134,64 nis

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Michael à Netanya, Israël 🇮🇱 

134,64 nis (new Israeli shekels) correspond à environ 34,94 euros. C’est le prix que j’ai payé pour avoir l’esprit tranquille. Avant d’expliquer de quelle manière cette petite somme m’a calmé, j’ai envie de partager avec vous pourquoi je n’ai pas l’esprit paisible en ce moment. Mon expérience personnelle m’a appris que chaque qualité ou don s’accompagne souvent de son contraire. Par exemple, je suis clair-sentant, ou empathe. Je sens ce qui se passe chez les autres. Je capte même des choses qu’ils ne perçoivent souvent même pas eux-mêmes. Je sens leurs émotions, s’ils mentent, s’ils comprennent ce que je dis et où ils en ont sur leur chemin vers l’Unité. C’est un don qui me sert surtout quand j’accompagne ou quand j’explore les voies vers l’Amour avec une partenaire.

J’ai cette aptitude grâce à mon hypersensibilité. Du coup, j’ai aussi les désavantages qui vont avec cette particularité. Je suis facilement touché par les mots et les actes des autres me concernant. Plus jeune, j’étais très susceptible et mes humeurs variaient en fonction de ce que les gens pensaient ou disaient de moi. Ça ne rendait vraiment pas ma vie plus simple, car ça amplifiait les sensations douloureuses. Avec des années de travail sur moi, ça c’est heureusement beaucoup calmé. L’hypersensibilité couplé à mon intelligence, mes connaissances et mon bon sens est devenu un outil de discernement redoutable. Je vois tout de suite ce qui ne va pas chez quelqu’un. En 10 minutes je peux faire une diagnostique complet : quel est le problème… d’où il vient… quelle est la solution… et souvent j’ai carrément déjà un outil pour y remédier.  

Le désavantage de ce regard d’aigle est que je suis souvent focalisé sur ce qui ne va pas… les problématiques et leurs conséquences. Mon esprit est vive et très rapide et je vois les obstacles et les problèmes potentiels venir de loin. J’étais entrainé à ça déjà quand j’étais commandant de peloton ou de compagnie dans l’armée. Il y avaient toujours des problèmes à résoudre… et j’ai fini par y prendre goût. Souvent nous aimons ce que nous savons bien faire… alors, j’ai fini par aimer à trouver des solutions aux problèmes. Certes, je n’ai pas la faculté comme les joueurs d’échec de prévoir plusieurs coups compliqués d’avance. Mais, dans le monde du psychisme et de la spiritualité, je me sens chez moi. Le mécanisme de cause à l’effet lié à la notion d’Unité, et donc la loi d’attraction, est relativement simple à anticiper pour moi. 

Vous avez compris ? Je vois rapidement tous les endroits où les choses peuvent aller de travers. Ma vie est magique… je suis vraiment Libre et en Paix… je sens ma puissance d’Homme et d’Etre… je vis une grâce que je n’ai jamais vu auparavant chez d’autres être simples comme moi… et pourtant, en même temps, je peux me focaliser sur quelque chose qui ne va pas et qui capte mon attention pour me focaliser dessus. Si je trouve une solution, tant mieux. Mais, si je n’en trouve pas, ça peux donner des pensées carrément obsessionnelles. Heureusement, ça ne m’arrive que très très rarement. Toutefois, c’est le cas ces derniers jours… jusqu’à ce matin à 6h11 où j’ai trouvé la solution. 

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Mon désir de partir et de rejoindre S est chaque jour plus fort. Je sens que mon temps en Israël est compté et je me sens prêt pour le départ. Je constate qu’avec l’augmentation de ce désir, la peur que cela ne se produise pas est démesurément plus grande. Je pense que je suis en règle pour le voyage et avec S, nous nous sommes préparés à plusieurs scenarii possibles. Le risque d’imprévu normal et humain est gérable, même si avec le Covid il est beaucoup plus élevé… sauf à un endroit précis du processus. 

Dimanche je dois faire le test qui confirme que je ne suis pas contaminé. J’ai prévu de le faire dans une pharmacie à 5 km d’ici, le seul endroit à Netanya où c’est possible. En arrivant, je dois scanner un code barre qui me dirigera vers un site. Là, je remplis mes coordonnées et en validant cela crée un autre code barre. Avec celui-ci je vais à la caisse où je vais régler l’intervention. Ils me donneront un ticket de caisse, encore avec un code barre. Avec les deux codes, je vais faire la queue dehors devant un petit étal pour me faire tester. Ensuite, il faut attendre entre 6 et 24 heures pour avoir le résultat par mail et téléphone. Et c’est sur cet endroit du scénario que mon esprit se focalise.

