Le bon chemin ~ The right path

🇬🇧 To translate my article to your language, copy the French text, click on this link and paste it in the Google translator that opens…

Michael à Modi’in, Israël 🇮🇱 

Même si je doute sans cesse, je SAIS que je suis sur le bon chemin. Les malins parmi vous me diraient : « Mais, nous sommes tous sur le bon chemin ! ». D’un certain point de vue ils ont raison, bien évidemment. Nous sommes en principe tous en chemin vers notre réalisation. Toutefois, l’état de notre théâtre de vie, de notre terre, montre parfaitement, par l’effet miroir, à quel point nous avons oublié pourquoi nous sommes là. Au lieu de cheminer vers une réalisation existentielle, vers l’expérience de notre Divinité sur terre… la masse de l’humanité s’occupe de sa réalisation égotique à travers l’acquisition des biens, le quête du pouvoir, la vente de nos ressources… ou plus simplement encore, juste par l’entretien de l’espèce…

Et c’est okay pour moi. Je ne juge personne. Je ne fais que constater. C’est okay, parce que C’EST comme ça ! J’ai simplement fait un autre choix quelque part  dans le passée. Même si je me suis toujours senti différent et que je me suis senti, depuis très jeune, poussé vers d’autres manières d’interagir avec la société, le grand virage est venu au moment de mon expérience d’éveil, vers 2001. Avant, c’était l’inconscience de mon ego qui ne voulait pas, ou ne pouvait pas, faire comme les autres. Après, c’était la conscience de mon être qui insufflait à mon ego de se laisser faire et de s’abandonner aux valeurs essentielles d’antan. 

Ça fait donc depuis exactement 20 ans que mon ego meurt progressivement pour laisser la place à l’être originelle que je suis. A plusieurs reprises je me suis senti mourir à moi-même. Mais, ça n’a jamais été aussi fort que ces dernières années. Je suis arrivé au point où je n’ai plus rien… où je ne veux plus rien… où mes rêves s’évaporent… et où je ne vois plus le chemin se dessiner au loin devant moi. J’ose croire que c’est parce que je suis dessus, tout simplement. Je pense que, plus je suis dans l’instant présent, moins je vais voir ce qui est train d’arriver de loin. De toute manière, je sais exactement d’où je viens et vers où je vais… c’est juste le chemin exact que la Vie me fera emprunter qui reste mon mystère personnel à découvrir au fur et à mesure.

Alors, je ne vends plus rien, je ne manipule plus et j’anticipe pratiquement plus. Je n’ai plus d’énergie, ni la motivation d’obtenir quoi que ce soit de qui que ce soit. On pourrait croire que c’est l’âge, puisque j’ai malgré tout 64 ans. Possible… mais ce n’est pas comment je le sens. Il y a longtemps, je suis entré dans un chemin qui comme un entonnoir m’empêche de revenir sur mes pas. Je ne peux qu’avancer. Avancer vers l’état simple et basic de mon être profond. Aujourd’hui j’arrive uniquement encore à avancer avec l’aide de la Source Elle-m’aime. Le monde actuel me dépasse complètement et je ne suis plus acteur actif dans le théâtre de notre expérience commune.

Je me sens emporté, comme un chiffon, par le courant de la Vie sans pouvoir y faire quelque chose. Il n’y a nulle part où je peux encore m’accrocher… et même si je pouvais, je n’ai plus la force de le faire… et au fond de moi je sais que c’est parfait ainsi. Après-demain j’entame l’étape suivante de ma vie dans une ville que je ne connais pas. Je ne peux que deviner ce que la Vie a prévu pour moi et ce qu’elle va me demander. Pour avancer, mon ego avec sa petite volonté résiduelle, meurt à chaque étape encore un peu plus. Je me sens profondément en paix. Une paix grandissant qui trouve ses racines dans le fait que je suis de plus en plus prêt et même volontaire à mourir et à quitter notre scène pour rentrer à La Grande Maison.

En même temps que je sens cette Paix, je sens aussi de la mélancolie. Le miroir et les signes me montrent depuis quelques semaines, que cette mélancolie vient, d’une part, de mon abandon à vouloir réaliser mes désirs de co-créer ma Petite Famille et La Grande Famille. D’autre part, elle est là aussi, parce que je sens que je n’ai plus besoin de mettre l’être original que je suis en valeur. Je me sens béni d’avoir été une parmi peu de personnes à trouver des trésors de Vie incroyables… et je suis en train d’accepter que personne n’en veux et que je partirais anonymement avec mes acquis.

