Le jeu de la Vie ~ The game of Life

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Michael, à Netanya en Israël 🇮🇱

A chaque instant, je me rends compte à quel point la partie conditionnée en moi a envie de revenir au galop. C’est tellement confortable de faire ce qui m’a été dicté pendant si longtemps et croire encore au couleuvres que mes éducateurs ont réussi à me faire avaler. L’acte qui a initié mon processus de déconditionnement a été mon départ de l’armée en 1984. Depuis se jour, je suis devenu de plus en plus conscient de mes choix, où il s’agissait de rester dans la peur ou d’évoluer vers l’Amour.

Au début, je ne savais pas vraiment qu’il s’agissait de ça. Je voyais simplement qu’une manière de choisir maintenait ou aggravait ce que je connaissait… et que l’autre faisait partir un petit peu de mes inconforts ou souffrances… et était accompagné d’une sensation de bonheur et de satisfaction. Même si je réalise que j’ai vraiment fait un grand chemin, je constate le « Naturel Originel », qui appelle de mes profondeurs, n’est pas encore satisfait. 

Des élans il y en a eu pleins. La défi-culté est de discerner d’où ils viennent. La partie conditionnée en moi peu parfois encore se sentir obligé de faire des choses selon les normes et valeurs inculquées. Ça va toujours à l’encontre de l’envie de mon enfant intérieur. Si je l’écoute trop, je sens que je stagne. Mon enfant intérieur cherche systématiquement à se défaire de ses carcans et n’aime pas les règles, les projets, la manipulation, les interdits, les limitations, l’enfermement ou les obligations.  

Mon enfant intérieur aime que l’on le laisse tranquille… Il aime observer et sait exactement à quel moment il faut agir et avec quel intention et puissance. Mon enfant blessé est toujours pressé parce qu’il cherche toujours la manière la plus rapide pour sortir de l’inconfort et pour se sentir en sécurité. Mon enfant intérieur n’a pas peur, il sait que la sécurité ne dépend pas de ce qu’il fait ou de ce qu’il a, mais de son aptitude à être en phase avec la Grande Vie autour de lui.

Ce sont mes cartes de ce matin qui m’ont fait comprendre que je dois faire attention. Pas de compromis ! Pas chercher à influencer la situation à travers ceux qui se trouvent autour de moi en me comportant en mode « politesse et servitude ». Si je me comporte ainsi ce serait par peur de ne pas trouver où poser mon pas suivant sur mon chemin. En faisant des compromis, j’arriverai uniquement à des endroits de cet ordre. Pour arriver à la Grande Maison, pour vivre mon plein potentiel, je dois être 100% MOI-M’AIME… Alors, la deuxième carte cherche à me rassurer : « ne t’inquiètes pas, prends une tasse de thé »…

Je suis devenu quelqu’un de simple, très simple même. Je n’ai besoin de presque rien. Je bois un peu, je mange encore de temps en temps, je n’achète quasiment rien… et moins je fais, mieux je me sens. J’apprends ça en ce moment. J’apprends à être authentique avec moi-même. C’est plus simple de m’abandonner à mes occupations simplistes quand personne ne me regarde. Quelques films, un peu d’écriture, de l’hébreu si j’en ai envie et une promenade quand le coeur m’en dit me suffisent. Je me lève et je me couche avec le soleil et j’aime laisser le temps passer en sentant que je n’ai pas besoin de l’utiliser…

Je ne sors pas parce qu’il fait beau… Je n’écris pas pour laisser une trace… Je n’appelle pas pour entretenir une amitié… Je ne mange pas parce que j’ai faim… Je ne me couche pas parce que je suis fatigué… Je ne dors pas parce qu’il fait nuit… Je ne vais pas chez quelqu’un parce que je suis invité… Je ne m’habille pas selon une code vestimentaire… Je ne respecte pas quelqu’un parce qu’il est plus vieux que moi… Je ne vais pas chez le médecin parce que je suis malade… Je ne vais pas sortir pour rencontrer une femme… Je ne fais pas de sport pour être en bonne santé… et j’en passe… Ce ne sont que quelques petits exemples pour illustrer ma manière de vivre…

