Fais très attention ~ Be very careful

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Michael, à Netanya en Israël 🇮🇱

Je m’étonne moi-même de voir avec quelle facilité je cesse de faire un effort pour apprendre ma langue maternelle. Pourtant, je suis loin d’avoir atteint mon objectif. C’est tout juste si je sais me faire comprendre dans la rue pour des banalités. Mon plus gros handicap depuis que je suis arrivé est que je suis seul la plupart du temps et je n’ai pas l’occasion de pratiquer. Mais, j’ai compris le message. C’est entendu et intégré. Si j’ai occulté ma langue et que je n’ai jamais réussi à la ré-apprendre auparavant, c’est certainement dû au traumatisme de mon départ quand j’avais 5 ans, mais aussi que je n’en avais peut-être plus besoin !!! 😏

Ça ne veut pas dire que j’arrête l’apprentissage… Non, je baisse seulement considérablement mon effort. Je serais désormais en mode détente. Ce sera désormais mon hobby. Quand je sens la moindre contrariété, je mets Duolingo, ACoursd’Hébreu ou mes livres de côté… et ça arrive en ce moment très très vite. En partant hier matin pour ma petite promenade, j’ai mis mon oreillette et j’ai enclenché la répétition de 1200 mots en français-hébreu. Ça ne m’empêche pas d’être complètement présent à ce qui se passe autour de moi et ça ne me donne aucune sensation de contrariété. 👂🏻

En arrivant au premier arrêt, j’ai sorti machinalement mon cahier pour commencer une exercice. Elle était trop difficile à mon goût et j’ai tout de suite senti une sensation d’inconfort perdre place dans mon ventre. En regardant autour de moi, j’ai vu trois jeunes filles d’environ 16 ans. Elles étaient en train de prier avec leur petite Tora. Je l’ai pris comme un signe et j’ai remis mon cahier dans mon sac afin d’être aussi simplement présent à la Vie qu’elles. Je me suis assis en tailleur et j’ai fermé les yeux. J’entendais le bruissement des vagues au loin… les oiseaux… le vent… et de temps en temps j’ouvrais les yeux pour regarder les gens qui passaient. 🌊

Je sentais la paix… je sentais à quel point j’avais été presque en permanence en train de faire un effort ces derniers temps. Je sentais que la Vie ne demande pas de faire un effort… seulement peut-être pour la rejoindre d’abord. Alors, pour mon arrêt suivant j’ai descendu l’escalier pour rejoindre la plage. Je me suis installé sur un autre banc pour faire ce que j’ai toujours aimé, regarder les gens qui s’affairaient, puis un chien et quelques enfants qui jouaient. Je n’avais pas envie d’aller sur le sable, ni de me baigner ou de m’allonger au soleil. 🏝

Je me souvenais que depuis que je suis jeune je n’ai jamais aimé bouger. J’aimais être avec mes copains, certes, mais marcher, courir, jouer, faire du sport ou sortir ne m’a jamais vraiment donné envie. Depuis ma jeunesse je me suis forcé à faire comme les autres, alors qu’au fond j’aime être tout simplement tranquille. Plus tard dans ma vie j’ai compris que j’ai uniquement participé à tout ça pour les bénéfices secondaires, dont le plus important a toujours été de rencontrer une fille. J’ai d’abord été déformé par mes enseignants et par la suite j’ai désappris ce que j’ai aimé, j’ai désappris à vivre le Naturel en moi. C’est seulement depuis quelques années que je suis en train de re-apprendre à reconnaitre et à honorer mes envies en mes besoins.

Quand j’ai compris tout ça, il y a quelques années, la tristesse de fond qui m’accompagnait depuis si longtemps se transformait par moment en une colère incontrôlable. Dès que quelqu’un m’empêchait de suivre mes envies ou besoins, si longtemps réprimés, je pouvais piquer des crises énormes. La toute première a été le clash avec mon père… Les autres avec celle qui était ma dernière compagne « officielle ». Involontairement et inconsciemment elle provoquait les crises qui ont marqué le début de ma libération d’homme. J’ai appris ensuite de mieux en mieux à me positionner, à habiter mon territoire et à respecter mes besoins, aussi petits qu’ils soient. 😤

