Explorateurs de l’Amour ~ Explorers of Love

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Michael à Fort-de-France, Martinique 🇲🇶

Je pense que je l’ai déjà partagé auparavant… Je ne suis plus vraiment thérapeute, accompagnant ou relation d’aide. Je me rends compte que ces rôles ne me correspondent plus. Je pense qu’ils étaient liés à mes blessures et ainsi au besoin de sauver, d’être important pour quelqu’un, d’avoir un bon revenu stable, d’être reconnu ou carrément d’être indispensable. J’ai bien senti qu’au fur et à mesure que mes blessures devenaient moins actives, ma motivation d’oeuvrer comme je l’ai toujours fait, diminuait à vue d’oeil. J’en retire de moins en moins de satisfaction. Pire encore, je m’ennuie de plus en plus et les gens qui ne bougent pas, se (re)mettent dans l’état de victime ou cherchent en moi encore papa ou maman peuvent parfois m’exaspérer au plus haut point.

Je pense que cela ne s’applique pas seulement à moi. Mon expérience m’a montré sans faille que chaque métier est une expression d’une blessure. Les rejetés choisissent des métiers comme serveur, camionneur, artiste et commercial… les abandonnés deviennent, entre autres, des infirmiers, des éducateurs et des assistants sociaux… nous trouveront les humiliés dans des métiers comme aubergiste, cuisinier et nettoyeur… les trahis se trouvent dans le management, dans l’armée, chez les pompiers et deviennent des thérapeutes (eh oui !)… puis, ceux qui ont vécu l’injustice deviennent des arbitres, des juges, des comptables et des avocats. Bien évidemment, ce ne sont pas que les métiers qui découlent des blessures, mais aussi la manière de parler, de se comporter, de manger, de choisir ses voitures, sa maison et ses vêtements. Chaque aspect de la vie révèle une partie du profil traumatique. Comme nous avons tous toutes les blessures, mais à des degrés différents, cela donne un profil presque unique pour chacun. 

Il est donc logique qu’en transcendant les blessures, nos choix, nos comportements et nos métiers changent. Je me méfie carrément de l’aide ou des conseils de ceux qui ont la même vie depuis longtemps. La stabilité est dans la société généralement considérée comme une qualité. Je me souviens encore que le père de ma première petite amie lui disait que je n’était pas stable, après que je lui avais annoncé que j’allais quitter l’armée. Ça m’avait heurté à l’époque. Il m’a fallu des années pour comprendre que la Vie est mouvement, et que la stabilité dans l’immobilité est une forme de mort lente. Par contre, trouver sa stabilité dans un mouvement perpétuel et de vivre paisiblement les étapes logiques de sa transformation alchimique, est à mon avis une des plus grandes qualités qu’un être humain peut atteindre.

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Ce n’est pas facile du tout pour moi, de vivre cette transformation. Même si je suis fier de mon instabilité, de ma folie, de ma créativité, de mon originalité, de mon mouvement perpétuel et de mon audace d’être authentique à chaque instant, je suis aussi un être hypersensible et je n’aime pas blesser ceux qui viennent solliciter mon aide ou qui m’entourent au quotidien. En plus, je comprends tout le monde, je sens ce que quelqu’un doit sentir quand je suis dur avec lui ou elle. J’aime profondément les gens et de me voir être dur avec quelqu’un pour qu’il se bouge est souvent difficile pour moi à accepter. La seule chose qui m’aide intérieurement est ma conviction que mon ressenti et ma spontanéité créative ont toujours été justes et qu’ils ont un sens qui peut dépasser ma compréhension d’homme du moment. Je me connais depuis longtemps comme le pantin à travers lequel la VIE oeuvre et manipule les gens. Je sais que je n’ai pas d’autre choix que de suivre ce qui vient de mes tripes… puis, de vivre les conséquences parfois inconfortables qui en suivent.

L’Amour Véritable n’est pas tendre, gentil ou serviable. C‘est un Etat d’Etre qui correspond à l’absence de peur et de blessures. L’expression de l’Amour est pour moi authentiquement lié à notre état originel… quelque chose que nous avons perdu quand notre tradition ancienne a été anéanti. A ce moment précis, nous avons perdu notre lien avec la Source, mais aussi les guides qui nous initiaient sur ce chemin. Nous avons commencé à déporter notre dépendance naturelle au Divin vers une interdépendance malsaine aux autres… ce qui a fait naitre les blessures et la peur. De ma fenêtre, nous sommes allés trop loin. Le monde a complètement perdu son sens… et à part l’impact destructeur éventuel du COVID, je ne vois rien qui puisse encore faire changer le cap que la masse de l’humanité a emprunté. C’est une des raison pourquoi je ne bouge pas vraiment. Il ne me reste que très peu d’espoir. En même temps, ça me rend intransigeant envers ceux qui m’ont choisi comme accompagnant.

