Une petite chambre ~ A small room

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Michael à Modi’in, Israël 🇮🇱 

Je sais que je dois bouger ! Je sais que je dois me remettre en mouvement ! Je le sais et je le sens. La VIE me pousse au cul avec ces messages incessants dans le miroir depuis quelque temps. La fin du confinement et la fin de mes cours sont prévues pour le début du mois de février. C’est peut-être le moment adéquat de partir. Certes, ça me crée un peu de pression… mais ces sont en fait des bonnes nouvelles, puisque cela veut probablement dire que j’ai enfin terminé le travail intérieur de réparation et d’intégration concernant mes parents et Israël.

Mais, j’attends encore et encore… puisque je n’ai aucune piste m’indiquant où aller. Rester à Modi’in ? Rester en Israël ? Retourner en France ou aux Pays-bas ? Entamer une nouvelle aventure ? Je ne sais pas ! Je n’ai aucune préférence. Dans mon esprit c’est partout pareil… puisque partout où j’irais, je serais !!! Jusque là, j’attendais un signe, quelque chose d’infime qui me donne l’élan vers une direction. J’en ai juste un… le nouveau copain sud-africain avec qui je passe régulièrement du temps depuis quelques semaines.

🇫🇷 Pour me contacter :

📱+972 58 6161256 + FaceTime, Telegram, Signal, Viber, WhatsApp, Messenger, Olvid
🖥 ZoomFacebook, SkypeBlog (cliquez pour vous connecter à mon compte)

Pour savoir vers où aller, j’utilise le principe d’un jeu auquel beaucoup d’entre nous ont certainement déjà joué. En attendant quelqu’un, vous vous êtes jamais dites : « si la troisième voiture qui passe est rouge, je pars ! »… ou quelque chose de cet ordre ? Moi si… et plein d’autres jeux qui permettent ainsi à la VIE de décider pour moi. Beaucoup de mes outils d’accompagnement sont basés sur ce principe… l’agenda, le protocol de rencontre, le positionnement, le jeu du territoire, etc…

Je vais lancer des petites bouteilles de ce genre à la mer et je verrais bien d’où viendra une réponse. Facebook est utile pour ça et il y a quelques jours j’ai réussi à dépasser le blocage des modérateurs et à refaire un nouveau profilMême si j’étais parti depuis plusieurs années, le système a dû garder mes coordonnées, car sans avoir pour l’instant d’amis dans ma liste, Facebook me propose sans cesse toutes ces personnes avec qui j’étais déjà en lien par le passé.  

🇫🇷 Causerie « Demandez-moi… »

Questions et Réponses en direct… le lundi 25/01/2021…
Pour participer… entrez sans vous inscrire au préalable dans l’espace Zoom pendant les 15 minutes précédant la réunion, qui démarre à 19h 🇫🇷 – 20h 🇮🇱  
Connectez-vous en cliquant ici!
Participation libre et en conscience

Je tiens compte de ma nouvelle amitié et j’ai commencé donc d’abord par chercher un logement dans des groupes liés à la ville où je suis, Modi’in. J’ai même déjà mis une annonce dans plusieurs d’entre elles. Je n’ai pas eu des réponses. Elles étaient peut-être un peu trop longues et ce n’est peut-être pas non plus tout à fait le moment. Car, en même temps que les messages dans le miroir me disent que je dois bouger, ils me disent paradoxalement de rester tranquille, silencieux et à l’écoute. Ça me penser que je suis certainement juste dans la phase de préparation du départ.

Après avoir mis mon article en ligne et avant que je retourne à mes études fastidieuses d’hébreu, je vais chercher des groupes appartenant aux kibbutzim sur FB. Je vais mettre une nouvelle petite annonce toute simple dans chaque groupe dans lequel je suis déjà… et dans chacun où je vais être accepté par la suite. La première proposition accueillante sera certainement la bonne…

Recherche chambre en échange du bénévolat. Svp, contactez-moi par message perso… merci d’avance ! Michael

Tout opportunité sera bon pour moi et le résultat sera par définition parfait ! C’est assez bizarre de vivre avec cette certitude absolue que la VIE me guide depuis toujours, sans relâche et par le chemin le plus court, vers l’expression de mon plein potentiel et l’expérience de QUI je suis réellement… et de savoir en même temps qu’il est également possible que je me sois complètement trompé et que ma vie finira peut-être dans un cul de sac…