J’ai été un bon petit soldat pendant trop longtemps. Les multiples « burn-outs » sont la preuve que mon Etre intérieur n’en pouvait plus. Alors, aujourd’hui je ne peux plus du tout participer à cette course inconsciente de survie et la mascarade de plaisirs superficielles qui donnent le ton à notre société actuelle. Je préfère rentrer à La Grande Maison avant mon temps, plutôt que de me prostituer encore une fois pour rien. Notre expérience de vie est courte et unique… et elle passe vraiment très rapidement. Il n’y a pas question de la gaspiller par des broutilles. Alors, je continuerais ma quête vers le Vrai, vers l’Amour, vers l’Essentiel… 💖

Après ces réflexions, j’ai repris la suite de mon petit tour habituel, m’asseyant sur chaque banc ou chaise qui m’offrait un peu d’ombre. En marchant, j’écoutais les mots, assis je regardais les gens. Juste une fois, j’ai fait une petite exercice d’hébreu sur l’application Duolingo, pour ne pas perdre mon bonus. Alors que j’ai repris la marche, j’ai eu envie d’un jus de fruits frais. J’avais remarqué qu’à Netanya, contrairement à d’autres endroits en Israël, il y n’a que très peu de kiosques pour acheter du jus d’orange ou jus de pomme grenade frais. Pourtant, c’est à mon avi quelque chose de vraiment typique pour le pays. Quand enfin j’en ai vu une sur mon parcours, bien caché, je me suis pris carrément un litre entier de jus de grenade ! 🥤

En sirotant le nectar de mon gobelet, j’ai traversé le marché. Je prenais plaisir à regarder le brouhaha humain. Et là, soudainement, par réflexe j’ai sauté en arrière pour laisser la place à un cycliste en fuite qui ne maitrisait plus son vélo électrique. Il était poursuivi par quelqu’un à pied et m’a manqué de justesse. Je pense qu’il avait blessé ou volé quelqu’un. Impossible de le savoir. Mais, je l’ai pris comme un signe majeur, puisque j’ai échappé quand-même à une collision importante. 💥

Si je ne veux pas me faire écraser par les événements, je dois faire très attention… Je dois être attentif à ce qui se passe autour de moi et faire attention où je pose mes pieds. Ce n’est pas encore le moment de me reposer. Je suis encore en construction et en chemin. Cette neuvième et dernière vie est censée finir glorieusement. Mon état de lâcher prise ne doit pas devenir une fuite caractérisée par l’immobilité. Je ne dois pas attendre le dernier moment pour bouger. Dès qu’une porte ouverte se présente, je dois être prêt à y entrer ! 🚪

Je nous souhaite une délicieuse journée de plus… ∞❤️∞ 

https://youtu.be/CWzrABouyeE

Eh oui, cette chanson vient de lui, de Satchmo… 

Impasse ~ Dead end

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Michael, à Netanya en Israël 🇮🇱

Si j’ai pu quitter mon appartement au Cannet avec seulement un sac à dos et juste quelques sous sur mon compte, c’est parce que je me sentais libre, vraiment libre. Je n’avais plus rien à prouver, rien de particulier à faire, rien à construire et rien à acheter ou à réparer. Je n’avais plus de comptes à rendre à personne. Oh, je savais bien que mon chemin n’était pas terminé, mais je partais sur les routes dans une toute autre état d’esprit… celui dont j’avais besoin pour trouver ma puissance d’Homme, un des aspects de l’AMOUR Vrai.

Le chemin de ces 6 dernières années a été magique, encore plus magique que celui des années précédentes. En partant, je ne réalisais pas à quel point j’avais encore de la marge, ce que je pouvais encore réparer et guérir. Je ne me suis pas rendu compte du niveau d’Amour que j’étais capable d’expérimenter physiquement, énergétiquement et vibratoirement… dans mon coeur, mon corps et mon être entier. Je n’avais pas vu à quel point le niveau de Liberté, de Puissance et de Paix que je sentais jusque là n’était qu’une maison témoin de ce qui m’attendait. Quel grâce, quel cadeau…

Depuis que j’écoute les signes et le miroir, ils me dirigent systématiquement vers de plus en plus de lenteur, de calme, de simplicité et de vide… et ce n’est jamais assez. Je me souviens encore comment ça avait commencé. C’était juste après mon expérience d’éveil, juste après que j’avais commencé à accompagner dans ce sens. Les signes me montraient rapidement que je faisais trop, que j’étais trop disponible pour les autres et que je prenais trop de rendez-vous dans la journée. Je n’ai pas tout de suite compris pourquoi. Il m’a fallu un peu de temps pour comprendre que la Vie cherchait à me diriger vers un état que j’appelais à l’époque « médiéval ».