En fait, je n’accompagne pas, j’initie ! Je suis un homme libre… et je fais ce que je veux. Mon choix est de rester rebelle et de faire confiance à ce que la Grande Vie fait émerger de mes profondeurs. La tache est trop grande pour moi tout seul et je me sens impuissant face à tant d’inconscience, de violence, d’intolérance et d’immobilité. C’est uniquement en binôme avec la Vie-m’Aime que j’ai foi d’arriver à quelque chose pour les autres… mais surtout pour moi. Quand j’accepte de prendre quelqu’un dans mon sillage, je sais maintenant d’avance que je vais lui mener la vie dure. Rien est stable dans ce que je propose. Je peux passer rapidement de rôle… et j’alterne au gré de ma folie-saine celui d’écoutant, d’enseignant, de thérapeute, de parent, de sauveteur et même de bourreau. Je cherche à réveiller, à enclencher un mouvement, à déconstruire, à rajeunir et pour cela je choque, je bouscule, je varie et je mets les gens devant des choix impossibles sans fin.

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Je n’ai pas de temps à perdre. Que les morts s’occupent des morts. Il y a assez de thérapeutes-moldues à 70€ de l’heure pour s’occuper de la masse-tétue-victime-revendicatrice. J’ai moi-même encore beaucoup de chemin à faire pour atteindre l’état d’Amour et je ne peux plus m’occuper des enfants-victimes-boulets. En revanche, je suis uniquement, mais entièrement, là pour ceux qui choisissent de gambader joyeusement à côté de moi pour s’enrichir sans résistance de mes découvertes. Je crée un véritable chemin initiatique, rafistolé avec les moyen du bord. Au delà de ce que je peux proposer aux gens, j’observe et utilise leur aptitude de suivre le mouvement de fou auquel je les soumets. C’est leur enseignabilité, leur élasticité interne, leur curiosité et leur volonté d’expérimenter sans hésiter, qui détermine si ce sont des Foetus-de-Vie viables. Pour que ceux que j’accueille à partager mon chemin arrivent à se frayer leur chemin propre, il est indispensable qu’ils deviennent des explorateurs d’Amour… comme moi.

Cesser de s’occuper du passé… se poser de bonnes questions… chercher à se connaître sans filtre égotique… comprendre où il se trouve véritablement sur son chemin… trouver le comportement, l’habitude ou l’attitude à changer pour retrouver son « originellité »… détecter les signes pour savoir par où passer… et se mettre au diapason d’une Vie Vivante jusqu’au dernier souffle sans jamais s’arrêter, tant que l’état d’AMOUR n’est pas atteint… sont des caractéristiques d’un explorateur d’Amour digne de ce nom. Bon, ce n’est pas gagné !!! Entre les aveugles et sourds qui pensent déjà avoir tout compris et être arrivés au niveau de l’état d’Amour… les fainéants qui se sont greffés une fauteuil aux fesses et font du surfing spirituel de connaissance sans se mouiller… et les victimes-revendicateurs qui cherchent encore désespérément papa en maman et règlent leur compte au quotidien avec leur entourage… je ne suis pas sorti de l’auberge !

Vous comprenez mieux pourquoi j’utilise des électrochocs pour bousculer et réveiller ceux se trouvent avec leur bouée dans mon sillage. Faut bien pouvoir l’enlever un jour sans se noyer, non ??? L’initiation et l’exploration vont pour moi main à la main. L’opposé de l’initiation est l’éducation… cette domestication de nos petits pour en faire de bons petits moutons et enrichir les rangs de la masse-inconsciente-perdue. Pour que notre terre puisse survivre un jour, le lavage du cerveau doit rendre sa place à l’intelligence originelle de l’Etre Libre. Recréer le chemin initiatique par l’exploration est une manière de retrouver cette intelligence. Pour que ceux avec leur bouée puissent se libérer de leur support, je leur demande de tenir un journal d’exploration. Ils m’envoient chaque jour les fruits de leurs recherches… mais aussi à quelques soeurs qui se trouvent dans la même situation qu’elles. Un petit mouvement collectif initiatique se crée pour celles qui participaient déjà à La Coupe de Feu…

