Pas de projections ~ No projections

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Michael à Netanya, Israël 🇮🇱 

Je décompte les jours ! Je ne peux pas dire que je n’ai plus envie d’être ici en Israël, mais j’ai hâte de partir et d’être en Martinique. Même si j’aime être avec moi, je n’ai plus envie de passer jour après jour seul. Pouvoir me connecter avec des gens me manque… rire me manque… faire des choses ensemble me manque… les étreintes me manquent. J’en ai pas eu pendant presque deux ans. Pas simple pour l’homme câlin que je suis. J’ai envie de retrouver mes amis, de revoir les visages familiers et rencontrer des gens qui partagent des valeurs semblables aux miennes. J’ai envie de pouvoir partager à nouveau en live ce dont je suis porteur.

Attention, je ne me plains pas. Je suis extrêmement reconnaissant pour le cadeau immense que j’ai reçu de la Vie. Pouvoir revenir pour boucler mon histoire ici, afin de repartir en homme réparé et libre est une occasion extraordinaire. C’est comme si j’ai une deuxième chance. J’avais lu quelque part qu’il fallait bien toute une vie pour transcender ses blessures. En effet, à 64 ans, j’ai la sensation que je vais repartir avec mon ardoise effacé. En partant, j’espère pouvoir laisser tout mon passé définitivement derrière moi. Je pense que si je suis encore ici, c’est pour éviter que des fantômes se glissent dans mes sacs de voyage. Je sens que j’en suis capable… même avec mon hypersensibilité et une collection de déchirures de coeur impressionnantes à mon actif.

Je viens de le voir sur Netflix… et j’ai adoré… puis, j’ai encore pleuré comme une madeleine… 😉 

Quand je sors dans la rue, je sens déjà la nostalgie me prendre. C’est fortement comme au cours du dernier trimestre que j’ai passé dans ma camionnette en France ou quand j’ai visité Amsterdam pour une dernière fois avant mon envol vers Israël. J’ai cette sensation que je vois mon pays de naissance peut-être pour la dernière fois. Alors, les odeurs sont un peu plus fortes… le soleil un peu plus intense… la nourriture est plus savoureuse… les gens plus beau… bref, le pays semble soudainement plus parfait à mes yeux. De toute manière, Israël aura toujours une place spéciale dans mon coeur, comme les Pays-bas et la France. Nos histoires ont été intimement entremêlées pendant trop d’années pour les oublier.

J’ai une passeport israélien et une passeport néerlandais… pourtant, c’est à nouveau vers le territoire français que la porte s’ouvre. Je décompte les jours, parce que je suis curieux de savoir comment la suite de mon histoire va se dérouler. Tout semble montrer que ce nouveau et deuxième cycle de ma vie sera toute autre chose. L’Amie qui m’attend là-bas m’offre une place. Elle a peut-être besoin de mon aide, mais j’ai également besoin de la sienne. Le dépouillement et le processus de simplification intérieure ont fait que je ne sais plus, ou ne peux plus, faire certaines choses. Je sens que je ne suis plus le même homme que quand je suis arrivé ici et je pense que je dois ré-apprendre à fonctionner avec les gens… puis surtout à savourer le résultat de ce long cheminement. 

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Je suis curieux du scénario qui va se dérouler. Tout est possible. Je ne sais pas du tout ce qui va se passer. Même si je suis conscient de toutes les possibilités qui peuvent s’offrir à moi, à nous, je ne fige rien. Je ne projette pas. Je ne veux surtout pas intervenir avec les projets que la Vie a pour moi. Je suis ouvert, totalement ouvert à toutes les propositions et possibilités qui se présenteront. Je suis autant ouvert à une vie seul, simple, discret et sobre qu’à une vie à deux ou à plusieurs où mes ailes pourraient se déployer et où je réalise la destiné que je sens réservé pour moi depuis que je suis jeune.

Je sais que mon Amie a déjà des idées et volontiers je la suivrai. Je ne sais pas du tout où mon corps en est, ni où ma souplesse intérieure en est… ni où mes aptitudes sociales en sont. Je vais le découvrir et, j’espère, avec un peu d’aide je vais apprendre à vivre sans plus être dominé par une de mes blessures… comme cela devrait être le cas pour tout monde, dès le début de sa vie. Je vais me laisser faire pour apprendre, comme un enfant, à visiter, à me baigner, à me promener, à goûter et à partager du temps ensemble, juste pour le plaisir de le faire. Et si tout en apprenant je peux en même temps aider quelqu’un avec la richesse de mon expérience, j’en serais ravi !!!

