Accords ~ Agreements

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Netanya, Israël 🇮🇱 

Chaque jour je découvre des choses essentielles pour tisser un peu plus vers l’AMOUR, cet état d’être synonyme de Paix, de Liberté, de Puissance, de Divinité… bref, l’état de l’ETRE. Je n’ai pas besoin de bouger pour cela. La Vie est déjà assez intense comme ça. Tout ce dont j’ai besoin vient spontanément vers moi. C’est logique, puisque je suis le créateur de ma vie… et ma partie créatrice sait exactement ce dont l’autre partie a besoin pour avancer… pour retrouver le chemin vers sa Maison, sa Source et sa communion avec l’Essence.

Comme j’accompagne des gens, ma première tendance est de partager mes découvertes avec eux et de leur donner des outils pour accéder aux trésors que j’ai trouve au fur et à mesure. Cela n’est pas simple du tout… puisque cela exige d’eux un certain niveau de conscience, d’intelligence spirituelle et émotionnelle, d’enseignabilité et l’audace de mettre sa vie en mouvement. Plus difficile encore est de ne pas oublier que mes découvertes sont d’abord pour MOI, pour ME permettre d’avancer à chaque fois un petit peu plus. Heureusement que le miroir m’aide et me le rappelle systématiquement, puisque chaque enseignement, chaque constat, chaque conseil et chaque mission que je partage, me revient ainsi en boomerang ! 

Il est clair que je suis en plein intégration, transformation et préparation. J’attends tranquillement d’être prêt pour l’étape suivante de ma vie. Celle que je vis actuellement a cessé d’être très excitant. Je vis à nouveau comme un ermite, en toute simplicité… dans mon antre, ma chrysalide, sécurisant. J’accueille ce qui se présente, je m’abandonne et je laisse la transformation se faire de l’intérieur. C’est relativement nouveau ça. Pour que je puisse me guider moi-même de l’intérieur demande un niveau important de déconditionnement. Quand les gens conditionnés et blessés suivent ce qui vient de leur intérieur, de leurs sensations ou de leurs pensées, ils entretiennent, et empirent même, leur état.

Actuellement, il semble que mon degré de libération n’est pas encore suffisant pour passer à l’étape suivante. Ce n’est pas ce que je sens, mais je le vois régulièrement dans les petits détails de ma vie. Je vois bien ce que le processus de déconditionnement et de dépouillement a déjà pu libérer en moi. Ça m’a permis d’arriver au stade de ma vie actuel et c’est énorme. Selon ce que j’ai récemment projeté sur les autres, pour aller plus loin, il faut que je me libère d’avantage des règles, des engagements, des contrats et des conventions… qui par leur nature rigidifient, limitent et empêchent quelque part toute forme de spontanéité.

Pour suivre la Vie, pour explorer plus loin, seul, à deux ou à plusieurs, la Voie vers l’Amour Véritable, il ne peut pas y avoir quoi que ce soit de limitant à l’intérieur de moi. Je dois être capable de suivre mon flot créatif, spontané et connecté, sans passer par les filtres et les freins de mon ego peureux. La Vie m’invite actuellement à ne plus faire des règles, des engagements ou des conventions et de me libérer de ceux que j’ai pu faire dans le passé. J’ai compris que le but et d’oser enlever toute forme de permanence dans la durée afin de pouvoir rapidement virer de bord à chaque souffle subtil que la Vie m’envoie dans les voiles.

Un accord, tel que je le conçois, est plus léger et peut être changé autant de fois que nécessaire si les partenaires sont consentants sur le principe. Okay, en l’écrivant, je me rends compte que je le fais déjà beaucoup dans ma vie. Mes engagements sont beaucoup plus légers qu’avant. Les gens que je fréquente les savent en général. Il savent que je peux changer d’avis à chaque moment et prendre soudainement un autre direction. Il ne s’agit pas seulement de ce que je peux convenir avec d’autres, mais aussi avec moi-même.

