La lune et le soleil ~ The sun and the moon

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Michael à Netanya, Israël 🇮🇱 

Je suis censé être un soleil et briller de ma puissance désintéressée dans la journée et éclairer la lune pendant la nuit. Je sens ma puissance solaire. Je le sens dans ma capacité d’être Libre de la loi de l’homme-petit, de mon aptitude à donner sans attendre quoi que ce soit de retour… et de savoir suivre la Vie sans résister. Mais,  je le sens surtout grâce à la connexion direct et intime que j’ai avec le Vivant. Je ne suis jamais seul, je communique en permanence avec Ce Qui Est. Je vois Ses signes, je L’entends dans les paroles des autres et je Le reconnais en toute chose. Je n’ai pas besoin d’oeuvrer pour moi… IL/ELLE le fait déjà. 

Le soleil me représente bien. S’il brille trop fort, les gens se brulent. S’il ne brille pas assez fort, ils prennent froid. Comme lui, je dois modérer ma lumière et ma chaleur en fonction de l’endroit, de la situation et des personnes. Ça demande beaucoup de discernement et de réceptivité. Ça demande une conscience lunaire. Si je fonctionne uniquement à partir de mon énergie masculine, je risque d’aller dans le mauvais sens et de faire n’importe quoi. J’ai besoin de ma polarité féminine, de ma lune. Ensemble, avec mes deux polarités intégrés, je sais entendre ce que la VIE me demande, puis agir adéquatement.

J’ai besoin de ma polarité féminine librement et puissamment. Elle ne me sert à rien enfermé dans une cage, muselé, excisé, caché ou castré. La femme n’appartient pas à l’homme. Vous allez me dire que c’est une évidence… mais regardez autour de vous. Regarder réellement la place que les hommes veulent veut bien laisser aux femmes encore aujourd’hui en 2021. Elle est toujours autant négligée, diminuée, dévalorisée et objectisée. Ce qui est le plus grave c’est que la plupart d’entre elles ne le voient même plus. C’est l’inconscience masculine à l’oeuvre depuis bien trop longtemps. L’homme dans son pouvoir cherche à dominer la femme. Souvent, il ne s’en rend même pas compte. C’est tellement devenu normal. Un Homme Puissant sait qu’il a besoin de la Femme dans toute sa gloire. 

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Je n’ai pas encore rencontré d’hommes puissants, ni de femmes puissantes d’ailleurs. J’en ai rencontré beaucoup qui pensaient l’être. A chaque fois, très rapidement, j’ai constaté que leur force étaient mis au service de leur propre intérêt. Dominer, s’enrichir ou régler des comptes ne font pas partis du monde de la Puissance. C’est du pouvoir, du pouvoir pour soi-même au détriment des autres. La Puissance est AVEC les autres et oeuvre POUR l’intérêt de l’Ensemble. Quand je suis dans mon pouvoir, je dois faire un effort pour briller. Quand je suis dans ma Puissance, je brille… tout simplement.

Pour trouver ma Puissance, j’ai dû beaucoup travailler. J’ai dû apprendre d’abord Qui j’étais Vraiment et Quelle était notre raison d’être ici. J’ai passé beaucoup de temps à me déconditionner et à me connaitre existentiellement. J’ai dû désapprendre quasiment tout ce que mes éducateurs m’ont appris pour apprendre à penser de manière souveraine et en connexion avec la Source. J’ai dû apprendre que nous sommes réellement UN et que nous sommes tous égaux à 150%. J’ai dû apprendre à voir la femme différemment et à la voir comme une partie intégrale, égale et essentielle de moi-même… sans pour autant vouloir la posséder.

Pour pouvoir lui rendre sa juste place, il fallait que je transcende mes blessures et que j’apprenne notre complémentarité. J’ai vu beaucoup d’hommes essayer cela pour finir plutôt soumis, comme des toutous. J’ai appris à la voir et entendre la Femme autrement. Pour éviter de répéter l’enseignement patriarcal erroné et néfaste, je dois encore faire un effort au quotidien. Mes jeux m’aident beaucoup. Rester dans mon territoire… parler avec vulnérabilité… éviter d’accuser grâce au miroir… tisser l’Amour… jouer et explorer ensemble… etc. Au fur et à mesure que j’y arrive, ma Puissance grandit… ma lumière et ma chaleur se répandent toutes seules.