Je nous souhaite une délicieuse journée de weekend… ∞❤️∞ 

Sécurité sociale ~ Social security

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Michael à Fort-de-France, Martinique 🇲🇶

Avant-hier, j’ai écouté une partie de ma playlist de musique Israélienne. Dans l’appartement fraichement désencombré par S, j’ai utilisé son petit speaker « Bose » pour avoir un plus agréable que celle de mon iPhone. Quand j’étais en Israël, j’ai utilisé un logiciel de « peer to peer » sur mon ordinateur pour télécharger de la musique gratuite. Au départ j’avais trouvé environ 600 titres. Comme j’aime surtout la musique douce, où je peux entendre les paroles chantées, après une sélection sévère, il ne m’en reste enfin que 220. Dès que j’ai entendu les premières notes, j’ai senti la nostalgie de mon pays m’envahir… et ça m’a mis à réfléchir. 

Le pair-à-pair, peer-to-peer ou P2P (les trois termes désignent la même chose), définit un modèle de réseau informatique d’égal à égal entre ordinateurs, qui distribuent et reçoivent des données ou des fichiers. Dans ce type de réseau, comparable au réseau client-serveur, chaque client devient lui-même un serveur.

Je n’aime pas le pays qu’Israël est devenu. Pour moi, il y a trop de circulation, trop de pollution, trop de monde, trop de production, trop de bruit et trop de problèmes. Je trouve la grande majorité des gens simplement impolie, grossière, égoïste, arrogante, prétentieuse et trop chauvine. La Vie là-bas manque de profondeur et tout tourne surtout autour des loisirs, de la nourriture, des enfants et des possessions. La seule spiritualité qui reste est vieille de 6000 ans et n’a, vu de ma fenêtre, aucune connexion avec le Divin ou la Source. En plus, de vivre ainsi, confinés entre juifs, fait à mon avis qu’accroitre l’antisémitisme mondial.

Alors, d’où venait cette nostalgie ? Je suis très heureux d’avoir quitté Israël. J’avais hâte de partir, vous vous souvenez ? Quand j’écoutais la musique, j’ai senti une sorte de conflit dans mon for intérieur. Comment pouvais-je aimer et détester un pays en même temps ??? La réponse est simple, en fait. Je n’aime plus Israël, mais j’ai profondément aimé le pays où je suis né et que j’ai pu encore reconnaître pendant un temps en y retournant quand j’étais encore un jeune homme. J’aime le souvenir de ce pays où les gens étaient encore heureux simplement de vivre et se traitaient avec respect. A chaque visite, j’ai vu l’état d’origine de mon pays d’amour décliner un peu. Dans les années ’90, il ne restait plus grande chose. Pour moi, mon pays a disparu en même temps que mon père.

Du coup, le conflit n’en était pas vraiment un. C’était juste un sentiment décalé dans le temps. Je me sens bien en Martinique. Grosso modo, ma vie n’a pas beaucoup changé. Partout où je vais, je m’emmène. Je vis toujours avec moi… et je ne change pas si vite que ça. En revanche, j’aime retrouver une vie à deux et échanger au quotidien avec une partenaire qui me comprend, s’endormir et se réveiller ensemble, puis partager des activités et regarder des films collés l’un contre l’autre sur le petit canapé. Il fait chaud ici. Chaud et humide. Plus qu’en Israël. Alors, trois ventilateurs tournent presque non-stop pour apporter un semblant de fraicheur. En revanche, il y a plus de verdure que dans mon pays et les portes du salon sont tout le temps ouvertes. Et qu’est-ce que c’est bon de voir à nouveau des gens qui sourient et disent « bonjour » et « merci »…

Ma dixième vie demande à être créée à partir de presque rien. Les signes et le miroir me disent de tout accueillir en douceur, de prendre soin de moi, de ne rien forcer, de laisser le passé dans le passé, de vivre simplement sans créer d’objectifs précis, de rester léger et mobile, de ne pas trop me poser de questions et d’avoir confiance en la Vie, de ne pas cesser de tisser et surtout de rester profondément fidèle à l’homme originel, innocent et simple que je suis (re)devenu. Mes journées sont simples. Il y mes rendez-vous habituels par zoom, quelques rendez-vous partagés avec S pour ses patients à son cabinet, mon écriture, les films… et chaque jour je passe le balai dans l’appartement et prépare du jus avec l’extracteur pour consommer ensemble quand S rentre du travail. Le Leclerc est à peine à 10 minutes à pied d’ici et je prends plaisir à y aller pour faire quelques courses d’appoint.

