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Netanya, Israël
Chaque jour je découvre des choses essentielles pour tisser un peu plus vers l’AMOUR, cet état d’être synonyme de Paix, de Liberté, de Puissance, de Divinité… bref, l’état de l’ETRE. Je n’ai pas besoin de bouger pour cela. La Vie est déjà assez intense comme ça. Tout ce dont j’ai besoin vient spontanément vers moi. C’est logique, puisque je suis le créateur de ma vie… et ma partie créatrice sait exactement ce dont l’autre partie a besoin pour avancer… pour retrouver le chemin vers sa Maison, sa Source et sa communion avec l’Essence.
Comme j’accompagne des gens, ma première tendance est de partager mes découvertes avec eux et de leur donner des outils pour accéder aux trésors que j’ai trouve au fur et à mesure. Cela n’est pas simple du tout… puisque cela exige d’eux un certain niveau de conscience, d’intelligence spirituelle et émotionnelle, d’enseignabilité et l’audace de mettre sa vie en mouvement. Plus difficile encore est de ne pas oublier que mes découvertes sont d’abord pour MOI, pour ME permettre d’avancer à chaque fois un petit peu plus. Heureusement que le miroir m’aide et me le rappelle systématiquement, puisque chaque enseignement, chaque constat, chaque conseil et chaque mission que je partage, me revient ainsi en boomerang !
Il est clair que je suis en plein intégration, transformation et préparation. J’attends tranquillement d’être prêt pour l’étape suivante de ma vie. Celle que je vis actuellement a cessé d’être très excitant. Je vis à nouveau comme un ermite, en toute simplicité… dans mon antre, ma chrysalide, sécurisant. J’accueille ce qui se présente, je m’abandonne et je laisse la transformation se faire de l’intérieur. C’est relativement nouveau ça. Pour que je puisse me guider moi-même de l’intérieur demande un niveau important de déconditionnement. Quand les gens conditionnés et blessés suivent ce qui vient de leur intérieur, de leurs sensations ou de leurs pensées, ils entretiennent, et empirent même, leur état.
Actuellement, il semble que mon degré de libération n’est pas encore suffisant pour passer à l’étape suivante. Ce n’est pas ce que je sens, mais je le vois régulièrement dans les petits détails de ma vie. Je vois bien ce que le processus de déconditionnement et de dépouillement a déjà pu libérer en moi. Ça m’a permis d’arriver au stade de ma vie actuel et c’est énorme. Selon ce que j’ai récemment projeté sur les autres, pour aller plus loin, il faut que je me libère d’avantage des règles, des engagements, des contrats et des conventions… qui par leur nature rigidifient, limitent et empêchent quelque part toute forme de spontanéité.

Pour suivre la Vie, pour explorer plus loin, seul, à deux ou à plusieurs, la Voie vers l’Amour Véritable, il ne peut pas y avoir quoi que ce soit de limitant à l’intérieur de moi. Je dois être capable de suivre mon flot créatif, spontané et connecté, sans passer par les filtres et les freins de mon ego peureux. La Vie m’invite actuellement à ne plus faire des règles, des engagements ou des conventions et de me libérer de ceux que j’ai pu faire dans le passé. J’ai compris que le but et d’oser enlever toute forme de permanence dans la durée afin de pouvoir rapidement virer de bord à chaque souffle subtil que la Vie m’envoie dans les voiles.
Un accord, tel que je le conçois, est plus léger et peut être changé autant de fois que nécessaire si les partenaires sont consentants sur le principe. Okay, en l’écrivant, je me rends compte que je le fais déjà beaucoup dans ma vie. Mes engagements sont beaucoup plus légers qu’avant. Les gens que je fréquente les savent en général. Il savent que je peux changer d’avis à chaque moment et prendre soudainement un autre direction. Il ne s’agit pas seulement de ce que je peux convenir avec d’autres, mais aussi avec moi-même.

