïque. Tout est fermé, il n’y a pas de transport public, rares sont les voitures qui circulent et avec le confinement en plus, c’est vraiment calme dehors. De ma chambre, j’entends les oiseaux chanter et les enfants jouer dans la rue. Le soleil brille et pendant cette belle journée d’automne, il fait encore 34 dégrées  J’ai profité du calme pour faire une grasse matinée et regarder quelques épisodes de ma série Netflix préférée du moment, Doc Martin.

Yom Kippour (hébreu : יום הכיפורים Yom Hakippourim ou le jour des propitiations), également appelé le Jour du Grand Pardon, est un jour saint du judaïsme.

Fixé au dixième jour du premier mois de l’année juive civile, il est observé au temps des temples de Jérusalem par un chômage complet, un jeûne et un rituel élaboré au cours duquel un bouc chargé des fautes d’Israël est envoyé dans le désert tandis que le grand-prêtre d’Israël pénètre pour la seule fois de l’année dans le saint des saints afin d’y rencontrer Dieu.

Après la destruction des temples, seul le souvenir de ce rituel subsiste dans la liturgie ; la loi juive appuie en revanche sur le chômage et diverses privations outre le jeûne pour réaliser au mieux la « mortification des esprits » décrétée par la Bible.

Les rabbins rapportent que Dieu signe en ce jour le destin du peuple juif pour l’année à venir, et rappellent à la suite des prophètes que ce jour expie seulement les fautes commises envers Dieu mais non envers autrui ; ils enseignent de surcroît qu’il est, en dépit de sa solennité et de son austérité, l’un des jours les plus joyeux du calendrier juif.

Yom Kippour a donc lieu en septembre ou en octobre dans le calendrier grégorien selon les années. Devenu au fil du temps le point culminant d’une période pénitentielle d’au moins dix jours, il est marqué par un chômage et un jeûne complets, ainsi qu’une longue prière répartie en cinq offices, et enrichie de nombreuses compositions liturgiques déclamées un chantre souvent recruté pour l’occasion. Le jour se manifeste dans toute sa solennité, où il est observé par la majorité de la population juive à divers degrés, y compris parmi les non-observants.

Wikipédia

Souvent, même les juifs non-pratiquants participent à la célébration, ou au moins une partie de celle-ci. Beaucoup de gens prient et jeûnent donc depuis hier soir et en temps normal les synagogues seraient pleines. En fin de journée, vers le coucher du soleil, il y a un repas traditionnel qui marque la reprise de nourriture. De toute ma vie, je suis allé à la synagogue pour Jom Kippur peut-être une ou deux fois. Tandis que ma mère était encore vivante, jusqu’à mes 22 ans donc, je me souviens seulement du jeûne, puis de la préparation et du partage du repas de reprise ritualisé.

Peu de chose me parle en fait dans la religion juive. Pourtant, je suis né dedans et puisque ma parents étaient juifs je fais automatiquement partie de la communauté. Toutefois, au fur et à mesure que j’ai progressé dans ma quête vers la Source, les religions modernes, dont pour moi le judaïsme fait partie, sont une vraie aberration. La seule chose que j’apprécie encore de mes origines c’est l’aspect festif et l’ambiance familiale, puis la cohésion solidaire que j’ai fortement connue parmi les juifs ashkénazes d’Amsterdam pendant ma jeunesse et qui, de mon point de vue, a énormément diminué avec les années.

Pour moi, le judaïsme est né d’une erreur d’interprétation. La pensée d’origine erronée a fait construire à l’homme toute un système de croyances autour d’un dieu qui n’existe pas en tant que tel. Ce courant a donné suite à d’autres religions qui depuis la nuit des temps se bouffent le nez pour quelque chose qui de mon point de vue n’existe même pas. Les fêtes, même si parfois il y a encore un lien avec la pratique de notre culture ancestrale, n’ont plus aucun sens pour moi.

Il semble que pendant le Jom Kippur, en l’absence de circulation de voitures,
beaucoup d’enfants font librement du vélo sur les voies réservés aux automobiles,
même sur les autoroutes. 

Pendant ce temps de confinement, les familles ne peuvent pas se retrouver réunies comme d’habitude. Cette fois-ci, chacun célèbre Jom Kippur comme il peut et à la fin du jeûne les gens se retrouveront en comité restreint pour le repas. Beaucoup de gens seront carrément seuls. Pour ma part, j’ai choisi de me joindre tout simplement à mes co-locataires, l’amie qui m’héberge et son fils. En plus, nous mangerons le repas de mon choix : du filet de poulet dans une sauce à la noix de coco avec du riz. Puisque le sens pour la journée de la religion n’est pas le mien, c’est à moi de trouver du sens… et il y en a !