Il me reste exactement 2 mois avant la date limite de départ. Ça a l’air beaucoup, mais je vois les jours et les semaines défiler à une vitesse incroyable. Si je ne veux pas louper le momentum, j’ai intérêt à me mettre au boulot tout de suite. Alors, jusqu’à la date de fin de mes cours, je lancerai seulement des bouteilles à la mer par FB et ce blog. Mais, j’ai aussi noté dans mon agenda qu’à partir du jeudi 4 février, j’y ajoute la recherche d’une co-location plus traditionnelle où je me concentrerai d’abord sur Jérusalem et Tel Aviv… puis, j’étendrai ma recherche rapidement vers le reste d’Israel… et même le reste du monde…  

Je nous souhaite une délicieuse journée d’hiver… ici il fait soleil et la température est prévue de monter jusqu’à 16 degrés… ∞❤️∞ 

WhatsApp & Facebook

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Michael à Modi’in, Israël 🇮🇱 

Depuis que j’ai quitté Facebook en juin 2016, ma qualité de vie a augmenté de manière significative. J’avais presque atteint le maximum d’amis, 5000 il me semble, et je connaissais quasiment tous le monde. Si je suis parti c’était pour trois raisons bien précises. D’abord, j’étais systématiquement confronté aux personnes de mon passé, ce qui pouvait être parfois douloureux pour la personne sensible que je suis. Ensuite, je recevais beaucoup de messages et ça me prenait beaucoup de temps pour y répondre. J’avais surtout remarqué qu’ils étaient souvent assez superficiels, mais qu’il fallait bien rester poli. Puis, pour finir, je me rendais compte que j’avais créé une sorte d’addiction à ce réseau.

Le fait qu’au fur et à mesure ça devenait un peu « Big Brother » ne m’a jamais vraiment dérangé. Je n’ai rien à cacher et aucun secret… même par rapport aux choses dont je ne suis pas particulièrement fier. Il fallait un peu de temps pour me sevrer et perdre l’habitude de sortir mon téléphone à tout bout de champs pour vérifier où j’en étais. Je vois aussi clairement comment ce réseau, et la priorité qu’il prenait dans la vie des gens, avait vraiment une influence destructrice pour les relations amicaux et surtout pour les couples. 

J’avais déjà remarqué que ces messages qui arrivaient sans cesse m’empêchaient d’être 100% présent pour ma partenaire. Je ne me sentais pas à l’aise avec ça. Avec le temps, ça me touchait de plus en plus quand je voyais l’attention d’un interlocuteur disparaitre à chaque sonnerie de son téléphone. Depuis 7 ou 8 ans, je m’interdis de solliciter mon téléphone quand je suis en compagnie. Les 5 dernières années, depuis que j’ai quitté Facebook, il est carrément sur silencieux.  Bien évidemment, tout cela faisait pour moi partie du processus du retour à la Maison Intérieure.

Quand je savais que j’allais retourner dans mon pays de naissance, j’ai ré-ouvert un compte. A ce moment-là Facebook représentait tout simplement un annuaire gigantesque où je pouvais trouver n’importe qui. Pourtant, je ne me sentais pas à l’aise et pendant les 3 mois que j’y étais j’ai failli à plusieurs reprises supprimer mon compte. Quand, une fois arrivé en Israël, j’ai vu que mes anciens réflexes revenaient et que par ennuie je recommençais à naviguer dans ce labyrinthe d’information inutile, je suis passé à l’acte et j’ai supprimé à nouveau mon compte.

Mais, jamais 2 sans 3 ! Il y a quelques semaines, il y avait quelques personnes qui insistaient sur l’importance de ce réseau pour trouver une chambre, des cours ou des loisirs. En plus, de temps en temps, je recevais des liens vidéo pour lesquels il fallait avoir Facebook. Alors, j’ai prudemment essayé encore une fois… mais mon compte n’a jamais vu le jour. Pour rester discret, j’ai mis mon nom en hébreu et j’ai remplis le minimum obligatoire de mon profil. A peine une heure plus tard, les gestionnaires de Facebook ont désactivé mon compte pour des raisons qui m’échappent.