Je n’impose rien aux autres. Je ne me laisse plus imposer quoi que ce soit non plus par quelqu’un. Mon degré de liberté est vraiment grand. Je sais dire des vrais NON et donc des vrais OUI. Par contre, entre moi et MOI existe encore une forme d’exigence qui s’exprime par une rigidité. La partie en moi qui vit encore en fonction de ses blessures résiduelles cherche régulièrement encore à créer des règles, essayant ainsi de structurer efficacement ma progression. Ça a fonctionné très bien ainsi jusque peu, puisque je me suis appris il y a très longtemps comment mettre mes blessures au service de mon Etre. Ça m’a permis d’arriver vraiment loin sur mon chemin. 

Ce qui me pousse à ma libération actuelle correspond un peu au dicton : « Si tu veux faire rire dieu, fais des projets ». Depuis un certain temps déjà, je constate que dès que cherche à structurer mon chemin en me créant une règle de conduite, quelque chose à l’intérieur de moi le sabote aussitôt. Je ne peux plus rien prévoir. Tu peux être sûr que si je décide sérieusement de passer aux liquides, que le soir même je vais m’acheter une pizza. Aujourd’hui, je ne peux que suivre mon élan primaire de l’homme que je suis devenu… simple, fou, instable et vivant. Alors, je ne fais plus d’engagement écrits dans la pierre… je fais des accords écrits dans le sable… avec les autres et avec moi-même. Ainsi, je ne m’ennuie jamais, car les deux parties en moi, ce qui reste de l’enfant blessé et l’enfant libre, négocient beaucoup. Au bout du compte je ne fais que suivre le résultat de leur négociation… leur accord.

Je nous souhaite une magnifique journée de plus… ∞❤️∞ 

 

Comme un bébé ~ Like a baby

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Netanya, Israël 🇮🇱 

Heureusement que j’écris. Le simple fait de m’assoir pour écrire m’ouvre des portes. Ça m’oblige à chercher de la matière et me stimule faire des liens. Ça m’oblige à élargir mon champ de perception car, sachant que je vais écrire, je suis plus attentif encore au petits détails. Au fur et à mesure que j’avance en écrivant, je comprends l’importance de tenir un journal. Le mien n’est pas juste une compilation des faits. Non, c’est une vraie structure permettant à ma créativité d’émerger et ainsi progresser avec plus de clarté. En plus, en partageant mes pensées intimes avec vous je crée une transparence sans précédent.

Sur le chemin vers l’AMOUR, il est essentiel pour moi d’être un livre ouvert et de n’avoir plus rien à cacher. Et, j’ai fait des progrès avec les années. Même si je garde encore un tout petit peu de ma vie intime pour moi seul ou pour des partages en face à face, je ne peux pas simuler être une autre personnage après plus de 1200 articles et 240 vidéos. Mais, faudrait-il encore que vous arriviez à voir l’endroit intérieur d’où je vous écrit et à comprendre mon intention et à capter ma sincérité, mon authenticité et intégrité… puis à saisir le sens de mes mots, à lire entre les lignes.

Bon, malgré le fait qu’extérieurement je ne semble pas bouger, les choses avancent dans un sens libérateur. Ceci me dit que mon immobilité apparente est probablement juste. Je suis donc caché du monde, dans ma chambre, dans un appartement, quelque part à Netanya en Israël. Je laisse le processus de transformation se terminer, comme un papillon dans sa chrysalide. Je ne sais pas combien de temps il me faut encore pour que la culpabilité, la honte et les regrets s’évaporent. Compte tenu de mes engagements à l’étranger, je dirais entre 4 et 8 semaines… ce qui est vraiment pas très long à mon avis.

En observant le miroir, les signes et les évidences, il est clair que je ne me sens pas encore en sécurité et que je n’exprime pas du tout ma puissance pour l’instant. J’ai bien compris aussi qu’il est possible que je n’y arriverai pas dans le temps qui me reste et qu’un cancer de la prostate m’emporte avant que j’aie le courage d’aller de l’avant et de pondre mon oeuf et de réaliser mes rêves : enseigner tout ce que j’ai découvert depuis tant d’années… explorer avec ma partenaire les voies à deux vers le UN… et l’expression de l’Unité avec La Grande Famille…

