Involontairement sans enfant…

Cagnes-sur-Mer (06), France 🇫🇷

Après avoir passé un long moment au téléphone avec la compagne avec qui j’ai passé un tiers de ma vie, je me suis senti envahi par des ressentiments très forts. Voyant ce qu’elle et d’autres vivent, j’ai vu de quoi j’ai été privé. Cette colère ne se dirigeait bien évidemment pas vers elle. C’est une femme profondément bonne et même l’idée de faire du mal à quelqu’un est quelque chose qui ne fait pas partie de sa réalité. Non, j’en voulais à l’Univers entier qui a conspiré énergétiquement et matériellement contre ma petite personne à travers des personnes jalouses et malintentionnées, des entités désincarnées parasitantes et même des intentions venant de moi-même d’un autre temps. La magie noire a eu une emprise sur moi qui a duré d’abord 17 ans, entre 1984 et 2001, puis 15 ans, entre 2010 et 2025.  🧙🏻

J’avais des ressentiments parce que ces emprises ont empêché toute forme de réussite et ont provoqué que je suis passé à côté d’une carrière, d’une vie familiale, des enfants, d’une stabilité et d’un réseau d’amis avec qui je vieillis tranquillement. J’ai la sensation que ma vie m’a été volée ! Je suis conscient à quel point il peut être difficile de comprendre ce que j’ai pu vivre et que cette réalité malfaisante puisse exister. J’ai parfois du mal à y croire moi-même. C’est grâce aux périodes entre les emprises que je connais la normalité de ma vie. Avant 1984, je vivais une vie normale avec de belles réussites, même si j’étais sujet aux blessures importantes. Entre 2001 et 2010, je surfais carrément sur la vague de la réussite intérieure et professionnelle, provoquée par mon expérience d’éveil. Jamais j’ai vu autant de réussite thérapeutique chez d’autres praticiens qu’avec mes propres patients. 🌊

C’était mon ego, ma petite personne, qui vivait ces ressentiments. Parfois je dis que je donnerais sans réfléchir toute ma réussite et conscience psycho-spirituelle pour avoir une vie normale. Mais, je sais que ce n’est pas vrai. Certes, je sens des regrets, de la nostalgie, de la culpabilité et même de la honte quand je passe mon passé au peigne fin. En réalité, tout en accompagnant les autres, j’ai appris encore et encore. Ce que j’ai vécu, forcé par des entités incarnées ou désincarnées malveillantes, n’a pas de prix. Dans cette fuite en avant qui a duré plus de 10 ans, j’ai appris des choses inimaginables. Je ne pense pas que j’aurais pu apprendre et comprendre tout ça avec un maître spirituel. Pour arriver où j’en suis, pour arriver à lâcher tout ce que j’ai dû lâcher, il fallait une force et insistance hors du temps ! 💪

Il est clair comme du cristal que jamais de la vie je voudrai le ronron routinier mortel de qui que ce soit. Tout a été parfait ! Certes, douloureux comme ce n’est pas permis, mais quelle perfection, quelles synchronicités… quelles mises en scène incroyables… quels scénarios minutieusement concoctés par la Vie, pour me forcer sur mon chemin vers Elle. Il est impossible de feindre l’intégration et les acquis profonds liés à notre connexion avec la Vie et avec notre état originel. Pour apprendre certaines choses, j’ai dû affronter des situations très éprouvantes, et même la mort à plusieurs reprises. Je l’ai frôlé de près. Des lâchers-prise provoqués par ces situations ne peuvent pas être simulés. C’est parce que je savais pertinemment que j’allais mourir, que j’ai su lâcher, accepter et m’abandonner… 😵

L’expérience la plus difficile dont je me sens privé est celle d’être père. Une amie du lycée qui habite en Israël a écrit plusieurs livres, dont un récemment où elle explique qu’elle est involontairement sans enfants. Beaucoup d’enfants de survivants de l’Holocauste se trouvent dans cette situation… comme elle, comme moi. Je pense que quelque part ne pas faire un enfant épargne des souffrances extrêmes potentielles. J’ai grandi avec les souffrances de ma mère au quotidien. Vous ne pouvez pas vous imaginer ce que les nazis ont fait vivre aux Juifs polonais, allemands et néerlandais. Ça dépasse toute imagination. Ne pas faire d’enfant permet d’arrêter la souffrance ici et maintenant. Mais, ce n’était pas mon choix et ce n’était pas volontaire non plus. 😔

Je pense qu’entre les emprises d’un côté et les mémoires de l’holocauste, la possibilité de vivre une paternité était mince. Une de mes compagnes s’est fait avorter vers 1988, une autre a fait une fausse couche vers 1992… et il se peut qu’une femme m’ait fait un enfant dans le dos. Je garde cette histoire pour une autre fois ! J’ai toujours voulu être un jeune père. En même temps, je n’ai jamais eu la maturité de m’engager dans un mariage avec une femme… ni d’avoir un enfant avec elle. Je voyais des amis vivre ces expériences, alors que moi, je ne me suis jamais senti prêt. Ce n’était jamais vraiment d’actualité. Le désir d’enfant est enfin devenu palpable et imaginable pour moi vers mes 55 ans. Je sentais que j’étais enfin prêt à accompagner une âme dans ce monde si dur. Du coup, plusieurs de mes compagnes ont voulu faire un enfant avec/pour moi. 🥰

Je vois bien qu’il n’y a jamais vraiment eu de la place pour un enfant dans ma vie. Mon cheminement était pendant longtemps tellement intense et chronophage que la présence d’une enfant aurait simplement empêché ma progression. En même temps, je me sens tellement partisan pour la cause des enfants que cela aurait pu être génial d’en accompagner un d’une manière complètement différente. En général, je vois des parents qui inconsciemment compensent le manque d’amour avec leurs enfants, règlent leurs comptes liés aux blessures avec eux, essayent de faire de leur progéniture des copies/coller d’eux-mêmes et des bons moutons obéissants. Je connais très peu de parents qui ont compris ce que veut vraiment dire d’accompagner un enfant. La plupart les forcent à s’adapter à cette société chroniquement malade. 🤢

J’ai toujours considéré les gens que j’accompagnais quelque part comme mes enfants… et ils prenaient beaucoup de place dans ma vie. J’ai rapidement compris que pour aider quelqu’un à sortir efficacement de ses blessures, il était indispensable déjà de ne pas répéter leurs schémas blessants avec eux. Il fallait quelque part être le père « bon », celui qu’ils n’avaient pas eu… le roc, celui qui ne blesse pas et sur qui on peut compter. Bon, tout ça pour redire que malgré ce dont j’ai été privé, tout va bien… tout est parfait. L’importance me semble actuellement de continuer courageusement mon chemin en regardant surtout la Lumière et la Beauté. J’ai plein de gratitude pour ce que la Vie m’a offert déjà… et je suis curieux de ce qui va suivre. Mon défi est de rester tranquille et d’avancer au rythme de la Vie, sans rien anticiper ni prévoir. Vivre d’instant à instant avec mes yeux, oreilles et coeur grand ouverts. ❤️

Je vous souhaite une délicieuse journée, soirée ou nuit… où que vous soyez… ∞❤️∞


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