Doudou & Shy

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Michael à Fort-de-France, Martinique 🇲🇶

Le petit garçon chat roux, Doudou, et sa petite soeur tigré, Shy, sont très différents. A part leur carrure et leur structure générale fine, ils ne se ressemblent pas beaucoup. Doudou est très délicat, tranquille et respectueux de nos sensibilités et territoires d’humains. Quand il vient chercher un câlin, il le fait prudemment, en douceur et en ronronnant doucement. Il est peut-être même un peu trop discret, trop humain… et pas assez chat. Ce petit chat-l’homme aime être « avec » nous. Shy, par contre, c’est une pile électrique, un vrai boulet de canon envahissant.

Elle ne pense qu’à jouer avec ses proies, avec les câbles électriques et toute autre chose qui tombe sous ses griffes. Quand elle vient vers nous, elle ne tient pas compte de notre espace, de notre condition d’être humain, ce qui est tout le contraire de son frère. Elle en a absolument rien à faire et elle s’impose bruyamment et parfois même violemment. Quand Doudou « pousse » sur notre corps avec ses pattes, je sens ses coussinets, alors qu’avec elle je vis une séance d’acupuncture non-sollicitée. Elle est très nerveuse, excitée et nous considère clairement de manière minimale. 

Quand j’ai vu cette différence, il y a quelques semaines déjà, j’ai pensé tout de suite à mon masculin et mon féminin intérieur. j’avais directement noté le titre pour ne pas oublier d’écrire l’article un jour prochain. Je voyais dans leur différence, le décalage entre les deux polarités en moi… et donc un travail d’équilibrage à faire. J’attendais juste le moment adéquate où le déséquilibre allait se manifester dans mon quotidien… ce qui est le cas aujourd’hui.

Le miroir du moment est fort. J’aurais pu appeler mon article du jour également « Amicalité », « La juste distance », « ma sécurité est à l’intérieur » ou encore « une première communication vulnérable ». En laissant défiler les titres des brouillons auparavant sauvegardés ce matin, il me semblait que « Doudou et Shy » était tout à fait adéquat pour exprimer ce qui se passe pour moi en ce moment. 

J’avance doucement avec ma nouvelle compagne. J’alterne aussi délicatement que possible ma casquette d’accompagnant avec celle du compagnon. Pour retrouver sa santé physique, nous avons commencé par mettre en question, désencombrer et simplifier son appartement, son agenda, ses rythmes, son alimentation, ses convictions et ses habitudes. Après un mois, ses douleurs sont déjà bien parties et sa forme revient progressivement. Je ne peux pas proposer tout d’un coup, mais il est clair que pour que notre relation fonctionne dans la durée, il est important d’impulser régulièrement des éléments essentiels qui garantissent sa pérennité. 

Ainsi, hier soir, j’ai initié notre première échange en communication vulnérable. Ces sont des occasions pour tout mettre à jour, se redéfinir et de voir en même temps dans quelle direction et comment l’autre change. Souvent, les couples gardent pendant de longues années une impression relativement immuable du partenaire. Du coup c’est ce changement intérieur non perçu, ni accueilli, qui devient généralement la source de désaccord et de séparation. Je pense que le meilleur moment pour partager les choses profondes introspectives est autour d’une collation ou pendant les repas. Je pense que dans l’ancien temps ces moments autour du repas et du feu de camp servaient déjà à cela.  

Friendliness

Amicalité…

J’ai d’abord expliqué à mon Amie l’importance de notre élan, puis, pour donner le ton, j’ai choisi de commencer en m’inspirant d’une carte d’Osho fraichement tirée. C’est une carte que je tire régulièrement ces derniers temps. Pour moi, elle m’indique que je dois faire très attention et trouver la juste distance entre les autres et moi, entre ceux que j’accompagne et moi, entre mes amis et moi… et donc aussi entre ma compagne et moi. Trop proche, et mes blessures risquent de s’activer par une fusion relationnelle et une intrusion réciproque, puis de se manifester par trop de interdépendance, d’indispensabilité et de manipulation… et donc d’un manque d’autonomie et de souveraineté. Trop éloigné des autres, je n’habiterais pas pleinement mon territoire en j’alimenterais ma peur d’aimer, de m’impliquer et je favoriserais ainsi une sorte de fuite controlée. 