En regardant des films je pleurs beaucoup en ce moment. C’est plus fort que moi. Ces sont des pleurs d’enfant. Et c’est bon, c’est chaud, c’est vivant… et j’aime sentir ces émotions monter en moi. C’est systématiquement devant des scènes où quelqu’un est enfin reconnu pour ce qu’il est, ou que les gens voient enfin tout ce qu’il a fait. Même si j’ai fait beaucoup d’erreurs et que j’ai aussi beaucoup blessé des personnes, j’aide des gens depuis que je m’en souvienne. Comme je ne sais pas me vendre ou me mettre en valeur, ça s’est passé plutôt d’une manière discrète et je n’ai pas vraiment laissé des traces.

Pourtant, quand je retrouve parfois sur internet ou sur Facebook des personnes que j’ai accompagné, et il y en a eu vraiment beaucoup, je reconnais bien l’effet de mon passage dans leur vie à travers leurs partages, leurs réussites et leur état de conscience. Ça ressemble quand-même beaucoup à l’histoire de Moise, quand il a guidé son peuple vers la terre promise sans pouvoir y entrer lui-même. En même temps, tout en écrivant, j’ai l’impression que c’est plutôt le contraire. Justement, j’ai la sensation d’y aller seul… et que parmi la multitude des gens que j’ai pu guider, juste quelques uns sont vraiment prêts à aller jusqu’au bout avec moi. Les autres se sont laissé malgré tout attirer par le bling-bling de l’illusion.

Alors, j’avance sans reconnaissance, sans trophée, sans cadeaux… Ça touche mon ego et met en même temps les choses à leur juste place. L’art doit se faire pour l’art… et non pas pour la récompense ou la célébrité. J’avance vers mon Centre, vers mon Précieux, vers mon Pur, vers mon Vrai… juste parce que c’est comme ça… juste parce que c’est ainsi que nous avons construit le jeu de la Vie. Pas de triche pour moi en vendant des chimères, en jouant avec la loi d’attraction ou en manipulant les autres pour les faire avaler des couleuvres. J’avance sur ce chemin le moins fréquenté… dénudé, fier et plein de gratitude pour ce qui a été, pour ce qui est et pour ce qui sera… Merci, merci, merci…

Je vous souhaite une délicieuse journée de plus… ∞❤️∞ 

Un des plus grands acteurs, chanteurs et danseurs du monde…
Pourtant Danny Kaye, ou Daniel Kaminski, était quasiment inconnu en France…

Vers Le Petit Paris ~ To The Little Paris

🇬🇧 To translate my article to your language, copy the French text, click on this link and paste it in the Google translator that opens…

Michael à Modi’in, Israël 🇮🇱 

Bon, mes sacs sont prêts ! Pourtant, je ne déménage que lundi. Je voulais voir combien j’ai accumulé d’affaires depuis que je suis arrivé en Israël et si j’allais arriver à tout transporter en une fois. En effet, je me suis un peu alourdi, mais pas beaucoup. A part mon gros sac à dos j’aurai juste une petite valise de cabine et deux sacs pour faire des courses supplémentaires. Toutefois, si je devais redevenir itinérant, ce serait vraiment facile de me libérer de ce petit superflu…

Je pars lundi matin vers Le Petit Paris. C’est le surnom de Netanya, une belle ville, très animée, au bord de la mer, qui semble rempli de français. Une amie du lycée m’a proposé, il y a plus d’un an déjà, son appartement pour le prix que je peux me permettre. Elle a l’intention de le vendre, donc je ne pourrais pas vraiment m’y poser, même s’il est possible que l’appart ne soit vendu que dans deux ans. Pour moi, ça veut simplement dire que j’ai certainement quelque chose à faire là-bas, pendant un certain temps.

