Mon p’tit tour ~ My little tour

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Michael à Netanya, Israël 🇮🇱

Ayant enfin tout lâché, je n’ai plus beaucoup de motivation ni d’énergie pour avancer. Il y a longtemps j’avais déjà compris, au cours de mes accompagnements, que ce sont nos blessures qui nous donnent cet élan, au delà d’une espèce d’équilibre animale et naturelle, de se prouver, de se faire respecter, de se démarquer, de séduire, d’exister, d’appartenir, de s’enrichir, de se battre, de chercher à se faire aimer, et plus encore…

Je suis encore là et mon histoire n’est pas terminé. La différence entre avant et maintenant c’est que je ne décide plus de rien. Je suis simplement attentif et je suis les signes au mieux de mes capacités. Je suis près à bouger au moindre indication. Je sais que la VIE me guide vers ma réalisation, vers mon état divin dans mon expérience terrestre. L’obstacle à cette réalisation a toujours été moi, avec mes peurs, mes envies et mes volontés égotiques, ceux de ma petite personne.

Mon parcours préféré du moment…

Je ne fais plus obstacle maintenant… et comme mes blessures semblent pas actives en ce moment, je peux me laisser guider par les signes extérieurs, comme la synchronicité… et les signes intérieurs, comme mes ressentis… Je cherche à sentir l’harmonie, la légèreté et l’équilibre et m’adapte en fonction d’eux. Après de longues années, je n’applique enfin plus mes propres outils. Plus de palissade, plus de gestion émotionnelle, plus rien… 

J’épouse complètement et paisiblement ma situation, mon état et ma destinée. Plus besoin de supports divers pour redresser cette personnalité déformée par mon éducation et le conditionnement reçu de mes parents et de mes enseignants. Je suis nu, face à la VIE… prêt à vivre la Simplicité Divine que les autres animaux n’ont pas perdu. Les animaux ne font pas tout un affaire de leur passage ici. Ils naissent, passent et repartent discrètement. J’ai l’impression d’être enfin arrivé à cette simplicité là.

Voici l’appartement… Il est au premier niveau… Les fenêtres sont cachées par l’oranger…

Je n’ai pas vraiment besoin de sortir de mon lit le matin. Rien ne m’appelle vraiment… Mais, je sens davantage d’harmonie quand je suis un programme approximatif et que je m’y tiens. Je m’aperçois aussi qu’il est important que je sorte de l’appartement, car il est sombre. Autant ma chambre à Modi’in était en plein soleil, ce qui est très bon pour quelqu’un qui doit rester confiné… autant la lumière directe n’entre pas à l’intérieur de l’appart où je suis maintenant. Il y a un oranger devant la fenêtre principale qui empêche le soleil couchant de chauffer le salon. Il fait donc frais à l’intérieur… ce qui sera certainement très avantageux pendant les mois d’été.

Quand la lumière me réveille par la petite fenêtre en face de mon lit, j’aime bien commencer par regarder un film depuis quelques jours… Ensuite, je fais ma toilette et je m’installe dans le salon pour écrire mon article du jour. Puis, il est important que je sorte et que je reste dehors aussi longtemps que possible. Hier je suis sorti vers 11 heures et j’ai fait le parcours que j’ai dessiné sur la carte au-dessus. Je commence bien évidemment à l’appartement (1) et je descends une grande rue jusqu’à la mer. En chemin il y beaucoup d’orangers qui bordent la route, des chats qui vivent librement dans les rues et je passe devant un grand quartier religieux… 

Hier, j’ai remarqué que la route du bord de mer s’appelle l’avenue de Nice. Sur le panneau ci-dessus est écrit en petit que c’est une ville de la Riviera Française. Ensuite, je longe la mer jusqu’à l’endroit où je me pose à l’ombre pour faire un peu d’hébreu sur Duolingo (2). En marchant, j’écoute une application qui répète des mots sans cesse. Après, je continue jusqu’à la rue Herzl, une grande rue très animée. J’ai vu que mon école se trouve très près de là (3). A chaque fois que je vois un banc ou une chaise libre à l’ombre, je m’y installe un petit temps pour étudier un peu plus et pour regarder les gens qui passent et s’affairent. Au bout de la rue, je bifurque vers la gauche, vers le marché (4), que je traverse et où je fais éventuellement quelques courses… puis, je retourne à l’appartement.