Mon discours n’était pas tout à fait le même avec ma partenaire hier soir, comparé à nos partages quand j’étais encore en Israël et elle en vacances en France. Nous savions que nos échanges enflammés et nourris par plusieurs années de solitude allaient changer quand nous allions nous trouver face à face en chair et en os. Certes, mon intention n’a pas changé. Je suis ici en Martinique en je ne vais pour l’instant nulle part. Mais, la carte m’a invité à mettre les mots ajustés sur ma situation. Je suis conscient que je ne peux pas vraiment prévoir quelque chose dans la durée, puisque je sais que la Vie est plus forte que ma petite volonté d’homme. Si tu veux faire rire dieu, fais des projets… 

Ma nouvelle compagne est une femme forte, intelligente, consciente, volontaire et dans la force de l’âge. Mais, il est clair que même si dans les faits rien n’a changé, elle a dû être impactée par ce re-positionnement, cette clarification que la carte ma imposée. Je ne me sentais pas trop à l’aise avec ça, même si je sais que je me dois de rester simple, transparent, authentique et libre. D’être ouvert de cette manière n’épargne jamais mes propres sentiments, ni les sentiments de ceux qui m’entourent. Vivre avec moi est simple… mais pas du tout facile, car, comme je suis en mouvement permanent, mes partenaires sont systématiquement bousculées.

C’est en vérifiant nos miroirs réciproques de hier, puis en lisant les 4 mails des femmes de la Coupe de Feu, qui partagent leurs écrits avec moi au quotidien, que j’ai trouvé pleinement validation dans ma mise à jour. La juste distance entre mon masculin et mon féminin intérieur et extérieur m’évite de vivre la répétition du scénario entre ma mère et moi… que je connais si bien. J’ai su l’arrêter vers 2015 de manière définitive, mais je dois toujours rester vigilant. Les habitudes et réflexes ne sont jamais bien loin. Face à un féminin en besoin avec des attentes importantes, même involontaires, inconscientes et non-exprimées, mon masculin peut devenir facilement et rapidement trop disponible, trop proche, trop impliqué et ainsi se trouver uniquement au service de l’autre en s’oubliant et en s’effaçant complètement… 

C’est ainsi que je perds ma puissance d’homme et que je redeviens un toutou bien dressé. Ça semble complètement contradictoire, n’est-ce pas ? Si je fais docilement ce qu’une partenaire attend de moi à partir de ses blessures, je perds ma souveraineté et ma puissance. Elle sera contente sur le moment, mais sans l’homme dans sa puissance elle ne sera jamais comblée en profondeur. Si, par contre, j’ose rester fidèle à Qui Je Suis Vraiment et à la Source… et que j’ose ne pas répondre aux demandes conscientes ou inconscientes de ma compagne, elle va être touchée, peut-être même blessée… mais au fond d’elle, la puissance manifestée en face d’elle est réparateur… car qui dit Puissance, dit Amour… et l’Amour Véritable (l’absence de peur et de blessures, pas l’interdépendance affective avec laquelle les gens confondent) guérit vraiment tout ! 

Quoi qu’il en soit, je me sens libéré d’un poids que je n’avais pas vu s’accumuler depuis quelques semaines. Et c’est rigolo, car hier soir, avant de nous endormir, grâce à quelques épisodes d’Outlander, le miroir me montrait clairement qu’il y avait une problématique qui était bien là mais que je ne voyais pas. Ben, la voilà ! Bref, échanger de manière vraie et vulnérable sur une base régulière est essentiel pour des couples… que cela soient des amoureux, des amis, des collègues ou des membres d’une famille. L’accumulation des non-dits ou des moitié-dits, pensant injustement que l’autre comprend par lui-même ce qui m’arrive et comment j’évolue… est une erreur et une condamnation à mort de n’importe quelle relation. Tisser l’Amour avec quelqu’un prend du temps… demande de l’investissement… et exige audace, ouverture, sincérité, vulnérabilité et abandon… l’Amour Véritable demande tout, ABSOLUMENT TOUT !