Je n’impose rien aux autres. Je ne me laisse plus imposer quoi que ce soit non plus par quelqu’un. Mon degré de liberté est vraiment grand. Je sais dire des vrais NON et donc des vrais OUI. Par contre, entre moi et MOI existe encore une forme d’exigence qui s’exprime par une rigidité. La partie en moi qui vit encore en fonction de ses blessures résiduelles cherche régulièrement encore à créer des règles, essayant ainsi de structurer efficacement ma progression. Ça a fonctionné très bien ainsi jusque peu, puisque je me suis appris il y a très longtemps comment mettre mes blessures au service de mon Etre. Ça m’a permis d’arriver vraiment loin sur mon chemin.
Ce qui me pousse à ma libération actuelle correspond un peu au dicton : « Si tu veux faire rire dieu, fais des projets ». Depuis un certain temps déjà, je constate que dès que cherche à structurer mon chemin en me créant une règle de conduite, quelque chose à l’intérieur de moi le sabote aussitôt. Je ne peux plus rien prévoir. Tu peux être sûr que si je décide sérieusement de passer aux liquides, que le soir même je vais m’acheter une pizza. Aujourd’hui, je ne peux que suivre mon élan primaire de l’homme que je suis devenu… simple, fou, instable et vivant. Alors, je ne fais plus d’engagement écrits dans la pierre… je fais des accords écrits dans le sable… avec les autres et avec moi-même. Ainsi, je ne m’ennuie jamais, car les deux parties en moi, ce qui reste de l’enfant blessé et l’enfant libre, négocient beaucoup. Au bout du compte je ne fais que suivre le résultat de leur négociation… leur accord.
Je nous souhaite une magnifique journée de plus… ∞❤️∞


Bon, malgré le fait qu’extérieurement je ne semble pas bouger, les choses avancent dans un sens libérateur. Ceci me dit que mon immobilité apparente est probablement juste. Je suis donc caché du monde, dans ma chambre, dans un appartement, quelque part à Netanya en Israël. Je laisse le processus de transformation se terminer, comme un papillon dans sa chrysalide. Je ne sais pas combien de temps il me faut encore pour que la culpabilité, la honte et les regrets s’évaporent. Compte tenu de mes engagements à l’étranger, je dirais entre 4 et 8 semaines… ce qui est vraiment pas très long à mon avis.
Récemment, en faisant le lien entre les choses, j’ai aperçu quelque chose de marrant. Quand je compense l’absence d’AMOUR en moi, l’absence de connexion intérieur, je mange comme un enfant. Je prends uniquement ce que j’aime, sans réfléchir et je le mange rapide comme un goulu, juste pour avoir du bon goût et pour me sentir plein. J’ai le ventre tout rond et je me suis récemment rasé le crâne. Je ressemble parfois à un gros bébé de 64 ans. Je prends en ce moment souvent deux bains par jour et je trempe à chaque fois pendant une bonne heure. La chaleur me fait du bien au ventre et j’ai clairement reproduit la situation intra-utérine. Je dors beaucoup et à part regarder des films je ne fais rien… 




J’ai 64 ans et malgré tout ce que j’ai déjà découvert sur moi… sur ce que je suis vraiment, d’où je viens, mon histoire, vers où je vais, mes particularités, quelle est ma place, ma raison d’être… presque tous les jours je découvre encore quelque chose de nouveau. Chaque nouveau détail me permet de compléter au fur et à mesure que j’avance le puzzle de ma vie, qui, comme une carte de trésor, me place, avec ma quête, à un endroit très précis de mon histoire. Le défi à chaque instant, bien évidemment, est de ne pas attendre demain, mais de savourer l’instant. 
Toutefois, que je sois dedans ou dehors, il y a parfois un son, une odeur, une vue ou une situation qui interpelle un endroit tendre en moi. Ce n’est pas quelque chose de réel, ça stimule certainement une partie de mon cerveau et de mon mémoire refoulée. Le sens qui par une connexion mystérieuse réveille un sentiment connu jadis. Ça me rend nostalgique… et renforce l’envie de retrouver mon paradis perdu… et l’espoir que c’est possible. Pourtant, mon être entier sait que ce que j’ai perdu ne reviendra plus jamais sous cette forme… 