Pendant mes années d’itinérance, il était clair que la France m’expulsait doucement et me poussait à rentrer dans mon pays de naissance pour terminer mon cycle traumatique. Administrativement, les choses devenaient progressivement de plus en plus compliquées pour moi. Je le voyais comme des signes et généralement je devançais les événements en avançant et en me dépouillant de plus en plus. A l’époque, c’était devenu impossible de me connecter par internet au site de l’administration Française. Il y avaient trop de bugs et de blocages et je me faisais renvoyer de site en site sans jamais aboutir. La seule chose qui marchait à l’époque a été la déclaration d’impôts en ligne quand j’étais déjà Israël. A contrario, l’intégration administrative en Israël, en tant que manifestation de retour à la vie commune, passait comme une lettre à la poste.

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Depuis 2015, je m’assume en payant tout ce dont j’ai besoin de ma poche. J’avais fini par renoncer à ma retraite et à tout autre soutien de la société. J’avais carrément découpé ma carte sésame vitale, vous vous souvenez ? En partant en Israël, j’ai brûlé les derniers ponts derrière moi. J’ai résilié mon compte bancaire et mon adresse postale. Et pourtant, me voilà de retour sur le territoire Français. Me voilà invité à m’intégrer à nouveau dans la société. Je pensais que j’étais rayé de la carte administrative en venant en Martinique. Dans ma tête, j’avais juste mon passeport Néerlandais qui me donnait droit de me sentir malgré tout chez moi sur le territoire Européen.

Je ne sais pas si je vais prendre mon troisième vaccin. Pour l’instant, je vais d’abord aller faire une prise de sang pour vérifier le niveau de mes anticorps. Si mon système immunitaire fonctionne bien, je ne prendrai pas le vaccin. Je me rappelle encore des effets secondaires après la deuxième piqure. Il se peut très bien que le niveau de mes anticorps était déjà assez élevé et que le vaccin m’a plutôt fait du mal que du bien. Je suis entré dans un état de faiblesse et de dépression dont je sens encore les séquelles aujourd’hui. Mais, pour faire les tests et recevoir éventuellement le vaccin, il faut que je sois reconnu dans le système de la Sécurité Sociale.

Je pense que vous pouvez vous imaginer mon grand étonnement quand j’ai constaté, après seulement quelques clics et détours sur l’application Ameli de la Sécurité Sociale, que je suis toujours inscrit et que j’ai toujours droit au soins et aides. Certes, il y a S qui m’aide dans le démarches à faire… mais je vis la facilité apparente comme une confirmation que c’est pour le moment bien ici ma place et que mon intégration à la société française est juste. C’est vrai, Israël est mon pays de naissance et sera toujours logé dans un coin tendre de mon coeur. C’est vrai aussi que les Pays-bas ont été un merveilleux pays d’accueil et de transfert et que je m’y sentirai toujours chez moi. Mais, malgré mon aversion au départ pour la langue française et la France, liée aux expériences douloureuses que j’ai vécues au lycée, puis un système administratif défaillant, ça a été la France qui m’a accueilli à bras ouverts et qui m’a offert les plus belles années de ma vie.

Je nous souhaite une délicieuse nouvelle journée d’été… ∞❤️∞ 

Troisième vaccin ~ Third vaccine

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Michael à Fort-de-France, Martinique 🇲🇶

La caisse d’assurance maladie m’avait appelé d’Israël il y a quelques jours. Mon interlocutrice me proposait un rendez-vous pour le troisième vaccin contre le Covid. Pour moi, l’Amour, dans ce cas précis et dans ma situation, ne résiste pas. C’était donc okay pour moi d’aller chercher ce vaccin ici en Martinique. Toutefois, le troisième vaccin n’est pas encore distribué… Alors, ça aussi c’est okay pour moi.

De ma fenêtre, le Covid est un virus qui nous montre notre incapacité de vivre en harmonie ensemble. Je trouve la société très violente. Comme nous avons perdu la connexion d’avec notre source quand les chrétiens ont détruits nos cultures anciennes, nous reportons nos manques et détresses sur les autres. Accusations, jugements, polémiques, agressions, intolérances, révoltes et résistances sont des mots qui caractérisent très bien notre monde d’aujourd’hui. 