J’avais inventé l’agenda en tant qu’outil de développement personnel et, bien évidemment, je l’appliquais moi-même scrupuleusement. Aujourd’hui, je n’en ai plus besoin. Mon être intérieur l’a remplacé et s’oppose rapidement et clairement quand je prends trop d’engagements avec le monde extérieur. Avec le temps, il est devenu évident pour moi que la Vie me dirige vers une simplicité que l’on a du connaitre à l’époque de la gloire de nos tribus anciens… c’est-à-dire, l’absence de faire et d’avoir, l’état de Vide qui caractérise l’Etre. Ces dernières années je m’y étais vraiment beaucoup rapproché… au point de reculer face à l’intensité de ce Face-à-Face.

Je n’ai vraiment plus rien à faire. Je me suis libéré de la quasi totalité de la prise que l’illusion matérielle a pu avoir sur moi. J’ai parcouru ce chemin de dépouillement en pleine conscience. Je savais qu’il allait me mener devant la porte de ma propre Divinité et que tout ce que j’avais à faire par la suite était de m’y assoir. La pression que l’intensité du Face-à-Face me provoque est tellement grande que j’ai réussi à le faire jusque là seulement à compte-goutte. Il y a eu des périodes, comme quand j’étais dans l’état pranique ou quand je vivais dans mon camion ou à Taillefer. Par moment je réussissais à m’asseoir en toute simplicité et avec les yeux fermés pour savourer ma propre respiration et l’état de paix intérieur… ce qui n’a rien à voir avec la pratique de la méditation…

L’intensité que je sens correspond à trop de lumière et à trop de pureté. Je n’a pas appris à vivre cela et je sens rapidement le besoin de les diluer par une activité dérisoire. Alors, je remplis le vide avec des films et un peu d’hébreu, puis je le réserve le Face-à-Face pour la nuit quand mon mental est au repos. Jusqu’à maintenant en tout cas… Mais, les signes me montrent que ce n’est plus suffisant, et je le sens bien. Dans certains articles précédents j’appelais l’état que je cherche « faire le chat ». Le moment semble venu d’aller plus loin et d’essayer encore une fois de me mettre dans cette vibration de la Vie Elle-M’Aime. C’est pour ça aussi que je suis seul en ce moment… pour ne pas pouvoir me dérober et me lover dans les bras de la facilité relationnelle.

La pression venant du besoin de re-apprendre ma langue est complètement partie. Quand je regarde un film, je commence à sentir que je perds du temps. Avant, c’était okay et même une réussite de savoir laisser le temps filer entre mes doigts. Là, je commence à sentir que ça devient une fuite pour ne pas affronter l’impasse dans laquelle je me suis manoeuvré. Physiquement et matériellement je sens l’impasse. Mes moyens de survie sont très très limités et je ne peux pas m’en sortir par les moyens physiques ou psychiques connus. Je suis incapable de retourner dans le jeu de l’homme, c’est-à-dire de travailler pour avoir de l’argent et de construire un avenir, de créer des relations utiles qui pourraient me sauver, ni de de me faire entretenir par l’état et battre en retrait…

La seule voie de passage que je vois est d’aller plus loin, plus haut et plus profond… c’est-à-dire, affronter mon Divin, faire mon Face-à-Face et vivre mon état de chat-l’homme tant redouté. Alors, mon intention est de faire le moins que possible l’amour rapide en solitaire inutile, afin de monter mon énergie… le manger le moins de nourriture solide que possible, afin de faciliter la circulation énergétique et ma connexion avec la Source… de ne pas regarder des films dans la journée, ni faire d’études contrariantes, et ainsi ne plus fuir. Je me prépare ainsi clairement à repartir. J’ai la sensation que pour cela j’ai besoin d’être léger dans tous les sens… puisque cela pourrait même être simplement à pied avec une besace… 

Que je sorte ou que je reste à l’intérieur de l’appartement n’a pas vraiment d’importance. Je continuerai à laisser filer le temps, mais cette fois-ci en Chat-l’Homme (Shalom veut dire Paix 😉)… sans distraction. Ceci est mon intention. Mais, je sais aussi que pour faire rire dieu, il suffit de faire des projets. Si mon élan vient de mon ego, je ne tiendrai pas longtemps, s’il vient de mon Etre, la réussite est garantie… C’est le dernier jour de Pesach et le premier jour de Pâques. Une belle journée pour commencer, donc. Tout est encore fermé ici… Après la mise en ligne de cette page de mon journal, je vais me promener un peu, de manière méditative… à suivre… 