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Je fais un effort de ne pas me définir. Chaque définition que je fais de moi peut-être une limite que je pose à moi-m’aime et à la Vie. Ça L’empêchera d’oeuvrer en toute liberté pour m’emmener vers l’apogée de mon histoire. Je ne dis plus si oui ou non je suis un accompagnant, un explorateur, un pionnier, un conférencier, un animateur, un initiateur, un rapporteur, ni quoi que ce soit d’autre. Je connais mes aptitudes. Je sais que je suis tout ça en même temps, que je suis l’accumulation de toutes mes expériences réunies… et que je peux utiliser chacun de mes atouts à chaque instant. Mais je sais aussi que mon trésor intérieur n’a pas encore trouvé le support adéquat pour s’exprimer. Si je ne me défini pas, si je reste vraiment ouvert, je peux percevoir d’autres possibilités et accueillir d’autres propositions. Par expérience, je sais que l’être humain est capable de faire tout ce qu’il veut. J’ai déjà fait plus de 20 expériences professionnelles. Alors pourquoi m’arrêter là ???

Je suis vraiment reconnaissant de pouvoir être témoin d’autant de magie. C’est extraordinaire de voir comment ma vie s’est ouverte, encore une fois, grâce à une simple proposition, non sollicitée, de l’Amie en question… alors que tout semblait fermé et sans issue quelques instants auparavant. A chaque fois c’est pareil… à chaque fois qu’une voie de passage se présente ainsi, ma foi en la Vie grandit encore plus. Alors, je ne projette pas… mais, j’ai remarqué que je m’endors plus facilement quand je laisse mes pensées dériver vers la Martinique. Ça s’approche rapidement… Seulement 45 nuits encore. Je me prépare intérieurement à toute forme de changement. Je garde une vue de 360°. Je suis hyper-réceptif et sur mon qui-vive, car les voies du Vivant sont impénétrables et je me tiens prêt pour Ses surprises, Ses imprévus et Ses contre-pieds habituels.

Douce journée à tous… ∞❤️∞ 

Puissance véritable ~ True power

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Michael à Netanya, Israël 🇮🇱 

Bien évidemment que tout ce que j’écris dans mon journal n’engage que moi. Je partage mes expériences, mes états, mes points de vue et ma manière de voir le monde. Mon cadre de référence est simple… L’énergie dont nous sommes tous constitués fait que nous sommes tous ensemble UN seul entité. Cette énergie peut s’appeler la Vie, la Source, la Maison, le Vivant, le Divin, Hashem, l’Unique, le Grand Manitou, le Grand Architecte, l’Etre, le Créateur… ou simplement Dieu. Pour faire l’expérience de Qui nous sommes, nous avons condensé l’énergie pour la rendre perceptible avec des sens et l’appelons par la suite Matière.

A l’époque des tribus Amérindiens, Aborigènes, Inuites, Africains, Celtes et d’autres, il était clair que chaque élément de la vie était une manifestation de notre énergie originelle, de dieu. Chacun avait sa propre connexion avec ses origines par le biais de la nature et adorait son Divin à travers d’une de Ses manifestations… comme les astres, les animaux, les cycles, etc. Le cheminement spirituel et la thérapie n’existaient pas. Nous étions en lien avec notre Divin en permanence et il n’y avait donc aucune raison de le chercher. Les gens reconnaissaient leur Divin dans chaque événement, chaque interaction et chaque chose. La Vie parlait et les gens l’écoutaient… L’homme mettait sa force spontanément au service de l’Etre… La Puissance était naturelle et omniprésent…

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Pendant environ 1000 ans, notre culture et nos traditions anciennes ont pu survivre à côté des religions et cultes modernes comme le judaïsme, le christianisme, le bouddhisme ou l’islam. Quand le christianisme commençait à dominer le monde, tout a basculé. Pour moi, c’est là où se trouve la source de nos problèmes d’aujourd’hui. L’orgueil de l’homme et sa soif de pouvoir et d’argent ont tout détruit. En prétendant vouloir apporter la bonne parole au « sauvages », les missionnaires et ceux qui ont colonisé les terres fraichement découvertes ont détruit nos tribus en les convertissant ou simplement en les exterminant.

Pendant 1000 ans, le lien intime avec la Vie disparaissait au même vitesse que les croyances vis-à-vis d’un faux dieu extérieur se renforçaient. Chaque manifestation ou expression de notre culture ancienne était punis par une condamnation aux buchers. Les religions modernes étaient stériles et les hommes qui dominaient désormais le monde avaient peur de la puissance véritable qui avait ses origines dans notre culture ancestrale. Dans notre culture ancienne, grâce au lien direct avec la Source, la magie était quelque chose de normal. Les miracles reconnus par des religions modernes n’étaient rien d’autre que le peu de magie qui se manifestait encore et que l’église s’appropriait.