Nous connaissons tous le fonctionnement de l’administration. Nous avons tous eu maintes expériences où un suivi informatique ou humain était défaillant. L’erreur peut se glisser facilement dans les rouages de ce dépistage et l’envoi des résultats. Même s’il semble que ce n’est pas encore arrivé, je n’ai aucune influence ou contrôle sur le processus, ni de recours en cas d’erreur. En absence du résultat, je n’embarque pas. En plus, au moment que je constate que le résultat ne viendra pas, il est déjà trop tard pour le faire à l’aéroport… puisqu’il faut prendre rendez-vous au préalable. Certes, tout ça n’a pas de sens au fond. Tout semble vraiment conspirer pour que je retrouve S en Martinique mardi prochain. En même temps, rien n’est jamais sûr et les voies du divin sont impénétrables.

Alors, depuis quelques jours mon esprit s’est focalisé, comme un laser sur son cible, sur cette partie du processus, sans trouver de solution satisfaisante. Mais, ce matin, je me suis réveillé en sursaut. Mon esprit au repos avait trouvé comment faire. Alors, j’ai allumé mon ordinateur et je suis allé sur le site de Check2Fly pour prendre un rendez-vous pour faire un test à l’aéroport, lundi matin à 8h55. Si maintenant il y aurait un hic avec le teste de la pharmacie, j’ai une solutions de secours. Je ne pense pas que j’en aurai besoin, mais de savoir que j’ai une option de sécurité me tranquillise. Le prix de ce test, dont les résultats sont envoyés dans les 4 heures vers mon mail et mon téléphone, se lève à 134,64 nis… un prix que je paye volontiers pour vivre ces derniers jours sans pression.

Je nous souhaite une délicieuse journée d’été de plus… ∞❤️∞ 

Préoccupé ~ Preoccupied

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Michael à Netanya, Israël 🇮🇱 

Mon départ vers la Martinique est dans 4 jours déjà. Ça m’occupe peu, mais ça me préoccupe énormément. Après tant de solitude, mon désir de retrouver S est tellement grand, que mon inquiétude de ne pas la voir prend toute la place. Il faut savoir que la Martinique se trouve en état d’urgence quant au Covid et cela influence fortement la migration. Les règles et normes ne sont pas claires et changent régulièrement et subitement.

Je ne pense pas que j’ai réellement à m’en faire. En tant que néerlandais, la France, faisant partie de l’Europe, est « chez moi »… puis, la Martinique fait partie du territoire français. Je suis vacciné et dimanche je vais dans une pharmacie spéciale en Netanya pour le test indiquant que je ne suis pas contaminé. J’ai une attestation de domiciliation que S m’a procuré et elle m’attendra à l’aéroport à l’arrivée. C’est en fait très simple… nous vivons ensemble et je rentre tout à la maison… 

Mais, malgré la magie que j’ai vécu dans ma vie, j’ai aussi eu énormément de contretemps, trop pour un seul homme à mon avis. Alors, j’espère le mieux mais j’envisage toujours le pire. Je vois sans cesse des scenarii divers où les résultats du test ne me sont pas envoyés ou que je me fais refouler ici à l’aéroport Ben Gurion, à Charles de Gaule ou carrément à Fort de France. Tellement de choses peuvent aller de travers… De toute manière, il est trop tard pour anticiper quoi que ce soit et je m’exerce au lâcher prise autant que j’en suis capable. Dur dur…

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J’échange beaucoup avec S. Tous les jours, nous parlons facilement entre 1 et 2 heures. Ça me rassure et me calme visiblement. La manière dont notre aventure commune s’est agencé depuis le début est encore une fois carrément magique. Certes, nous nous connaissons depuis une dizaine d’années, mais à part une douce affection à distance, il n’y avait rien qui pouvait soupçonner que nous allions vivre, travailler et cheminer ensemble un jour. Après tant d’échanges, il est clair dans mon esprit que nous nous sommes mutuellement inconsciemment mais intensivement préparés à cette rencontre… et pas vraiment par la manière douce ! 