Je nous souhaite une merveilleuse nouvelle journée, soirée ou nuit… ∞❤️∞ 

Miel en bouteille ~ Bottled honey

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Michael à Fort-de-France, Martinique 🇲🇶

Je trouve ça vraiment une invention intelligente. Je ne sais pas depuis combien de temps ça existe, mais personnellement j’ai toujours trouvé que le miel liquide en pot était une catastrophe. Je ne sais pas pour vous, mais sortir une cuillère de miel liquide d’un pot sans en mettre de partout était pour moi toujours une vraie supplice. En Israël, j’avais trouvé l’astuce de mettre le miel au frigo… ou tout simplement d’acheter du miel solide. J’avais déjà vu du miel de grande consommation dans des petits bouteilles en plastique, mais ça me donnait l’impression de ne pas être du miel de bonne qualité. En plus, dans une bouteille en verre, c’est plus gentil pour l’environnement… 

Je trouvais ça un joli titre pour mon article du jour « Miel en bouteille ». Je voulais écrire, mais je ne savais pas trop sur quoi. Même si j’ai tout le temps des choses qui se passent dans ma vie, il faut souvent un peu de temps avant que j’ai ce qu’il faut pour en faire un article. Peut-être que la bouteille m’inspire l’admiration pour ceux qui continuent à chercher des solutions pour des choses qui ne fonctionnent pas, qui ne sont pas fluides ou qui ne tournent pas rond ? Certes, quand j’étais jeune, je vivais comme n’importe quel « moldu » (Un non-sorcier : Harry Potter) et acceptais les choses désagréables comme des faits normales, immuables et incontournables. 

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Je ne l’ai pas encore goûté… demain !

C’est avec le temps et surtout avec mon expérience de vie que j’ai appris à voir les choses autrement. Je ne peux pas dire que j’ai du mérite. Je ne sais pas d’où est venu cette pensée lumineuse que j’ai eu en 1988 et qui me disait qui si ma vie était une telle merde, alors que j’avais tout faux. Peut-être d’autres personnes en difficulté ont eu cette pensée aussi à un moment donné de leur vie. Quoi qu’il en soit, je l’ai pris et je ne l’ai plus lâché… et c’était le début de mon chemin de transformation. Aujourd’hui, c’est une évidence pour moi que si quelqu’un n’est pas en paix, en bonne santé ou n’a pas les moyens de vivre normalement, ce n’est pas naturel ! 

Je trouve ça profondément triste que nous apprenons depuis notre tendre enfance que la maladie, les malaises et les malheurs sont normaux. Du coup, la plupart d’entre nous subit les inconforts sans broncher, comme si c’était la volonté d’une espèce de force supérieure et que l’on ne pouvait rien y faire. Ils vont à la limite voir des prêtres d’un religion stérile, des médecins modernes limités qui combattent uniquement des symptômes… ou ils tombent dans les rouages des guides et des thérapeutes qui voient le patient plutôt comme un client et une source de revenu supplémentaire.

L’amie de ma mère m’a envoyé deux photos de ma mère… C’était, juste quelques mois avant son départ… 
Je la trouve triste sur les photos… J’étais à l’académie militaire… Elle ne savait pas vivre sans moi…
Elle a essayé de se faire aider de manière alternative… C’était déjà trop tard…

J’admire les rebelles, ceux qui ne se laissent pas domestiquer et qui se libèrent de leurs chaines. J’aime surtout voir des enfants mettre en question l’enseignement de leurs profs, de l’éducation de leurs parents et des habitudes sociétales. Je suis un grand partisan des enfants opprimés. Quasiment 100% des enfants subissent le lavage de cerveaux de leurs parents, de leurs profs et de la société. Pas s’adapter est sanctionné par l’exclusion… mais, s’adapter est sanctionné plutôt ou plus tard par des malaises, des maladies et d’autres anomalies physiques, mentales ou relationnelles. Tous succombent un jour ou l’autre. Il est plus simple, agréable ou sécurisant d’être malade en communauté… plutôt que d’être en bonne santé mais seul !

C’est pour cela que je m’incline encore plus devant ceux qui osent, malgré toute la pression du passé, des habitudes et de leur entourage, chercher une voie de passage vers quelque chose d’autre. Souvent, ils ont encore plus de mérite, puisqu’ils sont généralement encombrés par des pathologies, des problèmes financiers, des soucis divers et des conflits relationnels qui les empêchent d’avancer allègrement vers une autre vie. Je trouve cet immobilisme, typique pour notre population conditionnée, triste ! Comme des moutons nous bougeons uniquement pour produire, pour travailler et pour servir l’intérêt de nos « patrons ».