Non, ma seule critère est l’AMOUR… C’est un jeu magnifique… Le jeu de la VIE… Je n’obéis pas à la loi de l’homme, puisqu’elle est gouvernée par la dualité et la peur. J’obéis à la loi de notre culture ancestrale, la loi de l’Univers et de l’Amour. Parfois, ces lois se chevauchent. C’est mon Enfant Intérieur qui est le Maître du Jeu. Il connait le chemin… il sait comment jouer. Pour jouer au jeu de la Vie, il est plus simple de le diviser en trois jeux séparés : Le jeu du miroir et les signes, pour re-apprendre à écouter la Vie et retrouver son chemin originel… Le jeu du territoire pour quitter les peurs, se défaire de ses conditionnements et se diriger ainsi vers l’Amour… Le jeu de l’exploration, pour rétablir et sentir les énergies originelles…

Le plus simple et le plus important est peut-être le jeu du territoire. Certes, les 3 jeux s’entremêlent… mais celui-là est le plus facile à enseigner et permet de solutionner nos problèmes les plus importantes : nos relations… entre parents et enfants, entre partenaires, entre amis et au travail. J’y pensais ce matin à la suite d’un message vocal que j’ai reçu d’un copain du lycée qui habite en Israël depuis longtemps. Je n’ai pas vraiment de relation avec lui, mais j’ai compris dans son message que son dernier mariage vient d’échouer… 

Je sais que je pourrais l’aider s’il en faisait la demande. Le plus grand problème dans les relations est que la plupart d’entre nous sont tellement convaincus de savoir déjà comment ça marche, qu’un accompagnement constructif devient quasiment impossible… surtout quand ce conditionnement est verrouillé par une religion qui le renforce. D’ailleurs, j’avais essayé de l’aider il y a déjà 17 ans et déjà à l’époque c’était la religion et les croyances limitantes concernant le Divin et le Sacré… puis, de Qui nous sommes et Ce que nous sommes venus faire sur terre, qui ont empêché toute forme d’accompagnement.

Pourtant, en y pensant, je me dit que ma voie de passage se trouve belle et bien là ! La Grande Famille que nous formons tous n’a pas encore pris une forme physique. En tout cas pas selon l’idée que je m’en fais. Mais, cela ne m’empêche pas en attendant d’enseigner les bases qui permettent une co-création future harmonieuse. Okay, bien évidemment que je le fais déjà…depuis le tout début même, en réalité. Avec le temps, je me rends seulement de plus en plus compte ce et pourquoi je fais en réalité les choses. Je vois de plus en plus le Grand Plan se dessiner.

Aujourd’hui, je commence généralement par le processus de libération pour enlever le plus gros des croyances limitantes et pour faciliter la suite. Mais dès que je le peux, je partage tout ce que je peux concernant le jeu de la Vie. Ça me plairait de le faire davantage… et surtout de voir les gens le pratiquer par la suite afin qu’ils puisse constater par eux-mêmes à quel point c’est efficace pour trouver sa place, son centre et ainsi Soi-même. Mais, comme l’adage célèbre le dit bien : « Je peux emmener un cheval à la rivière, mais je ne peux pas le forcer à boire ! »… à suivre alors…

Je vous souhaite une délicieuse journée de plus… ∞❤️∞ 

Le passé est passé ~ The past is past

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Michael, à Netanya en Israël 🇮🇱

Quand je suis arrivé en Israël en décembre 2019, pour la première fois depuis très longtemps, je l’ai sorti de sa pochette protectrice pour le porter à nouveau autour de mon cou. Ça m’était venu « comme ça ». J’ai pensé à l’époque que cela allait pouvoir m’aider à me reconnecter à mes racines juives, familiales et terrestres. Maintenant, rétrospectivement, je pense que c’était vrai… 

C’est un des trois objects, un des trois bijoux, qui me restent de mon passé. Les deux autres sont des bagues, également avec des diamants. Mon « magen David » a appartenu à mon grand-père maternelle. C’est lui qui avait coupé et poli les diamants de chaque bijou lui-même. Son métier de diamantaire était d’ailleurs la raison pourquoi il a été déporté, avec ma mère qui avait seulement 11 ans, à Bergen-Belsen. Hitler avait de projets pour les diamantaires… et comme ça n’avait marché, avec beaucoup d’autres, il a été battu à mort…

