Cagnes-sur-Mer (06), France 🇫🇷
Mmmmmm… J’adore la période de l’année qui arrive. La chaleur estivale se dissipe doucement et les nuits deviennent nettement plus fraîches. Cela fait maintenant trois jours que je n’ai plus besoin d’allumer la climatisation et, la nuit, je peux à nouveau laisser la porte-fenêtre entrouverte et je n’ai pas encore besoin de couverture pour dormir. L’automne et le printemps sont de loin mes saisons préférées. Cependant, l’hiver ici dans le sud est doux et je me suis surprise de la facilité avec laquelle j’ai traversé l’été cette année. Avant, je restais à l’ombre et au frais en juillet et août, car mon corps avait largement dépassé la quantité de soleil qu’il pouvait absorber. Cette année, à part quatre ou cinq jours, je suis sortie tous les jours pour ma petite balade. 🙃
Je me sentais obligé de le faire. La charge de l’emprise énergétique négative était lourde et m’a épuisé avec le temps. Ma routine m’assurait en quelque sorte le maintien d’une forme minimale. L’alimentation joue un rôle important à cet égard. Bien sûr, je sais que pour trouver une forme optimale, il suffit de cesser complètement de manger et de me tourner vers une vie pranique. Cependant, avec ma vie quasi ermite, les repas sont un moment de plaisir important. Ma connexion verticale n’est pas encore assez forte et solide pour que je puisse m’en passer. D’autant plus que je n’ai rien d’autre à faire pour me distraire. Entre la dernière retraite pranique en août 2024 et mon opération de la hanche, j’avais trouvé un bon équilibre nutritionnel. C’était simple et sans effort. Un petit repas simple et sain par jour me suffisait. 😌
Les 7 semaines passées en centre de convalescence ont vraiment perturbé mon rythme. Les aliments ne me convenaient pas en termes de choix, de qualité, de variété et de goût. Du coup, mes portions ont augmenté, tout comme mon poids. Depuis mon retour il y a 3 mois, je cherche mon rythme : les aliments qui me conviennent, la quantité par portion, le nombre et l’heure des repas. Ce n’est pas si simple, car je n’ai pas grandi avec une structure alimentaire familiale. Depuis tout petit, je ne connaissais pas vraiment les petits-déjeuners, les déjeuners étaient aléatoires et les dîners courts et efficaces. L’ambiance familiale à table m’est toujours restée étrangère et occasionnelle. Dès l’âge de 13 ans, je gagnais beaucoup d’argent en lavant des voitures et, pour compenser ma solitude, je mangeais beaucoup de fast-food. 🍟

L’alimentation est devenue un problème lorsque j’étais cuisinier, vers 1993. En tant qu’athlète, je mangeais déjà beaucoup, mais je perdais tout à force d’efforts. Lorsque, en tant que cuisinier, j’ai commencé à avaler les aliments que je goûtais, au lieu de les cracher, j’ai pris 20 kilos en un an. Depuis, je cherche une solution durable. J’ai essayé toutes sortes de thérapies et expérimenté de nombreuses méthodes. Rien n’a vraiment fonctionné dans le temps. Cependant, petit à petit, je trouve progressivement un équilibre. J’ai subi de nombreux traumatismes liés à l’alimentation qui ont nécessité du temps, de l’attention et des réparations ces dernières années. Je pense, entre autres, aux mémoires de l’Holocauste. De plus, depuis des années, je ne ressens plus la satiété comme avant. Je la ressens une ou deux heures après avoir mangé. J’ai donc facilement tendance à trop manger. Je dois me réguler mentalement, car je ne peux pas faire confiance à ma sensation. 🍗🍗🍗🍗
Il semble que tout ça soit l’un des effets de l’emprise que je subis. L’époque correspond, en tout cas. Depuis mon retour du centre de convalescence, je me suis remis à explorer pour trouver mon équilibre… et je commence à y arriver. Je réalise que j’ai une vie relativement saine. Je n’ai jamais fumé, bu d’alcool ou de café, ni pris de drogue, à part un peu d’herbe dans ma soupe sporadiquement… Je prends soin de moi, j’écoute les besoins de mon corps et je fais régulièrement de l’exercice. J’ai un mode de vie sain, et je suis même devenu végan, il y a deux ans déjà. Théoriquement, je devrais être en pleine forme avec un tel mode de vie. La nourriture et le cinéma sont mes seules compensations… 📽️