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Le Covid même est pris dans ce sillage. Au lieu d’entendre la voix de la Vie qui incite à garder une distance entre nous et à rester confiné chez soi pour une introspection en profondeur et une mise en question de soi importante… la plupart d’entre nous se bat et se débat pour une présumé liberté et pour le droit de décider ce qui est bon pour lui. Pour moi, il suffit de regarder comment les gens réagissent face au Covid, pour comprendre le défi que nous avons tous ensemble. 

Pour moi personnellement, le Covid est un cadeau immense. Certes, il y a beaucoup de morts… et je suis désolé pour les gens touchés. Mais, de ma fenêtre, la Vie nous montre simplement de manière très insistante, et depuis très longtemps, que nous avons perdu notre voie originelle, notre connexion avec la Source et que nos actions sont destructrices. A travers des catastrophes Elle cherche à nous faire comprendre cela et à nous inciter au changement. Jusque là, rien n’a marché. La peste, le choléra, les persécutions, les holocaustes, le réchauffement climatique, la pollution planétaire, l’extinction des espèces, la famine, les guerres n’ont par réveillé les gens du tout. Au lieu de changer, nous accusons l’autre encore plus fort et empirons les choses.

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La Puissance est, entre autres, la capacité de suivre les mouvements de la Vie (pas de l’ego… attention) sans résister et de savoir vivre vulnérablement en son sein. Il n’y a pas d’assurances dans la Vie, il n’y a pas de vraie sécurité. Une maison, une famille ou un travail stable ne donne qu’un sentiment de sécurité illusoire. Le ciel peut nous tomber dessus à chaque instant. Rien nous protège d’un malheur… sauf… sauf, d’être dans l’axe de sa Vie. Si la Vie n’a pas de messages correcteurs pour nous, rien nous arrivera ! Une crise de foie ne vient pas à cause d’une pizza, mais pour faire comprendre que nous avons un problème relationnelle à régler !

Alors, prendre le vaccin ou ne pas le prendre revient pour moi au même. Celui qui a le coeur pur ne craint rien (Cité de la joie). Ce n’est pas CE que je fais qui est important, mais QUI en moi le fait. Si mes actions viennent de la Peur, j’attire les misères, si elles viennent de l’Amour j’attirerais autre chose. Faut-il encore que je sache discerner d’où viennent mes élans. Je pense que la plupart des gens pensent qu’ils agissent à partir de l’Amour… c’est le manque de conscience à ce sujet qui rend les choses très très compliquées.

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Dans cette dixième vie, je n’ai pas de place pour la lutte… Je n’ai pas à faire un effort… Je n’ai pas à me vendre… Ni à convaincre qui que ce soit de quoi que ce soit. Je suis en Paix et je coule doucement avec le fleuve de la Vie. Je suis heureux de ne plus vivre seul… mais, au fond, je suis toujours la même personne. J’ai toujours un oeuf à pondre, mais je ne sens aucun besoin de me mettre sur le marché pour le faire savoir. Mes journées se passent toujours de manière très simple… un peu d’écriture, un rendez-vous par-ci et par-là… et des films… et c’est okay ainsi pour moi. Quand je serais prêt pour aller plus loin, la Vie viendra bien frapper à ma porte…

Je nous souhaite une délicieuse journée… ∞❤️∞ 

L’audition d’Henry Thomas pour E.T… Wow… Craquant !

Mon hobby ~ My hobby

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Michael à Fort-de-France, Martinique 🇲🇶

Ça fait déjà une semaine que je suis en Martinique. Qu’est-ce que le temps passe vite ! C’est bizarre quand-même, mais j’ai déjà quasiment oublié tout ce temps passé seul, en ermite. Maintenant, je dois m’habituer à participer à nouveau à une vie à deux. Je ne pense pas que j’oublierai mes acquis. Ma fainéantise naturelle m’aide beaucoup à rester dans mon territoire et à m’occuper de ce qui me concerne.

Alors, pendant que S désencombre l’appartement, je regarde tranquillement des films, écris mon journal ou apprends l’hébreu. Dans le passé, avec d’autres compagnes, j’ai mis systématiquement la main à la pâte. Ça s’est soldé généralement avec un mécontentement, puisque j’arrangeais les choses à ma manière. J’ai fini par comprendre… je ne touche pas ce qui ne m’appartient pas !