Je nous souhaite une belle journée de fête… ∞❤️∞ 

Durant la nuit ~ During the night

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Michael, à Netanya en Israël 🇮🇱

J’en ai, des pensées qui traversent mon esprit durant la journée. Entre mes pensées, les signes divers et variés, ce que le miroir me montre de moi… puis, toutes les informations inutiles ou indéchiffrables liées à notre temps « moderne » qui envahissent nos vies sans cesse, mon système est saturé. TMI, l’abréviation de « too much information » est un terme très adéquat pour notre ère. Même si rien ne se passe pour rien et que tout, absolument tout, a un sens, il y a beaucoup trop d’information pour moi. ✌️

Ça me demande de trier, de limiter et surtout de discerner en permanence… car, si je ne fais pas attention, je pourrais interpréter ce qui se passe comme j’en ai envie, selon n’importe quel modèle spirituel, thérapeutique ou philosophique auquel j’adhère sur le moment… qu’il soit juste ou erroné. Avec la sur-informatisation, il y a toujours de quoi permettant l’ego de satisfaire son besoin d’exister. Et pour moi, même si l’ego et l’être cheminent ensemble, la gloire de l’un représente la diminution de l’autre. 🤔

C’est une des raisons de mon retrait. Le calme me permet de voir plus clairement où j’en suis et ce que je suis censé faire. Je reçois un peu moins d’information et je garde ainsi plus facilement le lien avec l’essentiel, une denrée rare de nos jours, à mon avis. Il y a surtout beaucoup moins qui vient du brouhaha extérieur et du coup davantage qui peut remonter de mes propres profondeurs. C’est important pour moi, car comme le proverbe célèbre le dit bien : « La réponse est en moi ! ». C’est une phrase qui est selon mon expérience très énervante pour ceux qui se trouvent en difficulté… toutefois, j’y crois fort. 🔥

C’est pour ça que je ne lis pas et que je ne suis pas les enseignements des autres. L’information qui vient des gens eux-mêmes perdus en chemin ne peut que m’emmener au même endroit. Pour l’instant je n’ai encore rencontré personne qui a su me montrer la voie par l’exemple qu’elle donne. Celle qui s’y approche le plus pour moi c’est Amma. Je me suis laissé séduire à plusieurs reprises dans le passé par des personnes charismatiques. En façade ça a toujours été beau… mais dès qu’un situation quelconque me permettait de voir l’incohérence entre l’enseignant et l’enseignement, je suis parti… 🤨

Aujourd’hui, ma vie est très simple et je sais exactement pourquoi je suis là et où je vais intérieurement. Le jeu consiste à trouver le chemin vers la Maison et de rester dessus. En fait, l’endroit même quelque part sur le chemin où je me trouve en harmonie et en équilibre parfait EST la Maison. Au fur et à mesure que j’avance, ça me demande une écoute de plus en plus fine parce que ce-chemin-si-peu-fréquenté n’est pas linéaire. Plus ma vie est simple, plus c’est facile de lire mon GPS et de garder le cap. Moins je cherche les solutions à l’extérieur, mieux j’y arrive. Ça me demande à être 100% honnête avec moi et avec les autres. Il n’y a pas de place pour du faux-semblant, de la manipulation ou des buts lucratifs… 🧭

Une piste que je cherche à exploiter depuis quelques temps… sont mes nuits. Je pense que c’était à Taillefer, il y a environ 2 ans, que j’ai commencé à vouloir suivre le rythme du soleil. C’était facile quand je voyageais dans mon camion, car je n’avais pas l’influence d’un entourage social et ça s’imposait quelque part de manière naturelle. C’est un peu moins facile quand je suis entouré d’autres personnes et attiré par leurs activités et d’autres distractions. Aujourd’hui, après avoir passé un temps et un effort non-négligeables, j’y arrive enfin. Je me couche et je me lève avec le soleil. Ça me semble vraiment naturel et pour moi, la lumière artificielle, même si c’est confortable, a aidé à nous couper de ces rythmes qui sont essentiels à mes yeux. 🌞

