Cagnes-sur-Mer (06), France 🇫🇷
Ceux qui ont subi la blessure de l’abandon, c’est-à-dire nous tous, se protègent inconsciemment pour éviter d’être à nouveau abandonnés. Plus la blessure est grande, plus ses masques sont forts et résistants. Les gens n’en ont pas conscience, mais nous sommes tous tellement blessés par nos 5 blessures principales que nous passons habilement de masque en masque en pensant que notre attitude et notre comportement font partie de notre identité naturelle. J’ai rarement vu quelqu’un retirer sa carapace et se présenter de manière vulnérable telle qu’il est. Même lorsqu’il s’agit d’offrir de la vulnérabilité, le jeu inconscient du moi blessé révèle simplement un autre masque utile à cet effet. Selon le livre de Lise Bourbeau, chaque blessure a son masque. Depuis que j’accompagne, j’en ai compté au moins 6 pour le rejet, 6 pour l’abandon, 3 pour l’humiliation, 5 pour la trahison et 3 pour l’injustice. Et si ce n’est pas un masque qui prône, alors on fait souvent du mal à l’autre à notre tour. 🎭
Il est impossible de sortir ou de guérir de ses blessures. Nous ne pouvons que les rendre inactifs, et même cela prend beaucoup de temps. De plus, ils peuvent refaire surface à tout moment si nous n’y prenons pas garde. De mon point de vue, cela nécessite de connaître les mécanismes des blessures, de faire un travail en profondeur sur les parents, d’apprendre à prendre des contre-pieds, de savoir rester sur son territoire, de changer sa façon de s’exprimer, d’arrêter de donner le bâton pour se faire battre, de ne plus montrer aucune attitude ou comportement provenant de blessures ou masques, de maîtriser ses émotions, de savoir pratiquer le miroir et de renforcer son lien vertical avec la Source. Je suis sur cette voie depuis 30 ans. Je considère que mes blessures ne sont pas très actives. Mais de temps en temps, je peux quand même en activer une. Généralement, ce sont mes propres comportements qui les provoquent par effet boomerang. 🪃

Bon, en ce moment j’explore encore ce que peut représenter ce fameux point noir énergétique dans mon pied droit dont j’ai parlé avant-hier. Hier et avant-hier, j’ai été confronté aux notions de victime, d’apitoiement, d’accusation, de persécution, d’indignation et de revendication. J’ai rapidement fait le lien avec mes racines juives. Le peuple dont je suis issu a beaucoup souffert et il se pourrait très bien que ce point noir soit une sorte d’ancrage énergétique à ce passé douloureux collectif, qui m’empêche de célébrer et de vivre pleinement ma vie aujourd’hui. J’ai vu et je vois encore à quel point les Juifs entretiennent leurs souffrances et le souvenir de leurs persécutions. Il reste encore beaucoup de plaintes, de victimisations et de revendications dans le discours juif. Beaucoup trop à mon avis. C’est une des raisons pour lesquelles je ne suis pas resté en Israël… 🇮🇱
J’ai fait beaucoup de travail thérapeutique et spirituel pour me sortir de cet égrégore et je pense vraiment avoir réussi à me libérer de la notion de souffrance et de ce besoin de l’entretenir. Cependant, je vois clairement que je n’ai jamais appris à vivre sans. J’apprends depuis quelques années, mais il est fort possible que ce passé collectif et personnel soient si lourds et que leur impact sur ma vie actuelle soit si grand, que cela m’empêche encore et encore de vivre librement. Depuis que je travaille sur moi-même, mes différents thérapeutes m’ont toujours fait comprendre que j’étais accompagné par de nombreuses entités désincarnées. Ils semblent tous bénéficier de mon évolution et de ma libération progressive. 👻

La victimisation et l’apitoiement sur soi font partie des masques liés à la blessure de l’abandon. Le peuple juif a connu tant de massacres et de pertes, et continue toujours de les vivre, que cette blessure doit être véritablement collective et bien vivante. Les masques que je connais pour cette blessure sont : la dépendance (émotionnelle, sexuelle, addictive, alimentaire, etc.)… l’antidépendant, celui qui a besoin d’un dépendant pour se sentir bien… l’indispensable, celui qui rend la vie difficile voire impossible sans lui… le séducteur, celui qui séduit l’autre avec de l’argent, du sexe, du pouvoir ou autre pour qu’on reste avec lui… la victime ou le malade, celui qui force l’autre à prendre soin de lui… et j’en oublie certainement. Soyons clairs, vivre dans ses blessures et avec les masques empêche de vivre son identité profonde et divine. 🤔
Il y a clairement un lien entre le point noir et l’histoire de mes racines, qui fait ressurgir les masques de victime, de malade et d’apitoiement sur soi. J’ai remarqué qu’il y a un autre masque lié à la blessure de l’abandon et mes racines qui vient s’y ajouter. C’est celui de l’indispensable. En écoutant les gens ces derniers jours, le miroir m’a confronté à ce besoin systématique d’aider, d’expliquer, de sauver, d’orienter, de guider et de donner des réponses toutes faites. C’est une manière d’éviter que nous soyons laissés pour compte. On le voit beaucoup chez les mamans, les enseignants, les thérapeutes, les soignants et dans les métiers de sauvetage. Dans ma vie privée, cette facette de moi a déjà bel et bien disparu, mais pas lorsque j’accompagne. Je maintiens clairement encore la dualité si je continue à accompagner ainsi. Donc, le point noir me montre plusieurs ancrages qui me retiennent sous forme de masques dont je n’ai plus besoin et que je peux lâcher. 😷
Je vous souhaite une délicieuse journée, soirée ou nuit… où que vous soyez… ∞❤️∞
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