Comme par hasard, mon processus de clarification et de libération concernant la relation triangulaire entre moi et mes parents vient de toucher à sa fin. Je me trouve intérieurement encore bien chargé d’une bonne dose de culpabilité qui, même si elle est tout à fait logique et réelle, n’est pas du tout justifiée. Je n’ai pas à demander pardon pour quoi que ce soit. Je n’ai pas à pardonner qui que ce soit, non plus. Toutefois, je sens, ou je peux m’imaginer, qu’une sorte d’énergie de Grand Pardon fera son oeuvre en moi aujourd’hui. Quelque chose qui calme, apaise, rassure, répare… puis valide ce qui Est pour la suite à venir.

Je n’ai rien à faire de particulier. Juste à être conscient de cette synchronicité entre mon processus et cette journée particulière… puis accompagner le mouvement naturel de ma transformation intérieur qui continu. Après cet article, je vais tranquillement reviser un peu d’hébreu et regarder encore quelques épisodes du feuilleton du moment. Comme par hasard, la série est truffée de moments de bêtises, de malentendus, d’échecs, d’incapacités relationnelles et des regrets. Ça me tient en haleine, parce que j’attends impatiemment le moment où tout se solutionne harmonieusement et que l’amour règne entre les deux personnages principaux.

Alors, pas de prières prévues en ce qui me concerne. Juste le jeûne, qui est devenu une pratique quotidienne pour moi et le repas du soir ensemble. Chag Sameach… Bonne fête ! ∞❤️∞ 

Michael




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Michael in Modi’in, Israël 🇮🇱 

We are 10 Tishrei 5781 a.m. (after Moses!) And it is Jom Kippur today. This day seems to me to be one of the most important in the Jewish tradition. Everything is closed, there is no public transport, few cars are circulating and with the additional confinement, it is really quiet outside. From my room, I hear the birds singing and the children playing in the street. The sun is shining and on this beautiful fall day, it’s still 34 degrees. I took advantage of the calm to sleep in and watch a few episodes of my favorite Netflix series at the moment, Doc Martin.

Yom Kippur (Hebrew: יום הכיפורים Yom Hakippurim or the Day of Atonement), is a holy day in Judaism.

Fixed on the tenth day of the first month of the Jewish calendar year, it is observed in the time of the temples of Jerusalem by complete unemployment, a fast and an elaborate ritual during which a goat laden with the faults of Israel is sent into the desert while the high priest of Israel enters the holy of holies for the only time of the year in order to meet God there.

After the destruction of the temples, only the memory of this ritual remains in the liturgy; Jewish law, on the other hand, relies on unemployment and various deprivations in addition to fasting in order to best achieve the « mortification of spirits » decreed by the Bible.

The rabbis report that God signs on this day the fate of the Jewish people for the year to come, and follow the prophets to recall that this day only atones for sins committed against God but not towards others; moreover, they teach that it is, despite its solemnity and austerity, one of the happiest days on the Jewish calendar.

Yom Kippur therefore takes place in September or October in the Gregorian calendar depending on the year. Having become over time the culmination of a penitential period of at least ten days, it is marked by complete unemployment and fasting, as well as a long prayer divided into five offices, and enriched by numerous liturgical compositions recited a cantor often recruited for the occasion. The day manifests itself in all its solemnity, where it is observed by the majority of the Jewish population to varying degrees, including among the non-observers.

Wikipedia

Often even non-practicing Jews participate in the celebration, or at least part of it. So, many people have been praying and fasting since last night and normally synagogues would be full. At the end of the day, around sunset, there is a traditional meal which marks the resumption of food. In my entire life, I have been to the synagogue on Jom Kippur maybe once or twice. While my mother was still alive, until I was 22, I only remember the fast, then the preparation and the sharing of the ritualized recovery meal.

Few appeals to me in fact in the Jewish religion. Yet, I was born into it and since my parents were Jewish I automatically became part of the community. However, as I progressed in my quest to the Source, modern religions, of which Judaism is a part for me, are a real aberration. The only thing that I still appreciate about my origins is the festive aspect and the family atmosphere, and the cohesion of solidarity that I strongly experienced among the Ashkenazi Jews of Amsterdam during my youth and which, from my point of view view, has diminished dramatically over the years.

For me, Judaism was born out of a misinterpretation. The thought of erroneous origin made man build a whole system of beliefs around a god who does not exist as such. This current gave rise to other religions which since the dawn of time have fought each other for something which in my view does not even exist. The holidays, even if sometimes there is still a link with the practice of our ancestral culture, no longer have any meaning for me.