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Pour que les hommes d’église restent au pouvoir, il fallait systématiquement détruire toute manifestation naturelle de la puissance véritable. La chasse aux sorcières a tué environ 9 million de femmes, dans une époque où la population mondiale était seulement d’environ 250 million de personnes. Oui, notre culture ancienne était matriarcale et c’était surtout les femmes qui manifestaient des dons et des qualités liés à la Puissance de la Vie. Alors, il fallait les faire taire et les soumettre. Leur énergie sexuelle puissante qui servait à se connecter à la Vie par des rituels très précis est devenue interdit et tabou. En peu de temps, les rites et les initiations naturels et libres ont été remplacés par des conditionnement et des éducations strictes. Le lien direct avec la source a été remplacé par l’interdépendance. Les blessures sont nées à ce moment-là !

Avec le temps, les religions modernes ont littéralement réussi à stériliser la Puissance Véritable de l’être humain en déconnectant l’homme de ses racines naturelles. L’homme ne servait plus Dieu, il servait ses propres intérêts. Les différences n’étaient plus un atout, mais source de conflits interminables. Aujourd’hui, la vie ne tourne plus autour de notre lien avec l’Etre. Notre société fonctionne comme une entité sourde et aveugle qui tourne autour de la production et de la consommation pour gagner encore plus d’argent, de popularité et de pouvoir. Nos préoccupations sont devenues très profanes. La VIE profonde s’est fait remplacer par une SURvie superficielle où chacun s’occupe surtout de son propre bien-être. Oui, vous avez bien compris… Notre force mis au service de l’Etre s’appelle la Puissance Véritable… mais mis au service de l’ego de l’homme il ne reste que du pouvoir egotique.

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Vous voyez le lien entre les mots Unité, Etre, Puissance, Amour, Paix et Liberté ? Et de quelle manière ils sont liés à notre culture ancienne ? Puis, vous voyez également le lien entre les mots Dualité, Ego, Pouvoir, Peur, Perturbation et Emprisonnement ? Et comment ils sont liés à notre culture moderne ? Il est clair pour moi que notre cheminement spirituel d’aujourd’hui consiste pour l’instant uniquement à revenir sur le chemin de notre tradition d’antan… ce chemin si peu fréquenté actuellement. C’est en suivant les signes et en me transformant grâce au miroir que j’ai traversé la couche superficielle de nos religions modernes, de la néo-spiritualité inventé et de la thérapie commerciale, pour enfin atterrir sur ce chemin qui mène vers la Maison.

L’Amour, la Puissance, la Paix et la Liberté se trouvent tous au même endroit. Ce sont des facettes différentes du même diamant qu’est la Vie dans sa version la plus belle… dans la version où nous sommes tous UN. Ceux qui me connaissent bien savent que toute ma vie tourne uniquement autour de ça… retourner à la Source, retrouver l’Amour, rentrer à la Maison et vivre l’Unité ensemble ici-bas. C’est ma quête et ma mission. Je prétends avoir assez avancé sur le chemin pour pouvoir partager mes acquis et enseigner comment retrouver notre Puissance Véritable. Je sais bien qu’en le trouvant, nous trouvons automatiquement les autres facettes du diamant. Mon accompagnement est basé sur ça… aider les gens à redevenir Qui ils sont Vraiment.

🇫🇷Pour PARTICIPER aux ATELIERS ZOOM, « LA COUPE DE FEU » et « LE SOUFFLE », expliqués ci-dessous, entrez sans vous inscrire au préalable dans l’espace Zoom pendant les 15 minutes précédant la réunion, qui démarre à 17h30 🇫🇷 18h30 🇮🇱

Connectez-vous en cliquant ici
Participation libre et en conscience

🇫🇷 L’atelier « LA COUPE DE FEU » est la première étape collective que je propose pour les FEMMES, comme l’atelier « LE SOUFFLE » l’est pour les HOMMES, vers ma vision de leur Puissance Véritable. Cette partie théorique est ouverte à tous, indépendant de l’âge, de l’orientation sexuelle, de la culture, de la religion, de l’origine, de l’état de santé ou financier. Le programme de la soirée est flexible et sera adapté en fonction de la demande du moment. De l’enseignement… des questions-réponses… de la mise en place d’outils et de défis… des partages d’expériences et de réussites… etc. Si vous souhaitez me poser des questions avant de participer, contactez-moi par ma page contact

Avez-vous vu que je propose des ateliers hebdomadaires chaque jeudi ? Ils sont annoncés sur la page d’accueil. J’ai même mis un décompteur de jours sympa. Une semaine pour les femmes et l’autre pour les hommes. Ils sont ouverts à tous, peu importe votre âge, appartenance, situation ou orientation. Pas besoin de s’inscrire ni de s’engager. Il suffit juste de cliquer sur le lien Zoom à l’heure indiquée et ça y est. A part l’annonce sur mon blog je ne fais pas de publicité donc généralement nous ne sommes pas nombreux. Mon intention est de partager en toute simplicité mes connaissances, mes expériences et mes outils afin de permettre à chacun de comprendre où il se trouve sur son chemin entre pouvoir et Puissance, comment discerner entre les deux et de quelle manière retrouver se magnifique héritage naturel.