Je sens bien qu’il y a une sorte de course avec le temps et que je suis sur la corde raide. Même si tout ce qui se passe en ce moment est parfaitement dans le temps et que la cadence est okay, je sens qu’il ne faut surtout pas que je ralentisse, que je freine ou que je résiste à ce qui est en train de venir. Ça s’ouvre, c’est clair… ça se voit ! Et j’avoue que j’ai hâte… car, même si je le vis très sereinement, je ne me suis jamais senti aussi seul de ma vie. Depuis que je suis arrivé en Israël, en décembre 2019, je n’ai pas encore dormi avec quelqu’un, ni partagé une étreinte, ni même eu une complicité avec un peu de profondeur…

Récemment, en faisant le lien entre les choses, j’ai aperçu quelque chose de marrant. Quand je compense l’absence d’AMOUR en moi, l’absence de connexion intérieur, je mange comme un enfant. Je prends uniquement ce que j’aime, sans réfléchir et je le mange rapide comme un goulu, juste pour avoir du bon goût et pour me sentir plein. J’ai le ventre tout rond et je me suis récemment rasé le crâne. Je ressemble parfois à un gros bébé de 64 ans. Je prends en ce moment souvent deux bains par jour et je trempe à chaque fois pendant une bonne heure. La chaleur me fait du bien au ventre et j’ai clairement reproduit la situation intra-utérine. Je dors beaucoup et à part regarder des films je ne fais rien…

Il est évident qu’en attendant que je sois prêt,  je cherche la sécurité que j’avais dans le ventre de ma mère. En plus, dans ma retraite d’ermite où la température est parfaite et que le calme règne, je vis dans la chambre d’une femme qui est une spécialiste de l’allaitement… Un joli clin d’oeil qui confirme ce que je suis en train de vivre. Rigolo, non ? Et c’est peut-être vrai aussi, qu’en sortant de cette chambre, ce cocon, ce ventre, je ne volerai pas tout de suite. Après une naissance il faut d’abord beaucoup de repos à un bébé. Ensuite, à son rythme, et c’est important, un enfant apprend tout seul consécutivement à ramper, à s’assoir, à marcher à quatre pattes et à se met debout pour marcher. C’est seulement par la suite qu’il peut courir, faire du vélo, conduire une moto ou une voiture et s’envoler vers son futur…

Et pour moi il est évident que l’ordre, la vitesse et le rythme naturels soient respectés. J’ai souvent remarqué, dans mon métier d’accompagnant, que les enfants nés d’une césarienne, ou ceux qu’on est allé chercher avec des forceps, n’ont pas le même facilité de se propulser vers l’avant que les autres. Les enfants a qui on n’a pas laissé tout son temps de passer chaque stade naturelle avant de se mettre debout par lui-même, ont plus tard dans leur vie plus de difficulté pour avancer que les autres. Je dois donc respecter mes rythmes et chaque phase par laquelle la Vie me fait traverser. Il est important de garder le discernement et de rester sur ce fil du rasoir… et de ne pas me laisser emporter par la passion de mon ego… ni de freiner par peur de vivre ma destiné…

Je nous souhaite une délicieuse journée de plus… ∞❤️∞ 

J’avais 3 semaines… 😉 

Mes pistes ~ My leads

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Netanya, Israël 🇮🇱 

Ma première piste est ici en Israël… Par contre, je pense que dans le jargon on dit que la piste est froide. Il ne se passe rien pour moi de manière spontanée. Ça veut pour moi dire que la Vie ne m’appelle pas, ne m’incite pas à rester. Il n’y pas de liens qui se tissent, d’activités qui m’intéressent, d’ouvertures professionnelles qui me donnent envie, ni des choses à faire qui m’attirent. Je constate que je n’ai aucune motivation pour sortir, pour aller me promener, pour rencontrer des gens, ni pour faire des activités et m’occuper. Il est clair que j’attends simplement que mon sevrage final se fasse, que je sois prêt à m’arracher du rêve impossible du petit garçon que j’était… puis que le moment de partir arrive.

La piste est froide, mais en tant que pionnier-pisteur-explorateur-rapporteur chevronné, je sais que les choses peuvent changer en très peu de temps. La piste est peut-être simplement ENCORE froide. Peut-être que je ne suis pas encore assez prêt à démarrer quelque chose ici… mais que cela changera dans les semaines qui viennent. Le pisteur en moi reste alerte. Il sait qu’une piste est rarement linéaire, surtout si c’est la Vie même qui a décidé de l’itinéraire. Alors, tout en vivant ma routine journalière rudimentaire, mes antennes sont entièrement déployées et le volume d’écoute est réglé sur maximum. 