Avant-hier, j’ai regardé une saison entière d’une nouvelle série Netflix, Hit and Run. Il est en anglais, mais une grande partie du film est en hébreu. Ça m’a beaucoup plu ! J’ai appris à aimer cette langue, malgré sa complexité. J’ai suivi des cours pendant presque deux ans pour avoir tout juste un niveau basique, me permettant de me faire comprendre dans la rue et avec des commerçants.

Quand j’étais encore en Israël, j’ai fini par être saturé de la langue. C’était principalement dû aux cours enseignés à l’ancienne… trop de pression et trop d’information d’un coup. L’Ulpan d’aujourd’hui n’est pas vraiment adapté aux temps modernes. Je pense que la qualité des cours a joué également dans ma décision de partir. L’apprentissage de la langue a une fonction importante dans l’intégration d’un pays. En tout cas, pour quelqu’un de mon âge…

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Quand j’écoute un film en hébreu avec sous-titrage, j’arrive à comprendre les phrases. J’arrive même à entendre quand elles sont mal traduites. Ça m’a redonné du peps et depuis deux jours j’ai repris mes cours de Duolingo et d’A Cours d’Hébreu sur mon iPad. Même si j’en aurais peut-être plus jamais besoin, j’ai envie d’apprendre à mon rythme la langue qui m’a tant manqué quand j’étais plus jeune. Sans pression, sans régularité obligée… Juste comme un hobby, comme quelque chose que l’on fait pour se faire plaisir et pour passer du temps.

J’aime beaucoup être ici en Martinique… malgré la chaleur, l’état d’urgence face au Covid ou la multitude d’insectes volants et rampants qui me piquent régulièrement ou me filent la chair de poule. L’absence de stress, puis, le sourire et la gentillesse des gens en général n’a pas de prix. Maintenant que j’ai quitté mon pays natal, je sens clairement la différence. Cet attitude combative et revendicateur en permanence dans mon pays n’était pas bon pour ma santé physique, ni mentale.kelly-sikkema-E8H76nY1v6Q-unsplash

Une nouvelle semaine démarre. J’ai quelques rendez-vous par Zoom avec des amis en France, quelques rendez-vous où j’assiste S avec des patients locaux à elle, une causerie sur Zoom autour de la Puissance jeudi prochain… et le reste du temps, je m’occupe de moi. Je retrouve doucement la forme grâce aux liquides et la vie à deux. Mon bourrelet de vieux autour de mon nombril est en train de partir.

Une autre question se pose maintenant. Hier, j’ai reçu un coup de fil de la caisse de maladie en Israël. Mon interlocutrice me proposait de prendre rendez-vous pour le troisième vaccin. Je pense que le dieu en moi, la partie qui n’est pas blessé, prendrait le vaccin. Pourquoi résister ? Pourquoi polémiquer ? La Vie Elle-M’aime me propose la piqure. Si j’ai l’esprit tranquille et que je suis dans mon axe, avec ou sans vaccin, je ne crains rien… et vise verse… 

Je nous souhaite une journée délicieusement tranquille… ∞❤️∞ 

C’est l’acteur qui joue « Le Flash »… j’aime beaucoup… 

Désencombrement ~ Decluttering

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Michael à Fort-de-France, Martinique 🇲🇶

Tout le monde est encombré ! La plupart d’entre ne le voit plus, c’est tout. Nous nous sommes tellement habitués, depuis tout petit, d’amasser des choses, que c’est devenu normal. Nous encombrons notre emploi du temps, notre espace psychologique, notre maison, notre véhicule, notre ordinateur, notre bureau et même notre partenaire et nos enfants… puis nous nous encombrons d’animaux, d’activités, d’études, de travail, d’hobbies, de multimédias, de partenaires, d’amis, des problèmes des autres, les activités de notre progéniture et pleins de faux responsabilités, besoins et obligations.

L’espace vide psychique et physique qui nous est fondamental pour Vivre Vraiment est complètement encombré par des choses et des occupations qui détournent notre attention de l’essentiel… et cela de façon quasi permanente. Nous avons besoin de temps pour nous ennuyer, afin que notre créativité divine puisse émerger d’elle-même. Sans cet espace primordial, nous nous reléguons au niveau des robots. J’allais dire « primates », mais ce serait insultant pour eux ! Car, justement, les animaux ont tout compris… ils accueillent ce qui vient, agréable ou désagréable, le savourent quand c’est là… puis, ne font aucun effort pour le garder quand c’est fini.