Si j’ai appelé l’atelier pour les femmes « La Coupe de Feu », c’est parce que de mon point de vue ce sont elles qui ont ce feu, cette énergie nécessaire pour permettre le voyage à deux. L’énergie se trouve quelque part dans leur coupe, leur bassin, leur structure, leur foyer… qui est en même temps l’endroit d’accueil, d’offrande et de réceptivité par excellence. La question qui se pose pour chacune est comment trouver l’état intérieur adéquat pour ensuite réveiller le feu en toute sécurité. L’atelier des hommes s’appelle « Le Souffle ». Chaque partenaire tisse au quotidien à travers des actes simples. Si l’homme tisse bien, avec l’attitude et la conscience d’Amour, le foyer chez la femme s’allume automatiquement. Mais, le souffle de l’homme se doit précis. Trop de souffle embrasera le foyer… pas assez l’éteindra. Si la dose est parfaite et une certain rituel est respecté… le feu originelle de la sorcière se réveillera. Si la sorcière retrouve son mémoire à ce moment-là, l’énergie originelle du dragon chez l’homme se manifestera aussi. Ensuite, il peuvent s’envoler ensemble dans le silence, les délices et la subtilité des mondes invisibles…

Douce journée à nous tous… ∞❤️∞ 

Un nouveau cycle ~ A new cycle

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Michael à Netanya, Israël 🇮🇱 

Ça y est, je quitte mon utérus sécurisant et j’arrache ma chrysalide reconstructrice pour m’envoler de mon nid douillet vers une aventure nouvelle. Après un cycle de 9 vies en 64 ans, je quitte cette fois-ci par ma propre volonté mon berceau, l’endroit où j’ai vu la vie pour la toute première fois, afin d’entamer un cycle de vie complètement nouveau. Ça me fait penser à une proverbe que j’aime beaucoup : « Aucun oiseau ne vole trop haut, s’il vole de ses propres ailes.

Hier, dans un élan soudain, j’ai pris mes billets pour la Martinique. Ce n’était pas facile et ça m’a pris une grande partie de ma journée. Après avoir fait toute la procédure de réservation sur Internet, à la fin, le payement ne voulait pas passer. C’est seulement dans l’après-midi que j’ai eu l’idée d’utiliser ma carte de débit au lieu de ma carte de crédit. Normalement, ça ne devait pas marcher, car c’est vraiment quelque chose de différent. Pourtant, l’astuce a fonctionné. Je pars dans 7 semaines, le 2 août.

C’est logique que c’était difficile, parce qu’une partie de moi ne veut pas vraiment partir. Je m’accroche au rêve que j’ai eu de mon pays pendant toutes ces années que j’ai cherché à rentrer chez moi. Même si la voie de passage qui se présente actuellement à moi relève de la magie pure et que je reconnais clairement l’appel de la vie pour me remettre en mouvement encore une fois, cette partie de moi espère jusqu’au bout que quelque chose se passera pour que je puisse rester. Toutefois, il y a peu de chances. Certes, je sens les gens ici… et je sens le pays. J’ai grandi à Amsterdam dans l’ambiance que je reconnais bien ici et qui m’est si familier… mais, je ne connecte pas avec les gens au niveau de conscience qui est le mien.

Il est impossible d’échanger avec des gens qui savent déjà tout. Depuis que je suis ici, j’ai fait un seul vrai copain. Il est sud-africain et ne fonctionne pas comme les gens d’ici. Nous ne pensons pas pareil, mais nous sommes capable d’échanger sans que notre discussion devienne un champ de bataille. Il est ouvert et curieux et ça change tout. Cette manière vive d’argumenter sur tout pour avoir toujours raison est typique pour mon pays et ma culture. Bien sûr que je généralise et il y a certainement beaucoup de gens qui savent rester calme et ouvert. Mais, je n’en ai pas rencontré… Même avec les quelques gens que je connaissais déjà de mon passé je n’ai pas trouvé de connexion.