D’une part, je vais continuer mes cours d’hébreu. J’ai eu mon premier niveau (Aleph) à Tel Aviv offert par l’état et j’ai payé mon deuxième niveau (Beth) moi-même ici à Modi’in. Le troisième niveau (Guimel), que je vais déjà démarrer mardi matin, dans 4 jours, sera également payé par l’état. Chaque immigrant à en principe droit à deux Ulpans, un dans une institution public et un dans un institution privé. Celui-ci sera privé et nous ne serons que 4 dans la classe. J’aurais deux cours de 4 heures par semaine pendant environ 4 ou 5 mois. Il semble que moins il y a des gens, plus il y aura des progrès. J‘ai dû devancer le payement, certainement pour montrer ma motivation. Il me sera remboursé en trois fois… mais seulement si j’apparais au quotidien sur les fiches de présence.

Avec mes camarades de classe et les 2 profs pendant une petite fête de fin d’Ulpan… 

Dans mon cas, il n’y a pas de souci, puisque je suis super-motivé d’apprendre ma langue afin de la parler comme le native que je suis. Le niveau Guimel indique que je sais déjà parlé un peu et que je sais dire des choses au passé (Aleph) et au futur (Beth). Maintenant je vais parfaire l’aptitude général de m’exprimer avec plus de facilité. Ce n’était pas certain que j’allais avoir ce deuxième cadeau de l’état. Au bureau d’intégration ils m’avaient dit qu’à cause du Corona, et les problèmes de trésorerie qu’il a provoqué, il n’y aurai pas de deuxième Ulpan. Alors, du coup je n’ai pas fait les examens nécessaires pour obtenir mes cours supplémentaires. En fin de compte, un simple attestation de l’école de Modi’in, indiquant ma fidélité aux cours, a suffit…

D’autre part, je sens bien que ma vie en moi cherche à re-démarrer et à se re-animer. Je pense que le dépouillement, la solitude, le calme et le vide avaient trouvé leur paroxysme à la fin de mon séjour en France. J’ai la sensation de renaitre de mes cendres, de devoir me re-construire à partir de rien. Comme un enfant, ça commence logiquement par apprendre à parler et à découvrir son environnement. Je m’imagine déjà à Netanya… à suivre mes cours, à faire mes accompagnements, à me promener en bord de mer, à parler avec des gens, à profiter de la plage et de la mer… et même à commencer à chercher un travail simple pour participer à la vie ici et pour m’intégrer… comme par exemple ranger les rayons dans un supermarché.

Dans les starting-blocks…

Voici mes priorités, dans l’ordre : apprendre ma langue, chercher un travail, développer ma vie sociale, puis, trouver une partenaire et un lieu pour me poser enfin ! Le simple fait que je sais que l’appartement va être vendu est un signe que je suis, encore une fois, seulement de passage… la Vie semble me pousser à aller encore ailleurs et peut-être plus loin ou plus profond par la suite. Comme je n’ai aucune idée quand l’appart trouvera son nouveau propriétaire, ça m’oblige à rester réveillé, mobile, léger et très vigilant aux signes.

En tout cas, maintenant j’ai hâte et je sens l’impatience de partir. J’ai même déjà viré mon premier loyer. Encore 4 jours et ça y est… Quatre jours pour remercier la ville, la chambre et la hôtesse qui m’ont accueilli dans cette première étape de ma vie ici. Quatre jours pour me préparer intérieurement aux changements, aux imprévus, aux surprises… et même à être seul à nouveau, au départ en tout cas… puisque je ne connais encore personne à Netanya. La ville est assez loin de Modi’in, de Tel Aviv et de la partie d’Israël dont j’ai l’habitude. Que l’aventure commence… ou continue plutôt…

Je vous souhaite une délicieuse journée de plus… ∞❤️∞ 

Je décroche ~ I unhook

🇬🇧 To translate my article to your language, copy the French text, click on this link and paste it in the Google translator that opens…

Michael à Modi’in, Israël 🇮🇱 

Parler de liberté, de puissance, de paix ou de l’Amour, alors que je me trouve dans le confort rassurant du soutien d’une famille, d’une profession, d’un revenu, d’un capital, de la structure de la société ou simplement de ma jeunesse… est une chose. De le VIVRE, sans soutien ou presque, directement, face à face à l’existence, en suivant les changements torrentiels qui sont propres à la VIE et à l’AMOUR… est une toute autre paire de manches !!!