Ma mère, qui a miraculeusement survécu à 2 ans et demi d’internement, a su récupérer l’étoile après la guerre. C’était un miracle également, car peu de juifs ont pu récupérer encore un peu de leurs propriétés après les camps. Elle l’a porté pendant des années comme broche sur ses vêtements. A part quelques photos, c’était tout ce qui lui restait de son père. Quand j’ai eu 13 ans, à mon bar-mitsva, après qu’elle l’avait re-transformé en pendentif, c’était mon tour de l’avoir et de le porter… 

Je n’ai jamais vu une aussi jolie étoile de David. J’en ai toujours été très fier. Il est en or et à part sa valeur financière et sentimentale, je trouve que c’est carrément un oeuvre d’art. Les bagues, discrètes et magnifiques aussi, étaient prévues pour la femme que j’allais épouser un jour et l’étoile pour l’ainé de mes enfants. Aujourd’hui, ce seront probablement mes derniers recours en cas de pénurie.

Jusqu’à hier, chaque matin, en sortant de la douche, je sentais que c’était important de mettre mon étoile. Hier, soudainement, la sensation avait disparu… Je ne l’ai pas mis, ni ce matin d’ailleurs. Quelque chose à l’intérieur de moi me disait que le passé est passé et que l’objet n’allait plus me porter, mais m’alourdir. Alors, tout à l’heure, je vais le remettre dans la pochette avec les bagues. Une petite vague de nostalgie me traverse en écrivant cela… 

Ce n’est pas la seule indication que j’ai pour me dire que l’heure tourne, que les histoires se chlorent et que des portes s’ouvrent. Avant-hier, j’ai appris que ma maison sur roues existe toujours. J’avais compris que, quelques mois après l’avoir laissé à mon Ami Julien, elle était passée à la casse… et que, comme pour moi, son histoire était terminée. Tout à fait par hasard Julien a vu et reconnu le camion récemment. Comme moi, il a ressuscité et semble même se trouver en très bon état

Une autre indication est simplement le miroir. La plupart de personnes, que j’ai commencé à accompagner à mon arrivé ici en Israël, sont sorties de leur processus de deuil et de libération, lié à la partie douloureuse de la relation avec leurs parents. Plusieurs sont en train de trouver doucement leur place et/ou leurs voies de passage. Chez une des personnes en particulier des portes nouvelles semblent en train de s’ouvrir depuis quelques jours. Je prends ça directement pour moi aussi…

Ensuite, il y a mes cours d’hébreu. L’étude et la ré-appropriation de ma langue maternelle étaient jusqu’à peu vraiment importantes pour moi. Sous la lumière de mes dernières prises de conscience, mes priorités ont changé et l’apprentissage est descendu jusqu’au niveau de « hobby ». La pression a totalement disparue et je vais en classe de manière détendue. Même si je parle assez d’hébreu pour me débrouiller dans la rue, je suis très loin du compte pour parler au-delà des banalités. Après 18 mois d’un effort énorme de ma part, je trouve mon résultat médiocre. J’accepte aujourd’hui que je n’ai pas pour rien oublié ma langue… et que c’est okay de ne pas la récupérer.  

Ce lâcher prise me montre que je me sens prêt à passer à autre chose. Mais… ce ne sont tous pour l’instant seulement des signes avant-coureurs. Ce n’est pas encore le moment. Mes cours d’hébreu ne se terminent qu’en début de juin… et le miroir me montre que j’ai encore quelque chose d’important à changer en moi avant de pouvoir passer à l’étape suivante.  

Netanya… au cours de ma promenade matinale au bord de la mer…

En observant le miroir et les signes, il s’agit encore de l’audace d’être vraiment entièrement MOI… Même si je suis déjà un énergumène bizarre qui aux yeux d’un observateur lambda semble aller la plupart du temps à contre-courant… et qui socialement est à peine potable, il semble que j’ai encore de la marge. Je vois bien où je me retiens encore et comment je m’empêche à être complètement naturel.