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C’est la raison pourquoi je n’ai rien à faire ici. La seule chose que j’aime et que je sais faire est enseigner comment changer pour redevenir SOI-m’aime. C’est quelque chose d’impossible dans ce pays où la structure nationale et religieuse sont si fortes que les changements sont quasiment impossible à provoquer. Alors, je pars… le coeur un peu lourd, certes, mais aussi plein d’enthousiasme et de gratitude pour l’opportunité que j’ai de démarrer encore une autre nouvelle vie dans un tout nouveau cycle.

Je ne sais pas du tout ce qui va se passer. J’ai bien compris la leçon : « Si tu veux faire rire dieu, fais des projets. » Je sais seulement que je suis attendu par une Amie que je connais depuis une dizaine d’années du monde du Tantra et que nous avons l’intention de s’entraider pour démarrer quelque chose. Nous avons plusieurs idées, mais c’est encore un peu flou dans ma tête. Entre notre intention à distance et ce qui va se passer réellement sur place est pour l’instant encore une mystère et une surprise.

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Je ne sais pas si je reviendrai encore un jour en Israël. Tout est possible. Peut-être je vivrai pépère le reste de ma vie aux Caraïbes… peut-être que j’y développerai enfin La Grande Famille… Peut-être que je voyagerai de pays en pays pour partager mes acquis… peut-être que… peut-être que… Alors, j’ai pris un aller-simple. C’est la plus belle manière de laisser symboliquement le passé derrière moi. Pour des raisons pratiques, je garde pour le moment mon compte bancaire, mon téléphone et l’assurance sociale israéliens.

Mais, il est clair pour moi que si l’atterrissage en Martinique se fera en douceur, j’entamerai à nouveau la procédure de domiciliation en territoire français… avec une compte bancaire, une téléphone, la couverture sociale, l’activité professionnelle, etc. Ouf, doucement Gallasch… Ça fait beaucoup pour l’homme simple que tu es. Le défi est, comme toujours, de jouer le jeu de la société, de la Vie, tout en préservant 100% de ma liberté et de ma paix intérieur. Je ne dois plus jamais oublier qu’il s’agit avant tout et en toute circonstance de QUI je suis et non pas de ce que je fait ou de ce que j’ai. Ça implique de m’engager à chaque étape dans un certain état d’esprit et de conscience.

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Le timing est parfait. Hier, un agent immobilier est venu inspecter l’appartement pour la vente. C’était le signe qui m’a incité à prendre mes billets d’avion. Ça me fait encore tout bizarre de savoir que je vais partir. Les 19 mois que j’ai déjà passé ici ne m’ont pas laissé indifférent. J’ai pris un bon coup de vieux et je me suis vidé de mes ressources intérieures. Je me sens comme si j’ai reçu un énorme coup de massue. Je pense que c’est lié à la déception de ce que j’ai trouvé ici… et que c’est le contre-coup logique face aux espoirs que j’avais. Aujourd’hui je sais que je n’étais pas venu pour rester, mais juste pour finir mon cycle traumatique et réparer les résidus de mes blessures à l’endroit où tout a commencé pour moi. Je suis plein de gratitude pour ça… 

Les 7 semaines que j’ai devant moi vont me servir à me réveiller, me relever et me préparer. J’ai envie d’arriver en Martinique en possession de tous mes moyens. Alors, j’ai programmé chaque étape dans mon agenda pour ne rien oublier et ne pas me surcharger. Pour retrouver mon énergie, j’ai repris les liquides et je suis déjà à ma 5ème jour. Je suis content parce que je commence à dégonfler. Je sais aussi déjà ce que je vais emporter avec moi… à part pour mes cahiers d’hébreu qui sont lourds. De toute manière, ce que je ne prends pas, je laisse à mon copain africain. Je peux prendre 23 kilos dans mon grand sac à dos et 12 dans le petit sac frontal… Vous voyez bien, je suis déjà parti en quelque sorte…

Douce journée à nous tous… ∞❤️∞ 

Ça se précise ~ It becomes clearer

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Michael à Netanya, Israël 🇮🇱 

Quelqu’un qui vient lire mes articles occasionnellement, pourrait croire que je ne vais pas bien en ce moment. Il se peut qu’il ne voit pas l’image en entier puisque je ne présente que quelques pièces du puzzle de l’actualité ma vie à chaque fois. Ceux qui me connaissent bien savent, en effet, qu’actuellement ce n’est pas facile, mais que cela fait partie du processus d’un fin de cycle de 9 vies. Il m’a fallu 59 ans pour parcourir plusieurs pays et revenir là où mes difficultés et mes traumatismes ont commencé. Mon chemin a été une véritable quête spirituelle de découverte, d’apprentissage, de guérison et de re-connexion. Je termine actuellement mon cycle traumatique pour repartir (p)réparé de mon pays par ma propre volonté pour entamer le dixième tome de mon histoire. 