It seems that during Jom Kippur, in the absence of car traffic,
many children freely cycle on the roads reserved for cars,
even on the highways.

During this time of confinement, families cannot find themselves reunited as usual. This time, everyone celebrates Jom Kippur as best they can, and at the end of the fast people will meet in a restricted committee for the meal. Many people will be even alone. For my part, I chose to simply join my co-tenants, the friend who accommodates me, and her son. In addition, we will eat the meal of my choice: chicken fillet in a coconut sauce with rice. Since the meaning for the day of religion is not mine, it’s up to me to find a meaning to it … and there is!

Coincidentally, my process of clarifying and liberating concerning the triangular relationship between me and my parents has just come to an end. I still find myself internally loaded with a good dose of guilt which, although it is quite logical and real, is not at all justified. I don’t have to ask for forgiveness for anything. I don’t have to forgive anyone, either. However, I feel, or can imagine, that some kind of Atonement energy will work in me today. Something that calms, soothes, reassures, repairs … and validates what Is for the sequel to come.

I have nothing to do in particular. Just being aware of this synchronicity between my process and this particular day … then accompanying the natural movement of my continuing inner transformation. After this article, I will calmly revise a little Hebrew and watch a few more episodes from the current soap opera. As luck would have it, the series is riddled with moments of silliness, misunderstandings, failures, relational disabilities and regrets. It keeps me in suspense, because I impatiently await the moment when everything is resolved harmoniously and love reigns between the two main characters.

So, no prayers planned for me. Just the fast, which has become a daily practice for me, and the evening meal together. Chag Sameach … Happy holiday! ∞❤️∞

Michael

Pas coupable ~ Not guilty

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Michael à Modi’in, Israël 🇮🇱 

Ecrire le lendemain, directement après la réunion Zoom autour des signes et le miroir, me permet de me rappeler et de clarifier les informations précieuses que j’ai pu récolter grâce aux partages. Nous n’étions que 5 et au fur et à mesure de la rencontre il devenait clair à mes yeux que nous vivions exactement la même histoire liée à nos parents et notre passé.

Le point de départ était une collision de voiture qu’une des participantes avait vécue. L’information m’a permis de comprendre que j’ai vraiment été touché par ce que j’ai découvert cette dernière année concernant mes parents. Cela semble m’avoir touché dans ma structure d’être. Il est clair pour moi que la phase de confinement me sert à comprendre quoi en faire… retaper l’ancien ou créer du nouveau.

Après avoir complètement innocenté mes parents, je reste avec une histoire de culpabilité par rapport à mon implication dans cette relation triangulaire. Intellectuellement, je sais que moi aussi je suis innocent. Même si j’ai pu par le passé avoir blessé des gens, je me souviens de quasiment chaque intention qui a accompagné mes actes. J’ai toujours fait de mon mieux et la plupart du temps j’ai cherché à aider en essayant en même temps d’éviter de faire souffrir les autres et moi-même.

Toutefois, la sensation de culpabilité a des racines profondes chez moi. Quand je retourne dans mon histoire, j’ai souvent, très souvent même, été accusé d’avoir fait des choses dont j’étais généralement innocent. Mes origines juives, ma force physique, ma réussite semblante, mon intégrité et d’autres aspects de ma personnalité qui me rendent vraiment différent des autres, ont fait de moi une cible prisée et facile. Si au début j’ai cherché à expliquer ou à me justifier, avec le temps ce besoin est parti.

J’ai pris l’habitude de prendre des coups. J’en ai pris plein les gencives… et ça se voit physiquement. Comme moi, mes gencives se sont rétractées. C’est plus facile et moins douloureux. A force d’avoir été un peu trop souvent accusé, j’ai forcément fini par croire mes agresseurs. Comme tout accusé je me suis dans le passé souvent justifié pour démontrer mon innocence… Si j’ai pris la fuite en avant c’est parce que cela ne marche pas vraiment. C’est une histoire d’injustice et de rejet.

Aujourd’hui je semble avoir le défi de laisser partir ma propre conviction d’être coupable de tout ce qui a pu se passer de douloureux dans ma vie et dans celle de certains autres. Certes, je suis responsable, puisque j’assume chacun de mes actes et de mes propos… Mais coupable ? Absolument pas… Dans mon dictionnaire, cela implique que j’ai eu l’intention et la volonté de blesser… A part quelques situations violentes dont je me souviens où il fallait que je me défende avec toute ma force pour ne pas succomber à la violence de mes agresseurs, ça ne s’est jamais produit !