Un bon exemple sont les soirées de causerie. Okay, je cherche toujours à être le plus vrai et authentique que possible et à livrer l’information, par rapport au sujet choisi, de manière le plus spontanée que j’en suis capable. Toutefois, je me souviens de chaque fois quand je sens que mes propre paroles vont me mettre en état de transe, de canal… et qu’au moindre signe avant-coureur, je ralentis mon débit ou j’arrête carrément de parler pour ne pas me mettre dans l’inconfort de gérer cet état si intense…

Hier soir, pour agrandir ma zone de confort, j’ai annoncé tout simplement au début de la rencontre que cela pourra se produire et que si c’était le cas, je ne me freinerais pas. Je le ferai à chaque fois… J’avertis aussi davantage ceux que je commence à accompagner de ce qui peut les attendre… car, mon comportement est vraiment a-typique. Je me sens comme un pantin au service de l’Etre et ainsi l’intermédiaire par lequel la VIE-même joue avec mes interlocuteurs… et pour être 100% efficace, je dois être 100% moi-même et 100% perméable… et peut-être par la suite, je serais 100% prêt… 

Je nous souhaite une douce journée ou soirée… A demain… ∞❤️∞ 

Je le sais bien ~ I know it well

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Michael, à Netanya en Israël 🇮🇱

Je le sais bien. Je pense même l’avoir su durant une grande partie de mon voyage de retour vers mes racines terrestres. Ma vie a été tellement difficile, compliquée et traumatisant qu’il fallait bien que mon enfant blessé trouve un coupable, autre que « pas de chance »…

Il fallait que j’aille jusqu’au bout de mon voyage pour faire l’expérience de l’évidence. D’être aller si loin m’a heureusement en même temps réparé, consolidé et solidifié…

Voilà…

Je n’ai jamais été arraché de mon pays… C’est simplement la vie qui m’a sorti d’un endroit qui ne me correspondait plus et où mon temps était passé, pour démarrer mon existence ailleurs…

Je n’ai donc pas vraiment oublié ma langue maternelle, ni la voix de ma mère… Mon cerveau a juste éliminé ce qui est devenu superflu, encombrant et inutile… 

Mon père n’a jamais été un manipulateur, pervers, égoïste, narcissique, violent… Il ne m’a jamais rabaissé, rejeté, négligé ou déshérité... Il a été seulement le serviteur complice d’un destin commun… à laquelle il fallait que je me réveille… 

Ma mère ne m’a pas abandonné ou fait de moi son sauveteur, son tout… Elle a réveillé en moi l’Amour pour la Vie et les gens… Elle a posé en moi la graine de ma différence et de ma particularité et a quitté rapidement la scène, afin que je puisse avoir assez de temps pour me défaire de mon héritage limitant… et éclore un jour…

Mon frère et ma soeur ne m’ont jamais renié, ni fait du tort par rapport à l’héritage qu’a dû laisser mon père… Par leur attitude ils m’ont enseigné que ce n’est pas le sang qui fait le lien ou la famille… mais que tout cela n’est qu’une histoire de conscience… et que c’est moi qui choisi à partir de quelle hauteur j’observe tout ça…

Les femmes ne m’ont jamais quitté en me laissant en souffrance au bord de la route… Non, elles faisaient parties de ce complot divin pour m’apprendre à quitter la dépendance, cet état d’ego et d’amour illusoire, pour connaitre progressivement l’Amour avec un Grand A… le Vrai… l’état de l’Etre…

Mes amis ne m’ont jamais vraiment rejeté, agressé ou trahi… Ils m’ont appris à trouver la juste distance entre les autres et moi et à me tenir sur mes propres jambes, et d’avancer de plus en plus librement sans avoir besoin de validation externe…

Les gens ne m’ont jamais violé, volé, agressé ou fait du tort… A travers eux, la Vie m’a simplement appris la juste place et la juste valeur de l’argent et les choses… et à découvrir Qui j’étais vraiment…

Je n’ai jamais été malade, je n’ai jamais vécu de dépression et je n’ai jamais été envouté… Il y avait juste la Vie et mes ancêtres qui désespérément et sans relâche cherchaient à me pousser sur la bonne voie… 