Dans l’ancien temps il y avaient des peuples, comme les Kanaks, pour qui la nuit était plus importante que le jour. La journée n’était rien d’autre que la préparation pour la nuit à venir. Depuis que j’ai appris cela, je n’ai pas pu me défaire de l’idée de la justesse de cette manière de vivre. C’était ma motivation principale derrière l’envie de suivre le rythme du soleil et de laisser ainsi la place aux influences bénéfique de la lune. Ça me semble plus logique d’écoute la Vie la nuit, pour pouvoir agir de façon plus juste dans la journée. Avec certaines de mes co-exploratrices je pu constater les bienfaits de ça. J’ai remarqué que pendant la nuit mon écoute, ma présence et ma réceptivité sont de meilleure qualité… que je lâche prise plus facilement… que je suis plus centré, plus dans le « nous »… que mon toucher est plus juste… que mes mots sont plus vrais… que mes sensations sont plus puissantes… et que je capte des informations qui m’échappent dans la journée. 🌒

Les nuits sont propices à l’enseignement. Surtout pour redécouvrir ce que nos ancêtres n’ont pas pu nous transmettre. A deux c’est plus facile pour moi, plus palpable. Ça me manque parfois cruellement l’exploration avec une partenaire. L’enseignement de nos trésors perdus est subtil et pas nécessairement aisé à capter seul. Ça peut être simplement un rêve… mais aussi l’énergie qui circule d’une certaine manière… ou des mots qui montent à la surface… des sensations qui se présentent… des souvenirs qui reviennent… ou encore des visions, des états… Il y a toute une vie à vivre pendant la nuit et j’aime ça. Mais, ça ne se fait pas juste « comme ça ». Ça demande du temps. J’ai besoin de chaque heure qu’il fait nuit. La réceptivité ne se presse pas dans un cadre de 8 heures.

Plus ma nuit est longue et silencieuse, plus facilement ce processus naturel de restauration et d’enseignement par une connexion non-mentalisée peut se faire. Ma seule petite lutte résiduelle se trouve dans le fait de sortir entièrement de mon conditionnement et de rester dans le rythme des nos astres durant toute l’année. Ça me fait encore bizarre parfois de me coucher à 16 heures 30 ou de me lever à 5 heures. Bien évidemment, quand je suis invité, je peux déroger au rythme de la Lumière pour honorer la Vie-même. Mais, ça m’est déjà arrivé quelquefois de décliner une invitation pour rejoindre ma Lune et mes Etoiles… ✨

Je ne souhaite une nuit délicieuse… ∞❤️∞

No-sex meditation

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Michael, à Netanya en Israël 🇮🇱

Depuis mes 12 ans, depuis que mon corps s’est réveillé sexuellement, je me trouve dans une sorte de triangle infernal : bouffe, télé et sexe en solitaire… Bien évidemment que je n’en avais pas conscience à ce moment-là car ces trois compensations se noyaient dans les autres, comme l’affection de ma mère, mes prouesses sportifs, mes talents de photographe, les copains, mes réussites professionnelles, les sorties, mon hobby de collectionneur, ma quête pour trouver des copines, et j’en oublie…

Pour moi, ce que j’appelle des compensations, dans le contexte de ma propre vie, ce sont des subterfuges avec lesquels j’ai tenté de remplir mon vide existentiel. Comme chacun d’entre nous, je ne les voyais pas ainsi quand j’étais jeune. C’était « normal », car tout le monde compensait tout le temps avec une diversité de subterfuges hallucinante. Avec le temps, et grâce à mon cheminement thérapeutique et spirituel, j’en suis devenu conscient. Au moment de mon expérience d’éveil, le besoin de compenser est parti subitement et complètement…

En accompagnant et en travaillant avec les autres sur leurs blessures, juste quelques mois après mon expérience déjà, je mettais mon attention sur leurs difficultés. Là où va l’attention, va l’énergie, alors mon propre vide est revenu au galop rapidement. Au fur et à mesure que j’avançais avec les autres pour sortir de là, j’avançais avec moi-même également. Progressivement, j’ai eu de moins en moins besoin de compensations. Mon besoin de compenser fonctionnait pour moi comme une baromètre m’indiquant où j’en étais sur mon chemin vers Ma Source. Depuis plusieurs années déjà, il ne reste que les trois principaux que j’ai mentionné au début de mon article.