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Je suis Puissant quand je mets ma Force au service de l’Etre. Je ne brille pas pour moi. Je ne brille pas pour obtenir quoi que ce soit. Ma brillance doit servir… et ça commence petit et tout près. Je me suis préparé, déconditionné, nettoyé, réparé et enseigné pendant 64 ans pour enfin briller de ma propre lumière et chaleur sans vaciller. Je partage depuis plus de 20 ans mes découvertes, de manière de plus en plus désintéressés, avec ceux qui viennent me solliciter. Même ça a fait parti de ma préparation. Il semble que tout ce que j’ai appris va servir bientôt avec S. 

L’homme que je suis ne veut plus rien pour lui. Si j’avance encore c’est uniquement grâce et pour la VIE. Je n’ai plus vraiment de volonté personnelle. Que je brille ou pas n’est même plus important… alors, du coup, je sens que je brille. Je sens que je brille de plus en plus fort ces derniers temps… sans effort. La lune a peut-être besoin du soleil pour briller la nuit… mais je sens bien que sans lune à éclairer, le soleil ne sert à rien. N’oubliez pas qu’il fait toujours nuit quelque part sur la terre. Les deux sont censés se servir mutuellement de manière harmonieuse. 

C’est ainsi que s’annonce ma relation avec S en Martinique. Nous allons d’abord nous entraider pour nous réveiller et nous remettre en état. C’est clair pour chacun d’entre nous. Je sens bien que je n’ai pas besoin d’elle pour briller… mais je sens aussi que si je n’utilise pas ma brillance, elle s’étiole et disparait. C’est dans ce sens-là que j’ai besoin de ma partenaire à venir. J’ai besoin d’utiliser ma brillance pour la chauffer et la mettre en lumière. Si je prends adéquatement ma place, elle brillera de plus en plus. C’est mon masculin qui rendra ainsi à son féminin sa juste place. En m’accueillant, me stimulant et en suivant mes élans elle valide à son tour son masculin intérieur. Les deux polarités se complètent et ne feront enfin qu’UN.

Je nous souhaite une douce journée… ∞❤️∞ 

Je t’aime ~ I love you

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Michael à Netanya, Israël 🇮🇱 

Je suis convaincu depuis longtemps que nous n’avons pas besoin d’être amoureux pour se mettre ensemble et tisser l’Amour. Je pense que c’était normal dans notre culture ancestrale que les partenaires étaient choisis par les parents, la tribu ou un chaman. Peu importe le prétexte, que cela soit le territoire, la richesse ou la sécurité, le choix fait par les anciens était en quelque sorte le choix de la Vie. Puis, suivre le choix de la Vie c’est suivre l’Amour. Le lien avec la source était direct pour chacun et les blessures n’existaient pas… Tisser l’Amour, oeuvrer pour faire UN au quotidien, était normal, banal peut-être même… 

En détruisant nos cultures anciennes un peu partout, les humains ont perdu leur connexion avec la Source. Il fallait un prêtre pour officier vis-à-vis d’un dieu impotent inventé… et les relations « horizontales » (avec les autres) sont devenues de plus en plus importantes. Il fallait bien compenser le vide d’un lien existentiel perdu par quelque chose, non ? L’importance des autres, les attentes, la vitesse de vie qui augmentait et les malentendus qui en suivaient ont créé les blessures. Avec la naissance des blessures, la notion de « tomber amoureux » a du naitre aussi… puisque ce n’est rien d’autre qu’une manifestation logique de cette séparation avec la Source, qui enclenche dans la petite enfance la blessure d’abandon.