C’est ça, être un Alchimiste… C’est pour cela que je me suis autoproclamé ainsi, puisque j’ai lâché le bord de la rivière égotique pour me laisser complètement emporter par la rivière de la GRANDE VIE… et cela depuis bien longtemps déjà. Pour moi, l’être humain est venu pour cela… et QUE pour cela ! Il est venu pour se laisser transformer, à partir de son état de plomb, séparé et inconscient, où la peur inconsciente domine son existence… vers l’état d’or où l’Amour l’habite et où il se sent UN avec toute chose… et où il est conscient d’être conscient d’être conscient… 

Ça s’est passé dans ma vie en étapes. Le dénominateur commun de chaque étape a toujours été qu’à chaque fois j’ai pensé que j’étais arrivé. Aujourd’hui, je sais que je serais toujours en mouvement, toujours en changement… puisque ce se sont les caractéristiques fondamentales de la VIE elle-même. Je sais aujourd’hui que dès le moment que je ne bouge plus, je ne serais plus dans la VIE et que j’aurai abandonné. Bien évidemment que le mouvement peut-être subtil… 

Ainsi, j’ai connu une grande période où j’étais endormi et où, comme un mouton blanc, j’ai participé sans me rendre compte à une société malade et déformée. Ensuite, il y a eu l’étape de secousses, où mes maladies, malaises et malheurs ont fait trembler mes fausses fondations fragiles. Puis, s’en est suivi des années de mise en question qui se sont soldées par une expérience d’éveil. Après celle-ci, après cette mega prise de conscience, j’ai passé de longues années à me libérer consciemment et délibérément de mes comportements et réflexes conditionnées afin de trouver mon état naturel.

Il y environ 6 ans, j’ai atteint un certain seuil, où les retrouvailles avec le vrai MOI me rendaient de plus en plus incompatible avec ceux qui m’entouraient, avec mes occupations et carrément avec la société. Comme ce processus est instoppable, je me suis laissé aspirer par elle. Depuis mon expérience d’éveil, et au fur et à mesure que j’arrivais à me libérer de mes enclos multiples et de mes couches de camisoles de force, des bribes de notre culture ancestrales remontaient progressivement à la surface de ma conscience… et le chemin de jadis se manifestait de plus en plus clairement et palpablement devant mes yeux.

Le miroir, la projection donc, et les signes ont été mes fidèles compagnons tout au long de cette route. Ils étaient mes GPS indispensables. Sans eux, JAMAIS j’aurais retrouvé notre chemin commun d’antan, laissé en friche depuis plus d’un millénaire… Depuis à peine quelques années j’avance prudemment en lentement sur ce chemin « le moins fréquenté ». Je doute, j’hésite, j’appréhende… par crainte de m’être trompé depuis le début. Pourtant, chaque jour la VIE-même m’envois des signes qui confirment le contraire.

En rentrant dans le pays où j’ai vu le jour, j’ai eu l’occasion de boucler mon cycle traumatique. Pour cela j’ai eu besoin de 8 vies distinctes depuis que je suis né. En revenant en Israël, j’ai démarré ma 9ème… et certainement ma dernière. Intérieurement, je suis persuadé que ce n’est pas seulement la dernière partition mon histoire terrestre, mais ma dernière tout court. Je n’ai nullement l’intention de revenir… Mon intention est d’atteindre le coeur de l’AMOUR cette fois-ci… et même si cela sonne pompeux et prétentieux, tout autour de moi me montre que je m’y approche à grand pas jour après jour.

Je n’ai plus rien à faire… Je n’ai plus rien à prouver… L’inconfort de ces quelques mois passés, depuis que je sais que je dois quitter ma chambre à Modi’in, venait uniquement parce que je n’acceptais pas l’évidence. Je n’acceptais pas la porte qui était déjà grande ouverte. J’en cherchais une autre… et comme ça ne venait pas, j’ai tout mis en doute, inutilement. Depuis que j’ai eu l’intention de venir en Israël, j’ai eu la proposition d’utiliser l’appartement d’une connaissance du lycée à Netanya. Alors, ce sera mon étape suivante… et je suis curieux de découvrir pourquoi je suis censé passer par-là.