Nous sommes exactement au même point au niveau de notre essoufflement en tant que solitaire et nous avons profondément besoin l’un de l’autre pour donner un deuxième souffle à notre vie. Notre intention et notre engagement se renforce de jour en jour et j’ai l’impression d’avoir trouvé la partenaire que j’attendais tant. Okay, pour l’instant il y a beaucoup de paroles et de rêves… et même si ça prépare, clarifie et harmonise énormément, c’est dans la pratique que tout va se vérifier…

Pas simple d’ouvrir mon coeur à nouveau. J’ai tellement vécu de déceptions, de séparations et de douleurs que mon coeur a atteint depuis longtemps largement la limite de ce qu’il peut endurer. La séparation d’avec ma dernière compagne et le contexte dans lequel le tout s’est joué, était un véritable coup de grâce qui m’a propulsé dans une fuite en avant qui a duré 6 ans. Mais, je n’ai pas vraiment le choix. Si je veut tisser jusqu’à l’Amour, je dois ouvrir la porte de mon coeur vers l’intérieur… sans garder des réserves. Je dois aller à fond, même si je risque d’y rester… 

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Tout montre que les choses entre S et moi se sont tramées à un niveau supérieur qui nous dépasse largement. La manière avec laquelle nous « glissons-malgré-nous » depuis le début l’un vers l’autre ne laisse aucun doute. Les synchronicités, les évidences, nos chemins réciproques, les signes et le miroir montrent clairement que nous avons une belle et grande histoire qui nous attend. En tout cas, c’est ce que mon radar intérieur détecte. Je suis en même temps très conscient que rien n’est jamais figé et que tout peut changer à chaque instant… 

Mon sac est prêt depuis plusieurs jours déjà. Je me suis encore allégé. Je laisse cinq sacs de courses pour Larry, mon ami sud-africain, et mon sac à dos qui pesait 22 kilos en 2015 n’en pèse aujourd’hui que 12. Je ne prends que le stricte minimum et j’achèterai ce dont j’ai besoin dans ma nouvelle vie au fur et à mesure. Je lâche mon super sac de couchage, mes chaussures de marche et mon matelas gonflable. Je ne camperai plus… Ma 10ème vie sera une vie de de confort et de plaisir à deux !

Je m’y prépare toujours… Pour retrouver ma forme, je marche tous les jours 7 kilomètres. Je me suis enfin baigné et pris un peu de soleil pour colorer ma peau. Ça fait 20 jours que je n’ai pas mangé de solide. J’ai juste pris un peu de glace de temps en temps. C’est facile, ma nouvelle relation me nourrit amplement, même à distance… et je n’ai pas faim du tout. Alors, mon corps bronzé dégonfle progressivement et sera prêt à prendre l’avion dans quelques jours. Ce matin j’ai fait le ménage de l’appartement en prévision du départ… Je repasserai une deuxième fois le jour avant le décollage. Mmmmmm… à suivre… 

Je nous souhaite une délicieuse journée d’été… ∞❤️∞ 

 

Honnêteté totale ~ Total honesty

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Michael à Netanya, Israël 🇮🇱 

Dans moins de deux semaines je m’envole pour la Martinique. Si j’ai besoin d’autant de temps c’est à cause de mes super-pouvoirs, c’est-à-dire ma super-simplicité et ma super-lenteur. Je n’ai en fait que très peu de préparations à faire, mais si je laisse le temps au temps et que je suis mes sensations, je vois bien que c’est une histoire de laisser maturer les choses : sentir progressivement ce qui est juste à un moment donné… discerner quoi faire exactement et quoi laisser… puis, au bout du compte, poser l’action avec une date précise dans mon agenda.

Le Covid rend les choses bien plus compliquées pour voyager et je me trouve avec un check-in en ligne, 24 heures au préalable… je dois remplir une formulaire gouvernementale en ligne, me permettant de quitter le pays, aussi 24 heures avant le départ… remplir une formulaire en papier à donner à l’arrivé en Martinique… imprimer mon attestation de vaccination, mes billets d’avion et l’attestation de S disant que je suis domicilié chez elle… puis, obtenir une déclaration de santé moins de 72 heures avant mon départ. Pour avoir ce dernier, à temps et sans stress, j’ai décidé de faire un aller-retour vers l’aéroport le jour avant mon voyage…

Mais, il y a deux autres raisons qui expliquent pourquoi j’ai besoin d’autant de temps avant mon départ. Le premier est que le tissage avec ma future partenaire a déjà commencé et ce début semble nécessiter la distance actuelle. Je sens bien que l’Amour, l’Unité, se crée progressivement en tissant… et mes sentiments pour S deviennent déjà de plus en plus forts. Je suis conscient que chaque être humain devrait être capable de tisser avec n’importe qui, peu importe son état, ses origines, sa culture, son appartenance, son orientation sexuelle, son histoire ou sa situation.