Shy a tout compris… ELLE !!!

Le simple fait que nous appelons ceux pour qui nous travaillons « nos patrons » est déjà signe d’une pathologie dans notre vie professionnelle. Vous entendez le ridicule dans cette expression ? Moi si !!! Bref, je comprends mieux pourquoi la bouteille de miel m’a inspiré. J’aime les gens qui osent penser autrement, qui osent sortir de leur boîte mentale, qui osent chercher ailleurs quand leur vie n’est pas bonne et douce. C’est ceux-là que j’aime accompagner… ceux qui osent naviguer vers des eaux inconnues et explorer les voies ancestrales perdues vers l’Unité et l’Amour Véritable.

Ceux-là me font vibrer jusqu’au plus profond de mon être… et même si je ne peux pas toujours le dire, puisque je les accompagne, je tombe instantanément amoureux d’eux !!!  Oh, ceux qui me connaissent bien, le savent, puisque je m’oblige à être aussi authentique, ouvert et transparent que possible… Bref, l’élan de l’autre vers sa Liberté et sa Souveraineté titille l’énergie dans la base de mon corps et ça me donne une sensation très sexuelle. C’est mon baromètre interne qui me confirme ainsi tout simplement que cette personne est sur la bonne voie. Quand ça m’arrive, je me fais prendre par l’enthousiasme (en théos = être en dieu), je deviens instoppable et je ne vois plus le temps passer. En revanche, je peux perdre cette énergie aussitôt que la personne redevient un boulet-victime-inanimé. Le défi de ceux que j’accompagne actuellement est donc très grand, puisque je leur demande de sortir d’un seul-coup-sec du paradigme thérapeutique et spirituel connu pour redevenir pleinement acteur-explorateur-vivant de leur vie… puis surtout, de le RESTER !!!

Je nous souhaite une délicieuse journée ou nuit de plus… ∞❤️∞ 

https://youtu.be/mIYjRPOCpmE

Analyses ~ Analyzes

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Michael à Fort-de-France, Martinique 🇲🇶

Il y a quelques jours, j’ai fait faire des analyses de sang pour vérifier le taux de mes anticorps. C’était l’idée de S et je l’ai trouvé logique et astucieuse. C’est théoriquement le jour où j’allais recevoir mon troisième vaccin en Israël. L’organisme de santé m’avait carrément donné rendez-vous, sans même me concerter. Pour être correcte et laisser ma place à quelqu’un d’autre, j’ai annulé ma visite en ligne. 

Je ne voyais pas le besoin de me faire vacciner. Si je l’ai fait c’était pour ne pas me trouver bloqué avec mon sac à dos quelque part à la reprise de mon itinérance. Pour moi, l’importance ne se trouve pas dans le fait de le prendre ou pas… mais de ne pas en faire un problème. A l’époque, les signes étaient plutôt favorable pour la prise… dans mon cas. Le premier vaccin était passé comme une lettre à la poste.

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Mais, la deuxième a été suivi par une malaise importante. Je ne l’avais pas tout de suite liée à la vaccination. Logique, puisque je ne cherche plus un coupable quand quelque chose de désagréable m’arrive et pour moi, mes malaises étaient des signes m’indiquants mes manquements ou mes excès du moment. Toutefois, le deuxième vaccin a été le prétexte physique qui a permis d’affaiblir mon corps, baisser ma condition générale et provoquer un état de mini-dépression. Aujourd’hui, je sens encore les séquelles.

J’ai compris qu’il est possible que mon système immunitaire était déjà assez costaud après le premier vaccin. Je pense que mes anticorps se sont simplement mis à attaquer le contenu du deuxième vaccin et que ce combat drainait beaucoup de mon énergie vitale. Prendre un troisième vaccin, alors que mon système immunitaire arrive à combattre les intrusions par lui-même, me semble superflu et carrément inutile. Mais, pour en avoir le coeur net, il fallait faire des analyses.