J’ai tissé déjà avec plusieurs femmes dont je n’étais pas amoureux. La Vie nous a mis ensemble et à chaque fois il était évident pour moi que c’était celle-là avec qui il fallait que j’évoluai pendant un temps. D’ailleurs, toutes mes histoires d’amour qui ont démarré par un état amoureux ont fini en catastrophe et me laissant au bord de la route dans des douleurs atroces. En revanche, les relations qui ont commencé autrement, ont toutes été des vraies réussites. Avec les histoires amoureux, je pataugé dans mes blessures… avec les autres, je vis du vrai tissage et des l’explorations à deux. Les 6 dernières années, j’ai surtout expérimenté cela…

C’est ainsi que j’ai découvert et que j’ai appris autant. Ça ne m’étonne donc pas du tout que la Vie m’a choisi une partenaire que je connais à peine. Certes, nous ne savons pas si ce partenariat va être temporaire ou définitif. Ce qui me plait chez S, c’est qu’elle semble vraiment prête à explorer la relation avec toutes ses facettes et à tisser vers l’Amour ensemble. Nous échangeons de plus en plus et semblons voir cela carrément de la même manière. Sans s’être vu, nous savons que nous allons être compagnons de Vie pendant un temps non-défini.

Quand quelqu’un qui est amoureux dit « je t’aime », il faut comprendre que ce n’est vraiment pas l’Amour en lui qui parle, mais la dépendance. Sa déclaration veut plutôt dire « dis moi que tu m’aimes » ou « j’ai besoin de toi ». Je suis moi-même très conscient de ça. Je me souviens de presque chaque fois que j’ai osé dire à une femme, ou un homme d’ailleurs, que je l’aimais. Je me souviens de ce besoin de fusionner, d’appartenir et même d’exister à travers l’autre grâce à une dépendance réciproque. Comme il ne s’agit vraiment pas d’Amour, avec le temps, les partenaires se rendent compte que l’autre ne comble pas ce vide existentiel et finissent par dire « je ne t’aime plus »… alors que ça n’a jamais vraiment été le cas. Souvent c’est seulement les enfants ou l’interdépendance matérielle qui maintiennent le couple encore ensemble. 

Quand je dis aujourd’hui à quelqu’un « je t’aime », ça veut dire toute autre chose. Quand je le dis, je dis en vérité : « Je reconnais le divin en toi… Je reconnais en toi ma féminité intérieure, manifesté en face… La Vie nous à réuni et je suis conscient que c’est pour intégrer mes deux polarités… Alors, je suis prêt à tisser jusqu’à l’Amour avec toi et même à m’engager pour le faire… ». J’aime croire que les engagements étaient jadis de cet ordre. Pour moi, la partenaire avec qui je suis est mon co-pilote, mon co-voyageur, mon co-explorateur… elle devient un support, un vaisseau, une porte ouverte… et aussi avec le temps une confidente, une complice… et la moitié complémentaire manifesté de mon mariage intérieur. 

Pour ne pas créer de malentendus, la première fois que je dis « je t’aime » à quelqu’un, je suis quand-même un peu obligé d’expliquer ce que je veux dire par là. Mais, pour moi c’est évident. L’AMOUR n’est pas un sentiment… c’est un état d’être. C’est un état qui vient avec la conscience que nous sommes tous UN et qu’il n’y a pas de séparation entre l’autre et moi. Cette conscience change complètement notre attitude et notre manière de faire avec les autres. Nous devenons pas nécessairement plus gentils, puisque l’autre peut être là pour des raison diverses. l’AMOUR n’est pas gentil… l’AMOUR ne connais pas les blessures, ni la peur… il est par définition juste dans toutes ses manifestations.

Ensuite, il est plus facile de comprendre pourquoi deux partenaires s’engagent en public… jusqu’à ce que la mort les sépare… et pourquoi ils sont censés ne pas commettre adultère. Car il s’agit de garder les éléments nécessaires pour tisser vers l’Amour efficacement. C’est comme une cocotte minute. Si je lâche la pression, les aliments ne seront pas cuits comme prévu. Si à chaque pression un partenaire cherche à décompresser ailleurs, le tissage restera superficiel ou non-achevé. Pour que le mariage intérieure se fasse, les deux polarités doivent être intégrés chez chaque partenaire. Transcender les blessures ensemble est un travail à plein temps. Personnellement, je n’ai pas le temps de tisser avec plus qu’une seule personne… puisque le tissage concerne chaque facette de la vie à deux et se pratique à chaque instant. 