Pas moyen d’y entrer pour changer quoi que ce soit, ni de créer un nouveau profil. Bien sûr que je le vis comme un signe. La Vie semble m’inviter à rester discret. Chaque publicité que j’ai besoin de faire est pour moi l’ego qui ne fait pas confiance à l’existence. Je suis persuadé que si ce que je fais est « juste et bon »… des gens viendront par eux-mêmes et ça marchera tout seul. Entre temps, je continuerai à changer et à bouger jusqu’au moment où je me trouve enfin parfaitement au diapason avec la Vie.

https://youtu.be/nCSvJp4C2Cs

Et maintenant, depuis une quinzaine de jours, je reçois des messages d’amis qui quittent WhatsApp. Même pendant mes cours d’hébreu, mes camarades de classe parlaient d’un problème lié à l’application. Comme je ne suis pas les actualités et que mon hébreu est encore en phase intermédiaire, je n’y comprenais rien. C’est hier que j’ai enfin capté de quoi il s’agit, grâce à la vidéo que mon ex-partenaire, mais Amie pour toujours, m’a envoyé. Je pense que cette vidéo fait rapidement le tour parmi les francophones.

Comme j’utilise WhatsApp au quotidien et que je vais bouger bientôt, j’ai anticipé l’éventualité que l’application cessera d’être utilisée. Alors, j’ai pris un compte chez Telegram et Signal, où la plupart des gens semblent aller, et j’ai ré-ouvert des comptes chez Viber et Skype. Comme j’avais déjà deux comptes Skype inaccessibles, qui sont impossibles à récupérer ou à supprimer, j’ai mis un lien direct, à droite de cette page, pour pouvoir se connecter au bon !

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Bon, ça m’a pris un peu de temps hier soir pour trouver comment présenter cela de manière simple et efficace. Je pense que j’ai réussi et c’est bon là. Je vais pouvoir tranquillement retourner à mes études d’hébreu. Je fais de longues heures pendant mes journées, alternant Duolingo, A Cours d’Hébreu et mes cours à l’école. Je garde les films pour la fin de la journée. Il n’y a pas d’école aujourd’hui et je vais voir combien de temps je tiendrai devant mes professeurs virtuels.

Parallèlement, je fais tout pour rester calme et centré. Dans deux mois je dois partir d’ici et le temps passe très vite. J’espère qu’une piste s’ouvrira par elle-même et que la magie de la Vie s’opérera encore une fois. Sinon, j’ai mis dans mon agenda que je commence à chercher activement quand l’école se terminera le 4 février. Ça me laissera par la suite 6 semaine pour trouver ma voie de passage…

