Cagnes-sur-Mer (06), France 🇫🇷
Par le passé, je vous ai expliqué à plusieurs reprises que nous pouvons choisir autrement. Si j’arrive à faire mes choix autrement, à changer mes habitudes concernant mes choix, ma vie changera drastiquement. Alors, j’avais envie de revenir sur cette notion de choix. En gros, il s’agit de changer avant tout ses critères de choix. En gros, j’en vois deux. Je peux choisir, d’une part, entre mes habitudes, les obligations, mes préférences… et ainsi continuer à me conformer aux attentes de mon ego, de l’autre et de la société. Ou, d’autre part, je peux aller vers le nouveau, l’inconnu… agrandir ma zone de confort en affrontant mes peurs… et faire des contre-pieds à mes blessures, mes habitudes et réflexes pathologiques. Quand je dis « affronter la peur », il ne s’agit bien évidemment pas de sauter d’un immeuble de trois étages, mais d’affronter la peur du regard de l’autre, la peur de manquer de l’argent, de la reconnaissance, de la sécurité, de travail, un ami ou même de l’amour… Il s’agit de prendre un risque au nom de l’authenticité et de l’Amour et de vraiment se jeter à l’eau. 🫣
Dans le choix, se trouve en effet cette distinction entre l’ego et l’Être. Très souvent, quand nous choisissons, c’est uniquement avec la partie de notre ego, de notre personnalité, de notre petite personne. Quand je dois choisir, par exemple, entre mon blouson bleu ou mon blouson noir, il n’y a pas de notion de peur, il y a juste une histoire de préférence et d’envie. Il n’y a rien de mal à cela, et la Vie ne juge pas quand nous choisissons à partir de ces critères. Certes, elle jauge, car chaque choix porte en soi discrètement les critères de la Peur versus l’Amour, ce qui est la même chose entre l’ego et l’être… et sera donc toujours significatif quant à l’endroit où nous nous trouvons sur notre chemin. Quand il s’agit de choix plus importants, les enjeux sont plus importants aussi. 🤷♂️

Habituellement, les choix se font à partir de notre ressenti et de notre logique. Je pense qu’il faut faire ceci ou je sens qu’il faut faire cela. Comme avec les préférences, nous sommes toujours dans le registre de l’ego. Mais attention, l’ego n’est pas un concept méchant ou jugeable, c’est ce à quoi nous nous identifions, ce que nous pensons être. Quand c’est l’ego qui choisit, c’est généralement un choix qui ne correspond pas au besoin de nos profondeurs, au besoin de notre Être. Quand vous choisissez de ne pas vous conformer et d’affronter une peur, vous vous affranchissez un peu des injonctions qui vous ont été imposées et vous vous approchez un peu plus de l’état d’Amour, d’Unité et de vous-même. ❤️
Quand vous faites ça… quand vous choisissez d’affronter la peur, quelque chose se passera ! Et ce n’est pas que de ma vie dont je parle. Aujourd’hui, j’ose affirmer le fonctionnement de ce mécanisme comme une vérité générale. Bien évidemment que tout ce que je dis n’engage que moi. Toutefois, j’ai observé ce principe tout au long de ma carrière d’accompagnant. Normalement, quand quelqu’un choisit, il le fait à partir de ses croyances, de ses convictions, de son petit mental… et aussi à partir de son ressenti. Mon expérience me montre qu’on ne peut pas faire confiance à ces deux-là. Bien sûr que cela peut provoquer beaucoup de résistances de la part des psychothérapeutes, parce que beaucoup de thérapies sont surtout basées sur le ressenti et le raisonnement mental. 🤯

Pour moi, il est évident que les gens qui tournent en rond le font justement parce qu’ils suivent par habitude leur ressenti, leur logique et leurs convictions. Les deux sont fortement influencés et corrompus par les blessures et les conditionnements. Si, par exemple, je vous emmenais au bord d’une rivière, et je vous disais : « Venez, on saute dans l’eau ! ». Si vous ne vous sentez pas de le faire, vous ne pouvez pas savoir si votre ressenti est basé sur une peur venant d’un souvenir traumatisant ou parce que vous avez une intuition profonde par rapport à un danger réel imminent. Il est très difficile de discerner entre le ressenti et les connaissances d’origine, et ceux qui ont été induits ou provoqués par les blessures et les injonctions. 😅
C’est pour cela que je vois encore parfois des gens avec qui j’ai suivi de la thérapie il y a 35 ans, qui encore aujourd’hui sont quasiment au même point. C’est tout simplement parce qu’ils suivent uniquement leur ressenti et convictions inchangés. Okay, il y en a quelques-uns qui arrivent à évoluer là-dedans malgré tout. Ce n’est pas quelque chose d’hermétique. Mais je n’en connais qu’une ou deux personnes comme ça. Il y a donc, d’un côté, le ressenti qui est juste et basé sur quelque chose d’originel, et d’autre côté, il y a le ressenti qui est basé sur les blessures et conditionnements. C’est pareil pour le mental. Il y a le petit mental, celui qui appartient à l’intelligence de l’ego, et il y a le grand mental avec l’intelligence qui est attachée à la Vie, à l’Être. 😇