Je pense que le parcours fait environ 5 kilomètres et hier ça m’a pris 4 heures. Une fois mon article en ligne j’y retourne et j’ai l’intention de rester dehors un peu plus encore. Bientôt je visiterai la plage aussi pour faire prendre de la couleur à mon corps. Par contre, je ne me sens pas encore prêt à faire mes démarches administratives, ni le ménage dans l’appartement. Je les ferai quand je le sentirai. Ma priorité est de me sentir en harmonie, afin que mon énergie remonte… le reste suivra. Après avoir mangé normalement pendant plusieurs jours, il est claire dans mon esprit que c’est la nourriture solide qui maintient mon énergie basse. Alors, de ce pas je retourne aux liquides… A suivre…

Je nous souhaite une autre délicieuse journée… ∞❤️∞ 

Retrouver l’équilibre ~ Regain balance

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Michael à Netanya, Israël 🇮🇱

C’est facile de dire que le monde est ma maison où que ma maison se trouve là où est mon coeur… c’est toute autre chose de le vivre. Je bouge depuis longtemps maintenant. En réalité, je n’ai pas cessé de changer de lieu de vie depuis que j’ai quitté Israël à l’âge de 5 ans. Le seul endroit où je suis resté longtemps a été à Callian, avec Patricia. C’est le seul moment où j’ai connu une forme de stabilité. Même maintenant que j’ai enfin réussi à retourner d’où je viens, le mouvement continu et le temps de me poser, ou de me re-poser, semble ne pas encore être arrivé.

Avec les années, j’ai appris à m’adapter relativement vite à mes nouveaux environnements. Souvent je me suis attaché rapidement aux gens, un peu trop vite, et trop fort même… ce qui s’explique par un peu trop d’expériences d’arrachement que j’ai vécu par rapport aux êtres chers quand j’étais encore jeune. Aujourd’hui, je pense avoir un meilleur équilibre dans ce domaine et je m’attache différemment, plus en fonction d’une sorte de réciprocité. J’attends davantage de voir ce que je représente pour une personne avant de m’approcher plus d’elle. J’attends de voir ce qui se passe… et le temps fait le reste…

Là, dans ce nouveau lieu, je me suis déjà bien habitué… même si je n’ai pas encore de wifi et que pour me laver je dois chauffer l’eau sur le gaz. Mais, en même temps je sens bien que je n’ai pas encore trouvé mon équilibre. C’est un peu comme si mon équilibre voyage plus lentement et me rattrape un peu plus tard. Je le sens par l’absence d’un certain calme que je connais bien chez moi maintenant. Je le constate aussi par la difficulté de me coucher et me lever avec le soleil. Le plus flagrant est mon besoin de nourriture rassurante, du « comfort food » comme ils disent en anglais.

Je cherche mon équilibre en cherchant mes nouveaux rythmes. Ma vie a changé et j’ai changé, et cela en très peu de temps. C’est illogique de croire que mes rythmes d’aujourd’hui soient les mêmes que à Modi’in. Je suis très attentif à mon ressenti, plus que d’habitude. Je m’interroge et je vérifie en expérimentant… Est-ce que l’alimentation qui correspond à mon équilibre se doit toujours liquide ? Est-ce que le rythme du soleil est toujours adéquate ? Est-ce que je suis toujours mieux seul ou est-ce que le moment est venu de chercher à rencontrer davantage de gens ? Est-ce que l’apprentissage de l’hébreu est toujours aussi important ?

Dans l’idéal, je ne devais pas perdre mon équilibre en me déplaçant. Dans l’idéal, il se déplace avec moi et change à la même vitesse. Je pense que ce serait le cas si je me sentais vraiment à la maison partout. J’ai encore besoin d’un temps d’adaptation pour me sentir confortable et en sécurité. Même si je considère le monde entier ma maison, ça ne veut pas dire que je me sens familier dans toutes les pièces.