Ecole par Zoom, Cours par « A Cours d’Hébreu »… puis Duolingo… 

Je nous souhaite une autre délicieuse journée ∞❤️∞ 

אלוהים שלי

Uri Gitman

אלוהים שלי, רציתי שתדע

Mon Dieu, je voulais que tu saches

חלום שחלמתי בלילה במיטה

Un rêve que j’ai fait la nuit au lit

ובחלום ראיתי מלאך

Et dans le rêve j’ai vu un ange

משמיים בא אלי ואמר לי כך

Le paradis est venu vers moi et me l’a dit

באתי משמיים, עברתי נדודים

Je suis venu du ciel, j’ai traversé des errances

לשאת ברכת שלום לכל הילדים

Portez un salut de paix à tous les enfants

לשאת ברכת שלום לכל הילדים

Portez un salut de paix à tous les enfants

וכשהתעוררתי נזכרתי בחלום

Et quand je me suis réveillé, je me suis souvenu du rêve

ויצאתי לחפש מעט שלום

Et je suis sorti chercher un peu de paix

ולא היה מלאך ולא היה שלום

Et il n’y avait pas d’ange et il n’y avait pas de paix

הוא מזמן הלך ואני עם החלום

Il est parti depuis longtemps et moi avec le rêve

אלוהים שלי, רציתי שתדע

Mon Dieu, je voulais que tu saches

חלום שחלמתי בלילה במיטה

Un rêve que j’ai fait la nuit au lit

ובחלום ראיתי מלח

Et dans le rêve j’ai vu du sel

ממצולות הים עלה ואמר לי כך

Des profondeurs de la mer, il s’est levé et me l’a dit

באתי מן המים, ממצולות הים

Je viens de l’eau, des profondeurs de la mer

לשאת ברכת שלום לילדי כל העולם

Pour porter un salut de paix aux enfants du monde entier

לשאת ברכת שלום לילדי כל העולם

Pour porter un salut de paix aux enfants du monde entier

וכשהתעוררתי נזכרתי בחלום

Et quand je me suis réveillé, je me suis souvenu du rêve

ויצאתי לחפש מעט שלום

Et je suis sorti chercher un peu de paix

ולא היה מלאך ולא היה שלום

Et il n’y avait pas d’ange et il n’y avait pas de paix

הוא את הבשורה לקח ואני עם החלום

Il a pris l’évangile et moi avec le rêve

אלוהים שלי, רציתי שתדע

Mon Dieu, je voulais que tu saches

שהחלום הזה נשאר לי כחידה

Que ce rêve reste une énigme pour moi

אלוהים שלי, רציתי שתדע

Mon Dieu, je voulais que tu saches

על החלום שלי רציתי שתדע

Je voulais que tu saches mon rêve

אלוהים שלי, רק רציתי שתדע

Mon Dieu, je voulais juste que tu saches

 

Demandez-moi ~ Ask me

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Michael à Modi’in, Israël 🇮🇱 

C’est la deuxième fois que le miroir lui-même m’indique que je peux arrêter de l’utiliser. La première fois c’était quand j’ai cessé d’accompagner de manière individuelle vers 2013/4. Utiliser la projection avec des gens que j’accompagne est fort puissant et très efficace, puisque tout le monde se met en même temps dans la dynamique du changement. Quand l’un des deux change, l’autre change automatiquement. Il était devenu rapidement clair pour moi à l’époque, qu’au fur et à mesure que j’allais m’approcher de « qui je suis vraiment », le miroir allait devenir moins important et que le nombre de mes rendez-vous allait diminuer.

Quand j’ai été emmené à diminuer progressivement l’accompagnement, je savais que je commençais à être vraiment proche de mon axe naturel. Le réflexe de me mettre en question est malgré tout resté tout au long des années qui ont suivies. Quarante années avec cette habitude constructive ne se perd pas si facile que ça… mais, les signes ont pris de plus en plus le dessus sur le miroir. Vers où aller devenait plus important que comment changer. En arrivant en « Eretz Israel », l’accompagnement a repris. C’est moi qui en avait besoin ! Il est plus que clair pour moi aujourd’hui qu’en revenant au pays de ma naissance j’allais avoir l’opportunité de me réparer de mes blessures initiales et de boucler mon cercle traumatique. 

J’ai repris l’accompagnement au début de l’année dernière. Je voyais très bien que tout tournait autour de mes parent et ce que mon départ à provoqué. A travers l’accompagnement des autres et le miroir qu’ils me procuraient, j’ai pu satisfaire mon besoin de comprendre les choses jusqu’au bout et ainsi pacifier définitivement la relation avec mes parents et avec mon passé. Il reste encore quelques fragments qui cherchent leur place… mais, j’ai l’impression que je n’ai pas besoin de m’en occuper… puisque les choses semblent se mettre déjà spontanément en mouvement…

A l’atelier autour du miroir de hier soir il n’y avaient que 2 personnes. Il y 2 semaines, il n’y en avait qu’une. L’intérêt à apprendre cet outil extraordinaire a diminué suffisamment pour que je change de cap. Au lieu d’insister sur l’importance de la projection en tant qu’outil de « souverainisation », et de me sentir obligé d’intruser dans la vie des autres pour montrer son importance et efficacité… je recule d’un pas et je monte d’un niveau. Je vais me concentrer sur les causeries. Un lundi sur deux, je propose un sujet que je développe… et l’autre lundi je réponds aux questions. 