Alors, ce qui fonctionne pour moi, c’est de rester végétalien avant tout. Les produits animaux sont trop difficiles à digérer et chauffent trop mon corps. De plus, les animaux sont mes amis et je ne mange pas mes amis ! Ensuite, je n’ai pas faim le matin, donc je ne mange pas avant midi. L’important pour moi, ce n’est pas d’obéir aux injonctions nutritionnelles de la société, mais d’écouter attentivement ce dont j’ai envie ou besoin au moment où je veux manger. Rien n’est forcément figé. Mon corps est le maître et ma conscience le seconde pour ce qui est les horaires, du choix des aliments, de la quantité et de la qualité. J’ai donc réalisé que ce qui fonctionne pour moi, c’est de privilégier les légumes et les protéines… de faire attention à ne pas mélanger protéines et glucides dans un même repas… de ne manger que ce que j’aime et ce qui a bon goût… de ne pas manger plus que la quantité d’un bol alimentaire à la fois… de manger lentement et de mâcher longuement… de ne pas anticiper la faim et donc de ne rien préparer à l’avance. 🧆

Je dois me laisser libre de manger ce qui me plaît le plus, même si ce n’est pas forcément bon pour ma santé. Sinon, plus tard, mon esprit va se focaliser dessus et faire une fixation. Il est également important que je ne me crée pas de règle ou d’obligation, car dès que je le fais, mon esprit ne semble pas supporter et je transgresse gravement à la première occasion ! Comme je ne cuisine plus vraiment, je privilégie autant que possible les aliments avec un Nutri-Score A. Faire les courses est un vrai jeu. D’ailleurs, j’achète en ligne et je me fais livrer. Comme ça, je gère plus facilement mon budget, je profite des promotions et je trouve plus facilement ce que je veux. Car en magasin, ce que je cherche est souvent bien caché. De plus, Intermarché propose un programme de 1 000 produits pour lutter contre la vie chère. J’achète presque tout dans cette gamme et j’y prends beaucoup de plaisir. De plus, l’Hyper-Intermarché où je vais propose un large assortiment de produits vegan. 🙏
C’est au retour de ma promenade, vers midi, que je mange actuellement mon repas principal. Souvent de la ratatouille ou un autre mélange de légumes avec un aliment protéiné à base de soja pour remplacer la viande, et un peu de crudités. Le tout parsemé de graines de chia, de chanvre et de lin. Le soir, je choisis généralement entre une soupe de légumes ou des céréales sans gluten avec du yaourt au soja. Il est important pour moi de manger tôt, au plus tard vers 18 h, pour me donner le temps de digérer suffisamment avant d’aller me coucher. D’ailleurs, en explorant toutes les possibilités comme je l’ai fait, j’adore mes repas. J’ai compris qu’il ne faut surtout pas que je me prive, au risque de compenser incontrôlablement pendant la nuit. Du coup, je mange des chips de temps en temps. Des chips, de la marque Lays, avec un Nutri-Score B ! 🥔
De l’extérieur, on pourrait me prendre pour une anorexique ou une boulimique. Certes, je connais les excès, dans les deux sens, mais je ne pense pas que j’ai ces pathologies. Je pense simplement que malgré tout ce que je sais sur l’alimentation, je n’ai jamais appris à écouter les besoins de mon corps et à consommer ce dont il a besoin, dans la quantité adéquate. Ensuite, j’ai toujours compensé la solitude en mangeant. De plus, je pense qu’à table, on ne se nourrit pas seulement de nourriture, mais aussi de la compagnie. Le plaisir d’une bonne tablée régule, à mon avis, positivement notre façon de manger. En y réfléchissant, je pense que beaucoup de gens ont les mêmes déficultés que moi… mais au lieu de compenser par la nourriture, ils le font par l’alcool, la drogue, le café, le sexe, le travail ou d’autres addictions. Bon, j’explore encore, mais je vois que l’équilibre est proche… C’est une question de quelques semaines, je pense. Le temps de m’installer dans un rythme qui me convienne. 🤞
Je vous souhaite une délicieuse journée, soirée ou nuit… où que vous soyez… ∞❤️∞
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bonjour Michael
Ah la nourriture, vaste sujet
les sensations manger qu en le moral descend, c est ce qu on appelle l alimentation émotionnelle il me semble !
un de mes pires cauchemars, grossir, le regard des autres, la perte de contrôle succomber aux aliments interdits sucre oh mets sucrés..
dur dur quotidien surtout les weekends plus festifs..repas d anniversaire de fêtes
merci de part ton écrit me remettre devant ce point, m offrir un regard différent du mien, pour arriver enfin à accueillir ce qui vient
florence
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Merci pour ton partage, Florence… Douce journée à toi… ☺️
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