Et il n’y a rien de particulier que je puisse faire pour accélérer le processus. Le temps a besoin de faire son oeuvre. Peut-être que le temps du confinement suffira. La seule chose que je peux apporter moi-même pour me libérer du conditionnement d’auto-accusation, est de me rappeler tout simplement mon innocence. En même temps, je suis invité à être très réceptif quant aux événements et les voies de passages que ceux-ci amènent… à vivre pleinement ma vie, comme un espèce de Zorba-Le Buddha qui vit harmonieusement le mélange du profond et du superficiel… à faire entièrement confiance à mes sensations pour garder mon harmonie intérieure… et, selon mon tirage de cartes du jour, m’accepter et m’aimer pleinement et laisser la transformation se faire à son rythme !

Je vous souhaite une délicieuse journée ou soirée… ∞❤️∞ 

Michael




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Michael in Modi’in, Israël 🇮🇱 

Writing the next day, directly after the Zoom meeting around Signs and the Mirror, allows me to remember and clarify the valuable information I was able to gather through the sharing. We were only 5 and as the meeting progressed it became clear to me that we were living exactly the same story linked to our parents and our past.

The starting point was a car collision that one of the participants had experienced. The information allowed me to understand that I was really touched by what I discovered this last year about my parents. It seems to have touched me in my structure of being. It is clear to me that the containment phase helps me figure out what to do with it … rebuild the old or create the new.

After having completely cleared my parents, I am left with a sens of guilt regarding my involvement in this triangular relationship. Intellectually, I know that I too am innocent. Although I may have hurt people in the past, I remember almost every intention that accompanied my actions. I always did my best and most of the time I sought to help and tried to avoid hurting myself and others.

However, the feeling of guilt has deep roots with me. When I go back to my story, I have often, very often even, been accused of doing things of which I was generally innocent. My Jewish background, my physical strength, my semblance of success, my integrity, and other aspects of my personality that make me truly different from others, made me a popular and easy target. If at the beginning I tried to explain or justify myself, with time this need disappeared.

I got into the habit of taking hits. I took it all over my gums … and it shows physically. Like me, my gums have retracted. It is easier and less painful. By dint of having been accused a little too often, I inevitably ended up believing my attackers. Like any accused I have in the past often justified myself to demonstrate my innocence … If I have fled forward it’s because it doesn’t really work. It is a story of injustice and rejection.

Today I seem to have the challenge of letting go of my own conviction that I am guilty of all the painful things that may have happened in my life and in the lives of others. Of course, I am responsible, since I take responsibility for each of my actions and my words … But guilty? Absolutely not … In my dictionary, this implies that I had the intention and the will to hurt … Apart from a few violent situations that I remember where I had to defend myself with all my strength so as not to succumbing to the violence of my attackers, that has never happened!

And there is nothing in particular I can do to speed up the process. Time needs to do its work. Maybe the confinement time is enough. The only thing I can do to free myself from the conditioning of self-blame is to simply remind myself of my innocence. At the same time, I am invited to be very receptive to the events and the pathways that these lead to … to live my life fully, like a kind of Zorba-The Buddha who lives harmoniously the mixture of the profound and the superficial … to trust my feelings completely to keep my inner harmony … and, according to my card draw of the day, accept and love myself totally and let the transformation take place in its rhythm!

I wish you a delicious day or evening … ∞❤️∞

Michael

Du mouvement ~ Movement

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Michael à Modi’in, Israël 🇮🇱 

Mon jeune co-locataire vient de me dire que d’un confinement quasi-total, nous passons à partir de demain au total. Les bureaux ferment maintenant aussi, les bus s’arrêtent et nous allons pouvoir nous éloigner maximum 100 mètres de notre domicile. Je pense que c’est tout à fait logique, parce que les Israéliens sont tellement non-obéissants que malgré le confinement depuis une semaine, les plages étaient bondées et beaucoup de gens circulaient encore à pied ou en voiture.

Pour moi, dans mon histoire personnelle, ça veut dire que la Vie me ressert les boulons et que je dois certainement davantage me sevrer de mes 3 addictions… nourriture, sexe et films. Ce trio me procure un plaisir instantané mais éphémère et par expérience je sais qu’ils m’empêche d’aller vers mes profondeurs. Très jeune déjà j’ai perçu que ces trois addictions ou fuites opèrent harmonieusement ensemble. Si je me laisse aller avec l’une d’elles, les autres vont rapidement suivre.