Ce matin au cours d’hébreu, quand la professeur m’a demandé comment j’allais, j’ai exposé ma situation. Mes camarades de classe savaient déjà que je devais quitter ma chambre bientôt, mais maintenant ils savent que la date d’échéance et vraiment proche. Quelques uns ont commencé à m’aider. J’ai expliqué que j’ai aidé des gens toute ma vie et que maintenant j’ai à mon tour besoin d’un coup de main. Certes, tout est possible… et ça ne rend pas la recherche plus simple. Je suis prêt à aller n’importe où et de faire n’importe quoi…

Toutefois, dans le jeu qui se déroulait se matin entre nous, où j’étais emmené à exprimer mon envie, en hébreu bien évidemment, mon très vieux envie de vivre en communauté est ressorti. Je suis fait pour ça, le sais ! Je pense que n’importe quelle communauté a besoin d’un harmoniser comme moi. Toutefois, comme il est bien possible que les frontières soient encore fermées dans 2 mois, je me centre pour le moment sur ce que je peux trouver en Israël. Peut-être que mon temps ici n’est pas encore terminé ? Alors, quelqu’un a commencé à chercher sur Facebook pour me trouver une chambre ici à Modi’in… la prof a envoyé un message pour moi vers un Kibboutz… et j’ai moi-même envoyé un mail à quelqu’un, qui m’a été recommandé, qui travaille à l’école et qui semble très efficace dans son métier d’assistante de nouveaux immigrants anglophones.   

Encore un film qui m’a touché…
Cette fois-ci avec Russel Crowe et Nicole Kidman,
dans une histoire autour de la lutte pour le droit d’être simplement SOI… 

Je suis un accompagnant né. J’ai toujours accompagné. C’est seulement le lieu, la forme, le public en mon âge qui change avec le temps. Donc, je ne lâche pas ce que j’aime faire ! Je me laisse simplement emporter par le courant. Est-ce que je vais retourner en France ? Est-ce que je vais rester ici ? Est-ce que je vais aller encore ailleurs ? Je n’en ai aucune idée ! Ce n’est pas vraiment important OÙ je suis… mais plutôt QUI je suis. Le miroir et les signes me disent que c’est essentiel de répondre sans résistance aux propositions futures de la Vie… de faire ce qu’Elle me demande au moment qu’Elle me le demande… et d’être complètement fidèle et intègre à QUI je suis fondamentalement et naturellement… afin de discerner et de me positionner adéquatement et continuer à avancer sur ce chemin si peu fréquenté…

Jusque là, j’étudiais ma langue maternelle surtout parce que cela était en lien avec l’aboutissement de mon cycle traumatique. Mais, il est bien possible que la motivation de continuer encore et encore, avec cette langue si compliqué, vient d’ailleurs, d’un endroit plus profond. Il est clair que pour pouvoir me débrouiller ici correctement, il est indispensable que je puisse trouver mon chemin. Aujourd’hui, je peux dire que je parle l’hébreu. J’arrive à m’exprimer sans avoir besoin de me recourir à une autre langue. Je pense que si je continu comme ça, dans 6 mois je parlerais couramment.

Je nous souhaite une autre délicieuse journée ∞❤️∞ 

Laisser partir ~ Letting go

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Michael à Modi’in, Israël 🇮🇱 

En y réfléchissant… depuis toute ma vie, je vis au quotidien ce qui est le plus difficile pour moi depuis toujours… laisser partir les gens. Mes problèmes ont commencé le jour où j’ai quitté mon pays à l’âge de 5 ans. Sans pouvoir y faire quelque chose, j’ai dû laisser mon père, mon chien, mes amis, mon école et ma terre derrière moi.

Avec le temps, les émotions liées à la perte, la séparation et l’abandon sont devenus comme des couteaux qui coupaient directement dans mon coeur si sensible. Après la migration vers Amsterdam, j’ai eu environ 13 ans pour intégrer le shock et pour installer les vérités qui allaient être à la source de mes schémas répétitifs un peu plus tard. Je pense que j’ai dû essayer de me construire une carapace pour arriver à survivre dans ce monde si dur. Quand je pense à cette époque, c’est comme un rêve, comme l’histoire de quelqu’un d’autre.