S n’est pas n’importe qui pour moi. Elle est celle que la Vie a réservé pour moi et pour laquelle je me suis préparé depuis si longtemps… pour une aventure qui durera le temps que la Vie décidera. Nous préparons nos trouvailles et parlons beaucoup par WhatsApp. Nous nous ouvrons doucement après une longue période réciproque en solitaire. Nous nous harmonisons en partageant nos sentiments, nos désirs, nos intentions et nous mettons en place les fondations de la structure, permettant la réussite d’un relation à deux. C’est très riche pour moi et je me sens nourri. Je n’ai pas eu besoin de manger depuis 10 jours. Jusque là tout se passe donc à merveille et j’ai hâte de partir pour la trouver en live.

La dernière raison qui explique ma présence encore ici m’est apportée par mon miroir. Je regarde en ce moment un feuilleton que j’adore. C’est un mélange de Doctor House et Urgences avec l’histoire d’un jeune homme autiste qui devient chirurgien. Le message que je reçois par le miroir est l’importance de l’honnêteté. L’autisme procure à Shaun Murphy la richesse d’une honnêteté totale et brute de décoffrage. Je vois que dans mon quotidien, je suis confronté à ce choix en permanence : honnêteté ou compromis et adaptation. Je pense par exemple aux cours d’hébreu que je n’ai pas terminés, l’examen que j’ai bâclé, le comportement que j’ai avec ceux que j’accompagne et ma manière de passer mes jours au quotidien.

J’ai passé 40 années de ma vie à me déconditionner de manière consciente. C’était un cheminement thérapeutique et spirituel qui semble plus que réussi. Je me sens à nouveau Libre et en Paix, mais à un niveau beaucoup plus profond qu’avant mon arrivé ici en Israël. Je ne pense même plus au passé et mon attention est uniquement dirigé vers mon instant présent, avec un regard du coin d’oeil vers l’avenir. Depuis que je sais que je vais partir et que je vais me retrouver en situation de couple, la sensation du bonheur augmente de jour en jour. Mais, l’état d’intégrité que j’ai acquis n’est pas de tout repos. Aujourd’hui, je sais Qui Je Suis et je me sens connecté comme jamais auparavant. Je ne peux plus tricher. Le besoin de fidélité à Qui Je Suis vraiment est plus fort que mon besoin d’être aimé, d’avoir de l’argent ou de me sentir en sécurité…

Assumer l’attitude et le comportement de l’Homme Vrai que je prétends être devenu n’est pas simple du tout. Je n’oeuvre pas pour l’argent, ni pour la gloire, le pouvoir, le sexe, la reconnaissance, la popularité ou autre chose. Je me considère être un guerrier de lumière et j’oeuvre pour et au nom de l’Amour Véritable. Mes références ne sont pas la gentillesse, ni la douceur, le service à autrui ou la soumission à une autorité antérieure. Non, l’Amour ne se défini pas ainsi. Je suis un Homme, fidèle à la voie que ses ancêtres ont arpenté un jour lointain, un explorateur de voies perdues vers l’Amour… et je partage mes découvertes avec ceux qui sont prêts à apprendre. C’est là où je me sens chez moi et que je suis rapide, intrépide, énergique et présent sans relâche.

Mon défi actuel est d’être VRAI à 100%, comme le Bon Médecin, Shaun. Mon expérience montre que la plupart d’entre nous pense déjà l’être et qu’ils se trompent par définition. Les gens sont en fait tout simplement vrais et cohérents avec leurs blessures et leurs masques… qu’ils ne connaissent et ne reconnaissaient pas. Mon déconditionnement résulte au bout du compte en une fidélité à ce que je suis Vraiment et à laquelle je ne peux plus désobéir. Ma seule lutte se trouve encore contre quelques réflexes et habitudes comportementaux résiduels. Si je pars vers la Martinique et vers ma nouvelle partenaire dans un esprit de compromis, ce seront des compromis que viendront au rendez-vous. Si j’arrive à être authentiquement MOI, je me trouverai en face d’une porte grande ouverte vers l’Amour.