Le sevrage du sexe et de la nourriture est le plus simple. Il suffit que je commence avec l’un des deux et au fur et à mesure que le temps passe, le sevrage des autres devient plus aisé. Attention de ne pas confondre le sexe avec faire l’amour. Pour moi ce sont deux choses complètement différentes. Par rapport à la nourriture il suffit juste que je reste sur des aliments liquides, même s’ils sont caloriques. Au fur et à mesure que je bois, mon corps réclame par lui-même progressivement des boissons de plus en plus légères en calories et demande de moins en moins en quantité. C’est un processus d’environ 2 semaines pour revenir aux liquides sans calories.

Ensuite, au fur et à mesure que mon corps s’allège et que les sensations fortes que j’apprécie tant reviennent, les films retrouvent une place moins dominante. Un ou deux films par jour, de préférence avec une partenaire, me suffisent largement. Je suis tout à fait capable ne pas visionner de films du tout, car je ne suis pas vraiment addict. J’aime ça, tout simplement, depuis que je suis tout petit… et je n’ai actuellement souvent pas mieux à faire. Toutefois, depuis quelques semaines je perçois par intermittence dans mon miroir l’invitation à davantage d’intériorisation.

C’est déjà à nouveau ma sixième journée aux liquides aujourd’hui. Sur ma petite table blanche se trouve un thermos avec un litre de thé à la cannelle qui est censé m’accompagner jusqu’en fin d’après-midi. Je garde autant que possible mes boissons caloriques pour le moment du coucher, c’est là où je les apprécie le plus. Si entre temps j’ai un petit creux, j’ai du Coca Cola zero sans caféine dont les bulles me font du bien. Et l’effet se fait déjà sentir dans mon corps. Je m’allège, l’envie d’étudier et d’écrire revient, je me sens plus réveillé et ma voie de passage s’éclaircit davantage.

Il est clair que ma situation ici est temporaire. Je suis pour l’instant encore dans la période d’intégration de la grande réparation que j’ai vécue cette dernière année. Je loue juste une chambre chez une femme qui a rencontré un homme, il y a quelques mois, dont elle est très amoureuse. Il est bien possible que dans peu de temps je doive partir d’ici. Hier, j’ai senti pour la première fois depuis mon arrivée, que je serais à nouveau prêt à reprendre mon itinérance avec mon sac à dos et partir sur les routes pour accompagner hommes, femmes et couples chez eux. 

Je vois bien que c’est toujours mon truc et que c’est beaucoup moins facile d’accompagner par le biais des rendez-vous Zoom qu’en étant carrément sur place. Quelques jours avec la ou les personnes  équivaut plusieurs mois de séances à distance. En plus, je ne vois vraiment pas vers qui d’autre envoyer ceux qui sont en quête de l’essentiel et qui ont envie de tisser l’Amour véritable. En ce qui me concerne, c’est tellement précis et cela ne s’invente pas. C’est délicat et presque chirurgical d’aider quelqu’un de se détacher de l’illusion-visible-du-quotidien-qui-ne-marche-pas, pour le rattacher par la suite à l’essentiel invisible, qui est la véritable structure de notre existence. 

En même temps, il y a des choses qui bougent autour de moi. Je lie ça à mon sevrage, mais aussi à mon audace de me manifester quand les cours d’hébreu deviennent trop difficiles pour moi. Une des deux profs a la tendance d’utiliser trop de mots que je ne connais pas quand elle explique des choses. Quand ça arrive, je sens tout de suite la tristesse monter en moi. Comme par hasard, celles qui s’occupe des nouveaux immigrants francophones m’a contacté hier et j’ai pu m’exprimer tranquillement dans la langue de Molière. Même si mon hébreu a déjà un bon petit niveau, je vais peut-être me retrouver dans une classe de débutants. Si c’est possible, ça me plairait bien… aucune raison de me mettre de la pression. Pour moi, l’apprentissage doit être un plaisir et non une contrainte !

Ça bouge donc… en douceur… avec des accompagnements qui démarrent et quelques contacts sociaux qui se sont présentés spontanément. Mes cartes du jour le confirment avec force… carrément… puisque d’une certaine manière, les deux disent la même chose. Pour moi, elles me confirment que je suis sur la bonne voie et que ma renaissance et le renouveau passent bel et bien par le sevrage. De toute manière, je reconnais depuis longtemps mes fuites et j’essaye d’y remédier sans relâche. Avec le temps, ça ne devient pas nécessairement plus facile, mais je me connais de mieux en mieux et l’ensemble de mes explorations me permettent de voir par où passer. Qui sait, peut-être que ça tiendra cette fois-ci… 

Je vous souhaite une délicieuse journée ou soirée… ∞❤️∞ 

Michael

P.S. : Plus besoin de s’inscrire pour les soirées « Voyager avec les Signes » ! Pour participer, il suffit de cliquer sur le lien qui se trouve en bas de l’annonce, à droite de ce texte dans la zone des « widgets »… Peut-être à ce soir ?