Quand j’ai doublé à deux reprises mon bac, à la suite de ma première rupture et deux interventions chirurgicales, un scenario répétitif de perte, de séparation et d’abandon s’est mis en place. J’étais le plus âgé de l’école et même si je connaissais tous le monde, je n’avais plus vraiment de copains. Je me trouvais seul et passais mon temps chez le concierge… 

Ça s’est renforcé quand j’ai quitté l’appartement où je vivais avec ma mère pour aller vivre à l’Académie Militaire Royale. Loin de la maison et de mes repères rassurantes je me battais pour vivre dans un milieu plutôt hostile. J’avais l’impression de réussir à peu près… quand soudainement ma mère est décédée.

Sans entrer dans les détails de chaque histoire, ma vie a été marquée par des séparations déchirants successives sans cesse. J’ai passé en total à peu près 25 ans à me rétablir seulement de mes ruptures amoureuses. La dernière a été la plus longue et m’a pris 5 ans. A chaque fois je m’attachais beaucoup trop sans m’en rendre compte. Des lieux, des amis, des amours, des professions et des animaux que j’ai aimé ont défilé dans ma vie à une vitesse vertigineuse… et en sortaient souvent brusquement et douloureusement, en me laissant en ruine. 

Même dans mon métier d’accompagnant, j’ai dû apprendre à laisser partir les gens quand c’était le moment, ou quand ils en avaient simplement envie. En plus, régulièrement, je prenais au moment du départ le transfert négatif violant envers un parent en plein dans les gencives.

On pourrait croire qu’avec le temps, ça devenait plus simple… Que nenni ! Juste pendant une certaine période après mon expérience d’éveil c’était facile. Je baignait tout simplement dans la lumière. A part de ce moment précis, c’était tout le contraire. Je me rappelle encore de manière très précis de la douleur de chaque départ, de chaque séparation, de chaque perte, de chaque abandon, rejet, humiliation ou trahison injuste. Cette sensation de ne plus être aimé, d’être livré à moi-même et d’être obligé de déconstruire intérieurement la charge d’amour que je sentais pour la ou les personnes qui partaient, était terrible… surtout que je savais que pour les histoires d’amour la douleur allait durer des années…

En cheminant, j’ai beaucoup réparé et guéri… surtout grâce à la Fasciathérapie et la Kinésiologie. En revanche, même si les stages de Tantra ont réparé beaucoup d’aspects de ma vie intime, sur le plan du coeur, cette expérience a été un véritable coup de grâce. En peu de temps, j’ai accumulé trois séparations, dont les deux dernières ont été les pires de ma vie. Ça ma propulsait dans une fuite effrénée vers l’avant… qui s’avérait être en fin de compte une quête vers une guérison (quasi) totale.

Quand j’ai quitté mon petit appartement au Cannet pour accompagner des gens chez eux, j’ai rapidement vu ce qui se tramait pour moi. En passant de maison en maison, de famille en famille, de femme en femme et d’homme à homme, je vivais en permanence et obligatoirement le mécanisme de fusion et de dé-fusion. Ça a été énorme… et ça allait tellement vite que j’ai fini par m’habituer au phénomène et ainsi à la normalité des séparations, comme une personne « normale ».

C’est seulement depuis quelques années que je suis capable d’être seul, d’être uniquement avec moi et de me sentir bien ainsi. J’aurai pu entre temps m’engager à plusieurs reprises dans une nouvelle relation, mais je ne l’ai pas fait volontairement. Je n’étais pas encore prêt, je n’étais pas encore assez serein avec moi-m’aime et j’aurais certainement répété le même scénario encore une fois.

Depuis quelque temps, aussi bizarre que je puisse être et paraître aux yeux des autres, je suis enfin MOI. Du coup, je suis peut-être aussi enfin prêt pour une relation digne de ce nom. Aujourd’hui, c’est facile d’accueillir quelqu’un dans ma vie, de savourer le temps qu’il ou elle est là… tout en respectant son territoire… et de le/la laisser partir quand c’est le moment pour lui ou elle, en accompagnant gracieusement le mouvement.