En discutant au téléphone avec un ami hier, j’ai réalisé qu’une grande partie de l’inconfort venait de mes moyens limités. Si financièrement je me sentirais davantage en sécurité, ce serais vraiment plus facile. Il y a clairement un lien direct entre mon confort et la foi que j’ai en la VIE. Comme je l’ai déjà dit, ce que je vis semble facile pour quelqu’un d’entouré d’une famille, avec un revenu régulier ou un patrimoine… et de manière théorique à partir de son fauteuil confortable. De le vivre comme la Vie me le présente, c’est toute une autre paire de manches…

Alors, je mange plus que d’habitude… mon sommeil est irrégulier et plus lourd… mon corps manifeste des petits douleurs et s’est alourdi… mon énergie est basse… et je fais n’importe quoi, n’importe quand. Je n’ai clairement pas encore trouvé mon équilibre et je cherche la voie de passage vers un état plus agréable. Peut-être que je dois trouver mon équilibre dans l’absence de tout ce que j’ai connu auparavant ? Je me pose la question…

Le miroir et les signes semble m’indiquer que la clé se trouve dans le problème lui-même… et que l’inconfort EST la voie de passage. Je me sens seul ici, isolé encore. Je ne pense pas qu’il s’agit de chercher à meubler ce vide… mais simplement de continuer à le vivre, tant qu’il est là. Les films me permettent de pleurer… beaucoup… et c’est bon. Ça me fait du bien intérieurement. Je ne sens pas que j’ai un effort quelconque à faire, mais que j’ai juste à accueillir ce qui est là, puisque c’est ainsi que j’ai créé ma réalité du moment. Et si je l’ai créé ainsi, c’est que j’en ai profondément besoin tel qu’elle. Je pense que le contraste avec ma vie passée est très grande et cela a certainement une grande influence sur mon état du moment…

Alors, après avoir visionné un superfilm au réveil, pris un bain tiède et écrit cette page pour mon journal, je vais me promener vers le bord de mer. J’ai trouvé un endroit parfait pour m’installer et étudier. Je vais y rester un petit temps pour ensuite terminer une boucle que j’aime bien. Ça me fait passer par le marché de Netanya et une sorte d’avenue où il y a habituellement beaucoup de monde… et surtout des français. C’est shabbat aujourd’hui et en même temps purim, le carnaval des juifs. Beaucoup de gens se promènent déguisé dans la rue, chantent, jouent et font la fête. Je vais m’y mêler… de manière très attentive, bien évidemment… 

Je nous souhaite une délicieuse journée… Shabbat Shalom et Chag Purim Sameach, comme on le dit ici… ∞❤️∞ 

Deux superhéros de mon passé… avec une chanson qui me donne encore des frissons… 

Très excité ~ Very excited

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Michael à Netanya, Israël 🇮🇱

Voilà, comme un chat j’évolue lentement du centre ou je me suis posé vers l’extérieur. Au début, j’ai juste pris possession de la grande chambre à coucher et au fur et à mesure que je me sens bien, je m’étale dans la maison. Je ne suis pas sortie tout de suite non plus, j’ai juste fait un petit tour hier matin pour sentir l’ambiance de la ville. J’ai pris quelques photos déjà pour vous donner un petit aperçu. J’en prendrai davantage tout à l’heure, parce que c’est vraiment très joli ici et j’ai adoré traverser le marché…

Là, je me suis enfin pour la première fois installé dans le salon. J’ai partout ouvert les fenêtres pour faire entrer la lumière et enlevé les draps qui protégeaient les meubles contre la poussière. Demain, je passerai l’aspirateur dans les pièces et le balais dans les escaliers, qui sont laissés à l’abandon depuis le départ de l’ami qui me loue son appartement. Les voisins n’en ont clairement rien à faire. Ce matin, je dois attendre à l’intérieur puisque le réparateur du wifi va passer…