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Michael in Modi’in, Israël 🇮🇱 

My young co-tenant has just told me that from almost total confinement, we are moving tomorrow to a total one. The offices are now also closing, the buses stop and we will be able to move away at the most 100 meters from our home. I think it makes perfect sense, because the Israelis are so non-obedient that despite being in lockdown since a week, the beaches were crowded and a lot of people were still walking or driving around.

For me, in my personal story, that means that Life is tightening the bolts on me and that I must certainly wean myself more from my 3 addictions … food, sex and movies. This trio gives me instant but superficial pleasure and from experience I know that they prevent me from going to my depths. Very young I already perceived that they operate harmoniously together. If I let myself go with one of them, the others will quickly follow.

Weaning from sex and food is the easiest. I just need to start with one of the two and as time goes on weaning the others becomes easier. Be careful not to confuse sex with making love. For me these are two completely different things. Compared to food, I just need to stay on liquid foods, even if they are high in calories. As I drink, my body gradually craves drinks that are lighter in calories and demand less and less in quantity. It is a process of about 2 weeks to return to liquids without calories.

Then, as my body becomes lighter and the thrills that I enjoy so much return, the films find a less dominant place. One or two films a day, preferably with a partner, is more than enough for me. I’m quite able not to watch movies at all, because I’m not really addicted. I just love it since I was little … and currently I often have nothing better to do. However, for the past few weeks I have intermittently seen in my mirror the invitation to more interiorization.

It’s already my sixth day at liquids again today. On my little white table is a thermos with a liter of cinnamon tea which is supposed to accompany me until the end of the afternoon. I save my calorie drinks as much as possible for bedtime, which is where I enjoy them the most. If in the meantime I’m feeling peckish, I have Coca Cola zero without caffeine whose bubbles make me feel good. And the effect is already being felt in my body. I lighten up, the desire to study and write returns, I feel more awake and my path clears up more.

It is clear that my situation here is temporary. I am for the moment still in the period of integration of the great reparation that I experienced this last year. I’m just renting a single room with a woman who met a man a few months ago with whom she is very much in love. It is quite possible that in a short time I will have to leave here. Yesterday, I felt for the first time since my arrival that I would once again be ready to resume my itinerary with my backpack and go on the roads to accompany men, women and couples at their homes.

I can see that this is still my thing and that it is much less easy to accompany through Zoom meetings than to be right there face to face. A few days with the person(s) equals several months of remote sessions. In addition, I really do not see where else to send those who are in search of the essential and who want to weave true Love. As far as I’m concerned, it’s so precise and it can’t be invented. It is delicate and almost surgical to help someone to detach themselves from the visible-illusion-of-everyday-life-that-does-not-work, to relate them subsequently to the invisible essential, which is the true structure of our existence.

At the same time, there are things moving around me. I link that to the weaning, but also to my daring to come forward when Hebrew lessons become too difficult for me. One of the two teachers tends to use too many words that I don’t know while she explains something. When that happens, I immediately feel the sadness rising in me. As if by chance, those who take care of new French speaking immigrants contacted me yesterday and I was able to express myself easily in the language of Molière. Even though my Hebrew is already at a steady small level, I might find myself again in a beginners class. If possible, I would like it … no reason to pressure myself. For me, learning should be a pleasure and not a restraint!

So things are moving … smoothly … with accompaniments that are starting and some social contacts that have arisen spontaneously. My cards of the day strongly confirm this … since in a way, both say the same thing. For me, they confirm to me that I am on the right track and that my rebirth and renewal do indeed go through the weaning process. Anyway, I have since a long time recognized my leaks and try to remedy them relentlessly. Over time, it doesn’t necessarily get easier, but I get to know myself better and better and all of my explorations allow me to see where to go. Who knows, maybe it will hold this time …

I wish you a delicious day or evening … ∞❤️∞

Michael

P.S.: No need to register for the « Traveling with the Signs » evenings (in French)! To participate, just click on the link at the bottom of the ad, at the right of this text in the « widgets » area … Maybe see you tonight?

Gallasch

🇬🇧 For English scroll down till you see the Union Jack…

Michael à Modi’in, Israël 🇮🇱 

Ce matin, pendant le cours d’hébreu par Zoom, j’ai appris un nouveau verbe : Liglosh, ce qui veut dire « glisser, planer, surfer, skier ou déborder ». Quand j’ai vu les lettres de sa racine, גלש (gimel-lamed-shin), j’ai tout de suite reconnu l’écriture de mon nom de famille « Gallasch ». Dans ce groupe de verbes on trouve cette racine entière pour la troisième personne du masculin singulier, c’est-à-dire que Gallasch veut littéralement dire : il a glissé, plané, surfé, skié ou débordé ! Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, je m’y reconnais entièrement. Je surfe sur la crête de la vague de la Vie… et je déborde en partageant mes expériences. 