Mmmmmm… Me comporter fidèlement selon mes convictions profondes… Dire ce que je pense vraiment… Faire confiance à ce qui émerge de moi… Oser parler autant que j’aime… Vivre et exprimer ma Puissance masculine et féminine… Faire confiance à mon discernement… Oser penser et agir hors de la boite… Oser vivre librement mes bizarreries… Continuer à oser suivre ma voix (voie) intérieure, les signes et les indications du miroir… Oser accompagner à partir de Qui Je Suis Vraiment… Ne pas faire des compromis… Et, bien évidemment, assumer les conséquences de mes choix… Plus je serais Vrai, plus l’Amour Véritable sera au rendez-vous. Si je n’arrive pas à être totalement Qui Je Suis, je serais aimé pour ce que je ne suis pas… et ça ne peut jamais tenir dans le temps.

Vous ne le voyez pas. Vous ne pouvez pas le voir, puisque vous ne vivez pas avec moi. Je suis vraiment devenu un type a-typique et bizarre. Je vois bien qu’en étant proche de Qui Je Suis vraiment, je dérange, heure ou choque régulièrement des gens et peu semblent encore avoir envie d’être en ma compagnie. C’est le prix à payer pour l’authenticité. Je le paie volontairement, parce que ce que ce qui préoccupe les moldues au quotidien ne m’intéresse vraiment pas… Ni le cheminement des néo-spirituels, ni les propositions des commerçants thérapeutiques. Je suis un Explorateur d’Amour et je n’ai pas de temps à perdre en surfant sur la Vague de la Vie de manière superficielle, même si la sensation peut être super-agréable. Je préfère plonger dans les abysses et toucher le Vivant en le rejoignant.

Ce n’est pas toujours facile, pour moi non plus, d’assumer l’énergumène que je suis devenu. Je pense entre autres à ceux qui me sollicitent pour trouver leur Puissance et leur Souveraineté. Pour les sortir de leur paresse thérapeutique et leur état de victime, je suis très exigeant et même intransigeant. Ça peut être violent pour certains, car depuis des siècles, les gens ont donné leur pouvoir aux prêtres, aux hommes d’état, aux médecins et aux riches… et n’ont pas d’élan de se sortir par eux-mêmes de cette castration conditionnant sociétaire. Beaucoup viennent me voir parce qu’ils cherchent la personne, la méthode ou la technique miracle. Ils ont pris depuis trop longtemps l’habitude de subir, de recevoir la solution de l’autre et de se plaindre, au lieu de devenir des créateurs souverains de leur histoire. Alors, généralement les accompagnés sont trop passifs et pensent qu’en parlant et en écoutant les choses vont s’arranger.

Bien sûr que ça bouge. La Vie bouge tout le temps, de toute manière. Mais pour qu’Elle bouge dans le sens qui libère une personne et qui lui permet de retrouves son authenticité originelle, il faut que la personne se libère du conditionnement imposé et les blessures qui en suivent. Et, pour que ça puisse se faire, il est impératif que les accompagnés prennent eux-mêmes rapidement les choses en main et deviennent des explorateurs de leur propre voie vers l’Amour. Sinon, ils resteront toujours des patients, des victimes, des élèves ou des disciples. J’ai très peu de patience pour ceux qui ne bougent pas et qui restent passifs. Je n’ai plus le patience ni la force de les porter jusqu’au bien-être comme quand j’étais jeune. Je ne suis pas très tendre avec ceux qui restent camper dans l’inaction. Mes mots peuvent être forts et désagréables dans ce cas. Mais attention, ce n’est pas parce que je ne les aime pas ! C’est tout le contraire… Je sais que c’est l’Amour qui s’exprime à ces moments-là. Toutefois, ça n’empêche pas que ce n’est pas facile de m’accepter dans ce rôle quand ça arrive…

Je nous souhaite une délicieuse journée… ∞❤️∞

Plus d’hébreu ~ No more hebrew

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Michael à Netanya, Israël 🇮🇱 

J’ai fait mon test d’hébreu il y a 10 jours. Je n’ai pas fait ceux de mes deux cursus antérieurs. Je n’aime pas les examens, je pense que cela ne devrait même pas exister. Ça me crée de la pression inutile et m’enlève l’envie d’apprendre. Il y a d’autres manières, beaucoup plus efficace et qui ne sollicitent pas l’esprit compétitif ou productif chez l’élève et ne créent aucune pression. J’ai uniquement participé pour obtenir la troisième partie du remboursement de la part de l’état.