Le chauffe eau doit aussi être réparé. Pour l’instant pour me laver j’utilise le soir l’eau chaude du cumulus qui chauffe sur le toit au soleil, et le matin je chauffe l’eau dans une casserole. Je commence à me sentir vraiment bien ici. L’appartement est plus sombre que ma chambre à Modi’in, il donne l’impression d’être un peu encastré à cause des arbres devant les fenêtres. J’apprécie beaucoup le silence dans la nuit qui commence tôt et se termine tard. La, en écrivant j’entends les sons du voisinage… le chant des oiseaux, un chien au loin, une voiture qui passe, des voix d’enfant, le bruit d’un aspirateur, les sons d’un tambour africains et des femmes qui chantent… et ça continue en changeant progressivement…

Aujourd’hui, je démarre une cure d’un mois avec des feuilles de graviola pour faire du bien à mon corps. En même temps, je recherche mon équilibre alimentaire du moment et j’attends que mon corps se calme pour revenir aux liquides. Je ne me sens pas encore assez calme pour me replonger dans l’hébreu. J’en fait juste un petit peu pour ne pas tout oublier. Dès que mon état redevient calme, je reprendrai les liquides et je commencerai les démarches administratives pour confirmer mon installation à Netanya. Je vais doucement, il est important de m’écouter attentivement et faire mes choix de manière consciente… il s’agit de me définir, de définir QUI je suis aujourd’hui. Ce n’est pas quelque chose de routinière, car j’ai changé, et mes envies, mes besoins et mes priorités ont, encore une fois, changé !

L’excitation de ce matin a été provoqué par un coup de fil que j’ai reçu. Hier, en me promenant, j’ai senti que, tout en me posant, je devais gardé l’oeil ouvert et attentif quant à l’endroit suivant de mon itinéraire. Je ne sais pas combien de temps je peux rester ici à Netanya. Ça varie entre 3 mois et deux années, puisque la propriétaire veut vendre l’appartement. L’idéal pour moi serait de pouvoir rester au moins autour de 5 ou 6 mois, le temps de terminer mon troisième cycle de cours d’hébreu. Avant de choisir de venir à Netanya, j’avais une seule piste alternative possible. C’était dans une pépinière au Moshav Amirim dans les hauteurs du Galilée.

L’homme que j’ai eu au téléphone il y a quelques mois, semblait très occupé et je pense qu’il n’a simplement pas pensé à donner suite à nos échanges. Mais, il m’a appelé tout à l’heure et il est toujours intéressé de me rencontrer et à m’accueillir. Je lui ai partagé qu’entretemps je me suis engagé à rester quelques mois ici pour suivre mes cours d’hébreu. Il a compris et la porte semble malgré cela toujours ouverte. Il m’a invité à venir passer quelques jours au moshav pour voir et sentir. Ça tombe bien, puisque j’aurai mes cours les mardis et les jeudis… ce qui me laissera 5 jours entre les cours pour faire un tour là-haut. Il m’a envoyé l’adresse et il suffit maintenant juste de planifier ma visite. A suivre…

Je nous souhaite une journée fantastique… ∞❤️∞ 

 Trouvé sur Youtube… Ça fait rêver non ? Moi si, en tout cas… Alors, qui sait ?

Atterrissage à Netanya ~ Landing in Netanya

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Michael à Netanya, Israël 🇮🇱

C’était une journée très pleine hier. Repartir n’était pas aussi simple qu’auparavant. J’ai un peu plus d’affaires, j’ai pris un peu d’âge et après un an de confinement mon corps est devenu un plus lourd et un peu plus faible. La deuxième piqûre contre le Corona que j’ai reçu la veille n’a pas aidé non plus. Je me sentais vulnérable et fébrile. Je sentais bien que quelque chose d’étranger était dans mon corps en train d’oeuvrer. C’était un peu comme à la fin ou au début d’une fièvre, où mon corps est un peu plus sensible au toucher et à la température et que le mieux que je peux faire est de rester encore un peu dans mon lit, le temps que ça passe.