Bon, je m’y prépare ! C’est simple en théorie mais pas facile dans la pratique. Même si je sais que tout est parfait à chaque instant et que je suis certainement parfait pour ce qui m’attend, exactement tel que je suis actuellement, j’appréhende un peu. Mon corps a pris un sacré coup de vieux ces derniers mois. Quand je sors, je transpire beaucoup et mon coeur bat la chamade. J’ai visiblement tout lâché. Ma préparation consiste à m’alléger. Sans nourriture solide, mon corps s’allège. Quand mon corps s’allège, mon coeur a besoin de faire moins d’effort.

En même temps, il est clair pour S et moi que nous avons besoin de la même chose. Nous nous sommes dits que nous allions nous accepter dans l’état où nous sommes actuellement. Nous allons faire un « reset » ensemble et tisser simplement à partir de là. C’est très agréable pour moi. Ce qui se passe est très inattendu et je me vois comme un énorme paquebot virer doucement de bord pour changer radicalement de direction. J’étais tranquillement en train de quitter cette vie pour trouver l’AMOUR par le chemin le plus court… et finalement je vais me remettre en selle… certainement pour terminer mon tissage jusqu’à l’AMOUR, de mon vivant… ce qui est en fin de compte, de mon point de vue, la mission à nous tous. 

Je nous aime… ∞❤️∞ 

Confident ~ Confidant

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Michael à Netanya, Israël 🇮🇱 

Depuis que j’ai quitté mon pays natal à 5 ans et 1/2, je me sens orphelin. Ce n’est pas parce que mes parents étaient morts, mais simplement parce qu’il n’étaient pas là et qu’en arrivant à Amsterdam je me trouvais dans un environnement très hostile, loin de mes repères sécurisants. Je me suis tellement fait agresser à l’école primaire où j’allais au début, que j’ai du changer d’établissement. Je me bagarrais tout le temps pour me défendre. Heureusement que j’étais physiquement costaud et que j’ai rarement perdu un affrontement. Rapidement, je suis devenu un enfant clé… C’est ainsi que l’on appelait un enfant que personne n’attendait à la maison et qui portait lui-même la clé de l’entrée autour de son cou.

Mon père était resté en Israël. A l’époque, l’enfant était automatiquement attribué au père en cas de divorce. Pour que ma mère puisse m’amener, il a fait une simple transaction et m’a vendu pour le prix de 15 ans d’allocation alimentaire. Je l’ai revu une première fois seulement 13 ans plus tard. Il n’a jamais été un parent pour moi… il ne l’a jamais été là. En même temps, ma mère travaillait dur à Amsterdam pour gagner son indépendance et pour se construire une vie affective. Je la voyais principalement aux heures de repas du soir et cela seulement entre mes 12 et 20 ans. Nous avons passé une seule fois nos vacances ensemble. C’était à Benidorm en Espagne. C’était ma grand-mère qui s’occupait de moi quand nous sommes arrivés en Hollande. Elle était comme la belle-mère de blanche-neige ou de cendrillon avec moi. Elle détestait mon père et je lui ressemblais comme deux gouttes d’eau. Elle traitait plutôt sa nièce comme son petit enfant et passait son temps à m’engueuler ou à me frapper…

Alors, je me suis souvent fait adopter par les parents de mes meilleurs amis. Je ne le faisais pas exprès. Au lieu de rester seul à la maison, j’étais quasiment tout le temps dans la rue avec mes copains. Leurs parents m’accueillaient tendrement chez eux et me prenaient rapidement d’affection. Parfois ma relation était même mieux avec eux qu’avec mes amis. Ma mère est décédée quand j’avais 22 ans. Mon père n’était toujours pas là. Quand j’ai pris contact avec lui 2 ans plus tard, c’était le début d’un long parcours où je cherchais à me faire aimer de lui. Grâce à mes outils thérapeutique, en occurence le processus de deuil, j’ai su m’approcher un petit peu de lui… mais je n’ai jamais retrouvé mon père ni mon papa.