C’est rigolo, car jusque là c’était plutôt mon prénom qui semblait diriger ma destinée. Michael veut dire « Qui est comme dieu ! ». Certains préfèrent la version plus humble sous forme de question « Qui est comme dieu ? ». Mon prénom a clairement déterminé ma quête de vouloir devenir comme dieu, le Vivant, la Vie… et j’ai l’impression que je m’en suis bien approché. C’est par magie que, soudainement, sans que personne ne me l’aie jamais fait remarquer auparavant, je découvre la signification de mon nom de famille en hébreu. Dans ce nom je lis du plaisir, du mouvement, de la légèreté, de l’air et du partage… la promesse de ma neuvième vie.

J’avais déjà trouvé, il y a longtemps et cela grâce au language des oiseaux, que dans mon nom de famille en français se trouve la notion de « gars lâche »… c’est-à-dire, celui qui manque de courage et qui doit certainement lâcher ses peurs, son savoir et ses repères. Ça semble ne plus être actuel. J’ai quitté la France et j’ai clairement bouclé mon histoire traumatique en affrontant consciemment mes peurs et inconforts depuis environ 36 ans. Alors, ça m’a fait sourire quand j’ai trouvé mon nom ce matin. Surtout que je ne me sens pas vraiment glorieux en ce moment…

Mon défi pendant les trois semaines de confinement actuel est de lâcher ce qui reste, d’intégrer mon vécu et de préparer le nouveau et retrouvant mon enthousiasme. Il n’y a plus rien, ni personne, que je peux accuser de ma situation. Elle est parfaite car c’est un « reset » total. Il y a 45 ans, quand j’étais face à « tous les possibles », mes conditionnements m’empêchaient de les voir. Il n’y avait que les rails sur lesquels la société insistait pour que j’avance et que je reste jusqu’à ce que la mort nous sépare. Aujourd’hui, j’ai tous mes acquis et le monde est « à mes pieds ».

Toutefois, en chemin j’ai pris de l’âge et je me suis bien fatigué. Je pourrais y percevoir de l’inconfort… toutefois, j’y vois plutôt un cadeau. L’inconfort est censé m’aider à discerner ce qui est bon pour moi. Aujourd’hui, le seul « programme » qui marche pour moi c’est celui pour lequel je suis fait, pour lequel je suis venu ici-bas. La lassitude, l’ennui, la tristesse, l’impatience, le sommeil, la complication, la résistance, etc. sont des baromètres qui m’indiquent où je ne dois surtout pas aller. C’est justement le monde que je laisse derrière moi. Mes sensations simples d’enfant indigo rêveur, qui est venu avec une mission, une intention, sont mes seules et uniques repères.

Le début de ces trois semaines n’est pas léger à l’intérieur de moi. Ma logique cartésienne et ma conscience indigo s’observent paisiblement et laissent le temps faire son travail. Je n’ai pas autant de compensations que la plupart d’entre nous. Je n’ai pas de prise sur les gens, mon pouvoir d’achat m’invite à la prudence, ma vie intime est en pause et toute chose qui touche à la vie superficielle m’ennuie profondément. Il me reste uniquement deux fuites, les films pour passer le temps et la nourriture pour calmer l’intensité intérieure…

Pour me sevrer, je commence par la nourriture. Depuis 5 ans, je ne lâche pas. Mes pauses alimentaires durent actuellement environ 3 ou 4 jours et par la suite je mange 1 ou 2 grands repas. Je ne force rien… je ne suis pas pressé… j’observe simplement comment je peux agrandir ma pause, tout en me sentant bien, afin de repasser en douceur à l’état pranique un jour. C’est la qualité de mon état intérieur d’Amour qui décide. Plus je suis « dedans », plus je me nourris de lumière. Aujourd’hui, c’est jour 4 de ma pause. C’est le jour où habituellement l’intensité énergétique monte sensiblement en moi… et comme je suis sans partenaire, j’ai encore du mal à la gérer. Alors, je reprends souvent de la nourriture solide ce jour-là.