Puisque les frontières sont encore fermées et que mon hébreu est encore au stade intermédiaire, il est clair pour moi que j’ai encore un peu de temps à passer ici en Israël. Toutefois, Netanya est « Le petit Paris » d’Israël et ainsi mon lien avec la France perdure… pour des raisons que je ne peux que deviner pour le moment. Quoi qu’il en soit, cette belle ville très animée va me permettre de sortir de mon confinement personnel, qui dure déjà depuis mai 2018, depuis que j’ai acheté mon camion.

Avant de revenir en Israël, fin 2019, mon processus de dépouillement semblait être arrivé au bout. Depuis que je suis là, je sens bien que la Vie cherche à clôturer le passé avec et pour moi… pour ensuite m’animer autrement. Et moi je cherche avec Elle… puisque je ne sais pas encore comment faire ni vers où aller intérieurement. Je sais seulement que je me sens en Paix, que je n’ai rien à faire, rien à prouver, rien à construire. Ça viendra ou ça ne viendra pas, c’est aussi simple que ça. J’ai tout lâché et je ne fais que suivre le chemin d’antan… un chemin qui est fait d’endroits multiples consécutifs permettants d’ETRE pleinement AVEC la VIE à CHAQUE instant.

C’est comme ça que vivaient selon moi nos anciens à l’époque de la gloire de nos cultures anciennes. Il ne se posaient pas de questions inutiles comme quoi faire, quoi vendre ou acheter, où passer les vacances, ni même quoi manger… mais s’occupaient uniquement à renforcer d’instant en instant leur lien Naturel Individuel et Commun avec la Source.

Bien évidemment que je serais toujours là pour ceux qui pensent que l’énergumène bizarre que je suis devenu peut les aider. Je sais que sur ce plan là, je n’ai pas d’égal puisque je suis vraiment chez moi. Mon blog reste et les rendez-vous hebdomadaires aussi, pour l’instant. Mais, je sais aussi que pour vivre le rêve que la VIE a prévu pour moi, je dois laisser partir le rêve que moi j’avais prévu pour moi. Alors, je décroche, je lâche et je laisse… et je verrais bien vers où le courant de l’AMOUR me mène…

Je nous souhaite une délicieuse journée de plus ∞❤️∞ 

Netanya ?!

🇬🇧 To translate my article to your language, copy the French text, click on this link and paste it in the Google translator that opens…

Michael à Modi’in, Israël 🇮🇱 

Beaucoup de choses se sont passées cette dernière semaine : Mon deuxième cursus d’hébreu s’est terminé, et j’y ai participé sans lâcher avant la fin… J’ai visité plusieurs chambres à Jérusalem et à Tel Aviv, l’une plus crade encore que l’autre… Le confinement vient de finir, mais ce n’est pas tout à fait clair pour moi ce qui se passe dehors… J’ai décidé de ma faire vacciner, juste pour ne pas me faire interdire l’entrée aux transports public … Je marche à nouveau en short et t-shirt, puisqu’il fait très doux… et, j’ai probablement trouvé où je vais aller dans quelques semaines.

Une chose est claire pour moi : le moment de me poser pour de bon n’est pas encore arrivé ! Après avoir vadrouillé pendant 5 ans en France, j’avais tellement envie de ne plus bouger quand je suis arrivé en Israël, que mon élan de mouvement est parti et je me suis un peu avachi. Certes, ça tombait à pic, puisque j’allais suivre des cours d’hébreu et faire tout un travail de fond pour nettoyer les résidus de mon passée ici… et, par expérience, je sais qu’il y a une limite bien précise par rapport au nombre de choses que je peux gérer en même temps.

Notre dernier cours par Zoom, mercredi dernier… 

Il m’a fallu quelques semaines pour me sentir à nouveau prêt à bouger et à continuer physiquement et géographiquement mon aventure vers les étapes suivantes de ma destination, qui m’attendent patiemment quelque part dans l’espace et le temps. Pour valider mon ressenti, j’ai commencé déjà à donner quelques affaires inutiles et à mettre d’autres dans mon sac à dos. Toutefois, j’ai malgré tout un tout petit peu plus que seulement un sac à dos. La petite valise de cabine, que j’ai eu quand j’ai travaillé à l’hôtel, sera pleine aussi.