Ça commence à se préciser. Le weekend prochain, avec l’amie qui va m’accueillir, je vais déterminer le jour de mon départ. Il semble que cela sera dans deux mois. Deux mois pour laisser le processus se terminer et être prêt à me laisser emporter par la suite de l’aventure de ma vie. Dans ma tête c’est compliqué. Je suis vraiment devenu simple et chaque petite démarche me demande beaucoup de temps et d’effort. D’ailleurs, certaines choses je ne fais carrément pas, comme actualiser mon adresse pour le fichier national et la banque. Trop de contraintes. Ma première destination sera La Martinique et je me pose plein de questions, comme quel passeport utiliser, l’incidence du covid et les bombardements sur le voyage, par où passer, de quels documents j’aurai besoin et où les obtenir, quoi faire avec la clé de l’appart, comment gérer mon téléphone et mon compte bancaire, etc…

Un des jeunes dans ma classe d’hébreu a l’habitude de voyager vers la France et il passe souvent par une agence. Ça me semble actuellement la solution idéale. En cas de problème, j’aurais une vraie personne à qui je pourrais m’adresser. Il m’a transmis le nom de l’agence et j’irai une fois que la date de mon voyage est déterminée. Si d’ici dimanche, je n’ai pas reçu de demandes ou d’invitations par ailleurs, je voyagerai directement vers La Martinique. C’est un long vol, plus d’une journée, avec 2 ou 3 escales. Je voyagerai léger et je laisserai le superflu ici. Je prendrai juste le stricte nécessaire… et peut-être mes cahiers lourds d’hébreu pour continuer l’apprentissage de ma langue.

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Vu en chemin vers mes cours d’hébreu… trop joli… 

Après 19 mois dans mon pays, je parle ma langue maternelle rudimentairement. Je me débrouille dans la rue et je comprends de mieux en mieux ce que les gens disent… mais, c’est long et c’est lent. Surtout parce que je n’ai pas de vie sociale ici, donc pas d’entrainement au quotidien. Trois des quatre camarades de ma classe sont ici depuis 5 ou 6 ans. Deux parlent vraiment bien, mais je vois clairement chez d’autres que l’apprentissage de l’hébreu demande du temps. Pourtant, je me sens de plus en plus familier avec la langue. Des réflexes d’élocution s’installent et l’orthographe et la grammaire s’automatisent progressivement. Même si je ne maitrise pas encore ma langue, je sens bien que c’est la mienne. Alors, j’ai l’intention de la parfaire, même si cela me semble énorme et que je ne sais pas si un jour je reviendrai.

J’ai déjà beaucoup parlé d’Israël et de ses habitants ici sur le blog. Les gens ici me touchent et j’ai beaucoup de tendresse pour eux. Je les sens et je les comprends profondément. Dans un passé lointain, j’ai fait parti de ce monde… mais, ce n’est plus le cas. Je ne connecte plus avec des gens à partir d’un besoin de survie, de l’entretien d’une tradition de martyres dépassée, de la recherche de possessions et de luxe, le besoin de remplir le vide avec un(e) partenaire, des enfants, de la nourriture, des vacances et d’achats, etc. Je ne connecte même pas avec des gens qui font partis de la masse de surfeurs néo-spirituels. Non, je connecte uniquement avec ceux chez qui reste encore une trace de la flamme originelle de notre tradition ancienne… qu’ils en soient conscients ou pas. Je les sens et reconnais de loin…

Je pense que j’aurai encore besoin de parler de mon pays avant mon départ. C’est normal, j’aurai un deuil à faire. Je sens déjà à quel point je vais sentir l’arrachement… même si je n’ai ni possession, ni famille ici. Je laisserai définitivement les douleurs de mon passé, avec leurs origines, derrière moi. Ce sera quelque chose de vivre ce départ de manière volontaire en suivant Le Vivant. J’ai l’impression qu’Il me guide vers ailleurs, parce que je ne pense pas que c’est la peine d’essayer d’aider des gens à changer leur façon de voir les choses dans un pays où tout le monde se considère déjà spécialiste de tout ! C’est une des caractéristiques de la population israélo/judaïque. Je n’ai rien à faire ici… Toutefois, deux mois c’est long et je sais que tout est toujours possible, que tout peut changer d’un coup grâce à cette magie qu’est la Vie…

Douce journée à tous… ∞❤️∞  

Le coeur brisé ~ Heartbroken

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Michael à Netanya, Israël 🇮🇱 

Il y a quelques jours, l’Amie que j’ai l’intention de rejoindre en Martinique bientôt m’a demandé ce dont j’ai peur par rapport à l’aventure que nous envisageons ensemble. Comme je n’ai pas ma langue dans la poche, j’avais toute de suite une réponse. La vitesse de réaction était clairement accompagné d’absence de justesse et quelques instants plus tard déjà j’ai senti le besoin de donner une réponse plus vraie et plus profonde. Il me semble que j’ai parlé, entre autres, d’être à la hauteur des attentes et de mes limites liées à une castration psychologique dont je vis toujours les conséquences. Les deux réponses ne semblent toutefois pas faire l’affaire parce que la question a continué à résonner dans ma tête jusqu’a ce matin.