Mais pas aujourd’hui ! Pour moi, c’est la seule voie de passage que je vois et que je connais pour moi. Si je tiens encore quelques jours, la nourriture solide aura perdu sa force de séduction. Par expérience, je sais que mon énergie croissante va progressivement me permettre par la suite de lâcher les films et de me tourner vers l’intérieur. En même temps, je sais qu’il est possible que je me trompe et que je suis censé lâcher cela aussi. Difficile à croire, pourtant, car dès que je mange, je grossis, je me fatigue, je perds ma paix intérieure et la fenêtre de ma conscience se ferme. Mon choix est de surfer et de déborder comme un dieu, comme mon nom l’indique. Alors, je continuerai sur cette voie de la simplicité divine… qui n’est pas si simple que ça pendant ce mois de fêtes où la nourriture est abondante ! 

Je vous souhaite une délicieuse journée ou soirée… ∞❤️∞ 

Michael




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Michael in Modi’in, Israël 🇮🇱 

This morning, during the Hebrew lesson by Zoom, I learned a new verb: Liglosh, which means « to slide, to glide, to surf, to ski or to overflow ». When I saw the letters from its root, גלש (gimel-lamed-shin), I immediately recognized the writing of my last name « Gallasch ». In this group of verbs we find this whole root in the place of the masculine singular third person, that is to say that Gallasch literally means: he slipped, glided, surfed, skied or overflowed! I don’t know about you, but as far as I’m concerned, I can relate to it completely. I ride the crest of the Wave of Life … and I overflow by sharing my experiences.

It’s funny, because until then it was rather my first name that seemed to rule my destiny. Michael means « Who is like god! ». Some prefer the more humble version in the form of the question « Who is like god? ». My first name clearly determined my quest to want to become like a god, the Living, Life … and I have the impression that I have come very close. It was by magic that suddenly, without anyone pointing it out to me before, I discovered the meaning of my last name in Hebrew. In this name I read pleasure, movement, lightness, air and sharing … the promise of my ninth life.

I had already found, a long time ago and this thanks to the « language of the birds », that in my surname in French is the notion of « cowardly guy » … that is to say, the one who lacks courage and who must certainly let go of his fears, his knowledge and his benchmarks. It doesn’t seem to be current anymore. I left France and I have clearly come to terms with my traumatic story by consciously facing my fears and discomforts for about 36 years. So, it made me smile when I found my name this morning. Especially since I don’t really feel glorious right now …

My challenge during the three weeks of current confinement is to let go of what remains, to integrate my experience and to prepare the new one and regain my enthusiasm. There is nothing more, and no one, that I can blame for my situation. It is perfect because it is a total « reset ». 45 years ago, when I was faced with « all possibilities », my conditioning prevented me from seeing them. There were only the tracks that society insisted I walked on and stay until death do us part. Today, I have everything I have learned and the world is « at my feet ».

However, along the way I got older and I got really tired. I could perceive discomfort in it … but, I see it more as a gift. Discomfort is supposed to help me discern what is good for me. Today, the only « program » that works for me is the one for which I was made, for which I came here down below. Weariness, boredom, sadness, impatience, sleep, complication, resistance, etc. are barometers that tell me where I should definitely not go. It is precisely the world that I leave behind me. My simple sensations of a dreamy indigo child, who came with a mission, an intention, are my one and only landmarks.

The beginning of these three weeks is not light inside of me. My Cartesian logic and my indigo consciousness observe each other peacefully and let time do its work. I don’t have as much compensation as most of us. I have no hold on people, my purchasing power calls for caution, my intimate life is on hiatus and anything that touches the superficial life bores me deeply. I only have two leaks left, the movies to pass the time and the food to calm the inner intensity …

To wean myself off, I start with the food. For 5 years, I have not given up. My food breaks currently last about 3 or 4 days and after that I eat 1 or 2 large meals. I’m not forcing anything … I’m in no rush … I just watch how I can extend my break, while still feeling good, so that I can smoothly go back to pranic one day. It is the quality of my inner state of Love that decides. The more I am « in it », the more I feed on light. Today is day 4 of my break. This is the day when the energy intensity usually rises noticeably in me … and since I am without a partner, I still have a hard time managing it. So, I often take solid food again that day.

But not today ! For me, it is the only passageway that I see and know for myself. If I hold on for a few more days, the solid food will have lost its seductive power. From experience, I know that my growing energy will allow me to progressively let go of the films and turn inward. At the same time, I know that it is possible that I am wrong and that I am supposed to let go of this too. Hard to believe, however, because as soon as I eat, I get fat, I get tired, I lose my inner peace and the window of my consciousness closes. My choice is to surf and overflow like a god, as my name suggests. So, I will continue on this path of divine simplicity … which is not that simple during this holiday month where food is abundant!

I wish you a delicious day or evening … ∞❤️∞

Michael