Sans père, j’ai beaucoup copié sur mes amis pour savoir comment faire, comment m’habiller, comment me comporter. Avec ma mère absente, qui me tenait inconsciemment en otage, j’ai grandi en développant une castration psychologique envers les autres femmes. A part mes amis, je n’avais personne avec qui partager ce que je vivais. C’était logique que j’ai cherché la popularité à l’extérieur. J’ai appris à faire de l’humour en copiant sur Tali, un garçon au lycée que je trouvait super-drôle. Mais, quand, vers mes 18 ans, j’ai commencé à vivre des choses bizarres, des choses inexplicables que je sentais dans mon fort intérieur et que je reconnais aujourd’hui comme des manifestations d’un réveil au monde réel et spirituel, j’ai commencé à chercher des personnes à qui me confier. C’était trop fort pour garder ça en moi…

Oh, je n’en étais pas vraiment conscient. C’est seulement rétrospectivement que je constate que c’était à partir de ce moment-là que j’ai toujours eu un confident. Ce n’était pas n’importe qui. J’ai eu de la chance de toujours avoir eu quelqu’un qui pour une raison magique arrivait à me comprendre, à m’accepter tel que j’étais et même à m’apprécier. Quand le chemin avec un se séparait, il y avait rapidement un autre qui prenait le relais. Il y a eu ainsi dans l’ordre Rosa, Maarten, Patricia, Colette, Nathalie (x2) et Ruben. Chacun avait la faculté d’accueillir mon flot de paroles abondant et de savoir m’écouter sans jamais me juger. 

Même accompagné, je me suis toujours senti seul sur mon chemin. J’étais l’orphelin éternel… le juif errant… l’alchimiste itinérant… toujours en chemin, toujours en recherche, toujours en train de rentrer à la maison. Grâce à mes confidents, je me suis jamais senti complètement abandonné. Je leur raconté tout ce que je vivais. Leur présence a été rassurant, validant et ainsi très important pour moi. Je ne sais pas si j’avais pu survivre sans eux. Ils représentaient beaucoup pendant leur passage dans ma vie. Il y en a eu d’autres qui se sont approché de moi. J’ai toujours fait confiance très vite, trop vite avec certains… et je me suis fait très mal à plusieurs reprises.

Depuis que les chemins de Ruben et moi se sont séparés, il y a 18 mois environ, je n’ai plus eu de vrai confident. Oui, il y a mon journal. Il y a vous à qui je me confie beaucoup. Vous êtes toujours là… pas toujours les mêmes, certes… mais d’une certaine manière, ce journal a pris le relais et m’a permis de me dire sans me limiter. Toutefois, il y a des choses que je ne partage pas avec vous, mais que je pouvais partager avec l’Ami de mon choix. Je voyage en solitaire depuis 6 ans mais c’est seulement depuis 18 mois que je me sens parfois vraiment seul. Mais, attention… ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose.

Je peux vivre l’absence de l’autre comme un manque d’une présence… ou comme une richesse d’être avec MOI-m’aime. Je pense que ces derniers temps, j’ai surtout appris à être MOI et à être avec MOI… et d’aimer cela. Moi aussi, je me trouve bizarre… mais je me m’aime de plus en plus ainsi. J’aime l’Homme que je suis en train de devenir. Parfois, quand je m’observe et que je constate à quel point je suis atypique, je me fais rire tout seul. 

Ma solitude touche à sa fin. Encore 3 semaines ici en Israël, puis je m’envoles pour la Martinique. Le temps passe très vite. J’échange déjà beaucoup avec S, l’Amie que je vais rejoindre, et j’ai l’impression qu’une belle aventure nous attend. Il est même possible que je trouverais en elle une nouvelle confidente. Je l’espère en tout cas. Ce n’est pas toujours facile de ne pas pouvoir partager des souvenirs. Ça me manque beaucoup. Hier soir, nous avons échangé jusqu’à tard et il me semble vraiment que nous sommes sur la même longueur d’onde et que nous avons les mêmes envie, les mêmes intentions, les mêmes besoins et les mêmes rêves. A suivre, à découvrir, à explorer, puis à savourer…

Je nous souhaite une autre délicieuse journée d’été… ∞❤️∞ 

5 ans et 1/2 ~ 5 and a 1/2 years old

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Michael à Netanya, Israël 🇮🇱 

J’étais allongé sur mon lit en tenue d’Adam, avec mes AirPods Pro dans les oreilles, en train d’écouter une belle et douce musique de relaxation. Très rapidement, une émotion s’installe dans mon ventre. C’est une sensation douce et mélancolique, où s’ajoute une petite dose de peur mélangé au lâcher prise. Sans vraiment connaitre la sensation, je sais tout de suite où je me trouve.