Mon histoire n’est pas une manifestation de l’absence de réussite matérielle, professionnelle, familiale, financière ou relationnelle… Au contraire, la VIE me montre par mon vécu, par mon propre expérience, ce qu’Elle est vraiment… non-matérielle,  furtive, illusoire… mouvement, changement, surprise… constante, éternelle et immortelle…

Elle m’apprend ce que c’est d’être vraiment VIVANT…  

Alors, je sens doucement la libération vis-à-vis de mon passé s’opérer. Je sens à quel point mon désir depuis toujours de rentrer dans mon pays de naissance n’était qu’un mirage d’un enfant traumatisé… Un tout autre niveau de calme et de paix s’installe en moi… Merci, merci, merci…  

Je nous souhaite une douce journée… A demain… ∞❤️∞ 

D’autres comme moi ~ Others like me

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Michael, à Netanya en Israël 🇮🇱

Comme tout le monde, je suis l’Etre Divin qui a créé une illusion lui permettant d’expérimenter qu’Il est réellementc’est-à-dire Unité, Amour et Paix… à partir de son opposé : dualité, peur et chaos. Comme chacune de mes facettes de ma dualité peureuse et chaotique, je suis censé faire le chemin par des choix où j’affronte mes peurs, ou pas… m’approchant ainsi vers Qui Je Suis Vraiment… ou pas.

Toutefois, si à mes débuts je me trouvais confortablement en train de cheminer aux côtés de mes frères et soeurs humains, vers mes 28 ans j’ai abandonné l’autoroute sur laquelle l’ensemble de l’humanité avançait de péage en péage, sans jamais s’arrêter. En quittant l’armée et les Pays bas, j’ai rejoins les routes départementales où se trouvaient les chercheurs spirituels et les réparateurs thérapeutiques.

Plus tard, autour de mes 45 ans, devenant subitement conscient de ma véritable identité, j’ai choisi plutôt les routes communales et j’ai commencé à accompagner ceux qui se trouvaient encore sur les autres voies. Pendant cette période, je pouvais encore partager ma vision de la réalité avec quelques personnes, mais c’était déjà surtout ceux que j’accompagnais qui me comprenaient vraiment.

Au moment de la rupture définitif avec mon père, vers 201o, ma vie s’est déchirée également. Une série de déchirures matérielles, physiques et affectives au cours des années qui ont suivi l’événement, m’ont mis dans un tel état de douleur, saturation, détresse et panique que je n’ai pas eu le choix que de lâcher le superflu et de retrouver ma simplicité naturelle. Je ne pouvais garder aucun « faux-semblant ».

C’est depuis mon départ de Cannes avec tous mes possessions dans mon sac à dos, à 2015, que je me trouvais enfin seul en train d’avancer sur mes routes forestières intérieures. Sans m’en rendre compte tout de suite, je me trouvais sur les voies de nos ancêtres, de notre culture ancienne. Je ne le savais pas encore, mais je me trouvais réellement sur La Voie de l’Amour Véritable. 

Dans la phase précédente, j’avais construit une belle réputation où mon accompagnement connaissait des réussites inégalées et où je me sentais très apprécié. Il semble que je me trouvais carrément sur un piédestal. Par contre, en devenant brusquement et intimement intègre avec ma véritable identité, j’ai été rapidement de moins en moins compris et de plus en plus jugé par ceux qui m’ont connu auparavant. Il ne comprenaient visiblement plus rien de mes critères, de mes choix, de mes actions ou de ma manière d’avancer et d’être… 

Avec ma hypersensibilité aiguë, les douleurs, les incompréhensions et les jugements, m’ont propulsé dans une fuite vers l’avant… constructive et réparatrice, heureusement. A mon avis, aujourd’hui il ne reste plus rien de ce que j’ai pu construire dans le passé… à part la réussite et le bien-être de ceux que j’ai pu accompagner. Toutefois, même parmi eux il n’en reste que quelques uns qui comprennent encore aujourd’hui l’énergumène que je suis devenu. 