Il y a quatorze mois, quand j’ai cherché un lieu pour atterrir tranquillement quelque part en Israël, il y avait une femme, qui était au même lycée que moi, qui m’avait gentiment proposé une chambre dans son appartement vide à Netanya. A l’époque, je ne me suis pas senti prêt à aller dans un appartement dans une ville où je ne connaissais personne, alors que je ne parlais pas encore la langue. Par facilité, j’avais choisi l’autre option, c’est-à-dire de louer une chambre chez une femme que j’ai connu sur Facebook… et proche de quelques personnes que je connaissais de mon passé.

Les coquelicots (pèreqiem) ici en Israël me transportent en sensation
directement vers les premières années de ma vie…

C’était rassurant d’avoir la clé de cette appartement sur moi, sachant que je pouvais m’y rendre en cas de problème. Toutefois, timide comme je suis et me sentant rapidement de trop, j’ai eu du mal à contacter Mirjam cette fois-ci pour vérifier si son offre tenait toujours. J’ai tellement laissé des gens et des choses derrière moi en choisissant pour des relations vraies, puis de suivre le mouvement libre de la VIE, que j’ai rapidement la sensation d’utiliser quelqu’un quand j’ai besoin d’aide… alors, qu’il est à mon avis tout à fait naturel d’en demander si je n’arrive pas faire quelque chose par moi-même.

Alors, après avoir visité une chambre à Tel Aviv en fin d’après midi, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai envoyé un message WhatsApp à Mirjam. Elle a rapidement répondu que je pouvais sans problème entrer dans son appartement bientôt. Nous allons nous parler tout à l’heure pour passer en revue les détails. Je pense que ce sera encore pour un temps limite, puisqu’elle a l’intention de vendre son bien. Je ne vais donc pas encore me poser, ce sera simplement l’étape suivante de mon épopée. Du coup, je vais pouvoir rester tranquillement dans ma chambre actuelle et tenir compagnie à mon hôtesse dans cette période si difficile pour elle.

Netanya est une très belle ville au bord de la mer et au nord de Tel Aviv. C’est la ville préférée des français… et je vois ça comme un clin d’oeil me disant que le lien entre moi et la France est toujours vivant. Il semble en même temps, que la ville se trouve sur une frontière climatique et que la température en dessus de la ville est vraiment plus haute que celle d’au-dessus. L’appartement se trouve calme et à peine à 20 minutes à pied de la plage. Je ne sais pas si je vais pouvoir suivre à nouveau des cours d’hébreu. Je n’ai pas encore trouvé d’école et il est possible qu’au moment que j’arrive dans la ville, que les classes ont déjà démarré depuis plusieurs semaines.

La logique me dit que c’est une étape où je vais avoir la possibilité de m’intégrer davantage dans la vie de mon pays. Je vais pouvoir continuer mes études de manière autonome et tout simplement en parlant avec les gens au quotidien. Ici à Modi’in, je ne rencontre personne car c’est très très calme… alors que Netanya est beaucoup plus vivante et animée. En même temps, tout en continuant à accompagner, j’ai aussi envie de trouver un petit travail pour être à nouveau parmi les gens et de pratiquer ma langue fraichement acquise. L’année dernière était sous le signe de la solitude et la réparation… l’année à venir semble dessiner une re-démarrage…  

Quoi qu’il en soit, les signes me disent systématiquement les mêmes choses ces derniers temps : aller lentement, me laisser emporter par le courant, rester fidèle à qui je suis, rester dans ma simplicité, ne pas m’inquiéter pour la ré-apprentissage de ma langue maternelle, rester centré, jouer la Vie… et surtout, accepter l’homme bizarre que je suis devenu…

Bon, je me sens à nouveau tranquille sachant qu’il y a un endroit qui m’attend. Après avoir mis ma page de journal en ligne, je retourne à mes leçons d’hébreu. C’est fou la quantité d’effort que je dois faire pour si peu de résultat. Mais, j’y prends un réel plaisir. J’entre dans la phase où je m’exprime relativement facilement pour des choses simples, que je comprends à peu près ce que les gens disent quand ils me parlent… et que je peux visionner des séries télé sans sous-titrage. Je ne comprends pas tout, mais déjà assez pour suivre l’histoire.

Je vous souhaite une délicieuse journée… et peut-être à ce soir pour la causerie… ∞❤️∞ 

https://youtu.be/KR-gppWNVuw

J’adore…