Je joue à cela depuis aux moins une vingtaine d’années, mais c’est seulement depuis environ deux ans que j’y arrive vraiment… autant avec des amis, comme avec ceux que j’accompagne. Pas de résistance, pas de manipulation, pas de retenu… que sera sera… vivre et laisser vivre… c’est la VIE qui décide… moi, je ne fais que suivre… Et même s’il peut y avoir des personnes auxquelles je tiens vraiment et avec qui je pourrais m’imaginer une « suite », je laisse partir si ainsi est leur choix… Ça me touche, et c’est normal… mais ça ne me fait plus mal ! 

Je nous souhaite une autre délicieuse journée ∞❤️∞ 

Une jolie chanson pour le shabbat…

Ne pas me comparer ~ Not compare myself

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Michael à Modi’in, Israël 🇮🇱 

Dès mon arrivée aux Pays-bas, quand j’avais 5/6 ans, je me battais dans la rue. Ma différence semblait difficile à accepter et les plus forts sont toujours venu me défier et provoquer. Heureusement que je n’ai jamais perdu un combat et beaucoup ont fini par me respecter et garder leur distance. Je pense que cela m’a renforcé d’une certaine manière. Du coup, je ne me souviens pas avoir eu des problèmes d’études à l’école primaire. Je passais mon temps à chercher ma place et à me faire accepter.

Je pense que cela a commencé au lycée vers mes 12, 13 ans, quand j’ai pour la première fois fortement senti cette dévalorisation venant de mon incapacité de comprendre des matières comme la mathématique, la physique ou la biologie… ou de retenir des données avec le français, l’allemand ou l’histoire. Je ne pense pas que ça se voyait que je me sentais bête et ne pas à la hauteur, puisque je compensais par le sport. Déjà à 13 ans je gagnais la première place de l’école entière à la journée de sport annuelle. Il y a encore des anciens élèves qui se souviennent de moi grâce à mes prouesses sportives… et aussi parce que j’avais un gros moto dès mes 18 ans.

Entre mes 5 et 21 ans, j’ai fait beaucoup de sport. J’étais fort, souple, rapide et mon corps apprenait vite. Pourtant, dans le club principal, dont j’ai fait parti pendant 12 ans j’ai vécu un choc énorme quand à ma confiance sportive. Quand le moment était venu de passer au niveau « sénior », je m’attendais faire parti de la 2ème, 3ème ou 4ème équipe. Je savais que je n’était pas assez bon encore pour la 1ère, même si une balle sur deux que je lançais finissait dans le panier. Une moyenne très élevée. J’ai fini parmi les vétérans dans la 8ème équipe, la plus basse. Le club avait une forte tendance anti-semite. Je ne le savais pas. Je l’ai appris seulement il y a deux ans. 

Après le lycée, à l’académie militaire j’ai dû me battre encore. L’antisémitisme était présent aussi et certains officiers et sous-officiers ont essayé de me faire abandonner. Quand parfois je rentrais le weekend, j’avais vraiment envie de jeter l’éponge. C’était très très dur. Malgré tout, je faisait systématiquement parti de 5 premières athlètes de mon année… et chaque année j’étais le meilleurs dans une manière d’étude. C’était une semaine avant ma promotion vers le rang de capitaine que j’ai enfin lâché prise après mon premier burn-out.

Il y a eu toujours quelque chose de différent en moi qui finissait systématiquement par pourrir ma vie sociale, professionnel, affectif et même intime. Quand j’ai quitté l’armée en 1984, mon chemin vers MOI a enfin pû commencer. Bien évidemment, même si dans chaque métier j’excellais, je n’étais jamais à la hauteur selon mes critères à moi. Les autres étaient toujours meilleurs dans ma tête, même si je voyais bien tout ce qui n’allait pas chez eux. J’ai fini par ne plus essayer d’être à la hauteur et je me présente depuis des années systématiquement loin en-dessous de mes capacités.

C’est plus simple, car ça évite les conflits et ça correspond quelque part beaucoup plus à l’homme simple que je suis en réalité. Et pourtant, tout en écrivant je me rends compte que ce n’est pas tout à fait vrai. Certes, je suis un homme simple, trop simple même pour vivre dans une société comme la notre. Toutefois, je sais aussi que je suis un Leader, un vrai… un des peu qui existent sur notre chère Terre. Je suis quelqu’un qui sait oeuvrer pour le Grand Tout…  Toutefois, l’homme que je suis devenu n’a plus de force de se battre. Soit la Vie me guidera doucement à MA place, où je sais que ma flamme se rallumera encore une fois… soit je ne serais pas.

