Hypersensible…

Cagnes-sur-Mer (06), France 🇫🇷

Je pense que c’est à force d’être agressé physiquement, insulté, faussement accusé et harcelé à répétition depuis mon arrivée aux Pays-Bas, vers l’âge de 5 ans, que je suis devenu si sensible et sur le défensif. La « contre-attaque rapide sans concession et par anticipation » est devenue mon modus operandi habituel. A force d’être incompris et maltraité, le petit garçon doux et joyeux est devenu un jeune homme prêt à se battre à tout moment. A force de répétition d’agressions multiples, plus ou moins discrètes, et de ma difficulté à m’adapter à ce monde de brutes, ce petit garçon sensible est devenu hypersensible, et se sentait affecté par tous les mots et gestes autour de lui… même ceux qui ne lui étaient pas forcément adressés. Il est devenu proactif avec une agressivité pour se défendre… 🤺

Ne croyez pas que je passais mes journées à tabasser et à insulter les gens. Au fond, j’étais resté un garçon gentil. C’étaient les circonstances qui m’ont changé. Je faisais tout pour éviter les conflits. Je n’aimais pas ça… et j’en avais même peur. J’allais bien un jour tomber sur un gars plus fort que moi ou me prendre un bon coup dans les dents. Mais, quand j’étais provoqué et que je savais qu’il n’y avait pas d’autre solution, je fonçais dans le tas de toutes mes forces pour que mon agresseur s’arrête vite et ne recommence plus. Ce n’est que lorsque je suis allé à l’Académie Militaire que les choses se sont vraiment calmées. La structure hiérarchique masculine a bien compensé l’absence de mon père dans ma vie. Bien sûr, on me cherchait toujours, et souvent en groupe, mais c’était plus souvent verbal, car mes collègues connaissaient ma force… Le harcèlement que je subissais au quotidien m’a donné quand-même envie d’arrêter mes études et ma carrière à plusieurs reprises… ❤️‍🩹

Alors je me sentais souvent vite agressé et indésirable… et cela m’a suivi pendant une grande partie de ma vie. J’étais certainement déjà hypersensible en tant que petit garçon et avec le temps je suis devenu à fleur de peau. Je n’ai jamais compris cette agressivité et cette violence à mon égard. Bien sûr, avec le recul, cela a façonné l’homme que je suis devenu, mais sur le moment c’était vraiment déroutant et difficile à vivre. Bien sûr, psycho-spirituellement c’était logique. J’avais vécu mon départ d’Israël comme très violent et j’ai été arraché à tout ce que j’aimais. Depuis tout petit, je voyais mes parents s’y disputer souvent. En plus, le pays était en guerre tout le temps. C’est ça ma réalité intérieure. Par la suite, pour ne plus être ou me sentir agressé, j’ai eu besoin de beaucoup de thérapie, de réparation et de transformation. En gros, je pense qu’il m’a fallu 3 grandes étapes pour m’en sortir. 3️⃣

La première a été la prise de conscience que ce que je vivais n’était pas normal et que cela pouvait changer. Mon corps a toujours compris plus vite que ma tête et ce sont mes premiers burn-outs, diverses pathologies et ma méga-dépression qui m’ont poussée vers la thérapie. J’essayais de comprendre comment fonctionne la Vie au-delà des apparences. Ce n’était pas une période facile. J’ai même commencé une formation en fasciathérapie pour aller plus en profondeur. Ce n’est qu’après mon expérience d’éveil, quand j’avais déjà 45 ans, que je suis passée à la deuxième étape. J’avais créé un processus de deuil afin de changer des croyances profondes sur les parents, sachant que c’était à partir de là que chacun créait ses schémas répétitifs. Je l’ai fait d’abord pour moi et ce fut le début d’un changement important. 🕯️

Vivre avec cette hypersensibilité au quotidien était souvent un véritable calvaire. Je prenais personnellement la moindre chose et mon humeur était aussi changeante que les circonstances. Chaque conflit ou séparation prenait des proportions qui me rendaient malade pendant des années. Aujourd’hui encore, je ressens les séquelles de ce que j’ai vécu avec ma compagne d’Aix, un animateur de Tantra et mon meilleur ami de l’époque. Cela m’a poussé dans une fuite qui a duré 10 ans. Bien sûr, ce fut à la fois un parcours réparateur et initiatique, mais quand même. J’étais à fleur de peau et je pensais souvent que si je ne trouvais pas la solution, j’aurais un jour ou l’autre la pathologie qui lui correspond : la sclérose en plaques. C’est une maladie où les protections, la myéline, disparaissent et les nerfs sont à vif. 🤕

La troisième étape m’est venue rapidement après la deuxième. L’un ne va pas sans l’autre. C’était une cohérence implacable avec la notion d’Unité. Si je voulais que les agressions cessent, il fallait absolument que j’arrête d’agresser d’abord. Ce que je recevais n’était que le retour de ce que j’envoyais. Et ça marche !!! Par contre, le chemin a été long, car il m’a d’abord fallu comprendre tous les mots, gestes, attitudes, mimiques, comportements, actes… et l’absence de tous ça… qui blessaient mes interlocuteurs. Il m’a fallu étudier en détail comment fonctionne la loi du boomerang, car beaucoup de comportements agressifs ou violents ne sont même pas conscients et ancrés dans le quotidien considéré normal de chacun !!! Pour comprendre où, comment et à quel degré je pouvais encore blesser quelqu’un, j’ai eu heureusement le miroir. C’est lui qui m’a le plus montré où et comment changer. Aujourd’hui, je me fais plus agresser. La violence me passe à côté mais ne m’affecte plus. 🏄

Mon état de conscience est essentiel dans ce processus. Je ne reconnais plus la violence comme un phénomène extérieur. Je me reconnais en chacun d’entre nous et dans chaque situation… et il ne tient qu’à moi d’être le changement que je souhaite voir dans le monde. Ma conscience couplée à mes outils indispensables permettent à l’homme hypersensible que je suis de se sentir en sécurité. Le Jeu du Territoire m’aide à rester à ma place et à ne pas agresser par intrusion… la Communication Vulnérable à parler de moi et à ne pas pointer violemment du doigt ceux qui m’entourent… mon Agenda à ne pas blesser en oubliant mes promesses ou engagements… la Gestion Émotionnelle à ne pas oublier qui je suis, que je suis créateur de ce que je vie et que mes réactions déterminent si l’agression va se reproduire dans le future… et le Miroir me garde en alerte quant à mes propres débordements résiduels. Et, ça demande de l’impeccabilité sans faille ! Il m’a fallu du temps… 63 ans je dirais… pour sortir de tout ça et me sentir enfin prêt à prendre ma place d’être créatif, hypersensible, authentique et original… A suivre ! 😉 

Je vous souhaite une délicieuse journée, soirée ou nuit… où que vous soyez… ∞❤️∞


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