Doudou et Shy…

Je ne suis plus encombré du tout. Ça m’a pris des années pour mettre chaque chose à sa juste place et pour occuper mon propre territoire de manière consciente et responsable. Aujourd’hui je pourrais tranquillement rester allongé toute la journée sans que quelque chose ou quelqu’un vienne me solliciter. Pourtant, plusieurs miroirs autour de moi me montrent que je suis concerné par le phénomène de l’encombrement. Une Amie qui se trouve sur des routes encombrées, une autre qui constate qu’elle n’a pas assez de temps pour elle, une troisième qui se rend compte de l’importance d’avoir de plus en plus de temps pour soi… puis ma toute nouvelle compagne qui a commencé à désencombrer sa vie entière, commençant par son appartement.  

Personnellement, je me suis désencombré en 6 étapes. Au départ, je ne me rendais pas compte à quel point c’était important et que ma santé en dépendait. J’avais plutôt l’impression d’être forcé de me séparer des objets, des endroits, des activités ou des personnes qui faisaient intégralement partie de ma vie. Je me sentais plutôt amputé des facettes essentielles de ma personnalité. J’ai senti les bénéfices seulement pour la première fois quand j’ai quitté les Pays-bas pour aller aux Etats-unis. Avec chaque clé que je rendais, chaque objet dont je me libérais, je me sentais plus libre, plus léger… et plus joyeux.

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L’étape finale a commencé en 2015, quand je suis parti sur les routes et qu’il ne me restait uniquement 23 kilos d’affaires dans mon sac à dos. J’avais encore une tente, un chauffe-eau, un panneau solaire… tout pour vivre dans la nature. Le désencombrement allait rapidement se transformer en dépouillement. Même si j’étais conscient à quel point c’était important, si j’avais su d’avance ce que j’allais vivre, j’aurais refusé. Il y a une grande différence pour moi entre se libérer pour juste laisser la place à la VIE et à la santé, ou de creuser plus profondément afin de dédier intégralement son existence à l’Essence-ciel.

Ce n’est pas vraiment important ce que j’ai ou ce que je fais… mais plutôt QUI en moi est en train d’oeuvrer. Mes activités, possessions et relations étaient auparavant que des compensations pour combler le manque inconscient d’avec la Source. Je pourrais théoriquement avoir plein de possessions, d’activités et de relations tout en étant en lien profond avec la VIE. Toutefois, je n’ai jamais vu quelqu’un comme ça… puisqu’il reste une sorte d’incohérence dans cette possibilité. Quelqu’un de Connecté n’a pas besoin de compenser… son lien le comble… alors, pourquoi vouloir avoir beaucoup d’argent, de nourriture, de sexe, de pouvoir ou de popularité ? Ça n’a pas de sens.

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Je pense que le miroir me met en garde, tout simplement. Pour cette dixième vie, je suis en train de revenir dans la société, dans un quotidien où il y a des gens avec qui j’entre en contact. Mes journées de solitude semblent bel et bien derrière moi. Je commence à avoir des interactions et des rendez-vous et je vois déjà des activités potentielles pointer leur nez. Je dois faire attention à ne pas perdre mes acquis et à me laisser embarquer par des motivations égotiques quelconques, comme l’interêt pour l’argent ou pour la popularité. Je sais pourquoi j’existe, alors je sais où je vais… Je n’ai pas envie de faire encore des détours… même si c’est tentant.

Mon corps récupère doucement. Mon (notre) alimentation est liquide. Nous commençons nos soifs ou faims avec de l’eau… ensuite, nous buvons des thés ou des tisanes… après, pour avoir une sensation de « plein » dans le ventre, ça peut-être un bouillon… et nous gardons le meilleur pour la fin. Le soir, vers 19h est réservé à des jus produits avec notre tout nouveau extracteur Kuvings. De cette manière, nous adaptons la dilution du jus en fonction de notre besoin calorique du moment. L’intention est d’augmenter la dilution (avec de l’eau) au fur et à mesure. Ainsi, nous entrons en mode Prana tout en douceur. La graisse autour de mon nombril est déjà presque partie !

Je nous souhaite une journée sans encombre ∞❤️∞