Mourir de mon vivant…

Cagnes-sur-Mer (06), France 🇫🇷 

Depuis environ une semaine, j’entends à nouveau les oiseaux à mon réveil et je n’ai presque plus besoin du chauffage. Le printemps s’annonce tôt ainsi au début du mois de février. Pour moi, c’est peut-être la plus belle saison de l’année et en ce qui me concerne elle pourrait durer toute l’année. J’aime le mélange des couleurs, des odeurs, les sons des animaux qui se réveillent au petit matin et la douce fraîcheur au levé du soleil. Il est encore tôt au moment que je m’installe pour écrire. J’ai fait ma toilette et nettoyé l’appartement. Une machine à laver tourne, des mantras sortent de mon Harman-Kardon, mes deux diffuseurs d’huile me donnent l’odeur de la lavande, une lampe à sel m’offre une jolie couleur orangée et pour honorer la journée à venir et les gens que je vais rencontrer, j’ai allumé une bougie. Je me suis installée confortablement avec un thé amande-coco devant la porte-fenêtre pour voir la verdure par-dessus mon écran d’iPad. Une belle journée nuageuse et pluvieuse semble s’annoncer ! 🌦️

C’est un peu mon rituel du matin du quotidien. Comme dans le film « Un jour sans fin », mes journées se ressemblent beaucoup en apparence. Comme dans ce film, elles me donnent l’occasion de vivre au plus près du Vivant à chaque répétition. Les choix où j’ai péché (manqué ma cible) se répètent pour que je puisse les corriger. Personne ne me juge. La Vie ne m’a jamais jugée ni punie. Elle m’a seulement fait répéter les expériences ratées en aggravant la situation si je gardais la tête dure ou ne voyais pas les indices qu’elle m’envoyait. Je ne vis pas mes journées comme répétitives. Je les vis vraiment comme des occasions de me définir du mieux que je peux selon la version la plus divine possible de moi-même. Je ne me suis jamais senti aussi proche du cœur de la Vie. Même en l’écrivant, je sens une douce chaleur me traverser la poitrine. Je mesure, non sans fierté, combien de besoins de mon ego j’ai dû mettre de côté pour en arriver là. Du Mike qui cherchait toujours à se démarquer, je suis redevenue l’être simple que j’étais quand j’étais petit. Ou presque… 👼🏻

Je ne me retrouve plus tout à fait comme avant. Il me manque encore une bonne dose d’innocence pour me retrouver comme le Micky avant qu’il ne quitte Israël. Mais, je n’en suis pas loin. Je me sens plus comme le Micky qui est arrivé aux Pays-Bas il y a quelques semaines. Il est encore sous l’effet traumatique des changements mais n’en a pas encore subi les conséquences. Je me sens comme ça. Il n’y a plus de vrais problèmes, mais je n’ai pas encore retrouvé cette innocence qui facilite les OUI et l’ouverture sans réserve. Mais, la Vie dans sa glorieuse sagesse m’y emmène. Elle me fait actuellement de plus en plus oublier des souvenirs, des mots, des noms et d’autres choses superflues. Je sens l’innocence surgir de loin très lentement. J’aime ressentir ce qui se passe. Je pense que d’autres à ma place paniqueraient par peur d’Alzheimer ou de démence. Je ne vois que la Vie remettre les choses en ordre. Je sens que ce n’est pas la même innocence que dans mon enfance, car je reste un homme avisé. Innocence donc, mais sans naïveté ! 🥹

Je perds en mémoire, mais pas en conscience. Bien au contraire, j’ai l’impression d’en gagner. Même si je peux oublier de fermer une porte ou d’éteindre la lumière, je me sens plus présent et conscient que jamais. L’innocence grandissante augmente le plaisir avec lequel j’accomplis toutes les petites tâches qui composent ma journée. Je dois juste faire attention à inscrire mes engagements adéquatement dans l’agenda pour éviter d’oublier ou de me mettre la pression. Avec la simplicité qui m’habite de plus en plus, je deviens aussi de plus en plus mono-tâche. Pour vivre le plus présent possible à ce qui se présente, j’applique du mieux que je peux mon propre enseignement. Cette fois-ci, cependant, la Vie elle-même m’aide et j’ai l’impression d’être dedans, de la vivre de l’intérieur. Je fais une chose à la fois… je le fais lentement… avec la conscience que de cette façon j’honore Tout Ce Qui Est… et ce faisant, je garde ma perception ouverte à 360°. 👀