Alors, j’y suis allé, sans préparation au préalable et j’ai rempli rapidement les formulaires. C’était juste pour la forme et j’étais dehors en un claquement de doigt. Aujourd’hui, depuis que j’ai osé changer de classe et descendre un niveau, j’assume enfin ma simplicité vis-à-vis des études. Je n’ai plus fait mes devoirs non plus. Comme les examens, ça ne devrait pas exister. En plus, je me sentais cool avec ça, fier même. Etudier doit être un plaisir… et le système actuel à oublié cela depuis belle lurette.

Je suis allé jusqu’au bout de ma démarche. Après le test il nous restait encore 3 cours. D’y participer n’a pas de sens. Je vais partir dans 2 semaines et demi et je n’ai pas l’intention de poursuivre mon apprentissage. Si un jour j’ai besoin de ma langue maternelle ou que j’ai à nouveau envie de l’apprendre, je reprendrai où je suis resté. J’ai déjà un bon petit niveau… mais très basic. A partir d’aujourd’hui, j’ai envie de mettre toute mon attention sur le tissage d’Amour à deux qui m’attend et non sur des contraintes. Alors, ce matin j’ai osé envoyer un message de groupe par WhatsApp où j’annonce que je m’arrête pour de bon. 

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Je suis donc libre. Je me prépare pour le départ en restant sur des liquides et en triant dans ma tête mes affaires. Avant de partir, je n’ai que 3 choses à faire. D’abord il faut que je vérifie où je peux obtenir l’attestation de santé. Ensuite, je doit prendre des photos de l’appartement. J’ai promis à ma hôtesse de le faire. Elle en a besoin pour la vente. Puis, juste avant le départ je donne tout ce que je n’emporte pas avec moi à mon copain Larry. C’est la quantité d’environ 4 grands sacs pour faire des courses. Puis, enfin, juste avant de partir, les dernières lessives et une nettoyage de l’appartement. Larry, mon ami africain m’a déjà dit qu’il allait m’emmener à l’aéroport… cool ! 

Oui, j’ai envie de mettre toute mon attention sur le tissage. Ça a déjà commencé d’ailleurs. J’échange de plus en plus avec S, l’Amie qui m’accueille en Martinique. Nous fonctions déjà carrément comme un couple et explorons régulièrement par la parole nos états, nos envies, nous idées, nos besoins, nos intentions et nos sensations réciproques. Jusque là c’est doux, calme, onctueux, savoureux et harmonieux. Nous nous entendons à merveille et je suis surpris de voir à quel point nous fonctionnons de la même manière et que nous partageons les même désirs. Nous sommes tous les deux très motivés de tisser ensemble, alors notre engagement est déjà fort, intime et sincère. J’adore ça et j’ai hâte de la rejoindre. 

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C’est une situation très bizarre. Déjà, je sens et je vis S comme ma partenaire, ma compagne et ma confidente. Pourtant, nous nous sommes pas vus depuis de années et tout se passe pour l’instant uniquement par WhatsApp audio ou video. J’ai l’impression que je me suis préparé à ce qui se va se présenter entre nous durant toute ma vie. Après avoir passé tant de temps seul, je me sens à nouveau accompagné. L’alchimie est déjà là. Les critères les plus importants pour tisser à deux sont là aussi… écoute et compréhension réciproque, envie de partager et de se retrouver, absence naturelle d’intrusion, vibrations énergétiques partagées à distance, un grand bien-être en présence de l’autre…

Je vis tout ça comme une grâce. Pour moi, c’est la magie de la Vie à l’état pur à l’oeuvre. C’était inattendu, inespéré… et en très peu de temps ma vie a basculé… encore une fois. C’est ça de l’Alchimie !!! J’ai souvent dit que quand l’élève serait prêt, le maitre viendrait. Alors, j’en conclu que je suis prêt, enfin… après tant d’années d’alchimisation. Je suis peut-être enfin assez entier, assez réparé, assez conscient, assez disponible, assez calme, assez lent, puis assez homme et assez femme, pour tisser plus proche vers l’état d’Amour… et dépasser les limites que j’ai pu rencontrer auparavant. Merci à S, merci à moi, merci à la VIE… gratitude 🙏