Ma deuxième piste est la France métropolitaine… Tous les gens que j’accompagne en ce moment, en majorité des femmes, sont français. Seulement une personne parmi eux habite en Israël. Au rendez-vous Zoom, pour relancer la Coupe de Feu pour femmes, le jeudi dernier, nous étions une dizaine. Quelque chose se trame en France pour moi. C’est un projet fort, auquel je tiens beaucoup et qui est directement lié à mon rêve… mais, pour l’instant, je le porte seul. Mes Amies, mes potentielles futures co-créatrices, sont encore en mode observation et si je ne propose rien, il est possible que la sauce retombe aussitôt.

La première étape consiste à accompagner autant de femmes que possible vers ce chemin bien spécifique, qui leur permettra par la suite de trouver leur souveraineté originelle. Pour cela, pour l’instant, il y a seulement des accompagnement individuelles et les rendez-vous par Zoom pour avancer de manière théorique vers ça. Ensuite, ce qui pourra éventuellement suivre dépend pour moi entièrement de l’initiative des ceux que j’accompagne. Une co-création est par définition une histoire collective… et seul je ne peux pas porter un rêve commun de cette dimension. J’attends patiemment pour voir ce qui va émerger parmi ceux qui sont déjà là… et comment cela peut donner vie à des activités communes comme des ateliers, des stages, des retraites etc…

Ma troisième piste est française, mais dans les Dom-Tom… la Martinique pour être exact. Là, il y une date approximative… le 3 août… puis, une Amie qui propose un projet commun… avec des explorations, de l’accompagnement individuel et pour couples, des cercles pour femmes et hommes, des causeries, des ateliers, des stages, des retraites… « The sky is the limit », comme on le dit si bien en anglais. Nous avons commencé le processus de co-création de manière consciente et nous en parlons déjà ensemble avec régularité. Comme le verbe a tendance de se faire chair, nous pouvons appeler cela donc une co-création en mouvement.

Ce qui me plait est que la piste de Martinique n’exclue pas celle de la France. Elle n’exclue aucune autre piste d’ailleurs. C’est peut-être la continuation du même rêve qui éclot enfin de plusieurs manières à plusieurs endroits… avec des gens différents. Quoi qu’il en soit, c’est la piste la plus chaude en ce moment. C’est celle qui est le plus concret et le plus précis… Mais surtout, c’est celle où il a une synergie et une motivation communes. L’élan ne vient pas seulement de moi, il est partagé… 

Je suis attentif, très attentif donc. J’ai tout mon temps. Je n’ai pas besoin de me précipiter. Il n’y a pas de date déterminée où je dois quitter l’appartement. Il n’est même pas encore mis en vente. Je suis conscient que les choses peuvent changer ou évoluer de manière rapide et inattendue. Alors, comme un chasseur français, je reste dans mon trou et j’observe… je garde mes rythmes… je maintiens ma vie simple… et je ne prends pas encore de billets. Rien n’a encore été établie de manière fixe. Il n’y a pas encore d’engagement avec des dates exact. Aucune itinéraire est définie de manière précise. Pour en définir une il faut un lieu de départ et un lieu d’arrivé… Pour l’instant il manque systématiquement un des deux.

Et c’est parfait. Sans bouger, ma vie va déjà tellement vite. Souvent mon physique part en premier hâtivement vers un nouveau lieu… suivi de loin par ma partie psy déboussolée. Les deux se font rattraper parfois beaucoup plus tard par mon essence, qui Elle, prend tout son temps. Cette fois-ci, je vais essayer de garder la vitesse lente de mon âme, avec sa délicatesse, sa réceptivité et son discernement. Bon, ça suffit pour aujourd’hui. Je retourne à mon feuilleton du moment… Encore une histoire de prison. Des femmes cette fois-ci. Elles viennent de s’en évader. Je découvre avec plaisir la qualité des acteurs espagnols…

Certainement à demain… belle journée à tous… ∞❤️∞ 

 