De ma fenêtre, les gens qui cheminent s’arrêtent systématiquement à avancer quand les problèmes deviennent supportables et leurs acquis monnayable. Le monde matériel illusoire fini toujours par prendre le dessus. Ma plus grande frustration a toujours été de ne trouver personne avec qui je peux durablement partager les mêmes valeurs que les miennes. Ceux qui s’en approchent le plus sont, bien évidemment, ceux que j’accompagne et les quelques personnes qui ne m’ont pas lâché ces dernières années. 

Mes références, mes valeurs et mes objectifs sont vraiment très simples. Pour moi, ils sont tellement simples qu’à mon avis seulement les petits enfants les comprennent encore. Je suis un enfant indigo… Je me souviens d’où je viens… Je me suis laissé perdre au début de mon chemin… J’ai connu la lutte, la compétition, la séparation, l’enfermement, la souffrance et l’ignorance… Mais, je me suis réparé et je me suis retrouvé enfin…

La lutte est devenue impossible, la compétition a perdu son sens, la séparation n’est qu’illusion, l’enfermement est un choix, la souffrance est une perte de temps et l’ignorance est inutile. Je chemine seul, mais je sais très bien que je ne suis pas seul. Tu as raison Eric, il doit y en avoir d’autres comme moi quelque part sur cette terre. Mais où sont-ils ???

Parmi les lectrices de ce blog, il y en a une qui a essayé de me mettre en contact avec des personnes qu’elle pensait être comme moi. Depuis jeune, j’ai le don de sentir où quelqu’un se trouve exactement sur son chemin… et même si j’ai apprécié sa démarche, je me trouvé en face des personnes perdues et encore trop ignorantes et blessées pour que je puisse m’engager avec eux dans une co-création désintéressée.

Un autre lecteur m’envoyait régulièrement des info sur des groupes qui se constituaient et qu’il pensait me correspondre. Dès que je commencer à visiter un site, à visionner une vidéo ou à lire un texte, je me sens rapidement alerté par des doctrines, des prises de pouvoir, du séparatisme, de l’intéressement trop personnelle ou d’autres aspects trop forts de l’ego à mon goût… 

Même si cela vous donne l’impression du contraire, je suis toujours partant et je me sens prêt et disponible à chaque instant à une co-création. Mais pas n’importe laquelle ! Pour pouvoir commencer sainement, il faut d’abord que je trouve quelques personnes assez désintéressées pour que la co-création ne prenne pas la forme ni la direction de celles des autres, c’est-à-dire d’une simple organisation de survie collective conflictuelle.

Mon but n’est pas de co-créer un simple lieu de survie et de complaisance… Oh non, le but est de mettre des fondations solides, comme dans le temps de nos ancêtres, permettant à chacun de se libérer de son camisole, de quitter son enclos et trouver ses propres racines, sa propre source… et ainsi de faire de nos différences une vraie richesse. Ça vous dit ?

Voilà, pour la première fois que je suis ici à Netanya, je me suis vraiment levé avec le soleil. Au lieu de commencer par regarder un film dans mon lit je me suis tout de suite douché pour m’installer ensuite dans le séjour pour écrire. C’est silencieux dehors. J’entends uniquement les oiseaux… C’est le jour du Pesach et je pense que les gens se reposent après la fête de hier soir et que tout est fermé aujourd’hui. Une fois mon texte mis en ligne, je vais prendre mon sac et étudier un peu d’hébreu à l’ombre sur la promenade au bord de la mer…

Je nous souhaite une délicieuse journée de plus… à demain… ∞❤️∞ 

Pesach

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Michael, à Netanya en Israël 🇮🇱

Ça fait déjà presque 10 ans que Patricia, avec qui j’ai passé un tiers de ma vie, et moi se sont séparés. Ça s’est passé en douceur et silencieusement. Nous nous sommes quittés comme nous avons vécu ensemble, avec beaucoup d’amour, de respect et de conscience. Même si je résistais sur le moment et que je ne voulais pas partir, nous savions tous les deux que pour avancer il fallait obéir aux signes. En occurence, le messager était la rupture de mon tendon d’Achille. Le départ s’est produit exactement un an après…

Il m’a fallu trois semaines pour savoir où aller. C’était mon meilleur ami du moment qui m’a finalement proposé de venir vivre quelque temps chez lui et sa famille à Moulès. Alors, j’ai mis toutes mes affaires dans un petit fourgon pour passer ensuite 6 mois houleux en pleine campagne dans le département des Bouches du Rhône. C’est là aussi où je suis tombé fou amoureux de cette femme qui a involontairement provoqué l’ouverture de mon coeur… qui a été fermé à double tour depuis 30 ans.