Je nous souhaite une délicieuse journée d’été en plus… ∞❤️∞ 

https://youtu.be/c2_xWTSyCuU

Il se fait désirer… (50s)☺️ 

Chers Yaron et Sigal ~ Dear Yaron and Sigal

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Michael à Netanya, Israël 🇮🇱 

Chers Yaron et Sigal,

Je vous ai aimé dès que je vous ai vu pour la toute première fois. Je me demande encore aujourd’hui comment c’était possible. Est-ce que c’était parce que nous partagions le sang de notre père ? Ou peut-être parce que j’avais profondément envie de faire partie d’une famille ? Ou simplement parce que vous étiez craquants tous les deux ? Quoi qu’il en soit, je n’ai jamais cessé de vous aimer d’une force égale. C’était difficile pour moi de vous voir vous éloigner de moi au fil des années. Je comprends pourquoi… et je ne vous en veux pas… mais vous me manquez beaucoup. 

Je me rappelle encore la toute première fois que je vous ai vu. C’était en 1981, je pense. J’avais 24 ans et j’étais encore officier dans l’armée. Yaron en avait 14, il me semble, et Sigal 12. Je vois encore Yaron avec sa tête coiffée en afro, un peu en retrait vis-à-vis de moi. Pourtant, je me suis senti proche de lui tout de suite. Avec Sigal c’était plus fort encore. C’était un coup de foudre immédiat et réciproque. Je me souviens qu’au début j’allais vous chercher à l’école et ensuite jouer un peu au basket avec Yaron. Il fumait un peu de haschich et notre père avait demandé de garder un oeil sur lui. Ça ne me plaisait qu’à moitié. Avec Sigal je me promenais quand il fallait sortir Chipie, votre chien, puis je jouais avec elle surtout quand nous allions à la piscine. 

Certaines choses de ce que je vais écrire ne vous plairont peut-être pas. J’ai juste besoin, au moins une fois, de vous partager mes sentiments sans faire attention, comme je l’ai toujours fait auparavant, de vous heurter. Sachez que je n’avais pas voulu rencontrer notre père à cette époque. Ma mère était décédée deux ans auparavant et j’étais juste venu pour vendre l’appartement qu’elle m’avait laissé à Kyriat Ono. C’était des amis qui me poussaient sans cesse d’aller voir mon paternel. Rosa, ma meilleur amie à l’époque, était même venue avec moi en Israël pour me soutenir.

J’étais fâché après lui. Je lui en voulais de son absence, de son désintéressement et de cette distance affective entre nous. De vous rencontrer était un cadeau inattendu et inestimable. Je me souviens du plaisir que j’avais à passer du temps avec vous. Mais, dès le début, notre lien, notre Amour partagé était miné. La source du problème était notre père et la différence de la relation qu’il entretenait avec moi et avec vous. Vous aviez tout de lui et moi, alors que je n’avais rien. Pourtant, je n’étais pas jaloux. C’était comme ça. Je ne voyais pas ce que vous aviez… mais, je constatais jour après jour ce qu’il ne me donnait pas. 

Quand nous parlions de notre père, surtout avec toi Sigal, vous ne me compreniez pas. Vous ne compreniez pas que ma relation avec lui pouvait être difficile et dure… puisque pour vous, il était un père très présent, attentif et aimant… souvent trop même. C’était rapidement devenu un sujet qui fâchait, et je l’évitait de plus en plus. Je suis venu vous voir de temps en temps en Israël. Je pense que j’ai visité le pays à peu près une dizaine de fois. Doucement très doucement, malgré l’amour réciproque, notre lien s’étiolait. Il m’a fallu du temps pour comprendre ce qui s’est passé. 

