Cagnes-sur-Mer (06), France 🇫🇷
Si vous avez lu ma page sur la Puissance et la Vulnérabilité, que j’ai écrite il y a quelques jours, et que vous appris à me connaitre un peu, vous savez que je participe volontairement à ce jeu auquel la Vie m’invite et m’incite dans lequel je suis censé retrouver mon innocence originelle, perdue à cause de mes éducateurs et d’une société malade. Etape par étape la Vie m’emmène de plus en plus en plus loin et de plus en plus profond. Le chemin devient de plus en plus escarpé et les enjeux de plus en plus importants. Depuis le clash avec mon père en 2010 et les différentes ruptures qui ont suivi, un chemin de dépouillement a commencé. Je suis descendu de mon piédestal, j’ai quitté le centre du réseau invisible qui s’était formé autour de ma partenaire et moi… et j’ai progressivement quitté la scène psycho-spirituelle, mais aussi sociale. 🥹
La vie m’a guidé et même forcé, avec des signes et des miroirs comme des GPS. À mesure que je comprenais peu à peu où aller, je prenais les choses en main moi-même et mon petit moi commençait à participer en disparaissant peu à peu. Les quelques soubresauts, sous forme d’élan d’animer des groupes, en live ou par Zoom, se sont vite calmés. Un autre phénomène se jouait en arrière-plan, dont j’en parlerai dans un écrit à part plus tard. Je voyais les gens prendre leurs distances et m’oublier rapidement. Ma vie ressemblait de plus en plus à celle d’un ermite. Moi qui avais aimé être le centre de l’attention pendant si longtemps, je me retrouvais à passer mes journées seul, ou presque. 😅

Quelques rares personnes sont restées et ne m’ont pas oublié. Un petit message, un appel, un souhait d’anniversaire m’ont montré qui faisait peut-être encore partie de la famille que la Vie m’a choisie. Parallèlement, tandis que l’état d’ermite persistait, je retrouvais un état intérieur plus authentique, vaguement familier. Petit, j’étais un garçon plutôt solitaire, timide et solaire à la fois. Depuis mon arrivée aux Pays-Bas, mes blessures m’ont poussé à chercher ma place dans le groupe… et c’est un processus qui ne s’est jamais arrêté. Le rejet et la dépendance m’ont plongé dans une quête hyperactive de reconnaissance et d’appartenance. 🥰
J’ai appris beaucoup de choses ces dernières années… comme me contenter de peu et vivre lentement et simplement… vivre au jour le jour avec mes réserves financières, sachant qu’elles étaient très limitées et que je percevais une fin imminente… passer beaucoup de temps avec moi-même et y trouver un sens… accepter l’idée de finir mon épopée et à ma vie seule et démunie… partir avant d’avoir achevé mon voyage… la fine frontière qui sépare qui je suis de ce que les autres veulent que je sois… et j’en oublie. Il était clair que mon gain d’authenticité allait de pair avec la perte « d’amis ». Plusieurs fois, je me suis même retrouvé face à la fin de ma vie, alors que mon corps déclinait rapidement. Comme par magie, des voies de passage se présentaient pile au dernier moment. Les plus grandes compréhensions étaient souvent précédées de crises majeures et suivies des coups de vieux… 😰

Ce vide prenait de plus en plus de place dans ma vie et semblait dénué de sens. Dans ce monde troublé, nous n’avons pas appris à vivre directement notre verticalité. Les premiers chrétiens ont inventé une religion avec un dieu, des principes et des règles stériles. D’où l’expression « les voies de Dieu sont impénétrables ». Ce qui n’est absolument pas le cas si l’on comprend que le sacré et le divin se situent dans une perception subtilement différente de celle que nous avons habituellement d’un dieu. En l’absence d’une relation verticale naturelle, les religions nous ont poussés vers une interdépendance exagérée, source de nos blessures. Vivre par et pour les autres est devenu normal. Très vite après notre naissance, nous sommes contraints de nous déconnecter de notre besoin vital essentiel : notre libre arbitre. Le simple droit de penser autrement est vite sanctionné par nos parent, puis nos éducateurs et enfin nos employeurs… 🤷♀️
Vivre seul et uniquement pour ma petite personne, sans être utile, n’a toujours pas vraiment de sens. Pourtant, il me fallait bien en trouver un, car ma conscience sait que tout, absolument tout, a un sens, même si je ne le vois pas ! Depuis une quinzaine d’années, j’apprends donc progressivement à vivre pour moi-même, en toute simplicité, et en relation verticale avec mon SOI, avec l’Être, la Vie, le Vivant. L’incapacité de cela a causé la mort de ma mère et le déclin de mon père. Il est donc logique que j’apprenne par moi-même. C’est un mal dont la plupart d’entre nous souffrent. La perte de tout et l’échec systématique de mes élans ont fini par me calmer, en profondeur. Les expériences que j’ai vécues ont tellement brisé ma petite personne qu’elle a fini par céder. Je peux dire que depuis que je suis arrivé à Cagnes-sur-Mer il y a deux ans je n’ai plus aucun désir, aucune motivation particulière, ni aucun projet. Peut-être ai-je seulement encore envie de vivre le rêve que la Vie a pour moi… et cette fois, ce n’est plus mon petit moi qui fera obstacle… 🫣
Je vous souhaite une délicieuse journée, soirée ou nuit… où que vous soyez… ∞❤️∞
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