Juste avant mon départ, mouvementé aussi, mon ami faisait allusion à mes origines juives et sur un ton douteux il m’a dit que c’était le moment de quitter l’Egypte et de rentrer chez moi. C’était dans un moment de colère et je ne pense pas qu’il était vraiment conscient à quel point ses mots étaient justes. Je réalise que sans savoir, mon voyage vers Israël, où je suis actuellement, a commencé ce moment précis. J’ai pensé à ce fragment de mon passé au réveil ce matin… puisque ce soir commence le Pesach, la fête juive la plus ancienne.

Pésach (pâques juive) est l’une des trois fêtes de pèlerinage du judaïsme prescrites par la Bible hébraïque, au cours de laquelle on célèbre l’Exode hors d’Égypte et le début de la saison de la moisson de l’orge qui inaugure le cycle agricole annuel.

Elle commence le 14 nissan à la tombée de la nuit (qui correspond, selon les années, à la fin du mois de mars ou au mois d’avril dans le calendrier grégorien) et dure sept jours (huit en diaspora selon le judaïsme orthodoxe) dont seuls les premiers et les derniers sont totalement fériés. Elle inaugure en outre la période de l’omer au terme de laquelle est célébrée la fête de Chavouot.

Particulièrement riche en rites et coutumes, la fête se distinguait originellement par l’offrande pascaleque que les Juifs ne peuvent réaliser depuis la destruction du Temple (les Samaritains continuent à l’offrir sur le mont Garizim). L’obligation de manger des matzot (aliments azymes) et de bannir le hametz(aliments à base de pâte levée et/ou fermentée) tout au long de la fête demeure en application.

L’étymologie habituellement donnée au nom de la fête est qu’il vient du verbe Pessa’h qui signifie sauter au-dessus ou passer au-dessus en hébreu. Ceci rappelle que lors de la dixième plaie d’Égypte, la mort « saute » au-dessus des maisons des Hébreux, pour ne frapper que les premiers-nés égyptiens.

Je pense que pour la plupart des gens l’exode est une histoire vraie. Personnellement, je n’en sais rien. C’est possible… J’y reconnais surtout l’aspect symbolique. Je constate, entre autres, que peu après la création de la religion juive, le peuple se déplace vers l’Egypte et que l’esclavage commence. Je le traduit comme un message de la Vie montrant l’erreur enfermante derrière ma propre religion d’origine. 

Certes, même si le peuple juif n’a jamais forcé qui que ce soit à penser comme lui, selon mon référentiel, la création d’une religion à part fait tout le contraire de son intention. Au lieu de relier, elle sépare. La preuve en est… puisque depuis que les religions existent, la guerre des religions existent également. Je pense que la Vie cherche systématiquement à faire comprendre l’erreur à travers de toutes les souffrances que le peuple juif a pu subir depuis qu’il existe.

Et ça me touche ici en Israël… Je suis né ici… Je comprends les gens… Je n’ai pas de jugement… Mais, je vois simplement que ce qu’ils font ne fonctionne pas, ne les amènent pas là où ils sont censé aller, de mon point de vue. Certes, ce n’est pas seulement ici… C’est partout… Nous ne sommes pas les seuls à être enfermés dans nos têtes. Ce qui nous a mis en esclavage a été avant-tout nos croyances limitantes, nos convictions erronées.