J’ai 5 ans et 1/2… et nous sommes mi-mai 1962. Je vis une scène qui ne s’est jamais produite dans la réalité. Je me trouve avec ma mère dans le jardin, à l’entrée en bas de l’appartement où nous vivions à Kiryat-Ono. Elle me demande avec plein de considération si c’est okay pour moi de partir et de quitter mon père, mon chien, mes amis et mon pays. C’est un moment solennel. Je l’écoute et je suis conscient que ma place n’est plus là… alors, j’acquiesce.

Certes, je me sens triste de quitter le monde que j’ai connu jusque là et qui était le mien… mais ma confiance en la Vie est plus forte. Je sais que mon histoire se déroulera exactement telle qu’elle le devrait. Je ne suis pas victime de la situation, mais acteur. Je prends pleinement responsabilité de ma destiné et je suis prêt à suivre les signes qui m’amèneront ailleurs… vers la réalisation de ma destinée. 

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J’ai en réalité 64 ans et 1/2… et nous sommes mi-juillet 2021. Je suis à nouveau cet enfant de 5 ans et 1/2. J’ai fait le tour du monde pour revenir vers mes racines terrestres, pour faire la paix avec une situation traumatisante. En réalité, personne n’avait demandé mon avis quand à mon départ. Ceci a déclenché une tristesse profonde avec laquelle j’ai voyagé pendant 57 ans.. le temps de rentrer au bercail. Aujourd’hui, le deuil est fait… la paix est là… la tristesse me semble dissipée… et je me sens prêt à repartir. Mon corps a 64 ans et 1/2… mais intérieurement j’ai à nouveau 5 ans et 1/2… Mais, je ne suis plus le même petit garçon.

Je pars d’Israël riche de mes expériences qui commencent en 1956 sur un fond d’holocauste et des parents qui y ont survécu. J’ai vécu trop jeune sans mes parents et j’ai eu ainsi une existence comme un orphelin cherchant sans cesse sa maison et sa famille. Je passe ainsi par une quinzaine de lieux de vie, une douzaine de belles histoires d’amour, une vingtaine de métiers et une belle panoplie de maladies et de pathologies. J’ai connu richesse et pauvreté… jusqu’au dépouillement quasi-total. Toutefois, contre toute attente, ce scénario catastrophe s’est avéré être une vraie richesse, car en perdant progressivement tout… j’ai tout gagné ! 

Je pars riche de mes découvertes. J’ai tellement tissé vers l’Amour et j’ai tellement trouvé de trésors, qu’aujourd’hui je me sens prêt à tisser jusqu’au bout, enfin. Je pars riche et cette fois-ci de mon plein grès. Je me sens un peu nostalgique malgré tout, mais cette fois-ci je sais que ma place n’a jamais été ici et que la Vie me veut ailleurs. Mon histoire est pleine de sens. Sans l’arrachement, il n’y aurait jamais eu de souffrance. Sans souffrance il n’y aurait jamais eu de quête spirituelle. Sans quête spirituelle, je n’aurais jamais appris tout ce que j’ai appris et je n’aurais jamais réussi à rentrer au pays. Sans retour au pays avec mes richesses intérieures, je ne n’aurais pas pu repartir en Homme Libre et debout. Je me sens prêt à déployer mes ailes et à m’envoler, afin de vivre mon plein potentiel et mon rêve.

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Mon corps à 64 ans et 1/2. Mes expériences dépassent largement mon âge. Intérieurement, je me sens comme l’enfant simple et innocent de 5 ans et 1/2 que j’étais jadis. Sur mon chemin, je me suis déconditionné. Je me suis libéré de ma camisole et je me suis sorti de mon enclos. J’ai désappris à vivre comme un moldu. J’ai même goutté à la vie d’un Homme Vrai et Puissant pendant un petit moment. Mais, cette neuvième vie ici en Israël, celle qui boucle mon cycle traumatique, m’a totalement épuisé. J’ai suivi les signes jusqu’au bout. Comment est-ce que le pari que j’ai pris avec la Vie vers mes 27 ans allait-il se terminer ? Est-ce que je me suis trompé et j’allais terminer comme un vieux paumé ou est-ce que ma démarche est juste et j’allais continuer pour devenir un vieux sage ? C’était ici et maintenant que cela allait se jouer. Ici à Netanya… entre mars et juin de cette année. 