Mais, les dés ont été jetés et mon nouveau copain Larry allait venir vers 9 heures 30 pour m’emmener à ma nouvelle destination. Mon défi du jour était de rester zen et d’entrer aussi sereinement que possible dans la suite de mon aventure. Je pense que j’ai bien réussi, malgré quelques petites obstacles qui se vont se résoudre dans les jours qui viennent, comme l’absence de Wifi, la chaudière qui ne fonctionne pas, la difficulté à ouvrir les fenêtres… mais aussi un appart déjà d’un certain âge et bien remplis avec les affaires de l’amie qui me le loue. Même si je vivais tout ça comme un cadeau énorme du ciel, j’ai eu dû mal à atterrir et à savoir comment me sentir à nouveau en confort… 

Heureusement qu’il y avait Larry pour m’aider à relativiser. Avant qu’il reparte nous avons fait un petit tour de reconnaissance en voiture et sur le chemin de retour nous nous sommes arrêté au supermarché le plus près pour que je m’achète un peu de nourriture de réconfort. D’ailleurs, j’ai entendu plusieurs personnes parler en français dans le magasin. De retour dans ma nouvelle demeure temporaire, j’ai mis de la jolie musique israélienne dans la cuisine et je me suis préparé une grande casserole de soupe aux ailes de poulet avec des oignons, des carottes et des courgettes… avec un léger gout d’épices orientales et de noix de coco. Pendant que ça cuisait, j’ai choisi de m’installer dans la chambre à coucher principale. J’ai réussit à assembler de mémoire le petit placard transportable en métal et tissu, trouvé l’endroit parfait pour le poser et j’ai fait le lit.

« Une drôle d’histoire »
C’était facile de m’identifier au jeune homme dans le film ce matin…

Du coup, j’ai plusieurs choses à faire, comme le changement d’adresse pour le registre national, la banque et l’organisme de santé. J’ai à mettre ma vie ici en mouvement, quoi. Mes cours d’hébreu ne démarrent que la semaine prochaine et j’aurai seulement l’école deux matins par semaine. J’ai donc tout le temps de construire la suite de mon aventure. Il est essentiel pour moi de ne pas faire comme dans le passé… c’est-à-dire, rapidement tout régler et mettre en place. Non… lenteur, observation, silence, écoute et calme sont de rigueur. La Vie me guide et pour le percevoir j’ai besoin de rester très calme et attentif.

Alors, après avoir vidé mes sacs et rangé mes affaires je ne suis pas ressorti comme j’avais pensé le faire. Non, j’ai utilisé l’eau chaude qui restait dans l’accumulateur sur le toit pour prendre un bain et en attendant le rendez-vous zoom du soir, j’ai simplement regardé un bon film en mangeant ma soupe délicieuse. La rencontre Zoom a été chouette et j’ai passé un très bon nuit. C’est calme ici… Tout a trouvé sa place et après avoir posté ma page de journal je vais me promener un peu vers le centre ville et le bord de la mer pour sentir les distances et les ambiances.

Je dois faire un grand effort pour ne pas me sentir perdu. Je ne connais personne ici et je ne sais pas par où la Vie va me faire passer. Je me laisse aussi sereinement que possible emporter par le courant et même si mon être profond jubile, mon ego panique parfois. D’un film que je viens de regarder au réveil, j’ai retenu une phrase importante : « Si tu n’es pas occupé par ta naissance, tu t’occupes à te laisser mourir. » J’ai compris que c’est de Bob Dylan et je l’ai pris très personnellement. Je n’ai pas besoin de faire beaucoup, ni tout d’un coup. Juste un pas à la fois… mais, sans ne jamais m’arrêter. Bon, de ce pas je vais me promener un peu...

Je nous souhaite une nouvelle journée magique… ∞❤️∞ 

https://youtu.be/YbzIp0r8z1Q

Une trace d’Amour ~ A trace of Love

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Michael à Modi’in, Israël 🇮🇱 

« Lorsque l’amour vous fait signe, suivez-le, quoique ses voies sont rudes et escarpées. Et lorsque ses ailes vous enveloppent, cédez-lui, quoique l’épée cachée parmi ses plumes puisse vous blesser. Et lorsqu’il vous parle, croyez en lui, quoique sa voix puisse éparpiller vos rêves comme le vent du Nord saccage le jardin.

Car même s’il vous couronne, l’amour vous crucifiera. Même s’il vous aide à grandir, il vous élaguera. Même s’il s’élève à votre hauteur et s’il caresse les plus tendres de vos branches qui frémissent sous le soleil. Il s’enfoncera jusqu’à vos racines et secouera leur emprise dans la terre. Comme des gerbes de blé, il vous récolte en lui-même.