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Une vieille et bonne Amie de ma mère m’a envoyé cette photo ce matin… J’avais 18 ans… 

J’ai reçu les résultats déjà le lendemain de la prise de sang. Avec S, nous sommes allés chercher le document ci-dessus sur place pour pouvoir recevoir l’interprétation d’un médecin. Je trouve les gens vraiment cool ici et c’était facile d’obtenir l’information dont j’avais besoin. Le médecin m’a indiqué qu’à partir de 50 AU/ml mon système immunitaire fait son boulot. Moi, j’en avais 3151 ! Pour savoir quoi en faire, j’ai demandé au médecin ce qu’elle aurait fait à ma place. Elle m’a répondu qu’elle attendrait et ne prendrait pour l’instant pas le troisième vaccin. De toute manière, seulement une petite partie de la population est vacciné et ils ne sont pas encore aussi loin dans la procédure.

Ce qui m’intéresse n’est pas l’évènement lui-même mais le message ou l’information qu’il comporte et dont j’ai besoin pour avancer sur mon chemin vers l’Amour. Si je prends en considération mon défi du moment et le miroir et les signes que j’ai reçu ces derniers jours (dont je parle un peu plus dans mon article d’avant-hier : « Peur d’aimer« ) , le message derrière les analyses est très clair pour moi. J’en déduis que je peux tranquillement à nouveau ouvrir les portes de mon coeur, de mes bras et de ma maison sans risque. Avec le travail de réparation que j’ai vécu les 2 dernières années in Israël, je semble à nouveau être assez vacciné et immunisé contre d’éventuelles déboires relationnels. Je n’ai plus besoin de me défendre d’emblée en fuyant, en me figeant ou en montrant mes dents… Je peux me permettre d’être cool et me laisser embarquer par le courant tumultueux  de l’eau de Vie…  

Je nous souhaite une magnifique journée d’été de plus… ∞❤️∞ 

Certificat médical ~ Medical certificate

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Michael à Fort-de-France, Martinique 🇲🇶

Nous sommes confinés ici, en Martinique, et je passe la plus grande partie de ma journée à la maison. Je peux aller à Leclerc à pied pour faire mes courses, mais pour aller plus loin je dois me faire moi-même une attestation en ligne, où je déclare sur l’honneur que ma sortie est nécessaire et justifiée. Pas le droit de se promener ou d’aller se baigner à la mer. Grande alors, était ma surprise quand S est rentrée l’autre soir avec deux certificats médicaux indiquant la nécessité de nous baigner dans la mer sur une base régulière… 

Alors, ce matin nous sommes allés à la plage de l’Anse Madame, qui se trouve à environ 6 kilomètres de la maison. Nous y sommes allés très tôt parce que la permission de se baigner n’est valable qu’entre 05h30 et 08h30. A part pour faire des courses ou des analyses médicales, c’était ma première sortie en Martinique. A notre surprise, nous n’étions pas seuls. Il y avaient plein de voitures sur le parking et l’eau était parsemée de martiniquais âgés flottants. J’ai pris du temps pour entrer dans l’eau. Elle n’était pas aussi chaude que j’avais pensé. Elle était même plus fraiche que la Méditerranée à Netanya.

Le temps que j’entre dans l’eau, S était déjà partie avec ses palmes, masque et tuba pour explorer les fonds marins de la côte. Je n’avais pas trop envie de nager et rapidement je me suis mis à échanger avec une autochtone du pays et une autre femme qui habite ici depuis 14 ans mais qui vient à l’origine de la Syrie. Je me suis régalé ! Quel contraste avec mon expérience en Israël. Que c’est bon de retrouver ma normalité relationnelle. La fermeture des Israéliens m’a beaucoup impacté. Ma nature profonde est de rentrer facilement et simplement en relation avec ceux que je rencontre. Un simple sourire peut faire l’affaire. Là, je me suis nourris à fond. 