Sevrage final ~ Final weaning

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Netanya, Israël 🇮🇱 

Je n’ai jamais encore vécu ce que je vis actuellement. Même si je pourrais dire cela de chaque phase que j’ai traversé dans ma vie, ce qui se passe pour moi ces derniers temps est vraiment déroutant. D’une part, je me sens profondément Libre et en Paix… de l’autre, toute ma vie semble suspendu à un fil invisible qui pourrait se rompre à chaque instant. D’un côté, je suis fidèlement des signes, subtils et palpables pour moi mais invisibles pour l’oeil non-entrainé, et je me vois me transformer intérieurement… de l’autre, il n’y a presque pas de mouvement dans mon quotidien, je ne bouge pas, je ne fais rien et de l’extérieur ça peut sembler  être la fin de mon histoire. 

Ça fait tellement longtemps que je travaille sur moi, que j’oeuvre ardemment pour retrouver mon état naturel et originel. J’aspire tellement à me fondre avec la Source. Je me connais uniquement ainsi maintenant, en quête et en cheminement perpétuel… et je suis peut-être ainsi à l’image du juif errant. Je me sens comme un guerrier de lumière qui tous les jours se dégage un peu plus de l’ombre dans lequel le conditionnement de ses éducateurs l’ont plongé.

J’ai 64 ans et malgré tout ce que j’ai déjà découvert sur moi… sur ce que je suis vraiment, d’où je viens, mon histoire, vers où je vais, mes particularités, quelle est ma place, ma raison d’être… presque tous les jours je découvre encore quelque chose de nouveau. Chaque nouveau détail me permet de compléter au fur et à mesure que j’avance le puzzle de ma vie, qui, comme une carte de trésor, me place, avec ma quête, à un endroit très précis de mon histoire. Le défi à chaque instant, bien évidemment, est de ne pas attendre demain, mais de savourer l’instant. 

Un autre défi, plus difficile, surtout avec l’âge, est de rester enseignable et de ne pas figer ce que j’ai appris en chemin. Le mots et l’attitude qui correspondent à « peut-être » et à « je ne sais pas », assurent l’ouverture et l’apprentissage dont j’ai besoin pour avancer. Les mots et l’attitude qui correspondent à « je sais déjà », « j’ai déjà fait » ou « ça ne s’applique pas à moi », ferment les portes et assurent une sclérose qui va avec un vieillissement avant l’âge. Je ne vous parle même pas de l’effet que font « je ne sais pas », « c’est trop dur », « je suis coincé » ou « je n’arrive pas »… Ces expressions expriment carrément l’échec et provoquent pour moi carrément une mort prématuré… 

La petite personne que je suis peut parfois désespérer dans sa situation. C’est normal… ce que je vis est nouveau, mon étape est plus difficile que la précédente, le niveau que j’explore est plus engageant… et il n’a pas de guide ou de maitre pour me rassurer. Après un voyage de 57 ans j’ai fini par retrouver mon pays. A l’arrivé je ne savais pas vraiment pourquoi, ni pour combien de temps. Les réponses sont venues progressivement. Aujourd’hui, il semble que je ne suis pas venu pour rester… et que mon errance n’est pas terminée.

Mais, je partirai réparé et de mon plein gré. Je ne sais pas encore exactement quand. Je sais seulement que si je suis encore là, qu’il doit y avoir une bonne raison. Okay, je suis né ici. Ma mère m’a arraché à mon pays, à mon père, à mes amis et à mon chien. Ça a enclenché mes blessures, un regard tourné vers le passé en permanence et donc le besoin viscéral de revenir un jour. Malgré mon cheminement thérapeutique et spirituel, une grande partie de moi est revenue pour retrouver ce qu’il a perdu. Mais, le pays a vraiment changé et ne correspond pas à l’homme que je suis devenu. Le lien avec mon frère et soeur semble rompu pour de bon. Je ne trouve pas de gens avec qui partager mes valeurs.

C’est probablement pas ici que la suite de mon histoire va se dérouler. J’entends déjà l’appel de la France et de la Martinique… et même des murmures venant d’autres endroits. Je pourrais déjà partir. Rien ne me retient. Pourtant, même si je me sens prêt, je ne passe pas à l’action, je ne pose pas des dates, je ne prends pas de billets. Que se passe-t-il ??? Bien évidemment, ce sont les signes et le miroir !!! Mon processus intérieur n’est pas terminé… et je pense savoir de quelle partie il s’agit en ce moment.