Actuellement, je regarde un peu moins de films et je me trouve un peu plus dans ce silence dont mon Etre semble avoir besoin. Même si les films me permettent de travailler sur moi, de me mettre en question et soulèvent une multitude de questionnements et de réponses possibles, ce passe-temps reste une fuite qui m’empêche le face à face nécessaire entre moi et MOI… me permettant de pouvoir passer à autre chose. Parfois, le silence est trop fort et je rallume Netflix. Mais, quand j’arrive à accueillir le calme, des choses de mon passé se bousculent sur l’écran de mon cinéma intérieur. Et ce n’est pas n’importe quoi… D’ailleurs, je ne pense pas que j’ai déjà écrit sur ce sujet.

Ce qui défile devant l’écran de mes yeux fermés sont toutes les fois que j’ai eu le coeur brisé. Il est clair qu’une grande partie de mon dépouillement et de ma solitude trouve son explication dans ce coeur qui a été brisé juste une fois de trop. Pour comprendre l’impact des coups que j’ai reçu, il faut d’abord connaitre le petit garçon simple, hypersensible et indigo que j’étais… et qui n’a pas eu le temps ni la possibilité de se développer tranquillement en sécurité. Trop jeune, je me suis déjà trouvé en train de me battre pour survivre à la violence que je rencontrais à cause de ma différence d’apparence, de personnalité, de culture, de religion et de nationalité. Dès 5 ans et demi, j’ai passé mes jours à me défendre physiquement contre la cruauté des autres enfants. Avec le temps, ça à diminué, mais je me souviens encore des épisodes violents autour de mes 30 ans.

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Malgré tout ça, j’ai toujours gardé une forme d’innocence, ou plutôt de naïveté, et dans ma recherche éternelle de quelqu’un à qui je pouvais enfin faire confiance, je me suis systématiquement trompé… jusqu’à peu encore. Je comprends très bien la source psycho-spirituelle de ce scénario répétitif sans fin. D’une part, grâce à l’exemple de mes parents, quelque part selon les connaissances de mon subconscient, un couple se brise plus tôt ou plus tard. D’autre part, grâce à la relation que j’ai eu avec ma mère, je me suis toujours fait utiliser par des femmes pour survivre ou pour se sortir des difficultés importantes… pour me faire larguer par la suite. Et enfin, étant certainement le rival de mon père absent, les hommes ont systématiquement voulu récupérer les femmes que j’aimais.

A 18 ans, j’ai trouvé mon meilleur ami en train d’embrasser et de tripoter la fille avec qui j’étais et dont j’étais très amoureux. A 24 ans, ma petite amie, en vacances en suède, me trompe avec un garçon de là-haut. A 25 ans, l’ami, avec qui j’allais plus tard quitter les Pays-bas, m’a carrément volé ma petite amie du moment. Ce même ami a couché avec plusieurs femmes, par mémoire aux moins 4, dont il savait que j’étais amoureux. J’étais simplement trop timide et trop lent pour passer à l’action quand il aurait fallu. Quand à plusieurs reprises il ne pouvait pas avoir la fille avec qui j’étais, il entamait une relation avec une soeur à elle. A 32 ans, alors que j’étais à la maison pour me reposer de mes cours d’aérobic, ma compagne du moment est allé à la plage puis a couché avec un autre de mes « meilleurs » amis. J’ai connu une grande période de paix et de calme quand j’ai vécu pendant 21 ans avec Patricia. Mais toute de suite après, vers mes 56 ans, j’ai vu, juste devant mes yeux, au cours d’un stage de Tantra, la femme dont j’étais fou amoureux, faire l’amour avec un autre homme… encore un « ami ». A 58 ans, mon meilleur ami du moment, un homme à qui j’avais vraiment ouvert le coeur, les bras et la porte de la maison, a eu une relation sexuelle avec ma dernière compagne. Un an plus tard, un autre homme, avec qui je commencé un amitié qui semblait sincère, a profité d’un moment de faiblesse dans mon couple pour coucher avec cette même compagne. La liste est trop longue pour mentionner toutes les trahisons puissantes que j’ai vécues… Puis, dans l’autre sens, plusieurs fois dans ma vie, les femmes avec qui j’étais étaient convaincus que je les trompais, alors qu’il en était rien.