En même temps que je marche, que je regarde un film, que je fais le ménage ou autre chose, j’observe mon environnement, je capte ce qui arrive aux gens que je rencontre, les sons, les odeurs, la circulation, la météo… mais aussi mes propres pensées, sentiments ou autres sensations. Parfois, lorsque je perçois que j’accélère ou que je force, j’ai acquis le réflexe de me calmer, de simplifier et de me poser. Bon, j’ai encore un long chemin à parcourir… mais je me sens bien engagé dans ce processus… J’ai même l’impression qu’intérieurement c’est ma dernière ligne droite. J’écoute la Vie en permanence. Je vois où sont encore mes lacunes, mais je ne glisse plus, ou de moins en moins, à la surface de la vague… mais je me sens de plus en plus être la vague. Je médite tout le temps… mais jamais selon les méthodes enseignées. Je médite en écoutant la Vie quotidiennement et sans relâche. Je médite et je L’entends. Elle me guide vers l’Amour, vers l’Unité. C’est une évidence pour moi… et je me rends compte que ce n’est pas facile à décrire… ❤️‍🔥

Mon point de référence est simple. Durant la période où j’ai vécu de nombreuses transes, je me suis retrouvé dans un Ici et Maintenant Parfait. J’avais un minimum de conscience de ma petite personne ou des petites personnes qui m’entouraient… Je n’avais plus accès au passé, ni au futur… J’oubliais sur le moment ce qui venait de se passer et je ne pouvais construire aucune pensée anticipée… J’étais complètement desinhibé et les mots sortaient d’eux-mêmes de ma bouche… Ma perception des choses et de mon entourage était comme si j’avais pris de la drogue ! Ma conscience de l’Être, par contre, était à son maximum… J’étais en hyper-présence et je lisais les gens et les situations comme des livres ouverts, sans réfléchir et sans effort. 📖

En état de transe, je sentais que j’incarnais la Conscience, l’Unité et l’Amour et je me sentais avec tout mon corps dans le monde invisible et avec juste un pied dans notre monde illusoire dualiste. Je me souviens bien de mon état. Je ne le contrôlais pas et cela m’arrivait seulement quand je parlais beaucoup, souvent lors d’une causerie, d’une sortie nature en groupe ou d’un accompagnement, quand une des femmes dans l’assemblé avait ce potentiel d’énergie magique en elle. Comme je ne savais pas où j’étais quand ça m’arrivais, j’avais par la suite besoin du GPS et de l’anti-radar… et de quelqu’un au téléphone pour m’aider à rentrer chez moi. 🧭

C’est l’état que je retrouve actuellement lentement et naturellement… et j’aime ça ! Je sens ma présence devenir de plus en plus « hyper », ainsi que ma sensibilité. Ma perception et mon expérience intérieures ressemblent de plus en plus à mon état de transe. C’est juste plus doux, plus modéré et moins intense. Je m’y glisse lentement. J’ai l’impression de lâcher prise sur tout ce que je peux lâcher. J’ai l’impression de mourir de mon vivant… et je vis vraiment chaque jour si c’était le dernier ! Mourir n’est pour moi rien d’autre que passer d’un état à un autre… et c’est ce qui m’arrive. Oh, je n’y suis pas encore. C’est un processus lent, mais d’une certaine manière je me sens partir. Je pense que le fait d’avoir passé tant d’années principalement seul avec moi-même et que je passe encore autant de temps aujourd’hui sans compagnie, m’aide énormément. J’entrevois, une fois de plus, l’infinie sagesse de la Vie à mon égard. Merci, merci, merci… 🙏 

Je vous souhaite une délicieuse journée, soirée ou nuit… où que vous soyez… ∞❤️∞ 


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