Il vous bat pour vous dénuder. Il vous tamise pour vous délivrer de votre son. Il vous moud jusqu’à ce que vous blanchissiez. Il vous pétrit pour vous assouplir.

Et puis, il vous soumet à son feu sacré, pour que vous connaissiez les secrets de votre cœur et que par cette connaissance, vous deveniez une parcelle du cœur de la Vie.

Mais si, dans votre crainte, vous ne cherchiez de l’amour que sa paix et son plaisir, alors vous feriez mieux de couvrir votre nudité et de vous écarter de son aire de battage, pour gagner le monde sans raisons où vous rirez sans déployer tout votre rire, où vous pleurerez sans répandre toutes vos larmes.

L’amour ne donne rien que lui-même et ne prend rien que lui-même. L’amour ne possède pas, et ne veut pas être possédé, car l’amour se suffit à lui-même.

Lorsque vous aimez, vous ne devez pas dire :  « Dieu est dans mon cœur » , mais plutôt :  « Je suis dans le cœur de Dieu » . Et ne croyez pas que vous pourrez diriger le cours de l’amour, car c’est l’amour, s’il croit que vous en valez la peine, qui dirigera votre cours. L’amour n’a d’autre désir que de s’accomplir lui-même.

Mais si vous aimez et si vous devez éprouver des désirs, faites que les vôtres soient ceux-ci : Fondre et devenir un ruisseau courant qui chante sa mélodie dans la nuit.

Connaître la douleur d’une trop grande tendresse. Être blesse par votre propre connaissance de l’amour, et vous laisser joyeusement saigner. Vous réveiller le matin avec un cœur ailé et rendre grâces pour une nouvelle journée d’amour. Vous reposer le midi et méditer sur l’extase de l’amour. Rentrer le soir chez vous avec reconnaissance. Et puis enfin vous endormir avec une prière pour l’être aimé qui vit en votre cœur et avec, sur vos lèvres, un chant de louanges. »

L’AMOUR – KHALIL GIBRAN

Je viens de relire ce magnifique texte et à mon avis il est carrément incompréhensible pour ceux qui confondent l’Amour avec L’Interdépendance Amoureuse. C’était mon cas pendant de longues années. Pourtant, je comprenais parfaitement bien son texte sur les enfants et le mariage, mais je ne comprenais rien à celui sur l’Amour. Et c’est logique puisque ça parle de l’Amour avec un grand A, celui qui n’a rien avoir avec les sentiments. L’Amour dont il parle est l’identité du divin en nous, notre identité profonde qui cherche à émerger.

L’interdépendance amoureuse fait partie du monde de la dualité et se nourrit des blessures. Elle cherche de manière impossible à combler un vide existentiel. L’Amour Véritable est le comportement et l’attitude de celui qui sait qu’il est le créateur de son histoire, celui qui sait que nous sommes UN… Il n’a pas peur, ses blessures ne sont pas actives et il n’oeuvre pas pour son intérêt personnel. C’est un état d’être dont on s’approche au fur et à mesure qu’on transcende ses blessures, qu’on affront ses peurs et qu’on retrouve son état naturel… son identité véritable.

J’ai toujours stimulé, encouragé et soutenu des amis pour les aider améliorer leur vie… depuis que je m’en souvienne. J’ai commencé à accompagner de manière plus formelle quand j’étais encore prof de gym, vers 1990. C’est seulement depuis les 20 dernières années, depuis que j’ai vécu mon expérience d’éveil en 2001, que je sais exactement où j’emmène les gens. Certes, mes méthodes ne sont pas orthodoxe du tout, puisque je ne cherche pas à glorifier l’ego… mais à rallumer l’étincelle d’Amour oubliée et négligée, qui est en chacun de nous et que quasiment personne ne reconnais en tant que telle. C’est plus un enseignement qu’une thérapie… c’est une apprentissage à redevenir cohérent avec l’Etre Divin en Nous et l’Unité et à se désolidariser du monde de l’ego et de la dualité.