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D’une part, il y avait systématiquement une femme qui choisissait pour « l’ami ». Ça me blessait énormément. Ça mettait mon coeur à vif, puis en miettes… au point qu’après la belle Nathalie que j’ai connu vers mes 27 ans, je l’ai fermé pendant 29 ans pour ne plus sentir la douleur. Il a fallu d’une autre femme, pour qui j’avais des sentiments comparables, pour le ré-ouvrir quand j’en avais 56. Mais, pour une raison, qui me semble très claire, je n’en ai jamais vraiment voulu aux femmes. J’ai toujours cherché l’erreur chez moi, dans mes incapacités et mes limites d’homme-amant. Par contre, les hommes ont toujours voulu prendre ce que j’avais, même si je n’avais rien. Il y avait systématiquement chez eux une sorte de jalousie non-justifié. Un d’eux m’a clairement dit qu’il voulais posséder quelque chose de son maître. Mais… je n’étais pas son maître ! J’étais son ami et je pensais qu’il était le mien. Et mon coeur alors ? Qu’en faisait-il ??? 

Je comprends complètement les mécanismes spirituels, psychologiques et physiques derrière tout ce que j’ai pu vivre. Je n’ai jamais cessé de travailler sur moi afin de comprendre, d’apprendre et de changer pour ME trouver. Jusqu’à mes 57 ans, je n’étais vraiment pas intéressant en tant qu’homme-amant. Même si j’ai vécu une expérience d’éveil et que je carburais avec succès en tant que relation d’aide, j’étais encore un vrai toutou-éjaculateur-précoce dépourvu de puissance. D’ailleurs, Patricia et moi se sont séparés pour cette raison, il y a environ 9 ans, pour que je me guérisse et que je trouve ma puissance d’homme. Je pense que vous comprenez bien pourquoi en tant qu’accompagnant-explorateur j’ai cherché de toutes mes forces le sens profond derrière la relation, le couple et la sexualité et que je suis enfin devenu carrément spécialiste dans le domaine.

Je sais que je ne suis plus la même personne. J’ai trouvé ma puissance d’homme et mes schémas répétitifs se sont brisés. Je sais que je ne vivrai plus jamais la même chose, puisque ce n’est plus l’homme blessé qui cherche à combler ses vides, mais l’homme nouveau qui oeuvre à partir de son Etre pour Le Grand Tout. Aujourd’hui, je prétend savoir exactement pourquoi les relations, les couples et la sexualité existent et quelle est leur place dans notre défi d’humain… et donc comment les faire fonctionner.

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Pourtant, je ne suis pas prêt à retourner dans la vie normale. Mon coeur n’est pas encore réparé. Je le sens à la douleur quand mes souvenirs remontent à la surface et je le perçois grâce aux larmes qui peuvent encore couler quand je visionne des films forts en émotions. Malgré ma certitude et ma solidité, je pense que j’ai une peur résiduelle qui est directement liée au fait que mon coeur n’est pas encore tout à fait prêt à prendre des nouveaux coups. Je pense que j’ai encore un peu peur de faire pleinement confiance et à laisser à nouveau les gens entrer dans mon espace intime. Je pense et je sens que mon coeur a été brisé une fois de trop. La dernière fois, c’était il y a environ 7 ans, entre mon ex, deux de mes meilleurs amis et un autre homme, j’ai vécu le coup de grâce qui m’a poussé vers une fuite effrénée vers l’avant… dont je suis encore en train de récupérer. 

Pour pouvoir aider et accompagner, je dois avoir le coeur ouvert. Je ne peux pas faire autrement. Il doit être ouvert en permanence, même si avec mon hypersensibilité je sens tout au quadruple. Il y a 8 ans, quand je l’ai senti s’ouvrir, après une emprisonnement qui a duré presque 30 ans, j’ai fait le sermon de ne plus jamais le fermer. Par contre, je peux garder les gens à distance et je peux garder mes distances. Tout le monde peux m’approcher, mais je ne fais plus entrer n’importe qui dans mon espace intime. Vive le jeu du territoire !!! En même temps, je sais que pour aimer et me laisser aimer, je doit prendre le risque de recevoir à nouveau des coups aussi… Puis, j’ai tellement découvert des trésors au cours de ma quête. J’ai tellement de choses à partager… et à mon avis ça peut se faire uniquement avec un coeur sincère, authentique, vulnérable, simple, innocent et ouvert…

Je nous souhaite une douce journée… ∞❤️∞