C’est en 1988, après deux ans de dépression, que j’ai compris que je pouvais choisir autrement. Depuis cette prise de conscience, je fais mes choix par rapport à un autre critère, c’est-à-dire : la Peur versus l’Amour. Devant chaque choix, je me dis : « Mais où est-ce que se trouve ma peur, et qu’est-ce que je peux faire ? Comment est-ce que je peux l’affronter ? Est-ce que je suis prêt à le faire ? ». Ce n’est pas grave si je n’ose pas. Il y a eu plein de fois où je n’ai pas osé. Mais, si j’ai l’audace d’affronter une peur du moment, c’est bon, c’est mieux et ça fait évoluer ma vie vers l’état auquel j’aspire tant. Quand j’étais très amoureux, par exemple, il y a 13 ans environ, et que j’étais vraiment malheureux par rapport à la rupture, un très bon ami m’a dit : « Laisse-la tranquille, ne la contacte plus, passe ton chemin ! ». Tout à l’intérieur de moi criait : « Mais non, mais non, je ne peux pas, je ne peux pas, je l’aime ! ». En même temps, je sentais qu’il avait raison. Je savais qu’il fallait que j’affronte ma peur de plus jamais la revoir. 😰
Si je n’avais pas fait ce choix-là, je n’aurais certainement pas vécu toutes ces réparations, ces guérisons, ces prises de conscience qui se sont enchaînées comme une cascade par la suite. Par rapport au choix donc, si maintenant vous avez envie d’expérimenter tout ça… faites-le ! Vous allez voir la magie qui s’opère, et le bonheur qui arrive. Okay, peut-être vous perdez quelque chose auquel vous tenez d’abord… C’est logique. Pour moi, le bonheur vient comme ça. Au début, je pensais que le bonheur était un « plein », puisque nous disons « être plein de bonheur ». Dans mon monde, ce n’est pas comme ça que ça marche. Un jour, j’ai compris que le bonheur est un vide ! C’est en réalité l’absence de problèmes. J’ai remarqué que le bonheur fonctionne comme la température. Si, par exemple, je vis dans une pièce où il fait 18 degrés, au bout d’un certain temps, je ne sens plus la température, parce que je me suis acclimaté. Si maintenant je rentre dans une autre pièce où il fait 23 degrés, je vais avoir chaud. C’est la différence de température qui fait que je vais sentir la chaleur. 🔥

Le bonheur, c’est pareil ! Si je suis à un certain endroit dans ma vie et de mon cheminement, et que je ne bouge pas… alors, je peux bien évidemment avoir du plaisir ou un certain bien-être temporaire avec des objets, par exemple. Mais pour avoir un bonheur qui devient aussi de la paix au fur et à mesure que je chemine, des paix qui soit profond et qui s’enchaîne sur d’autres états… alors, il faut bouger ! A chaque fois que j’avance sur mon chemin, que j’avance un peu plus vers mon Soi, je sens un bonheur bien particulier. Ça fonctionne donc comme la température. Si je ne bouge pas pendant un certain temps, la sensation de bonheur diminue et finit par disparaître… L’expérience me montre qu’à la fin, ce n’est pas le bonheur qui m’attend, mais c’est la paix ! Si en hollandais, je veux dire que je suis content, les mots disent littéralement que je suis en paix ! Quand je suis content, je suis en paix ! Logique non ? 🕊️
Un être en paix n’est pas nécessairement heureux ! Il est en paix, ce qui est beaucoup plus important ! Je peux vivre des choses très difficiles, mais l’état de paix, acquis à travers ces bonheurs consécutifs, ne bougera plus… Il reste, il s’améliore, il devient plus profond… Donc je vous invite à commencer à oser affronter vos peurs et à agrandir ainsi votre zone de confort… Entre parenthèses, il n’y a pas que les bonheurs consécutifs qui vous attendent si vous commencez à affronter vos peurs, mais aussi des changements sur le plan relationnel, de la santé, des finances, etc. Pour avoir ce réflexe de choisir autrement de manière permanente, je pense qu’il est indispensable de changer votre vision globale des choses. Pourquoi ? Parce qu’au fond, vos choix se font systématiquement à partir de vos convictions. Si vous pensez autrement, si vos pensées sont davantage alignées à la Vie… vous allez automatiquement faire des choix qui vont dans ce sens… Mmmmmm… J’expliquerais cela peut-être mieux demain… 😉
Je vous souhaite une délicieuse journée, soirée ou nuit… où que vous soyez… ∞❤️∞
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bonjour
je lis, j avance, je prends certaines de tes phrases, je les écris dans mon carnet je vais les travailler les assimiler et en extraire quelque chose promis
je suis devant plusieurs choix en ce moment professionnel déjà alors je vais m y plonger dedans et accueillir non pas mes peurs mais la vie le bonheur..
florence
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