Le résultat est toujours magique… même si en cours de route je disparait parfois de la vie d’un personne. Sa vie change et elle ne se rend la plupart du temps même pas compte que ça vient de l’impact de mon passage. Elle attribue le changement tout simplement à d’autres personnes ou à des événements multiples divers. Moi, je le sais. Je le vois parce que je reconnais ce que j’ai insufflé discrètement. Et c’est okay… c’est le sort d’un accompagnant digne de ce nom. Pas de gloire, pas de tambours… Juste faire ce qui est à faire… peu importe le prix… au nom de l’Amour qui l’appelle, lui aussi. Régulièrement c’est même le contraire ce qui se passe pour moi et je me trouvé agressé, critiqué, jugé et laissé pour compte au bord du chemin… et j’ai besoin ensuite d’un temps pour me retrouver et me reconstruire un peu plus.

C’est mon dernier jour à Modi’in. Mon sac est déjà prêt et ma dernière lessive est en train de sécherÇa va être le jour où je reçois ma deuxième piqure contre le Corona. Le reste de mon temps restant ici j’étudierai l’hébreu et je regarderais simplement des films. Je pars « déconfiné » et je laisse le passé dans lequel je me suis replongé pendant un an, pendant le temps du confinement, définitivement derrière moi. J’ai encore une fois trié mes affaires et mes contacts afin d’avancer de manière légère et libérée. Je pars et je ne regarderai plus en arrière. Que ceux qui m’aiment me suivent, en quelque sorte.

Dans mon article de hier j’ai écrit que je n’ai pas laissé de traces. Juste après, j’ai reçu par message WhatsApp un doux retour d’une lectrice fidèle, avec la chanson ci-dessous, m’indiquant que ce n’est pas vrai, mais que je laisse une trace d’Amour. J’y ai pensé toute la journée et j’ai fini par le reconnaitre, par me reconnaitre… Je laisse une trace d’Amour Véritable… incompris parfois, comme jésus était incompris quand il a balayé les marchand hors du temple… et comme le texte de Khalil Gibran est incompréhensible pour beaucoup d’entre nous. Cette trace est est en quelque sorte la ligne conductrice de ma vie et mon histoire.

Je ne suis pas d’ici, je ne suis pas de ce monde… et j’ai hâte de rentrer chez moi. Je ne juge personne, puisque je comprends et je vois le jeu derrière tout ce qui se passe, et derrière chaque personnalité. Ce monde violent, où le sens profond de la vie a disparu avec les derniers guides et maitres sur les bûchers il y a plus de 1000 ans, ne m’intéresse pas. La seule chose qui me fait continuer mon chemin est seulement l’espoir d’un éveil possible de quelques êtres. Quelque personnes réellement éveillées peuvent changer le monde.

Dès que j’arrive à en réunir 7, je sais depuis longtemps que ça suffira pour enclencher la co-création de La Grande Famille que nous formons tous ensemble. Il y a toujours quelques personnes qui me voient tel que je suis vraiment… qui ne savent parfois même pas pourquoi elles viennent vers moi. Je reconnais chez celles-là l’âme qui se souvient d’une promesse, d’un l’engagement donné un jour dans le temps, au moment même de partir en fumée sur les bûchers : « Nous nous retrouverons pour terminer ce que nous avons commencé ! ».

La plupart des ces personnes ne sont pas vraiment prêt à réellement honorer l’engagement pris si lointainement et elles partent avant l’heure. La plupart du temps elles ne s’en rendent même pas compte. Il reste à la fin juste un peu trop de blessures, trop d’attirance du bling-bling, trop d’intérêt personnel, trop de croyances limitantes, trop d’orgueil, trop de peurs, trop d’inconscience… trop d’ego quoi… Et c’est okay ! Comme je l’ai dit hier, je suis au service de la Vie et de l’Amour… et je suis leur volonté jusqu’au bout… peu importe où cela me mènera… peu importe ce que cela fera de mon petit être… je ne suis pas d’ici de toute manière…

Je nous souhaite une délicieuse journée de plus ∞❤️∞ 

Alors, au revoir et merci Modi’in, Rosa, John, Eitan, Cheryl, Rozanna, Mirjam, Elad, Solange, Schlomit, Iris, Larry… Bienvenue Netanya… here I come !