Entre hier et avant-hier, je me suis trouvé à trois reprises dans une situation où je ne me sentais vraiment pas à la hauteur. La première concernait le dernier cours d’hébreu de la semaine, avant-hier. Même si j’apprécie les enseignantes, elles balancent des mots et des verbes à tout va, pensant que ça suffit pour les intégrer. Souvent les mots proposés sont carrément inutiles parce qu’ils ne sont qu’utilisés dans la langue écrite formelle. Au lieu de suivre une espèce de logique progressive basé sur le langage courant, ça part dans tous les sens. Avant-hier, c’était trop et j’ai senti que je décrochais et que la tristesse montais. C’était uniquement par politesse que je suis resté jusqu’au bout. Pour focaliser mon esprit, j’écrivais encore et encore l’alefbeth sur une feuille… et je griffonnais des mosaïques… 

Hier, j’ai participé à un cours d’hébreu par Zoom pour lequel je m’étais inscrit. J’avais découvert l’animateur, Elie, sur Youtube et comme il me plaisait vraiment, je me suis abonné pour une année à ses cours par le biais de son application. Je le trouve extraordinaire et j’admire ce qu’il a mis en place pour le francophones qui désirent apprendre l’hébreu. Ça manquait vraiment, puisque la majorité des propositions sont faits pour les anglophones. J’ai adorais participer et je me suis même déjà inscrit pour le cours de la semaine prochaine. Mais, après quatorze mois d’études, je me trouvais assez nulle. Il y avaient encore trop de mots que je ne comprenez pas et parfois je me sentais largué.

Après, pour me détendre j’ai regardé le dernier film avec Tom Hanks… un de mes acteurs favoris. Il jouait tellement bien, que j’ai d’abord pensé que c’était une espèce de documentaire qui parlait de lui-même. Il m’a fallu un peu de temps pour comprendre que le film avait été inspiré de la vie du célèbre Fred Rogers. Quelle belle histoire et quel amour d’homme ! J’ai encore pleuré à chaudes larmes à plusieurs reprises… Dans l’énergie, je me sens comme cet homme et tout au long du film je me suis demandé pourquoi je ne le ressemblais pas davantage dans la vie de tous les jours. Je me suis encore comparé et fait mal, bien évidemment. 

Je tire régulièrement la carte de la comparaison. La somme des blessures que j’ai vécu au cours de ma vie a laissé des cicatrices profondes et indélébiles. Même si je sais exactement QUI je suis et CE que je vaut, la dévalorisation est malgré tout une d’elles. Je la connais très bien et je vis avec elle au quotidien. Quand mes jours sont belles, elle s’exprime par une simplicité et un abandon face à la Vie. A d’autres moments elle peut avoir un effet plus destructeur à l’intérieur de moi.

La carte est là pour me rappeler que je suis parfait tel que je suis. Elle me rappelle l’importance d’être entièrement MOI et de ne pas chercher à être comme qui que ce soit d’autre. La VIE m’a voulu tel que je suis aujourd’hui. Si elle avait voulu que je sois autrement, je serais venu sous une autre forme. J’ai travaillé dur pendant plus de 40 ans pour redevenir vraiment MOI et ainsi si proche de la VIE Elle-M’aime. Je suis conscient de mon importance dans notre jeu commun… même si dans l’absolu, tout n’est qu’illusion.

Je ne parle pas encore l’hébreu comme j’aimerais… Je ne sais pas me débrouiller dans cette société malade… Je ne suis pas comme Fred Rogers… Je ne suis pas comme les autres… Je suis un enfant indigo bizarre, original et profondément authentique et intègre… Je ne vis que pour l’AMOUR et le reste ne m’intéresse pas… Et même si je peu me sentir parfois nulle, je sais que je ne le suis pas ! Si vous saviez à quel point je suis fier de Ce que j’ai accompli et de Qui je suis devenu… Je sens plein de tendresse pour la partie de moi qui a cheminé et qui chemine encore… Mmmmmm…

Je nous souhaite une autre délicieuse journée ∞❤️∞