Je n’ai pas de préférence pour un pays en particulier. J’aime les Pays-bas, j’aime la France, j’aime en fait chaque pays, chaque endroit où j’ai habité ou que j’ai visité. Certains endroits étaient juste un peu plus ou un peu moins confortables que d’autres. Israël, n’a rien de vraiment particulier pour moi. Un état juif n’a pas de sens pour l’homme unitaire que je suis devenu… et se battre pour une terre, peu importe le prétexte ou le contexte, montre un état de conscience très limité. Le dieu que moi je connais de l’intérieur ne cherche pas à nous diviser, mais à nous unir…

Toutefois, que je sois dedans ou dehors, il y a parfois un son, une odeur, une vue ou une situation qui interpelle un endroit tendre en moi. Ce n’est pas quelque chose de réel, ça stimule certainement une partie de mon cerveau et de mon mémoire refoulée. Le sens qui par une connexion mystérieuse réveille un sentiment connu jadis. Ça me rend nostalgique… et renforce l’envie de retrouver mon paradis perdu… et l’espoir que c’est possible. Pourtant, mon être entier sait que ce que j’ai perdu ne reviendra plus jamais sous cette forme…

Alors, j’attends… La partie consciente en moi attend patiemment que le petit garçon en moi comprend et intègre… et qu’il soit prêt à laisser partir ce qui est en fait déjà parti depuis longtemps. Il n’aurait pas senti ce qu’il sent aujourd’hui s’il n’avait pas quitté le pays à un si jeune âge. S’il était resté ici, le changement aurait été progressif. Il doit laisser partir un souvenir tendre… d’un pays aimé, des parents ensemble, de la fusion entre lui et son ami-chien Flippie, de sa place parmi ses copains, d’un parcours de vie pleine d’espoir… et d’une ambiance générale chaleureuse, harmonieuse et heureuse entre survivants de l’holocauste. Il se sèvre… Je me sèvre… et ce n’est pas facile…

Douce journée à nous tous… ∞❤️∞ 

L’hymne national… l’espoir et l’émotion de tout un peuple dans une seule chanson…
J’ai toujours et malgré tout des larmes qui coulent et la gorge nouée en l’écoutant… 

Rituels ~ Rituals

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Netanya, Israël 🇮🇱 

Vous avez remarqué à quel point nous avons créé des rituels un peu partout dans nos vies ? Vous dites peut-être OUI sur l’instant… mais avez-vous vraiment regardé ??? Nos vies entières sont rythmées par des rituels et des protocoles. Je pense qu’il y en a tant parce qu’au fond nous avons besoin de ça… parce que nous en avons toujours eus. Seulement, avant, nos rituels étaient liés à notre relation à la Source et nous La célébrions à travers les astres, les saisons, les rythmes, la nature… notre nature.

Aujourd’hui, nos rituels sont inventés par les religions modernes, les multinationales et les dirigeants de la société et sont basés sur des normes et valeurs aléatoires, sur le commerce et l’avidité, le désir basic des hommes dans un monde patriarcal, le besoin d’endormir la population mondiale par des occupations prenantes mais futiles… et j’en passe…  

Vous y pensez parfois ? Vraiment ??? Vous voyez que nous avons créé des espèces de protocoles un peu partout ? Ce que je vois moi, c’est que notre éducation, ou plutôt notre domestication, a altéré nos priorités et nos préférences naturelles et originelles. Nos éducateurs nous ont appris à aimer des choses qui dans le fond n’ont pas de sens et nous en rendent dépendant. Chacun d’entre nous reçoit au début de sa vie un lavage de cerveau qui dure plus de 20 ans… pour ensuite le passer à sa propre progéniture comme des vérités absolues et immuables. Puis, chacun va passer sa vie à corriger, punir et exclure ceux qui malgré tout veulent penser ou agir autrement.  