Il y a longtemps déjà, j’avais remarqué qu’elles étaient imbriquées l’une dans l’autre. La télé me donnait envie de manger et manger me donnait envie de me détendre par le sexe en solitaire. Pendant des années, j’ai essayé en vain de couper ce cercle vicieux à des endroits différents. J’ai connu des périodes d’abstention sexuelle dont une a durée presque un an, j’ai fait des régimes divers et je me suis très souvent interdit le plaisir des films. Quand j’arrive à couper avec un de mes compensations, les autres suivent… mais pas pendant longtemps.

Et c’est logique, puisque chacun d’entre elles compense un manque existentiel réel, l’absence du Divin, le manque de connexion avec ma Source, le Tout. Ce manque d’AMOUR VRAI est impossible de compenser par un subterfuge… surtout que, de mon point de vue, nous sommes venus ici justement pour expérimenter cet état d’AMOUR en quittant nos peurs et en sortant ainsi d’un comportement cohérent à la dualité. Demander à quelqu’un d’arrêter de fumer sans traiter la raison de sa fuite ou de sa dépendance est inutile et peut être même carrément dangereux… puisque l’interdit peut l’emmener à une compensation plus néfaste encore.

Au cours des années de recherche et d’expérimentations, j’ai remarqué que les trois diminuaient, et disparaissaient même, quand j’explorait la Voie vers l’Amour avec une partenaire. Certes, d’une certaine manière je pourrais voir cette partenaire également comme une compensation… mais, celle-là m’aidait au-moins à me connecter à mon Etre, ce qui rendait les autres compensations obsolètes. J’ai écrit beaucoup d’articles quand j’explorais encore régulièrement. J’espère que vous avec compris qu’il ne s’agissait pas des histoires de sexe, mais du jeu de la Vie à deux… dans lequel l’énergie de Vie et Sexuelle joue, certes, un rôle important.

Quand j’ai appris comment être pranique, en 2015, j’ai expérimenté comment l’absence de nourriture physique obligeait mon être temporel à se connecter à la Source. C’était magique ! Les compensations sont toutes parties d’un coup. Toutefois, comme je n’aime pas tricher et que j’ai constaté que la plupart de gens qui se disaient pranique étaient encore bien empêtré dans leur blessures, j’ai décidé de faire autrement. Pas question que j’utilise l’état pranique pour exacerber mes blessures en exerçant du pouvoir, obtenant de la reconnaissance, ou encore autre chose de ce genre. Alors, j’ai repris de la nourriture solide et ma manière de me comporter avec elle fonctionne désormais comme un baromètre m’indiquant où j’en suis sur ma voie vers l’Amour…

Etre seul depuis quelque temps prend tout son sens, puisque sans béquille affective je suis obligé de trouver la Voie en moi. Bon, il est clair que plus je me trouve connecté et proche de l’AMOUR, moins j’ai besoin de m’honorer intimement, de manger ou de regarder des films. Alors, je ne cesse d’essayer de me passer de nourriture solide… sans forcer… en observant tout ce qui se passe en moi. Déjà, le lien invisible entre les films et l’envie de manger est rompu depuis quelque temps. Ça fonctionnait carrément comme un réflexe instauré dans mon enfance où j’ai toujours grignotais devant la télé. Puis, j’ai remarqué également que si je ne m’honore pas, mon énergie reste haute… et quand elle est haute, l’envie de manger est bas… 

Je me sens bien, léger, plus vivant, plus vibrant, plus en paix et connecté quand je ne mange pas. Pour arriver à ne pas me laisser séduire par les aliments, dont souvent les odeurs embaument les rues ici en Israël, mon énergie doit rester élevée. Donc, ma voie de passage est l’absence de sexe en solitaire. Comme l’acte sexuel conscient avec une partenaire PEUT devenir une méditation, une manière de rejoindre la Source et l’occasion de faire UN, donc de créer l’état d’AMOUR à 2… l’absence de sexe peut dans mon cas également être une méditation ! Si j’arrive à être authentiquement fidèle à Qui Je Suis Vraiment à chaque instant (!!!)… je peux me passer de sexe en solitaire… mon énergie monte… le besoin de nourriture solide baisse… mon énergie s’amplifie… ma connexion avec la Source se renforce… moins besoin de compenser… mission accomplie ! A suivre…  

Je nous souhaite une délicieuse journée de plus… à demain… ∞❤️∞ 

Lentement et simplement…