Rapidement, la conversation prenait une tournure spirituelle et j’ai passé une heure super-chouette avec ces deux femmes vraiment ouvertes à l’échange. Alors que la mer berçait tranquillement mon corps blanc et un peu décharné, nous parlions de la signification de nos noms, de la permission de se baigner et du contrôle policier, de l’expérience de mort imminent qu’une des deux avait vécu et de sa manière de vaincre le diabète qui menace sa jambe, du besoin de rester libre et de vivre vraiment au lieu de survivre, du sens profond du Covid, de la beauté de la terre… puis, de l’importance de rester en harmonie avec les autres…

Bref, j’ai vraiment passé un bon moment et avec S nous avons l’intention d’y retourner de manière régulière, au réveil, pour démarrer notre journée en beauté. Tout baigne donc en ce moment. Je constate que je me sens mieux dans mes accompagnements et que je ne m’énerve plus. Je pense que ma manière d’accompagner n’était plus adéquate depuis quelque temps et qu’elle ne me correspondait plus. Il m’a fallu du temps pour m’apercevoir d’où venait réellement mon agacement. En changeant ma méthode, je me suis mis au diapason avec mon état intérieur et avec mon niveau de conscience.

En aidant chacun à devenir un véritable explorateur autonome, je n’ai plus besoin de mâcher tout le travail et de corriger autant. Du coup, je m’investis un peu moins et je prends un peu plus de distance émotionnelle. Je recommence carrément à ressentir le plaisir d’accompagner revenir. Je continue à faire attention quand-même, puisqu’il n’y a pas question que je m’encombre la vie à nouveau. Ma propre exploration reste prioritaire et pour que mon accompagnement reste plaisant pour moi, je dois faire attention de ne pas prendre trop de rendez-vous.

Voici où j’habite maintenant… avec des mangues juste devant l’appartement…
et Doudou au frais…

J’ai besoin du temps pour moi… de beaucoup de temps. Du temps où je ne parle pas, où je m’ennuie, où je me repose, où je regarde mes films, où j’écris, où je fais un peu de ménage ou encore où je joue au Scrabble, au Sudoku ou au Solitaire en ligne. Avant, les autres prenaient tout mon temps et ça m’a fait beaucoup de tort. JE me suis fait beaucoup de tort, puisque les gens n’y étaient pour rien. C’était moi, mon égo avec ses blessures qui cherchait à être aimé, à se valoriser ou à appartenir à un groupe, qui n’arrivait pas à se poser comme il en avait besoin. Aujourd’hui, quand je sens que je n’ai pas assez de temps pour moi, je sens rapidement cette pression si connue m’envahir.

C’est grâce à mes 6 burn-outs que j’ai appris par la manière dure où se trouvent vraiment mes priorités. C’est en vivant tranquillement à l’intérieur des frontières de mon territoire physique et psychique que je peux  trouver, puis renforcer, le lien direct avec la Source. De m’occuper trop des autres empêche cela complètement. La servitude induite par les religions fait tout le contraire de ce que les gens pensent. La plupart de personnes pensent que pour avancer spirituellement il faut servir les autres. Que nenni… c’est uniquement en prenant soin de moi, de mon Soi, dans la lenteur, l’authenticité et la simplicité, que je sers sans effort la Grande Vie dont les autres font partie.

Je nous souhaite une délicieuse journée… ∞❤️∞ 

Peur d’aimer ~ Afraid to love

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Michael à Fort-de-France, Martinique 🇲🇶

J’ai repris l’apprentissage de l’hébreu. Chaque jour j’avance un peu plus sur le dernier niveau de Duolingo. Quand j’aurai fini, je reprendrai par la suite les cours en ligne avec Elie Cohen sur A Cours d’Hébreu. C’est rigolo, car c’est seulement maintenant que je me rends compte du progrès que j’ai fait dans ma langue maternelle. D’une côté, l’hébreu est plus simple que d’autres langues, au niveau de la construction des phrases et les conjugaisons du passé, du présent et de l’avenir. De l’autre côté, je le trouve difficile à cause de toutes les contractions qui sont typique pour la langue, de toutes les exceptions aux règles… et bien évidemment à cause des mots à dormir debout. Je pense par exemple au verbe « manquer »… lehit-ga-a-gé-a. Quand j’étudie ma langue maternelle maintenant, je sens à quel point elle est redevenue familière. Du coup, je ne peux pas m’imaginer de m’arrêter et de la laisser glisser dans les oubliettes.