Je ne sais pas si je vais réussir à être clair. Je vous invite à utilisez les suggestions ci-dessous pour essayer de voir à quel point tout se fait selon un certain code, dans un processus, avec un protocole ou d’une certaine manière et que plus rien n’est vraiment libre… qu’il n’y a plus de place pour une liberté authentique individuelle. Chacun de mes exemples peut vous sembler normal, parce que nous n’avons jamais connu autrement, ou nous avons évolué vers ça de manière qui semble naturelle… mais ce n’est pas ainsi que le vois. Et bien évidemment, tout ce que j’écris sur mon blog n’engage que moi. Ce ne sont que des réflexions personnelles que je partage avec vous.

Pensez aux rituels autour de nos achats… la manière d’organiser les produits, de les valoriser… et le protocole d’achat. Pensez aux rituels autour des loisirs… quand nous allons au restaurant… ou en vacances… comment s’habiller, se comporter et même manger… le besoin de visiter, d’acheter, de photographier et de bronzer. Pensez aux rituels au quotidien… sa manière de s’habiller, de se laver, de se coiffer, de mettre des bijoux, de prendre son repas, d’occuper ses soirées. Pensez aux rituels autour des fêtes… les codes alimentaires et vestiaires, les invitations, la musique, la danse, la nourriture, l’alcool, les drogues. Pensez aux rituels autour de la maison… l’achat, le besoin de décorer, la manière de l’organiser. Pensez à tous les rituels autour du transport… comment et où se tenir… où se déplacer et où non… combien et comment payer. Pensez aux rituels autour des propriétés… les interdits… l’absence de nature libre. Pensez aux rituels autour des sanctions… le système judiciaire… le système carcérale. Pensez aux rituels d’études… comment nous apprenons doucement à aimer des faux rêves… comment le système est utilisé pour nous valoriser ou détruire… comment les journées sont rythmées et que les enfants et parents ne se voient quasiment plus. Pensez aux rituels autour du travail… ce qu’il faut faire pour être embauché… comment l’obéissance à un entreprise peut tuer l’originalité . Pensez aux rituels de rencontres… avec ses codes floues… tout ce qui se passe autour de la sexualité… etc. etc. etc. 

Combinez tout ça à nos blessures, dont nous ne sommes pas conscients non plus. Elles dictent nos pensées, nos attitudes, nos comportements et nos actions… et cela dans tous les domaines de notre vie. Le manque de connexion avec la Source allié à nos blessures, font que nous passons inconsciemment quasiment tout notre temps à compenser nos manques et à éviter nos douleurs. Nous passons, sans nous en rendre compte, d’un comportement compensatoire à un autre, d’un fonctionnement pathologique à un autre, d’un masque de protection à un autre. Ainsi, entre nos rituels multiples inventés… et notre besoin conditionné d’obéir aux impulsions de préservation… nous avançons comme des aveugles sur des rails.

Le pire dans tout ça est que je ne connais personne qui le voit. Honnêtement, je n’en ai pas encore rencontré une. Même pas parmi ceux qui sont considérés être des maitres. Je me sens un peu comme Neo dans Matrix. La voile qui obscurcissait ma conscience s’est levé il y a 20 ans environ… et je vois de plus en plus clair. C’est énorme de voir de ma fenêtre comment chacun de nous obéis à ses conditionnement sans même s’en apercevoir. Il y en a même qui pensent comprendre, qui pensent être réveillé, qui pensent être conscients de ce qui se passe… Pourtant, de ma fenêtre je ne vois dans ce cas que des gens qui volent un peu plus haut ou un peu plus loin dans l’espace limitée de l’illusion. C’est encore pire, parce que du coup ils ne sont plus enseignables. C’est impossible d’aider quelqu’un à sortir de sa prison s’il penses qu’il est déjà dehors. 

Vous connaissez certainement tous déjà la blague du type qui roule à gauche sur l’autoroute. Il passe son temps à éviter les voitures qui lui arrivent d’en face. Soudainement, il entend à la radio le speaker qui annonce qu’il y a un fou dangereux qui roule à gauche sur l’autoroute. Et là, indigné, il hurle contre la radio : mais ils sont cons ou quoi, ils roulent tous à gauche !!! Bon, je suis très conscient que je peux me tromper… même si je ne le pense vraiment pas. C’est peut-être tout simplement moi qui roule à gauche…

Je nous souhaite une très belle journée de réflexion… ∞❤️∞