Cagnes-sur-Mer (06), France 🇫🇷
Je constate que ma pratique du miroir, de la projection, diminue doucement avec le temps. C’est par l’effet miroir que j’ai compris, à plusieurs reprises par le passé, que je pouvais arrêter. Je ne l’ai jamais fait, car j’avais toujours et encore besoin de sonder mon état et de quelle manière j’étais à côté de la plaque ou de mes pompes… afin de ne pas péter plus haut que mon cul. Je pense qu’au fur et à mesure que je retrouve mon état naturel, quelque chose lâche en moi et j’observe, jauge ou juge mon entourage moins. Toutefois, tant que j’accompagne, je suis toujours confronté à des aspects en moi que j’ai besoin de changer, d’arrêter ou de mettre en place. Le jour où je n’accompagne plus sera peut-être le signe que je suis arrivé à bon port. Ça m’est déjà arrivé pendant 2 ou 3 périodes. Mais, ce n’étaient que des étapes où j’avais besoin d’intégrer mes acquis. 🪞
Je reçois plusieurs comptes rendus de miroirs des personnes que j’accompagne. Elles ont toutes un dénominateur commun… l’absence de temps simple pour elles-mêmes. Ça me fait tout de suite penser à un titre d’un livre que j’ai vu il y a longtemps. Je n’ai pas lu le bouquin, mais le titre m’est resté : « Papa, maman, laissez-moi le temps de rêver ! ». La société pousse les parents, les enseignants et les entreprises frénétiquement à l’activité, à la productivité et aux résultats. Il n’y a pas vraiment de place pour l’erreur. Je me souviens encore de l’aberration que j’ai vue à la télé il y a plus de 20 ans quand une fille de 13 ans était considérée en échec scolaire. Ça n’existe pas ! Tu ne peux pas être en échec pendant l’apprentissage. C’est une « contradictio in terminis »… comme dire qu’il y a un cercle avec des angles ! 🟣

Je n’ai pas vécu l’époque où quelqu’un devenait apprenti dans un métier et qu’il apprenait en regardant son mentor jour après jour. Aujourd’hui, on demande aux débutants d’avoir déjà de l’expérience. À mon avis, c’est de pire en pire. Le monde va de plus en plus vite. Je me souviens encore de la pression que j’ai pu sentir face aux résultats attendus de moi quand j’étais jeune. Ainsi, j’ai fait 3 fois mon bac et 3 fois mon permis de conduire. La notion de ne pas avoir droit à l’erreur, de devoir assurer à tout prix, était quelque part complètement contre-nature pour moi. C’est un miracle que j’ai fini par passer mon bac et que j’étais pris à l’Académie Militaire, et que j’ai pu faire une formation d’élite. Parmi les 1500 appliquant, ils n’en prenaient que 150. Parmi tous, j’étais l’une des 3 personnes qui a été prise au premier tour. Comme je l’ai dit, un miracle ! 🤪
Alors, les récoltes des autres me parlent donc de manque de temps. Pourtant, au première vue, je n’ai que ça, du temps. En plus, depuis que je pratique l’outil du miroir, systématiquement la notion du temps et de vitesse dans ma vie est remise en cause. Avec le temps, il est devenu clair pour moi que le monde va trop vite et que la première chose à faire individuellement est de se calmer. C’est surtout en utilisant l’agenda en tant qu’outil que j’ai petit à petit su dégager du temps pour moi et ralentir. Mais, le miroir montrait que ce n’était jamais assez… et là, ça recommence. Et je comprends, car la connexion au sacré demande du temps, de l’espace, du calme, de l’écoute, de la présence… et la moindre distraction empêche tout ça. Il est bien noté dans la Bible : « Vous n’irez point après d’autres dieux, d’entre les dieux des peuples qui sont autour de vous car l’Éternel, ton Dieu, est un Dieu jaloux au milieu de toi. ». 😅

La Vie veut clairement toute la place que j’ai dans ma vie. Et je le vois bien dans ma propre histoire. Pour m’en sortir par le passé, j’ai dû dévier progressivement mon attention de la périphérie superficielle humaine vers l’essentiel. Pendant très longtemps, il était impossible de satisfaire en même temps mon ego et le sacré en moi. Ça a changé quand j’ai fait le choix de ne vouloir que ce que la Vie veut de moi, pour moi. À partir de ce moment, je ne cherchais plus à savoir ce que je voulais, mais ce que la Vie voulait. J’ai passé mon temps à apprendre, à m’ajuster et à m’abandonner. En réalité, je n’ai que lâché la partie conditionnée, ma personnalité, ma petite personne… car, au bout du compte, je me trouve en présence avec MOI, telle que j’ai toujours dû être. Encore un miracle ! 🪄
Je vois bien où je peux encore dégager du temps. Je le sens venir depuis des années. Je savais que ce moment allait arriver… puisque j’ai tout fait pour vivre mon « face à face » intime avec la Vie, avec le Vivant. Il s’agit de regarder progressivement moins de films et de séries et d’arrêter de remplir ce temps précieux que j’ai su libérer grâce à mon dur labeur. Je me suis libéré de tout. J’ai créé cet espace nécessaire pour ce face à face. J’en ai déjà parlé à plusieurs reprises. L’intensité que je ressens à des moments sporadiques comme ça est tellement forte, que je remplis le vide avec du son et des images des multimédias. J’ai déjà commencé il y a quelques jours. Il suffit de sentir quand c’est bon pour moi… puis de tout éteindre et de faire une sieste méditative. À voir avec le temps jusqu’où j’arrive… À suivre donc… 🚀
Je vous souhaite une délicieuse journée, soirée ou nuit… où que vous soyez… ∞❤️∞
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Bonjour Michaël, en effet, avec la vie trépidante d’aujourd’hui, nous ne savons plus perdre de temps. Pour moi, le temps perdu est du temps gagné, et Dieu sait si j’en perds.
Une vieille dame que je connaissais bien m’a dit un jour : Eric, qui te rendra le temps que tu n’as pas perdu ?
À méditer.
Belle journée à toi.
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J’aime beaucoup cette dame… Merci Eric… Douce journée à toi…
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