Je vois bien comment j’étais moi-même esclave pendant une grande partie de mon propre histoire. Je vois bien comment le conditionnement que j’ai subi depuis ma naissance m’a mis dans un enclos et m’a vêtu d’une camisole. Il est clair que ma liberté récente n’est pas venu à cause de l’argent, d’une réussite professionnelle, des voyages ou par ma force… mais grâce aux idées erronées dont j’ai réussi à me libérer progressivement. Chaque conviction erronée fonctionne comme un étau qui empêche l’action adéquate et le mouvement libre, permettants de suivre le cours naturel et divin de la Vie.

Quand j’étais plus jeune, je ne me voyais pas prisonnier de quoi que ce soit… comme quasiment personne ne voit le chez soi-même, d’ailleurs. C’est en cheminant et en accompagnant, après mon expérience d’éveil, que je me suis aperçu au fur et à mesure de quelle manière les barreaux de nos cages invisibles avaient été construites. Elles étaient tellement subtiles que nous, les prisonniers ne les aperçevaient même pas…

Pésach symbolise pour moi la sortie de l’esclavage, la libération des croyances limitantes… et ainsi le début du retour vers La Grande Maison. Je me souviens très bien quelle croyance m’empêchait le plus à aller chercher mon héritage divin. C’était l’idée que j’étais incapable de cheminer tout seul, d’arriver à vivre et à survivre par moi-même. Mon exode a commencé quand j’étais mis dehors à deux reprises par des bons coups de pieds au cul ! Après la deuxième, je suis resté pendant un an dans un abri jardin d’une Amie à Mandelieu. Le temps de panser mes blessures et d’avoir assez de courage pour bouger par moi-même…

Après, il y avait les 40 ans dans le désert… Le peuple juif a dû être vraiment perdu, car il suffisait tout simplement de marcher tout droit pendant quelques semaines pour en sortir. Je vois encore une fois le parallèle avec mon histoire. Je vois bien comment, une fois libéré de mon esclavage, mon chemin était hésitant et sinueux. Pas simple de choisir sans que quelqu’un ou une institution vient m’imposer ses règles limitantes, mais si simples et rassurantes.

J’ai fini par trouver ma droiture intérieure et j’ai quitté mon désert. J’ai même guidé tout un tas de gens derrière moi, un peu comme Moïse. Et là, je suis proche de la terre promise… et je vois clairement que ce n’est pas Israël ! Et je comprends du coup pourquoi Moïse est resté sur le mont Sinaï et qu’il n’a pas suivi la masse. La Terre Promise n’est pas une terre… c’est un état… c’est l’état d’Amour…

Que voulez vous qu’il fasse ? Le peuple était tellement fixé à trouver une terre physique, leur Israël perdu, qu’il ne restait certainement plus de place pour autre chose. Je pense que Moïse est resté simplement sur place parce que le peuple n’a pas compris et qu’il était incapable de leur expliquer… Peut-être Jésus s’est laissé aller sur La Croix pour la même raison et que Buddha a fini ainsi simplement comme passeur… ?

Et là encore, je me trouve dans une situation comparable, symboliquement. Je pense vraiment que je suis porteur de quelque chose d’énorme. Peut-être de la même chose que nos grands maîtres du passé. Et comme eux, peu de gens que je connais comprennent vraiment de quoi je parle. Comme eux, je ne vois pas comment partager mon trésor autrement que de l’écrire petit à petit ici…

Comme Moïse, j’ai fait mon devoir. J’ai passé beaucoup d’années à proclamer, à partager et à accompagner. Aujourd’hui, je sais exactement où se trouve ma/notre Terre Promise. Pour la rejoindre, je ne peux pas suivre la masse qui ne vois que le bling-bling. Je ne peux pas y aller tout seul non plus. Ce ne serait pas cohérent avec la notion d’Unité. Aujourd’hui je ne peux qu’avancer avec ceux qui ne résistent pas aux changements, avec ceux qui sont volontaires de voir la réalité en face… et surtout ceux qui sont prêts à voir au-delà de leur intérêt personnel…

Alors, ce soir, la soirée du Seder, je commémorerais ma victoire personnelle en toute discrétion. Je jeunerai… je resterai tranquille et seul… je me reposerai… et je me coucherai avec le Soleil…

Je vous souhaite une délicieuse journée… et à demain ! ∞❤️∞ 

https://youtu.be/ppYL0MDsmqY