C’était dur d’aller jusqu’au bout et de tenir mon cap d’origine. J’étais prêt à accepter mon défait et à rendre mon tablier. J’étais paisiblement en train de partir vers la Grande Maison de nous Tous. J’ai tout lâché… et j’étais prêt pour le Grand Voyage de Retour. Quand une porte s’est ouverte et une voie de passage désespérée s’est manifesté, sous la forme d’une proposition de S en Martinique, je savais que j’avais gagné mon pari. Mon avenir proche semble être l’ouverture que j’attends depuis si longtemps. Par définition, je devrais être prêt pour vivre ce qui m’attend. Toutefois, depuis un certain temps, j’ai abandonné tout effort et j’ai laissé aller mon corps se reposer et vivre son histoire. En même temps, paradoxalement, j’étais enfin fidèle à MICHAEL…

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Je dois ré-apprendre à vivre. Même si je suis heureux de vivre la magie d’une voie de passage inattendue, j’appréhende la réalité qui m’attend. Je suis devenu quelqu’un de très simple qui a besoin de très peu. En même temps, je vis ma vie de manière très bizarre et je suis une espèce de fil rouge que je semble seul à voir. Est-ce que S et sa fille vont arriver à supporter l’énergumène que je suis devenu ? Est-ce que mon corps va réussir à récupérer et suivre leurs propositions ? Est-ce que j’ai gardé mes acquis sociaux ou est-ce que je suis resté trop longtemps seul ?

J’ai très envie de découvrir les réponses à ces questions et je suis impatient de commencer l’aventure. En même temps, j’appréhende pour une autre raison… puisque intérieurement je n’ai que 5 ans et 1/2. Comme un petit enfant, je me lance pour la première fois dans la vie en Homme Libre et Authentique. Cette fois-ci, je sais exactement Qui je suis, Ce que je vaux, Ce que je sais faire, Où je vais, Ce que j’aime et ce dont j’ai Besoin. Je dois apprendre à fonctionner dans la société avec ça. Je dois apprendre comment être un Alchimiste, un homme en mouvement et transformation perpétuels, dans un monde qui, de mon point de vue, a oublié où se trouve l’AMOUR Véritable, quel est le sens de la Vie et comment vivre comme UN. A suivre…

Je nous souhaite une délicieuse journée… ∞❤️∞ 

Super-lent ~ Super slow

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Michael à Netanya, Israël 🇮🇱 

Dans 28 jours je pars d’Israël. J’ai trouvé ce que j’ai cherché. J’ai fait le tour de mon pays et pour l’instant il n’y a rien de plus ici pour moi. Je pars, réparé de mes blessures, de mes illusions et des rêves que j’ai fait durant toute ma vie de ce pays dont on m’a arraché quand j’étais petit. Je pars et je reviendrai, c’est très probable… mais peut-être seulement pour des vacances.

Je comprends les gens ici. Je les sens. Je reconnais les personnes de chaque courant religieux, de chaque culture. Ils me sont tellement familières et m’attendrissent profondément, mais ils font désormais parties de mon passé. Mon avenir se trouve ailleurs, là où il est encore possible de tisser l’Amour ensemble. J’ai un feu à attiser et je peux uniquement le faire s’il restent au moins des braises quelque part…

Malheureusement, dans ce pays de 9 millions spécialistes où, malgré le courant fort de néo-spiritualité, les gens se réfèrent malgré eux toujours aussi ardemment aux lois et traditions qui datent de presque 6000 ans… données par un dieu extérieur, invisible et muet. L’alchimiste et coach en transformation que je suis, se trouve en terrain aride. Pas de braises en vue !