Pour écrire, par contre, je dois me forcer un peu. Après avoir écrit 1275 articles en 6 ans, je m’en lasse peut-être un peu. Pourtant, vu comment j’insiste d’écrire chez ceux que j’accompagne, il est clair que moi-même je dois continuer aussi. Ce dernier temps, mon accompagnement a complètement changé. J’enseigne un peu moins, je fais beaucoup moins de thérapie… mais, en revanche, je cherche à faire de chacun un explorateur autonome. Si j’arrive à passer ma passion pour l’exploration, de mon point de vue, c’est gagné. D’ailleurs, si j’utilise le mot « exploration », c’est parce qu’il s’agit de retrouver un chemin perdu. Re-apprendre à écouter la Vie et suivre Ses directives, mettant l’ego et sa propre petite volonté de côté, est pour moi garant de succès. Les plus grandes difficultés que je rencontre chez ceux qui me sollicitent sont l’habitude vraiment incrusté de se laisser guider par quelqu’un d’autre et de rester passif… puis, la certitude de ceux qui ont l’habitude de cheminer selon le mode néo-spirituel-stérile et qui sont remplis des faux repères et des fausses vérités… 

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Hier, il y avait une rencontre Zoom pour les femmes qui cherchent leur puissance. Nous étions 7 et nous avons accueilli une première martiniquaise parmi nous. Les rencontres pour les hommes ne fonctionnent pas encore, alors j’ai décidé de dédier pour le moment toutes les rencontres aux femmes. Elles explorent individuellement en utilisant le miroir et les signes… ensuite, quotidiennement elles m’envoient, ainsi qu’aux autres participantes du Zoom, le résultat de leur recherche… puis, quand nous nous retrouvons hebdomadairement devant l’écran nous faisons le point. Nous vérifions ensemble si les explorations des unes et des autres tiennent debout et si elles ne sont pas tronquées par des interprétations erronées égotiques. Quelque chose me dit qu’après un an et demi, le groupe va peut-être enfin s’agrandir un peu. Si c’est le cas, nous aurons peut-être besoin de créer des sous-groupes pour partager les textes du journal de chacune… 

Hier, une des participantes a partagé ce qu’elle vivait actuellement avec des portes. Nous avons utilisé son élan et son expérience pour nourrir la séance et grâce à la contribution de chacune j’ai compris un peu mieux ma situation actuelle. Grâce aux signes et miroirs des jours précédents, j’ai constaté que j’avais peur d’aimer. Je n’en avais pas vraiment conscience. Mais, grâce au partage de hier, j’ai compris que les douleurs du passé m’ont vraiment impacté et que je me barricade derrière ma porte pour surtout ne pas revivre les souffrances liées aux déceptions, conflits, séparations et les blessures de rejet, d’abandon, d’humiliation, de trahison et d’injustice. Ce que j’ai vécu il y a 6 ans a été un véritable coup de grâce. J’ai compris qu’actuellement je pense du coup un peu trop à moi-même, que j’utilise l’autre et que je ne m’engage et ne m’investi pas vraiment. C’est vrai qu’en gardant les portes de mon coeur fermées, je ne souffrirai pas… mais comme l’Amour utilise le même passage, je ne trouverais pas non plus cet état délicieux. 

Je dois oser à nouveau. Le tirage de cartes à la fin de la rencontre m’a dit que je dois ouvrir à nouveau grand les portes de mon coeur… de manière innocente… comme si je n’ai jamais été blessé auparavant. Je dois être créatif et si j’ai vécu un échec, je dois essayer une autre manière pour garder les portes ouvertes. Je dois rester conscient de QUI je suis vraiment et me rappeler que Ce Que Je Suis Vraiment ne peut jamais être détruit ! Il est important que je ne fasse pas trop de choses en même temps et que je me concentre sur l’essentiel. Puis, en ouvrant mes portes, il est essentiel que je le fasse à ma manière… libre de toute moralité… en étant vraiment MOI, le fou, sans compromis. Je ne dois plus refermer la porte ! Si je ferme la porte, j’exclus une partie de moi-même. Même si quelqu’un de mon passé resurgit et que cela puisse réveiller des douleurs, je suis invité à l’accueillir… C’est DANS la relation que je peux apprendre, grâce au jeu du territoire, de poser mes OUIs et mes NONs afin d’harmoniser le lien… A suivre…

Je nous souhaite une délicieuse journée d’été en plus… ∞❤️∞