Vous ne le voyez peut-être toujours pas, mais pour moi, aujourd’hui, rétrospectivement, c’est clair comme du cristal. Dès que notre père a vu la force de notre lien, il commençait à s’interposer. Je me rappelle encore de la toute première fois. Dès que l’avion avait atterri pour ma deuxième visite et qu’il m’a vu, ses premiers mots étaient de vous laisser tranquille parce que vous aviez beaucoup de devoirs. Alors, après m’être ennuyé une semaine à la maison, je suis descendu en bus vers Eilat. Je m’y amusais beaucoup et j’ai appelé Sigal pour dire que je revenais un jour plus tard que prévu. Elle s’est mise à pleurer et mon père lui a pris le téléphone pour m’engueuler d’une manière dé-proportionnée et non-appropriée. C’était le début de la fin déjà… 

Avec les années, il a réussi à mettre de la distance entre nous. Il m’a fallu du temps pour comprendre qu’il était tout simplement jaloux de notre relation. Avec les années, je me suis senti de moins en moins le bienvenu chez lui. Les échanges et partages entre vous et moi devenaient progressivement de plus en plus sommaires. Il y a 10 ans, il m’a dit que vous étiez fâché contre moi. Je n’ai rien compris. Quand j’ai demandé pourquoi, il m’a dit que j’avais tout gâché et que je n’avais qu’à venir pour réparer mes erreurs. Wow, je suis tombé de haut… De toute ma vie, j’ai reçu deux cadeaux de lui. Un d’eux était le billet d’avion pour ce voyage où il allait falloir que je m’explique. 

Ça s’est mal passé. Plus que d’habitude, il cherchait à me provoquer sans cesse. En même temps, je l’ai entendu encore une fois parler mal de moi à vous. L’hébreu rudimentaire que j’avais suffisait pour le comprendre. Alors, quand il a commencé à insulter mes amis un peu plus tard, j’ai explosé… enfin, après 50 ans de frustration. Je l’ai engueulé pendant 40 minutes et je suis parti le lendemain… pour ne plus jamais le revoir. Je ne sais pas comment il vous a systématiquement traduit les événements. Je sais seulement que les absents ont toujours tort. Quand il est décédé, je me suis senti libéré. Je ne suis pas allé à son enterrement, mon père avait disparu quand j’avais 5 ans et demi… sans jamais revenir.

Après cela, j’ai revu Sigal encore deux fois. Il ne restait plus grand chose de la chaleur qu’il y avait entre nous. C’était superficiel. Yaron et notre père ne se sont carrément pas montrés. Je pense que c’était mon choix, plus tard, de ne pas venir à l’enterrement de notre père qui a fait déborder votre vase et qui a achevé notre lien. Mais, je doute, car notre père m’avait dit que je n’aurais rien à son décès. Pour lui, j’avais déjà eu mon héritage. Il considérait, injustement, que l’appartement que j’ai eu jeune, après le décès de ma mère, venait de lui. Il est possible qu’il vous a incité à ne pas partager l’héritage… et pour cela, il fallait bien évidemment m’éviter après sont départ… puisque ce n’est pas possible légalement. Au fond, je m’en fous. Ce n’est pas son argent qui m’intéresse… c’est vous !

Ça fait presque deux ans que je suis en Israël. Notre père parti, je pouvais enfin rentrer à la maison. J’avais espéré, malgré tout, de vous retrouver aussi. J’ai envoyé deux messages à Sigal pour signaler ma présence. Le deuxième était carrément une déclaration d’Amour. Il n’y a pas eu de retour… alors, je n’ai pas insisté. Je pense comprendre ce qui se passe. Bien évidemment, je ne sais pas ce que vous pensez de moi. Ce n’est certainement rien de glorieux. Mais, comment faire ? Je n’ai plus la force de me justifier comme dans le passé et d’essayer de vous démontrer que je n’ai rien fait de mal. Je suis conscient que vos convictions vous appartiennent et que je ne peux rien faire pour changer ce que notre père vous a inculqué, me concernant, pendant 40 ans.

Je vais partir dans 3 semaines. Je suis venu en Israël pour terminer mon histoire vis-à-vis du pays et de ma famille… et c’est fait. Je n’ai plus rien à faire ici. Votre silence depuis mon arrivé parle d’elle-même. Je vous aime toujours, mais je comprends et respecte votre choix de ne pas vouloir me garder dans votre vie. Je partirai le coeur léger et sans regrets. J’ai fait ce que j’ai pu… mais sans vous, ma présence n’a aucun sens ici. Mon coeur, mes bras et mes portes vous seront toujours ouverts… à vous, votre mère et vos enfants. Le jour qu’un d’entre vous en aurez besoin ou envie, je serais là. En même temps, si je ne vous revois plus jamais, ce qui est probable, j’espère que votre vie soit longue, belle, abondante et heureuse. 

Je vous aime…

Votre frère

Comme c’est bon d’être ensemble…