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Je suis la plupart du temps dans ma chambre et je ne fais pas grande chose. Je n’étudie même plus l’hébreu. Je dors, je regarde des films, sporadiquement je mange et ce sont seulement mes quelques rendez-vous qui me permettent de poser une balise de repère dans mes journées. Je me sens en paix, libre de mon passé et prêt pour la suite de mon tissage vers l’Amour.

Alors, que fais-je encore ici ? Pourquoi est-ce que je ne suis pas déjà parti ? Surtout que S m’avait suggéré d’habiter déjà son appartement en Martinique et d’utiliser sa voiture en son absence ? La réponse est simple… Ce n’est pas moi qui décide ! Les signes sont clairs. Il y a des synchronicités, quelques tâches à accomplir et des petites engagements datées qui créent une espèce de couloir dans le temps. La date propice est clairement le 2 août ! 

Je me rends compte que ce sont surtout ces tâches à accomplir qui sont chronovore. En gros, il y en a trois : résilier mon assurance maladie et me renseigner comment résilier mon compte bancaire et mon abonnement téléphonique depuis l’étranger. J’ai besoin de mon numéro de téléphone actuel pour avoir accès à ma banque hollandaise en ligne. Je ne peux donc pas résilier mon contrat téléphonique tant que je n’ai pas un autre numéro… et tant que je paie mon abonnement israélien par virement, je ne peux pas résilier mon compte bancaire israélien. 

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Je brûle mes bateaux derrière moi, comme toujours. Il n’y a pas question de faire marche arrière. Si un jour je reviendrais, ce sera une autre histoire et je ferai les démarches nécessaires à nouveau. Et qui sait, peut-être je garderai mes comptes. C’est peut-être pour ça que je ne pourrai pas le faire maintenant. Remarque, peut-être je peux les résilier pour une date future. Ce sont donc 3 démarches que j’ai à faire. Théoriquement, ça ne prendrait pas plus qu’une seule journée. 

Toutefois, ça ne marche pas comme ça chez moi. Ça ne marche plus ainsi pour moi. La simplicité que j’ai durement acquise durant ces dernières années m’empêche de me précipiter. J’ai en permanence mes antennes déployées. J’écoute attentivement ce que la Vie me dit. Il y a un moment pour chaque chose. Pour ne pas me tromper je besoin de sentir que c’est le bon moment.

Je considère qu’après un processus de 40 ans de déconditionnement, je peux à nouveau me fier à mon ressenti et mon intuition. Alors, quand j’ai une démarche à faire et je sens un inconfort, je le reporte à plus tard… même si elle était programmé dans mon agenda. Vous avez compris, c’est pour faire mes démarches administratives que j’ai besoin tant de temps.

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Je suis en fait super-simple et super-lent et je pense que les deux vont ensemble. Pour écouter la Vie attentivement, j’ai besoin de lenteur, de beaucoup de lenteur. Il y a beaucoup d’information et il me faut du temps pour trier et de percevoir ce qui s’adresse à moi. Du temps pour observer et trier, mais aussi pour discerner et vérifier ! Quand je laisse du temps au temps, il y a souvent un tri au prenable qui se produit et qui me facilite la tâche.

Ma simplicité fonctionne comme une barrière naturelle qui me permet de garder l’innocence de mon enfant intérieur intacte face aux événements. Je crois profondément aux contes de fées, mais pas à celles que nous avons apprises par nos éducateurs. Je crois en la magie et aux miracles, puisque j’en vois au quotidien. Je crois également aux histoires qui finissent bien et où la Lumière triomphe. Il n’y a pas question de perdre cet acquis ! Je suis en fait un enfant-gris… innocent mais pas naïf… simple mais pas bête… lent mais pas lymphatique… 

Je suis avant-tout et surtout un Homme qui a choisi sa réalité et qui a choisi de ne plus adhérer à l’illusion trompeuse induite par les religions modernes et les courants néo-spirituels-thérapeutiques commerciaux. En écrivant je rigole car je me vois comme un superhéros, avec comme super-pouvoir la super-lenteur. A mon avis, ma super-lenteur est la clé de voute qui va me mener, grâce aux tissages et explorations à deux, au plus proche de l’Amour Véritable…

Je nous souhaite une journée aussi lente que possible… ∞❤️∞ 

https://youtu.be/CWzrABouyeE